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© CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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"L’art" du discours de défaite : l’exemple de François Fillon lors de l’élection présidentielle de 2017

Publié le 14 mars 2020
Michaël Moreau publie "Les plumes du pouvoir" aux éditions Plon. On les appelle " les plumes ". Elles vivent recluses au cœur du pouvoir. Elles écrivent les discours des présidents et des grandes figures politiques. Elles trouvent les mots qui pourraient marquer l'Histoire, et les formules qui feront date. Qui sont-elles ? Extrait 1/2.
Michaël Moreau
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Michaël Moreau est journaliste et auteur de plusieurs livres d'enquête sur les coulisses de la politique.
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Michaël Moreau publie "Les plumes du pouvoir" aux éditions Plon. On les appelle " les plumes ". Elles vivent recluses au cœur du pouvoir. Elles écrivent les discours des présidents et des grandes figures politiques. Elles trouvent les mots qui pourraient marquer l'Histoire, et les formules qui feront date. Qui sont-elles ? Extrait 1/2.

La campagne-fiasco de François Fillon est devenue un cauchemar pour Igor Mitrofanoff, sa plume depuis vingt-sept ans alors, des années Séguin au crash final. Les deux hommes s’étaient rencontrés alors que Mitrofanoff écrivait son mémoire sur les thèses du RPR en matière de défense, et que Fillon était un fin spécialiste de la question. Lorsque François Fillon est écarté du gouvernement Villepin en 2005, la plume écrit aussi pour Nicolas Sarkozy, durant quelques mois, au ministère de l’Intérieur, où il rédige notamment un discours provocateur qui fait grand bruit. Un an avant, le 14 juillet 2004, Jacques Chirac avait humilié son rival en lâchant à la télévision son fameux : « Je décide, il exécute ! » Cette fois, le 14 juillet 2005, alors que le chef de l’État livre sa traditionnelle interview télévisée depuis l’Élysée, le ministre de l’Intérieur organise, à quelques mètres de là, sa propre garden-party, et met en scène sa vengeance, en présence de journalistes. « Je n’ai pas vocation à démonter des serrures à Versailles pendant que la France gronde », lance Nicolas Sarkozy dans son discours, comparant Chirac à Louis XIV. Les conseillers de l’Élysée n’en reviennent pas de cet affront. D’autant que la sortie a été préparée. « J’avais transmis mon discours à Claude Guéant, donc j’imagine que cette phrase avait été relue », glisse Igor Mitrofanoff. « Nous avions eu le discours au dernier moment mais je l’avais lu avant, et cela ne m’avait pas choqué », confirme Guéant. Pour la présidentielle de 2017, Mitrofanoff raconte son propre calvaire : « Il était difficile pendant cette campagne de travailler à la fois en résonance avec l’extérieur – et Dieu sait si l’extérieur a pesé… – et de rester silencieux, concentré. J’ai dressé un mur en moi. Il fallait fournir tous les jours un ou deux discours. » Jusqu’à l’élimination dès le premier tour, inévitable, au soir du 23 avril 2017 : « Malheureusement, je la pressentais, je l’attendais. » 

Avant même le scrutin, le discours de défaite est déjà écrit ! « Je l’avais préparé à l’avance et je l’ai transmis directement à François Fillon la veille, en lui précisant que ce texte était pour lui, et lui seul. » Pour la première fois, le discours n’emprunte pas les circuits de validation officiels autour du candidat LR. Mitrofanoff révèle pourquoi : « Je ne voulais pas le voir décortiquer par les ténors de la campagne, pour une raison précise : dans ce discours, François Fillon appelait immédiatement à voter pour Emmanuel Macron. Et il ne fallait pas que cette phrase lourde de sens fasse l’objet de discussion sans fin. » Qu’en serait-il advenu si le discours n’était pas resté confidentiel ? Impossible de le savoir aujourd’hui. Cette décision n’a fait l’objet d’aucun conciliabule. « François n’a pas retouché le texte. Ses adieux furent dignes », ajoute Igor Mitrofanoff. Entretemps, l’autre plume du candidat Fillon, l’agrégé de russe Jean de Boishue, qui fut aussi l’un des principaux conseillers du temps de Matignon, a pris du recul. « Mes relations avec François Fillon sont très anciennes, et nous nous sommes d’autant plus brouillés, révèle-t-il. À la fin, je n’étais plus là. » Dans les tourbillons médiatiques, les couples formés par les leaders politiques et leur plume sont mis à rude épreuve. Jean de Boishue avait débuté sa longue carrière de scribe chez Olivier Guichard, ministre de l’Éducation nationale de la présidence Pompidou. Il a trempé sa plume pour Philippe Séguin, ou même Jacques Chirac à l’Élysée, et contribué à l’écriture du discours de politique générale d’Alain Juppé. « Chez Chirac, on aimait mon côté anarchique, lâche-t-il. J’écrivais du bien de ceux dont on disait toujours du mal. » À Matignon, ce vieux briscard aide Igor Mitrofanoff et sa jeune équipe de plumes droguées à la caféine. Et devient maître dans l’art de trouver des formules. Quand, en janvier 2012, le Premier ministre Fillon accuse le candidat François Hollande de « scorpionite », « cette autolyse qui consiste à nous envenimer pour mieux croire au mythe du phénix qui renaît de ses cendres », c’est la patte de Jean de Boishue qui se niche derrière. Le conseiller reconnaît aussi s’être très activement mouillé en faveur de son champion de Matignon dans la guerre interne au sein de l’exécutif avec le Président Nicolas Sarkozy : « J’étais un agitateur-né. Je voyais les journalistes en leur disant qu’on aurait la peau de Sarkozy ! » La rupture soudaine avec François Fillon pendant la présidentielle est éprouvante. « Après le Trocadéro, et cette espèce de grande alliance avec les catholiques, je n’étais plus du tout en phase, reconnaît-il. Je suis resté fidèle jusqu’au bout en votant pour lui, mais je ne lui pardonne pas d’avoir soulevé tellement d’espoir. D’avoir reconstruit la droite, puis de l’avoir coulée. » Durant les dernières semaines de campagne, Joseph Macé-Scaron et Paul-Marie Coûteaux participent à l’écriture de discours. Le premier, journaliste à Marianne jusqu’en avril 2017, a, en réalité, commencé à collaborer avec François Fillon dès la primaire de la droite à l’automne 2016, confie-t-il. Avant même d’œuvrer dans la presse, il avait débuté sa vie active comme plume du député démocrate-chrétien Jacques Barrot, en 1983, alors que la loi Savary sur l’école privée s’apprêtait à entrer en discussion. Après la présidentielle ratée, il entre à Image 7, la société en communication d’Anne Méaux, qui travaillait aussi pour François Fillon.

Extrait du livre de Michaël Moreau, "Les plumes du pouvoir", publié aux éditions Plon

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