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Tous victimes ?

Tous victimes ET tous pourris gâtés ? Et si le syndrome Harry & Meghan nous touchait (presque) tous...

Publié le 10 janvier 2020
Beaucoup d'encre a coulé suite au renoncement du couple princier Harry-Meghan à leur rôle au sein de la famille royale. Ils citent, entre autres, l'acharnement et le harcèlement de la presse à leur égard et s'en disent victimes. Cette démission peut toutefois être vue comme un symptôme actuel de notre société.
Bertrand Vergely est philosophe et théologien.Il est l'auteur de plusieurs livres dont La Mort interdite (J.-C. Lattès, 2001) ou Une vie pour se mettre au monde (Carnet Nord, 2010), La tentation de l'Homme-Dieu (Le Passeur Editeur, 2015).  
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Bertrand Vergely est philosophe et théologien.Il est l'auteur de plusieurs livres dont La Mort interdite (J.-C. Lattès, 2001) ou Une vie pour se mettre au monde (Carnet Nord, 2010), La tentation de l'Homme-Dieu (Le Passeur Editeur, 2015).  
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Beaucoup d'encre a coulé suite au renoncement du couple princier Harry-Meghan à leur rôle au sein de la famille royale. Ils citent, entre autres, l'acharnement et le harcèlement de la presse à leur égard et s'en disent victimes. Cette démission peut toutefois être vue comme un symptôme actuel de notre société.

Atlantico : Il semblerait que de nombreuses personnes dans la société actuelle aient recours à des discours basés sur la victimisation. Pourquoi est-ce le cas ? Pourquoi un tel malaise ?

Bertrand Vergely :  Une victime désigne objectivement celui qui a été vaincu. C’est le perdant. On se souvient de cette parole prononcée par Brennus en 390 av. JC à l’égard des Romains qu’il avait vaincus : Vae victis. « Malheur aux vaincus ». Par extension la victime désigne  quiconque subit un dommage ou une violence de la part d’un tiers, que ce tiers soit une cause matérielle ou humaine. Avec la victimisation, on a affaire à un phénomène qui ne concerne ni un perdant, ni quelqu’un qui subit un dommage, mais  quelqu’un qui abuse du statut de perdant ou bien encore de victime d’une violence ou d’un dommage. 

L’abus du statut  de victime est utilisé quand il est question de détourner un reproche ou une sanction à la suite d’une faute. Afin de ne pas être placé en situation de coupable le fautif habile a l’art  de se transformer en victime. 

Le statut de victime est également utilisé quand il est l’occasion de détourner des aides à son profit. Lors de l’attentat de Bataclan à Paris en 2015, l’État ayant décidé de dédommager les victimes, un certain nombre de personnes se sont présentées comme telles en prétendant avoir été présentes sur les lieux et subi un traumatisme psychologique alors qu’il n’en était rien. 

Enfin, une victime étant l’objet de la compassion et de l’attention collective, se présenter comme victime est régulièrement utilisé afin d’attirer à soi cette compassion et  cette attention. 

Le fait de se positionner en tant que "victime" donne certes une raison d'être, mais ne pousse-t-il pas paradoxalement à l'égoïsme ? Est-ce un problème typiquement occidental ?   

Bertrand Vergely. Dans la culture occidentale, la victimisation a des racines profondes. Comme le souligne René Girard, les victimes sont les grands oubliés de la violence qui sévit dans le monde. Quand il est question de crimes, les medias parlent toujours des assassins qui les ont commis et jamais des victimes qui les ont subis et des familles qui en portent le poids. Pendant longtemps  l’histoire et la culture n’ont pas parlé des victimes. Tout change quand, avec le christianisme, la culture se met à parler des victimes, le christianisme rappelant que la violence qui fait des victimes n’est nullement glorieuse. Avec Pascal, ce rappel donne la déconstruction des héros qui s’avèrent être souvent des brutes. 

On ne devrait jamais avoir à se méfier des victimes. Seuls les bourreaux et les salauds les accusent de mentir et de n’être nullement des victimes mais des coupables. Pourtant, si l’on veut être juste, c’est ce que l’on est bien obligé de faire. À la Révolution Française, lorsqu’apparaît le mouvement révolutionnaire qui va s’épanouir au XIXème et au XXème siècle, la victime cesse d’être simplement une victime. Elle se révèle comme le pilier du nouveau monde. 

Les victimes étant ce qui apparaît quand se déploie un système d’oppression, il peut être juteux d’aller déterrer celles que l’on cache. En les faisant remonter à la surface, on démasque tous les systèmes d’oppression. En démasquant ces systèmes, possédant une arme de poids, il devient possible de dénoncer un pouvoir, de le discréditer, de lui faire mordre la poussière et de prendre sa place.  D’où, si l’on veut réussir en politique, l’importance, d’aller chercher des victimes et au besoin de les fabriquer. Aux Etats-Unis un certain nombre d’avocats font fortune à partir de ce principe en réclamant et en obtenant des dédommagements colossaux pour certains de leurs clients ayant la chance d’être considérés comme des victimes par les juges. Le journalisme, lui aussi, sait habilement utiliser les victimes en allant les chercher et en les faisant parler afin de provoquer par leur entremise des scandales retentissants. D’une façon générale, les démocraties contemporaines savent avec  habileté récupérer le statut de victime. Le terme aujourd’hui de racisme est utilisé à toutes les sauces afin de désigner non seulement le racisme proprement dit et l’antisémitisme mais tout ce qui ne souscrit pas à l’acceptation absolue de l’autre, sans que soit jamais défini qui est l’autre et ce que l’on entend par accepter celui-ci. De sorte que l’on arrive à ce paradoxe : primitivement pensée pour lutter contre la terreur, la victime aujourd’hui devient la base d’un système de terreur sournoise. La violence a l’art d’oublier les victimes en manipulant cet oubli, souligne René Girard. Aujourd’hui, la victimisation a l’art de manipuler la violence en faisant oublier sa propre violence.   

 Dans La démocratie en Amérique Tocqueville nous a prévenus. Désireuse de protéger les hommes, la démocratie risque fort de devenir un système pervers avec d’un côté un État prévenant prenant un malin plaisir à aider et à s’occuper de tout et de l’autre côté une foule passive prenant un malin plaisir à être aidée et à ce que l’État s’occupe de tout. La menace pointée par  Tocqueville est en train de se réaliser. Via l’État et les nouvelles technologies qui prétendent aider et faciliter, un système est en train de se mettre en place dans lequel plus l’État et la technique sont puissants plus l’humanité s’affaiblit, se fragilise et se victimise.  

Comment palier à cette victimisation ? Comment faire pour sortir de ce cercle vicieux de la victimisation ?

Bertrand Vergely. Il n’y a qu’un seul moyen de dépasser la victimisation : la sagesse. Celle-ci est exposée dans la Bagnvad Gîtâ, l’un des plus grands textes de sagesse de l’humanité. 

Un jeune roi, Arjuna, a été dépossédé de son trône par ses cousins. Désireux de le récupérer Arjuna a levé une armée et il s’apprête à livrer l’ultime bataille  qui doit lui permettre de recouvrer son bien. Toutefois, soudain il est pris d’une hésitation profonde. Malgré leur convoitise, ses cousins sont des soldats vaillants et parmi eux certains sont des héros. Si demain, lors de la bataille, ils viennent à mourir, quel gâchis ! Quelle misère ! Au milieu de ce dilemme, le dieu Krishna apparaît à Arjuna  et lui tient ce discours : « Ne te laisse pas aller à la lâcheté … Débarrasse ton cœur de cette faiblesse mesquine et dresse-toi … Tu t’apitoies sur ceux qui n’ont que faire de ta pitié » 

Arjuna  pense que s’il tue ses cousins, amateurs des convoitises terrestres, il va aller contre  l’être (Brahma). Il a cette pensée et cette croyance parce qu’il reste attaché aux convoitises, aux peurs et aux colères de ce monde. Quand on est attaché au monde, comme on est attaché on veut protéger son attachement. On le protège en ayant peur de le voir disparaître, en étant en colère si quelqu’un veut nous le prendre, enfin en étant pris de pitié pour ceux qui perdent leur attachement au monde. Pitié hypocrite reposant sur un calcul : « J’ai pitié de toi aujourd’hui afin que tu aies pitié de moi demain. J’accepte ta convoitise avec ses peurs et ses colères, afin que acceptes la mienne ».  

Arjuna c’est nous et nous sommes Arjuna. Nous sommes faibles. Nous savons que l’attachement au monde et la convoitise sont néfastes. Nous savons qu’il faut les combattre, mais au dernier moment nous renonçons. Nous n’avons pas la force de les combattre. Séduits par les convoitises et les attachements mondains nous masquons cette séduction derrière le terme de pitié. « La vie est dure. Nous méritons bien d’être attachés au monde afin de nous consoler ». 

Face à ces pleurnicheries, le discours d’Arjuna est intraitable. Il faut se délivrer de la dangereuse pitié à l’égard des convoitises et des attachements mondains. Afin d’y parvenir, Krishna  enseigne le yoga ou tenue de l’esprit.

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Bérurier74
- 10/01/2020 - 22:58
Je me marre...
Moi, je prévois un futur cocu...
Carasso
- 10/01/2020 - 22:06
Une fois encore, on voit mal
Une fois encore, on voit mal le rapport entre une titre accrocheur et le contenu de l'article. Cela n'enlève rien à l'intérêt de l'article mais ce procédé de la rédaction de Atalntico est désagréable.
Philvar
- 10/01/2020 - 11:49
C'est à la lecture de certain
C'est à la lecture de certain commentaire que l'on voit le mieux le degré d'aigritude (dixit Ségol) et de jalousitude de la populace incapable de s'assumer est arrivée !