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Que fait la France - trop souvent et encore seule - au Sahel ?

De sommets en sommets : un même constat d’indéniables résultats opérationnels mais inachevés et perturbés par l’absence de cohésion politique

Publié le 13 juillet 2020
Première épisode d'une série de quatre articles sur la situation au Sahel et sur le rôle que joue la France dans le conflit.
Emmanuel Dupuy
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Emmanuel Dupuy est président de l'IPSE (Institut Prospective et Sécurité en Europe). Spécialiste des questions de sécurité européenne et de relations internationales, il a notamment été conseiller politique auprès des forces françaises en...
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Première épisode d'une série de quatre articles sur la situation au Sahel et sur le rôle que joue la France dans le conflit.

Le Président Emmanuel Macron était, il y a quelques heures encore, à Nouakchott, en Mauritanie, à l’invitation du président mauritanien, Mohamed Cheikh El Ghazouani, qui exerce actuellement la présidence du G5-Sahel. 

Il était question, six mois après le Sommet de Pau, du 13 janvier dernier, de faire le point sur la « feuille de route » convenue entre la France et les cinq pays sahélo-saharien appartenant au G5-Sahel : Mauritanie, Mali, Burkina-Faso, Niger, Tchad. 

Le Président français, n’avait pas choisi, il y a six mois, la tranquille cité pyrénéenne par hasard. Pau abrite deux régiments déployés dans le cadre de l’opération Barkhane, qui, dans la continuité de l’opération Serval (janvier 2013-août 2014) œuvre à lutter contre les groupes armés terroristes (GAT) de la Mauritanie au Tchad.  

Pau avait été placé, bien malgré elle, dans la lumière médiatique, puisque abritant l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT) qui avait perdu sept des siens dans le cadre de l’accident qui couta la vie, le 25 novembre dernier, à 13 soldats français. 

Depuis, deux morts supplémentaires au combat, porte désormais à 43, le nombre de militaires français décédés depuis 2013, au Mali et au Sahel.

Le Président mauritanien, avait quant à lui aussi choisi, à dessein, d’inviter le président français, dans la capitale mauritanienne, qui abrite le Secrétariat général permanent du G5 Sahel, crée en février 2014, à l’initiative de son prédécesseur, l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz. 

Depuis, la Force conjointe du G5 Sahel, lancée en juillet 2017, « théoriquement » forte de 5000 hommes issus des cinq pays sahélo-saharien, dans le but de lutter de concert contre les groupes armés terroristes (GAT) et les narco-trafiquants et - qui bien souvent, sont les mêmes - peine à se montrer efficace contre les djihadistes. 

Néanmoins, le président français n’était pas venu seul, à Nouakchott. 

Il était symboliquement accompagné du président du Gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, du Président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat et de Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie, lancée sous les fonts baptismaux, sous la forme de l’Agence de coopération culturelle et technique, à Niamey, il y a 70 ans. La chancelière allemande Angela Merkel, qui préside, depuis le 1er juillet, à la fois le Conseil de Sécurité des Nations Unies pour le mois de juillet, et le Conseil européen pour les six prochains mois, participait via vidéo conférence, tout comme son homologue italien, le président du Conseil des ministres, Giuseppe Conte, ainsi que le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. 

L’aéropage ainsi réuni témoigne d’une nette volonté d’européaniser et d’internationaliser l’engagement en faveur des pays sahélo-sahariens, en parallèle d’un engagement sincère mais pour l’heure que trop partiellement efficace, visant à régionaliser la réponse sécuritaire. 

Car, la menace narco-djihadiste, autant que les heurts intercommunautaires - certains diront plus gravement - que les actes terroristes eux-mêmes, n’a cessé d’enfler depuis 2012. 

Ce sont ainsi plus de 4000 personnes qui ont été tués en 2019, entre le Mali, le Niger et le Burkina-Faso, en 2019, soit sept plus que l’année précédente. Un tiers était des femmes et des enfants. On évoque également le chiffre de 1,5 millions de personnes déplacés, dont rien que 800 000 au Burkina-Faso. 

D’autres maux obèrent pourtant aussi durablement la stabilité des états sahélo-sahariens, comme en témoigne les quatre millions de Sahéliens qui sont aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire extrême. Déjà, onze millions de personnes impactées par les conflits au Sahel ont besoin d’une aide humanitaire, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture (FAO). 

Bien que le continent africain témoigne d’une réelle résilience sur le plan sanitaire, n’ayant à déplorer, jusqu’ici, moins de 10 000 morts (soit 0,02% du nombre de victimes du coronavirus), l’impact économique de la pandémie sur le continent est venu, depuis, s’inviter dans ce sombre tableau. 

Le Sommet de Nouakchott a rappelé, du reste, l’ampleur économique de la crise liée à la Covid-19, à l’aune de la contraction des PIB sahéliens de 6 à 8% de leurs PIB. Au niveau continental, Vera Songwe, la Secrétaire exécutive de la Commission Economique (CEA) pour l’Afrique des nations Unies, évoque, quant à elle, la perte de 100 milliards de dollars de recettes fiscales. Le Fonds Monétaire International (FMI) évoque ainsi que près de 60 millions d’Africains risquent de « basculer » dans l’extrême pauvreté (visant avec moins de 1,9 dollars/jour) !

L’annulation des dettes extérieures des pays du G5-Sahel ne saurait, néanmoins suffire, comme le réclament les chefs d’états des cinq pays sahéliens ; et comme cela a été rappelé à Nouakchott, il y a quelques heures et précédemment, à l’occasion de la « Déclaration de Nouakchott sur la pandémie de Covid-19 » en date du 27 avril dernier. 

Du reste, l’appel répété du président français à une annulation de cette même dette concernant 44 des 54 états africains, avoisinant, peu ou prou, les 300 milliards d’euros, ne saurait nous faire oublier que la France n’en détient que 2%, tandis que la Chine, 40% !

Pourtant, il y aurait aussi urgence à mettre concrètement en action le financement promis par la communauté internationale, alors que seulement 10% (176 millions d’euros) sur les 414 millions d’euros promis à l’aune des différentes conférences des donateurs a été décaissé pour la « génération de force » des trois bataillons sensés composer la Force conjointe du G5-Sahel !

L’on attend ainsi toujours impatiemment la contribution saoudienne (100 millions de dollars), quoique celle des Emirats Arabes Unis (30 millions de dollars) soit venue nettement plus vite. Sans doute, faut-il y voir, dans ce contexte, la volonté d’Abu Dhabi et de son prince héritier Mohamed Ben Zayed, de contrecarrer les velléités qataries vis-à-vis d’une aide militaire régulièrement proposée par Doha.

La Turquie et la Russie ne sont pas en reste dans ce jeu à plusieurs bandes. Le président Erdogan avait, du reste choisi Bamako, en mars 2018 pour annoncer la volonté de multiplier par quatre les investissements directs étrangers (IDE) turcs en Afrique, à l’horizon 2025. 

La Russie a signé des accords de défense avec quatre des cinq membres du G5-Sahel (à l’exception de la Mauritanie), ainsi qu’avec le Ghana, la Guinée et l’on sait la solidité des relations liant les généraux algériens à leurs homologues russes, ayant fréquenté les mêmes académies militaires en Russie. La Russie a également vendu douze hélicoptères MI-3 au Niger, huit au Mali. C’est ainsi que la société militaire privée russe, Wagner est désormais présente pour en assurer la maintenance.

Le Sahel serait-il en passe de devenir, comme en Libye, un nouveau lieu de confrontation entre puissances aux intérêts divergents ? 

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