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Une ingérence qui pèse

La privatisation de la guerre par les EAU en Libye et au Yémen ou comment Abu Dhabi recrute de jeunes soudanais pour « leurs » guerres

Publié le 29 janvier 2020
Plusieurs manifestations ont eu lieu ces derniers jours devant l’ambassade des Emirats Arabes Unis à Karthoum au Soudan pour protester contre l’ingérence du pays dans leurs affaires. Le peuple soudanais se réveille contre cette politique de l’ombre.
Sébastien Boussois
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Sébastien Boussois est chercheur en sciences politiques associé à l’ULB (Bruxelles) et à l’UQAM (Montreal). Il est l' auteur de Pays du Golfe les dessous d’une crise mondiale (Armand Colin, 2019), de Sauver la mer Morte, un enjeu pour la paix au Proche...
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Plusieurs manifestations ont eu lieu ces derniers jours devant l’ambassade des Emirats Arabes Unis à Karthoum au Soudan pour protester contre l’ingérence du pays dans leurs affaires. Le peuple soudanais se réveille contre cette politique de l’ombre.

Plusieurs manifestations ont eu lieu ces derniers jours devant l’ambassade des Emirats Arabes Unis à Karthoum au Soudan pour protester contre l’ingérence du pays dans leurs affaires depuis des années et opérer désormais un véritable trafic humain au nom d’intérêts personnels. Alors que Abu Dhabi a cherché depuis des mois à imposer sa propre vision de l’avenir du pays en soutenant les militaires, il semblerait que le peuple soudanais se réveille contre cette politique de l’ombre. Mais pire encore : aujourd’hui, les Soudanais s’insurgent contre l’envoi de milliers de leurs enfants dans de nouvelles zones de guerres essentielles pour les Emirats et demandent d’y mettre fin. Car beaucoup de parents n’ont jamais revus leur enfant. Déjà à l’été 2019, les Emirats leaks révélaient l’utilisation de jeunes mercenaires venus d’Afrique et qui transitaient par le Soudan pour le compte d’Abu Dhabi pour rejoindre la Libye et le Yémen. Le 29 juillet 2019, on pouvait déjà y lire : « Al-Jazeera a publié des documents secrets et des informations révélant l’utilisation par les EAU de l’espace aérien soudanais pour le transport de centaines de mercenaires que Mohammed Hamdan Diklo, Hamidati, vice-président du Conseil militaire soudanais, a recrutés  des tribus arabes du Darfour et dans certains pays africains vers la Libye et le Yémen via l’Érythrée.

Un document délivré par l’ambassade des Emirats Arabes Unis aux autorités soudanaises en charge des affaires étrangères a révélé qu’Abou Dhabi avait demandé un permis diplomatique autorisant deux avions C130 + G17 appartenant aux forces armées émiriennes à traverser et atterrir à l’aéroport El Geneina, dans l’ouest du Soudan. »

Où l’on reparle en effet depuis quelques jours encore plus activement de la politique déstabilisatrice des Emirats-Arabes-Unis dans le monde arabo-musulman et où son dirigeant, le prince héritier Mohamed Ben Zayed, cherche par tous les moyens, depuis l’effondrement des « Printemps arabes » à réinstaller partout où il a de l’influence, une stabilité autoritaire avant tout contrôlée par les militaires. Ainsi, dans cette grande diagonale qui part de la Libye à l’Egypte en passant par le Soudan jusqu’au Yémen, il semblerait que Abu Dhabi s’essaie à surjouer de son pouvoir sur place pour déplacer des pions d’un pays à l’autre et réussir coûte que coûte la mise en place de sa stratégie de nouveau Moyen-Orient sécuritaire afin de venir à bout des rébellions mais aussi des volontés des peuples. En créant des couloirs de circulation d’effectifs et de matériels militaires, Abu Dhabi défie toutes les règles internationales du multilatéralisme. Depuis cinq ans, l’Arabie Saoudite mène une guerre terrible au Yémen, contre les rebelles houthis soutenus par l’Iran, avec son allié émirati, faisant au moins près de 100 000 morts du côté des enfants.

Côté libyen, le soutien indéfectible de Mohamed Ben Zayed, prince héritier des EAU, au Maréchal Haftar qui cherche à conquérir le pays contre le gouvernement de Fayez Al Sarraj pourtant reconnu par les Nations-Unies, nécessite l’envoi de forces vives pour combattre à ses côtés. Pour ces deux guerres, il faut beaucoup de combattants. Or, Abu Dhabi n’a pas d’effectifs. Elle délègue ou fonctionne par acteurs interposés. Ces derniers mois, on découvrait aussi l’existence de camps de torture émiratis au Yémen. Tout cela de façon déléguée une fois encore. 

Ce qui a été révélé il y a quelques jours au Soudan, où des familles ont accusé une compagnie de sécurité privée émiratie, « Black Shield Sécurity », et qui pourrait rappeler le mode de fonctionnement du parrain américain avec Black Water, de recruter des jeunes pour en faire des soldats prêts à l’emploi pour aller combattre en Libye et au Yémen, est grave. Car la privatisation de la guerre a souvent des conséquences tragiques. C’est souvent le règne de méthodes sans foi ni loi comme lors des pires guerres américaines, où les uns étaient instrumentalisés contre les autres, tout en tentant de préserver les forces américaines. 

Ici, en le cas de l’espèce, au Soudan, il s’agit non seulement d’ingérence qu’il n’y a plus à prouver depuis que les Emirats ont poussé leurs proches idéologiques en Tunisie, en Egypte, en Libye, en Syrie ou au Yémen. Mais désormais, nous sortons de tout cadre des guerres conventionnelles, qui plus est non validées ou encadrées par le droit international, mais qui font désormais appel à des individus non formés, non professionnels, et transformés en armes de guerre sans éthique ni retenue. Des jeunes déracinés qui n’ont plus rien à perdre. C’est le retour du mercenariat d’Etat. En attendant, les jeunes Soudanais embarqués dans ces conflits sans fin, font les frais d’une politique sans autorité de leur pays, et surtout d’une agressivité inédite d’un pays du Golfe pour étendre sa zone d’influence sur l’ensemble du monde arabo-musulman depuis plus de cinq ans. Ce que font les Emirats Arabes Unis pourraient être un jour passibles d’accusations graves de crimes de guerre.

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