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Les cadres, premières victimes de la crise

Publié le 22 février 2012
Une étude de l’Insee publiée ce mercredi dresse le portrait des salariés français selon les chiffres de 2009. Constat : les Français ont des carrières plus instables qu'auparavant et les inégalités salariales entre les hommes et les femmes persistent.
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Une étude de l’Insee publiée ce mercredi dresse le portrait des salariés français selon les chiffres de 2009. Constat : les Français ont des carrières plus instables qu'auparavant et les inégalités salariales entre les hommes et les femmes persistent.

L’Insee a publié ce mercredi une étude sur les Français et l’emploi.

Parmi les points abordés, une surprise : ce sont les cadres qui ont été les plus touchés par la crise. Ils ont vu leur salaire baisser de 1,5%. Une baisse qui s’explique par la chute de la part variable de leur salaire. En clair, les primes à l’intéressement sont plus difficiles à obtenir en période de crise. Chez les ouvriers, les salaires ont légèrement augmenté, mais les ouvriers les moins qualifiés ont été licenciés.

Les salaires de la plupart des travailleurs ont peu augmenté : en moyenne, le salaire a progressé de 2,1%. Une augmentation ridicule comparée à celle des patrons du CAC40 dont les revenus ont augmenté de 34% en 2010 (selon une étude Proxinvest).

Du côté des inégalités hommes-femmes, peu d'évolution. Les femmes gagnent toujours moins que les hommes dans le secteur privé. En moyenne, elles gagnent 20% de moins. "En 2009, le salaire net moyen en équivalent temps-plein des femmes atteint 80% de celui des hommes dans le secteur privé et 87% dans le secteur public" constate l’Institut.

Un écart qui se réduit chez les jeunes cadres "beaucoup moins important chez les moins de 25 ans que chez les seniors". Ces inégalités "sont moins élevées dans les autres catégories socioprofessionnelles".

Selon l’enquête, un travailleur français touche 1605 euros par mois en moyenne qu’il soit fonctionnaire, salarié du privé, à temps plein ou partiel. Lorsque l’on prend les 50% des Français les moins bien payés, cette rémunération tombe à 1441 euros par mois.

Une autre étude de l’Insee montre que les Français ont des carrières de plus en plus instables. A 40 ans, un salarié a eu en moyenne au moins 4 employeurs. La génération précédente, au même âge, avait changé une seule fois d’employeur. Une personne sur deux connait une période de chômage contre une sur dix pour la génération précédente.

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ZOEDUBATO
- 22/02/2012 - 17:17
L'étude de l'INSEE me semble tendancieuse ?
L'Ifrap a analysé dans le détail le coût du travail entre la France et L'allemagne. Et en comparant les 2 études l'INSEE semble avoir "oublié" de prendre en compte des prélèvement et des taxes tel que (année 2008) :
Le différentiel entre charges est de 12.45 % au profit de l'Allemagne auquel il faut rajouter des taxes diverses telle que :
Taxes sur l'utilisation des actifs
Taxes à l'essieu
Taxes sur les cartes grises
Taxes sur les véhicules de tourisme des sociétés
Taxes sur la masse salariale
Taxe d'apprentissage
Taxe sur les salaires
Taxe pour la garantie des salaires
Taxes au profit du CNSA
Taxes au profit du FNAl
Versement transport
etc..;
Tout ceci conduit pour les entreprises manufacturières à un bonus de 15 % sur la Valeur Ajoutée et de 43% sur l'EBE pour l'Allemagne
Alors si l'étude de l'INSEE sur les cadres est du même tonneau!!!!!!
Mandos
- 22/02/2012 - 14:41
Les cadres?!
Ce qu'il ne faut pas lire tout de même... Le marché de l'emploi, déjà considérablement handicapé par les intermédiaires de recrutement qui pullulent comme les mauvaises herbes, est littéralement saturé d'offres concernant des profils hautement expérimentés et qualifiés. Un cadre confirmé qui sait se vendre est du pain béni pour un recruteur de nos jours. Les jeunes, sacrifiés jusqu'à plus soif sur les postes à valeur ajoutée quand ils n'en sont pas totalement exclus, paient un tribut autrement plus lourd à la crise que les cadres confortablement installés dans le système salarial. -1.5% à cause de la part variable? Et si on parlait de valeur absolue un peu?