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Réforme du travail : Muriel Pénicaud assure que le gouvernement ne reculera pas face à la mobilisation
Publié le 03 septembre 2017
Dans une interview au Parisien, la ministre du Travail affirme que l'exécutif a un "mandat très clair" pour agir.
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Dans une interview au Parisien, la ministre du Travail affirme que l'exécutif a un "mandat très clair" pour agir.

Cela pourrait presque être pris pour un défi : le gouvernement ne reculera pas sur sa réforme du travail en cas de mobilisation forte dans la rue, assure Muriel Pénicaud ce dimanche dans un entretien au Parisien, où elle était face à face avec des lecteurs. Alors qu'on lui demande si elle "reculer(a) s'il y a beaucoup de monde dans la rue" les 12 et 23 septembre, la ministre répond que "non" car "cette loi travail a été annoncée de manière très précise pendant la campagne présidentielle". Le président a donc "été élu avec un mandat très clair sur le sujet", souligne-t-elle.

"Nous sommes donc comptables d'appliquer vis-à-vis de nos concitoyens ce pourquoi le président et l'Assemblée nationale ont été élus", poursuit la ministre.

Dans cet entretien, elle défend aussi le contenu de sa réforme, assurant que "nous ne nous inspirons pas des modèles anglo-saxons mais nous inventons un modèle à la française, cousin des modèles scandinaves." Elle note qu'au sein de l'entreprise, "il faut oser le dialogue social, cela renforcera la compétitivité, l'innovation et le progrès social." Si le dialogue se passe mal, précise-t-elle à un lecteur, "on continuera à appliquer les accords de branche".

Les nouvelles dispositions sur le licenciement visent à "sécuriser le cadre juridique", souligne-t-elle, notant que "le but des patrons n'est pas de licencier. S'ils le font, c'est qu'il y a un problème, une perte de parts de marché..." 

Interrogée sur l'enquête préliminaire ouverte sur Business France, un établissement public qu'elle a dirigé pendant trois ans, elle précise que "cette enquête n'entrave en rien mon action. (...) Lorsqu'un dysfonctionnement est suspecté au sein d'un établissement public, il est signalé de droit à la justice. C'est ce qui a été fait et une enquête a été ouverte, ce qui est la procédure normale. J'ai la conscience tranquille."

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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zador
- 03/09/2017 - 20:05
ni macroniste, ni chienlit
Il est indécent et inadmissible que les leaders syndicaux et leurs troupes fassent régner la chienlit, emmerdent tout le monde , acceptent que les extrêmes gauchistes cassent, pillent, foutent le bordel les jours de grève. Rétrogrades et inconséquents, qu'ils s'intéressent vraiment au monde du travail. Leur refrain ronron date...! La société et les travailleurs évoluent. l'égo des leaders, on s'en fout, de leur gouaille et leur look aussi.
Stargate53
- 03/09/2017 - 14:22
Ce n'est pas la rue qui gouverne en démocratie !
Cela fait trop longtemps que nos gouvernants reculent face à des agitateurs (protégés par leur statut) qui manipulent les faits et jouent sans scrupule, avec la peur de ceux qui craignent tout changement alors que la vie est changement, adaptations et évolutions ! Qui pourrait d ailleurs soutenir le cancer généralisé du travailleur dans sa démarche stérile ou les insoumis victimes du gourou Mélanchon, le fort en mots et perdant des dernières élections présidentielles et des députés (17 sur 577)
J'accuse
- 03/09/2017 - 13:34
Ceux qui ne plient pas, rompent
Elle pourrait être ouverte aux discussions, mais elle préfère une position inflexible, évacuant le fait que Macron et sa majorité ont été élus par une minorité. Quant à la clarté du mandat, encore eût-il fallu que Macron fût clair et complet pendant la campagne, ce qu'il ne fut pas. Si la tempête souffle un peu trop fort, elle regrettera d'avoir ignoré la fable du chêne et du roseau.