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La café rend accro.
Sombre présage
De double expresso en latte, l'insidieuse addiction au café
Publié le 06 janvier 2014
Les addictions ne sont pas toujours là où l'on s'y attend. Nos rituels quotidiens, à la maison ou au travail, contribuent à nous rendre dépendants au café sans que l'on s'en rende compte.
Le Docteur Dan Véléa est psychiatre addictologue à Paris.Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur les addictions, dont Toxicomanie et conduites addictives (Heures-de-France). Avec Michel Hautefeuille, il a co-écrit Les addictions à Internet (Payot)...
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Le Docteur Dan Véléa est psychiatre addictologue à Paris.Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur les addictions, dont Toxicomanie et conduites addictives (Heures-de-France). Avec Michel Hautefeuille, il a co-écrit Les addictions à Internet (Payot)...
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Les addictions ne sont pas toujours là où l'on s'y attend. Nos rituels quotidiens, à la maison ou au travail, contribuent à nous rendre dépendants au café sans que l'on s'en rende compte.

Atlantico : Une étude britannique a mis en exergue qu'une femme sur dix déclare ne pas pouvoir vivre sans boire de café ; plus d'un tiers d'entre elles ressentent le besoin de commencer la journée par une tasse de ladite boisson. Ces chiffres sont-ils démonstratifs d'une dépendance ? Retrouve-t-on la même tendance en France?

Dan Véléa : Femmes ou hommes, en France comme à l'étranger, nous sommes tous égaux face à la consommation de café : dès le réveil et ensuite à l'arrivée au travail, lors de la petite pause et au minimum un café à midi.

Ce qui est démonstratif de la dépendance au café est la consommation régulière avec une consommation et un besoin de consommer journalier ; on le voit, lors des vacances, le nombre de personnes qui déclarent se passer facilement d'alcool ou de cannabis, qui sont utilisés de plus en plus en plus de manière anxiolytique et comme support quotidien face au stress. Par contre, peu de personnes arrivent à arrêter le café, voire pour certaines, simplement de le réduire.

Y-a-t-il des signes physiques prouvant un manque de caféine ? Ces réactions physiques sont-elles le signe d'une consommation excessive de café ? Les consommateurs ont-il ce sentiment d'être accro ? Cherchent-ils à y remédier, et par quels moyens ?

Les signes du manque passent par des signes physiques – tensions musculaires, raideurs, tremblements –, mais surtout psychiques – irritabilité, agressivité, somnolence voire agitation.

On parle de plus en plus de cette dépendance à la caféine, mais aussi aux amines stimulatrices et aux boissons énergisantes, avec des consommations dépassants plusieurs tasses, verres ou canettes par jour.

Quand les personnes se rendent compte de l'omniprésence du café et du besoin impératif de consommer, elles essayant de réduire drastiquement leur consommation, mais le plus efficace est la diminution progressive, doublée d'un apprentissage de la gestion du stress, de la relaxation, de la pratique d'une activité physique régulière. L'idéal pour arrêter de boire du café est de mieux gérer son emploi de temps et d'avoir une meilleure hygiène de vie.

Un expresso contient 80mg de caféine. A partir de quelle quantité journalière peut-on parler d'addiction ?

On ne parle pas en termes de quantité pour définir une addiction. Bien sûr, au-delà de 5 à 6 expressos par jour, il y a une forme de dépendance. Mais chaque personne réagit différemment à la consommation et l'effet d'addiction que va procurer une tasse de café chez quelqu'un ne va pas faire le même effet chez un autre. C'est surtout la régularité de la prise qui définit l'addiction. Si on ne peut pas se passer de café, alors on est "addict". En revanche un buveur occasionnel de café (une fois par jour par exemple) qui se dit accro, se trompe.

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Temüdjin
- 06/01/2014 - 10:30
Dépendance, besoin, accoutumance
Où en est-on jamais ?
Entre dépendance et accoutumance en passant par le besoin, toute la latitude des nuances qui expriment un terrain plus ou moins intoxiqué.
On se croit toujours plus dépendant qu'on ne l'est en réalité, du café comme du tabac comme de l'alcool comme ... mais pas de l'air ou de l'eau (même si il reste là aussi une marge entre la panique de la pensée et la réalité du corps).
On peut se passer de pas mal de choses et, quitte à enfoncer des portes ouvertes, le tout est affaire de motivation: la volonté suit et quand elle ne suit pas ce n'est pas qu'elle fait défaut mais que la motivation n'est pas réelle.
Le cadre de vie y fait aussi en ceci que le monde moderne, urbain mais pas que, exige un rendement peu en diapason avec une vie en quête de mieux plutôt que de plus, de tempo plutôt que de rythme, de réflexion plutôt que d'action seule. Le café aide à nous tenir sur une corde qui n'est pas aussi relaxante que le plancher des vaches. Mais comme toujours, trop et on perd équilibre.