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Axe anglo-allemand

Brexit : la France mal à l’aise dans un deal négocié principalement entre Londres et Berlin

Publié le 17 octobre 2019
L’opposition de Berlin à un No-Deal pourrait bien pousser l'Allemagne à peser plus fortement dans les négociations.
Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.
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Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.
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L’opposition de Berlin à un No-Deal pourrait bien pousser l'Allemagne à peser plus fortement dans les négociations.

Atlantico : Les négociations du Brexit traînent et personne ne semble savoir si un deal aura lieu, si bien que l'Allemagne, décideur économique en Europe et farouchement contre un "No-deal", tape du poing sur la table. Pensez-vous que l'Allemagne mène la danse dans ces négociations ? 

Christophe Bouillaud : Pas directement, puisque ce sont les négociateurs européens, Michel Barnier et son équipe, qui sont les seuls habilités par les 27 pays de l’Union européenne pour discuter au fond les aspects légaux avec les négociateurs britanniques. Par contre, d’un point de vue plus général, il ne fait guère de doute que l’Allemagne d’Angela Merkel est de loin le pays le plus opposé à l’éventualité d’un « No-deal ». Elle est rejointe sur ce point par tous les pays pour lesquels le commerce international est un élément vital de leur modèle économique. 

Il y a en effet d’abord des raisons purement économiques, voire simplement logistiques de fonctionnement de l’appareil productif européen. L’industrie allemande exporte beaucoup au Royaume-Uni, et ce qui reste de l’industrie britannique travaille en symbiose avec le cœur industriel du continent européen, à savoir l’Allemagne. De fait, ce n’est vraiment pas le moment pour une Allemagne championne mondiale des exportations de se couper du marché britannique ou de le perturber par un « No-deal », alors même que le marché chinois a perdu son dynamisme et que l’accès au marché nord-américain est menacé de lourdes sanctions tarifaires par Donald Trump. A. Merkel ne peut rester indifférente aux craintes du patronat allemand, et soyons sûr qu’elle s’en fait la porte-parole  dans les cénacles européens. 

Il y a aussi une doctrine économique partagée par toutes les élites allemandes de droite (CDU-CSU, FDP) comme de gauche (SPD, Verts) : la foi dans le multilatéralisme et le libre-échange. Un « No-Deal », une véritable absurdité du point de vue de la régulation des échanges mise en place depuis des décennies dans le monde occidental, serait une victoire de celui – Donald Trump – qui veut réorganiser les échanges économiques mondiaux autour d’une gestion purement politique des balances commerciales. 

Il y a en outre le coup qu’un « No-deal » porterait à l’image de l’Union européenne et aux perspectives futures de bonne entente avec les Britanniques. Certes, pour la plupart des observateurs, le « No-deal » résulterait essentiellement d’un dysfonctionnement de la classe politique britannique, incapable de gérer les suites du vote référendaire de juin 2016, mais les conséquences pratiques d’un « No-deal » ne manqueraient de créer de l’acrimonie entre Britanniques et continentaux : par exemple, à propos des millions de résidents permanents de part et d’autre, ou sur la contribution britannique non versée comme prévue aux budgets européens déjà prévus. L’Allemagne comme premier financeur de l’UE ne peut bien sûr rester indifférente à ce dernier aspect.

En résumé, l’Allemagne d’Angela Merkel n’a vraiment aucune envie d’un « No-deal », et elle pèse sans doute de tout son poids politique dans les coulisses pour éviter cette aberration. Il faut bien dire d’ailleurs qu’au lendemain du vote négatif des Britanniques, en 2016, personne outre-Rhin n’avait envisagé sérieusement cette éventualité absurde du point de vue de presque tous les intérêts économiques organisés – patronat, syndicats, groupes d’intérêts - des deux côtés de la Manche. 

Le Président français ne peut que suivre son homologue allemande. Que se passerait-il si Emmanuel Macron se mettait en travers des négociations ? Du point de vue européen et des relations franco-allemandes.

Même si Emmanuel Macron a répété à plusieurs reprises que les atermoiements des Britanniques commençaient à lasser très sérieusement les Européens – ce qui est vrai - et à détourner l’Union européenne de sujets plus importants – ce qui est sans doute aussi vrai -, et qu’il aurait préféré déjà au printemps ne pas accorder de délai supplémentaire aux Britanniques, d’où la date finalement choisie du 31 octobre 2019 et non le début de l’année 2020, il me parait vraiment très improbable que les positions françaises et allemandes ne finissent pas par se rejoindre sur ce point vital de tout faire pour éviter un « No-deal ». 

Dans le cas contraire, celui d’une opposition entre dirigeants français et allemands lors du présent Conseil européen, nous entrerions pour le coup dans une crise d’une gravité exceptionnelle. On aurait une accumulation de crises : le problème posé par le choix du futur Commissaire français, la nature de la coalition tripartite (PPE, PSE et Renew) soutenant la nouvelle Présidente de la Commission, les menaces turques de relancer la crise migratoire, et  une sortie des Britanniques sous forme de « No-deal » - encore que de leur côté une loi a été votée par le Parlement britannique interdisant un « No-deal » ou plutôt obligeant le gouvernement à demander un délai. Un « No-deal » serait donc le fruit d’une alliance de circonstance entre un Boris Johnson décidé à passer en force (« do or die ») et un Emmanuel Macron ayant retrouvé des accents gaulliens sur le « grand large » auquel sont destinés les Britanniques…  Je doute qu’un tel scénario très Halloween ne finisse par une réaction très dure des Allemands et de leurs alliés au Conseil européen.   

Beaucoup de signes avant-coureurs montrent qu'une crise économique est annoncée en Allemagne ce qui explique qu'elle pousse à la signature d'un accord. En ne faisant porter les discussions que sur les enjeux économiques, l'Union Européenne ne risque-t-elle pas d'accentuer l'image technocratique qui est la sienne ? 

Bien sûr les aspects économiques sont premiers. Il ne faut pas oublier que l’Union européenne est avant tout le fruit d’un projet de « marché commun », comme on disait dans les années 1960 et 1970. Le but premier de l’Union européenne, comme héritière directe de la Communauté économique européenne (CEE),  reste l’établissement et la garantie des libertés de circulation du travail et du capital, des biens et des services (les « quatre libertés »), sur un vaste espace européen, pour encourager la croissance économique de tous les pays participants. Ce n’est pas là un but technocratique – sauf à dire que la croissance de la richesse matérielle produite et consommée constitue un but technocratique en lui-même -, mais les moyens en sont effectivement technocratiques, c’est-à-dire qu’il s’agit avant tout de textes juridiques à adopter et à faire appliquer sur des sujets a priori techniques.  Mais là encore, c’est un peu un abus de langage : en effet, derrière les choix techniques, comme les règles en matière de santé des animaux d’élevage ou en matière de produits d’assurance, se dissimulent très souvent des choix très politiques. Dans le cas présent, le statut de la City de Londres en cas de « No-deal » constituerait un bel exemple : toutes les régulations à prendre de fait seraient alors très techniques pour le profane, mais leur impact ne manquerait pas d’avoir un poids politique et économique majeurs. 

En fait, plus généralement, en cas de « No-deal », on devrait a contrario se rendre compte de l’aspect bien peu technocratique des questions en suspens. Je pense en particulier au sort des Européens installés de longue date au Royaume-Uni, et, inversement, au sort des Britanniques installés sur le continent. Beaucoup de gens ont pris leurs dispositions en demandant la nationalité de leur nouveau pays, mais qu’arrivera-t-il aux retardataires ou à ceux qui ne veulent pas faire ce pas ? 

Inversement en cas d’accord cette semaine et de sortie au 31 octobre, ou un peu plus tard sans doute, il faudra mesurer la déception de ceux au Royaume-Uni pensaient pouvoir éviter une sortie en provoquant un second référendum. En particulier, se posera alors sans aucun doute la « question écossaise ». 

Toute cette longue négociation du « Brexit » aura eu en effet un mérite inattendu : montrer à qui veut bien se donner la peine de dépasser les slogans à quel point les sociétés européennes sont désormais interconnectées par des multitudes de flux de toute nature. 

 

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francisquinze
- 18/10/2019 - 12:22
Tout ceci n'est que de l'enfumage
Deal ou no-deal, qu'elles sont les implications réelles ?
A t-on un deal ou un no deal avec les pays extra-européens avec lesquels nous commerçons ?
Je pense en particulier à la Chine...
N'a t-on pas des usines Toyota en France, des Grands vignobles aux mains d'investisseurs Chinois, une dette nationale détenue majoritairement par l'étranger ?
A quoi sert donc l'Europe si ce n'est à nous imposer un arrimage au pourtour méditerranéen Byzantin et au Moyen Orient, pour nous détacher de notre allié Américain.
Le premier objectif de l'Europe est géopolitique !
Telle est la seule raison du Brexit.
Alors Brexit dur, mou, deal no-deal... Pschitt !

assougoudrel
- 17/10/2019 - 09:44
La France n'a jamais réussit à négocier
quoi que ce soit; elle n'est bonne qu'à se faire rouler dans la farine.