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(Art)thérapie

Comment la danse peut aider à lutter contre la dépression, Parkinson et autres troubles neurologiques

Publié le 12 décembre 2019
La danse peut-elle agir comme une véritable thérapie ? Selon plusieurs études, pratiquer la danse permettrait de lutter contre la dépression, la maladie de Parkinson ou encore d'autres troubles neurologiques.
Stéphane Gayet
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Stéphane Gayet est médecin des hôpitaux au CHU (Hôpitaux universitaires) de Strasbourg, chargé d'enseignement à l'Université de Strasbourg et conférencier. 
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Catherine Maillard
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Catherine Maillard est journaliste, éditrice et auteure. Elle est spécialisée en psychochologie, développement personnel, spiritualité, chamanisme et thérapies quantiques. Elle est l'auteure de : "Je danse donc j'existe. Le grand boum de la danse...
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La danse peut-elle agir comme une véritable thérapie ? Selon plusieurs études, pratiquer la danse permettrait de lutter contre la dépression, la maladie de Parkinson ou encore d'autres troubles neurologiques.

Atlantico : Qu'est-ce que la thérapie par la danse et quelle forme peut-elle prendre ? Cette application spécifique de la danse est-elle un recours depuis une longue période ?

Catherine Maillard : Depuis toujours, sous toutes les latitudes, la danse fait partie des rituels de guérison et de célébration des cultures ancestrales comme traditionnelles. Le célèbre anthropologue Claude Lévi-Strauss conseillait déjà aux psychanalystes, de s’inspirer de leurs grands prédécesseurs, chamanes et sorciers dansants, que l’on retrouve sur les parois des grottes paléolithiques. Les danses populaires, elles, se sont répandues pour la plupart de l’Orient par la Grèce et l’Italie. En France, elles étaient pratiquées dès le Moyen-âge. Toutes représentaient une forme de thérapie sociale, qui allait bien au-delà d’un simple défoulement. Aujourd’hui, à nouveau, la danse thérapie fait son come back et fleurissent nombre de pratiques, spécifiques, aux vertus bénéfiques tant sur le corps que notre psyché. La psychanalyste, anthropologue et danse thérapeute, France-Schott-Billmann en rappelle le fondement : "Le parquet de danse peut être assimilé à un divan où l’on parlerait avec son corps, et avec le groupe. Dans l’analyse, on rencontre son inconscient ; dans la danse-thérapie, son « Danseur ». 

Cette part de nous, qui cherche à renouer da façon authentique avec soi, les autres, et la nature". Toutes on en point commun, la libre expression de soi et de ses émotions, et non l’apprentissage d’une technique. Nul miroir pour contrôler notre apparence, ni de chaussures, elles se pratiquent pieds nus, en musique, et parfois en pleine nature avec la symphonie des sons qui nous environnent. Là où le tango ou la salsa mettent en scène le corps de manière codée, la danse-thérapie inaugure une aventure singulière, avec le lieu de tous nos interdits. L’affirmation de soi, et l’union consciente avec l’autre s’ élaborent à chaque mouvement. On s’identifie, ou on se distingue, on imite ou on se synchronise…. Le corps, le groupe, la nature ! 

Quel est l'intérêt médical de la danse et des thérapies par la danse pour la santé ? 

Stéphane Gayet : La danse est une activité tout à fait remarquable, on peut même dire assez exceptionnelle.

Si l'on met de côté les danses guerrières et les danses acrobatiques, celles-ci pouvant être à l'origine d'accidents, l'activité de danse n'apporte pour ainsi dire que des bienfaits. Car elle conjugue la production artistique, l'exercice physique ainsi que l'écoute active de la musique. On peut parler de « danse-thérapie ».

Danser est une production artistique

Une personne qui danse est dans la création : elle produit un mouvement inspiré par la musique, ses acquis et expériences, ainsi que par son humeur du moment. Lors de la danse, le corps s'exprime librement en trois dimensions ; tout ou presque est permis, car il est admis que cette activité nous affranchit de bien des convenances : on peut sauter, virevolter, chanter, crier, toucher le corps des autres, etc., autant de gestes et d'actes que l'on ne peut se permettre en dehors de cette activité.

Une personne qui danse sort de son périmètre habituel et elle produit un effet, parfois saisissant. Qui n'a jamais été épaté en voyant se déchaîner sur une aire de danse une personne habituellement réservée et discrète ? Et ce n'est pas forcément dû à une imprégnation alcoolique ou autre. Il n'y a pas deux personnes qui dansent vraiment de la même façon. La danse est un peu comme la conduite d'une voiture, elle révèle assez bien la personnalité.

On peut affirmer que l'exécution d'une danse par une personne qui y met sa personnalité, son talent, son imagination, son inspiration du moment et sa grâce, est une œuvre artistique. Il n'est pas question ici des personnes qui « dansent », mais sans conviction, sans désinhibition, sans recherche, sans plaisir, un peu comme des animaux de cirque.

Or, la production artistique a des vertus thérapeutiques : c'est le domaine de l'art-thérapie.

Cette approche thérapeutique est de plus en plus utilisée aujourd'hui, notamment en oncologie. Une analyse de 17 études publiées entre 1999 et 2009 utilisant des approches artistiques très différentes a rapporté un effet positif, temporaire, à la fois physique et psychologique (diminution de l’anxiété, de la dépression et amélioration de la qualité de vie). Et une revue systématique de toutes les études randomisées (les groupes étant constitués de façon aléatoire) publiées jusqu’en 2012 (27 essais, 1 576 patients), évaluant des interventions artistiques différentes (danse, théâtre, musique, écriture), a montré une diminution significative de l’anxiété et de la douleur et une amélioration de la qualité de vie après la séance (court terme).

Pour parvenir à ce résultat, le corps doit se libérer et s'exprimer sans gêne, presque en toute liberté.

Danser est un exercice physique

Il est aujourd'hui bien connu que l'activité physique en général est bienfaisante.

En effet, elle protège la santé.

Elle diminue le risque de maladies cardiovasculaires et d’hypertension artérielle. Elle réduit le risque de développement de certains cancers. Elle abaisse le risque de diabète de type 2. Elle réduit le risque d’ostéoporose. Elle limite la prise de poids. Elle diminue le taux de graisses dans le sang tout en augmentant le « bon » cholestérol.

L'activité physique améliore également la condition physique.

Elle augmente la force musculaire. Elle améliore la souplesse, l’équilibre et la coordination des mouvements. Elle améliore les fonctions cardiaque et respiratoire. Elle aide à lutter contre le mal de dos. Et elle permet de rester physiquement plus autonome avec l’âge.

L'activité physique permet d'être en forme.

Elle améliore la qualité de vie. Elle favorise la résistance à la fatigue. Elle diminue l’anxiété et la dépression. Elle aide à se relaxer et être plus détendu. Elle améliore la qualité du sommeil. Elle peut favoriser la rencontre entre amis et les activités en famille : elle a une vertu sociale.

L'activité physique est une thérapie efficace : c'est la kinési-thérapie, au sens étymologique (thérapie par le mouvement).

La danse est une activité physique pleine d'intérêt, car elle joint l'utile à l'agréable. De plus, elle peut se pratiquer seul ou en groupe, chez soi ou à l'extérieur ; elle ne demande aucun équipement particulier.

Danser est une écoute active de la musique

À qui viendrait-il l'idée de danser sans musique ? La danse est naturellement liée à une forme de musique qui pousse notre corps à se libérer, à sortir de son carcan habituel et à exprimer son état d'âme. Elle implique une écoute musicale attentive.

Or, la musique est par elle-même une forme de thérapie : c'est la musico-thérapie. La musique est bien sûr un art, mais ici il s'agit non de production artistique, mais d'écoute active. C'est la musique qui soigne. La musique est aujourd'hui souvent utilisée en milieu de soins : au bloc opératoire, en unité de soins palliatifs ainsi que dans d'autres secteurs particuliers. Le plus difficile est de trouver une forme de musique qui convienne à la majorité et aussi de bien régler le volume sonore.

Mais alors qu'elle est riche en vertus, la musique a cela de délicat que chaque personne a son type de musique préféré. C'est le facteur limitant des séances de danse-thérapie, car on est obligé de choisir des morceaux de musique « polyvalents », si tant est que cela existe vraiment. Telle musique inspirera les uns, telle autre inspirera les autres. Cette difficulté de choix est bien sûr fréquente en société, lors des soirées et autres événements. Or, pour qu'elle produise sa magie, la musique doit plaire, elle doit inspirer puissamment la personne qui l'écoute ; car elle est le facteur déclenchant de la danse, c'est elle qui est le primum movens de la libération corporelle artistique.

Les applications actuelles de la « danse-thérapie »

Cette activité parfois féérique qu'est la danse peut donc apporter beaucoup de bienfaits.

En médecine, elle a donné des résultats significatifs dans certaines pathologies cérébrales.

C'est ainsi qu'elle porte ses fruits lors de la maladie de Parkinson, la dépression mentale, la maladie d'Alzheimer, l'autisme, lors des troubles de la mémoire, de certaines phobies, etc.

La danse-thérapie fait ainsi partie des thérapies somatiques à visée psychique. Nous sommes dans le domaine encore peu exploré de la somato-psychie, c'est-à-dire de l'impact psychique au sens large de tout ce qui concerne le corps. La somato-psychie ne doit pas être confondue avec la psychosomatique qui demeure un concept purement théorique et qui a très peu d'intérêt pratique en médecine.

La danse-thérapie pourrait certainement trouver bien d'autres applications en pathologie. Toutefois, elle n'est concevable qu'à la condition que le corps ne soit pas douloureux ni limité par une maladie de l'appareil locomoteur.

Les enfants en bas âge dansent spontanément et librement, sans se sentir observés, en général. Ils ont cette fraîcheur qui leur permet de libérer leur corps et de s'enchanter en dansant gaiement. Puis avec les années, le corps se raidit et s'inhibe, de telle sorte que la danse est de moins en moins spontanée ni naturelle. Il faut donc retrouver cette liberté infantile qui caractérise l'enfance avide de tout et ouverte à tout. On ne peut s'empêcher de penser à la fable de Jean de La Fontaine, la fameuse « La cigale et la fourmi » que nous avons toutes et tous apprise ou découverte un jour. Si la fourmi est travailleuse et productive, quelle est finalement celle des deux qui a la meilleure santé ?

Quels sont les effets bénéfiques que l'on peut attendre lorsque l'on a recours à une thérapie par la danse ? 

Catherine Maillard : Un des premiers bééfices est la vitalité, le mouvement redonne de l'énergie, et danser librement pour exprimer qui on est chasse les tensions, et libère la têtes de tous nos obscessions mentales. la où il y a du ressenti, le mental bavard se taît, et le corps reprend ses droits. la danse thérapie libère le bassin, et booste la libido. C'est bon pour les articulations, dans le sens où genoux, coudes, épaules, cou sont sollicités naturellement en fonction de ce que le corps a  besoin... En quittant les gestes saccadés du quotidiens, on gagne en souplesses.

Parmi les effets positifs avancés, des études ont récemment évoqué des conséquences bénéfiques dans la lutte contre la dépression ou les maladies mentales. Ces effets sont-ils documentés en France par des psychiatres par exemple ? 

Catherine Maillard : "Ceux qui manquent de confiance en soi, y trouvent un réel bénéfice", affirme la psychanalyste France Schott Billmann, créatrice de l’Atelier du Geste Rythmé. En effet, la danse thérapie ne repose pas sur la performance, il n’y a pas d’échec et chacun y trouve ce dont il a besoin. Cette pratique est éminemment régulatrice : elle apaise les angoisses, calme les agités, et stimule les inhibés. D’autres part, danser permet de réparer l’image de soi : en l’absence de miroir, la gestuelle redevient spontanée. "Une fois que nous sommes libérés de notre implacable regard critique sur nous –même, nous pouvons nous réconcilier avec nous"  décode France Schott-Billmann. Et ainsi renforcer ce que la psychanalyste appelle « le narcissisme sain ». A la clé un regain de confiance en soi, et la sensation de se sentir beau, non pas selon les codes en vigueur mais bien selon son ressenti intérieur. Un nouveau sens de la beauté émerge : la beauté de la présence. Et la joie

La danse-thérapie : libérer ses émotions !

"Dans une thérapie verbale, on s’exprime avec des mots ! Dans la danse thérapie, c’est avec son corps, et en premier lieu par le biais des émotions, qui nous font comprendre que corps et psychisme sont inséparables", explique France Schott-Billmann, psychanalyste et danse thérapeute. Selon elle, le rôle de la musique est de réveiller les émotions, et de leur donner la possibilité de s’exprimer par le mouvement.  Cette pratique constituerait un dispositif d’art thérapie spontané qui met à jour une mémoire du corps oublié. Dans la pratique spécifique de danse thérapie créée par France Schott-Billmann, appelée le geste rythmé, musique et danse vont mobiliser des émotions comme la colère, la joie ou la tristesse, que l’on canalise par le biais d’archétypes, comme le guerrier, le clown. Ils remplissent une double fonction : éveiller l’émotion souche et lui permettre de s’exprimer et de se transformer dans une gestuelle simple, souvent répétitive. La danse du guerrier par exemple, mobilise la colère cachée derrière l’agressivité et la canalise. Réprimer cette énergie peut avoir des effets psychologiques désastreux : violence, manque de confiance en soi, et toutes sortes de problèmes de santé. Elle fait son entrée également en maison de retraite, comme en témoigne Isadora Fortino, art thérapeute, qui la pratique à l’EHPAD Tiers-St Maur (Nord Pas de Calais) pour stimuler la mémoire sensorielle-émotionnelle-affective et corporelle : "La danse thérapie leur donne la possibilité d’exprimer et d’exploiter ses potentialités cachées, oubliées, mais encore vives et puissantes, leur redonne leur capacité d’autonomie et d’entrer en relation avec les autres". 

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arvensis
- 12/12/2019 - 17:52
Vive les danses traditionnelles !
Pas d'apprentissage de techniques ni de miroirs correcteurs,
simplement le mimétisme , la "transe " de la ronde, de la chaine, du cercle, de la communauté intergénérationelle,
portée par des musiques enfouies dans nos gènes, mais qui nous ressuscitent !
Accepter de se donner la main par dix, par cent, par mille, quelle audace faut-il aujourd'hui !
Et pourtant quel bonheur !
Arvensis
Adrien Dufourquet
- 12/12/2019 - 13:27
Vive la danse
Vive la danse, particulièrement la danse à deux.
Mais pourquoi encore une référence à la psychanalyse et ses "concepts" filandreux et approximatifs?
Oui, il faudrait enfin en finir avec le dualisme cartésien qui sépare le corps et l'esprit.