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Conceptuel

Le populisme, phénomène bien plus fondamental que le simple fruit de l’épuisement de la démocratie représentative ou de l’hystérisation des classes moyennes

Publié le 14 octobre 2019
Dans "Le Dictionnaire des populismes" (éditions du Cerf), plusieurs experts en déclinent les facettes et les nuances pour sortir le populisme de la « foire à tout » idéologique et conceptuel où il est souvent relégué.
Christophe Boutin
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Christophe Boutin est un politologue français et professeur de droit public à l’université de Caen-Normandie, il a notamment publié Les grand discours du XXe siècle (Flammarion 2009) et co-dirigé Le dictionnaire du conservatisme (Cerf 2017), et le Le...
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Olivier Dard
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Olivier Dard est un historien français.
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Frédéric Rouvillois
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Frédéric Rouvillois est Professeur de droit public à l’université de Paris. Il est à l'origine de la Fondation du Pont-Neuf. Dernier livre paru : Liquidation, Emmanuel Macron et le Saint-Simonisme, Cerf, sept. 2020.
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Dans "Le Dictionnaire des populismes" (éditions du Cerf), plusieurs experts en déclinent les facettes et les nuances pour sortir le populisme de la « foire à tout » idéologique et conceptuel où il est souvent relégué.

Atlantico : Dans votre ouvrage, "Le Dictionnaire des populismes" (éditions du Cerf) vous vous attaquez à une tâche ambitieuse et délicate, proposer un dictionnaire des populismes. Vous tentez de mieux cerner la notion de populisme et cette nouvelle réalité incontournable de la vie politique contemporaine. Quelles sont les origines du populisme et quelles sont les difficultés pour appréhender cette notion dans sa pluralité ?

Frédéric Rouvillois :  La tâche, vous l’avez dit, paraît délicate, en particulier pour une raison évidente : le fait que « populisme » est tout sauf un terme neutre, et qu’il est utilisé tantôt par certains, plutôt rares, comme un étendard, tantôt par d’autres, beaucoup plus nombreux, comme une insulte. Mais en retour, c’est précisément pour cela qu’un tel travail s’avérait nécessaire : parce que ce mot, à peu près inconnu en France avant le milieu des années 1980 et plus que jamais pollué par ses usages polémiques, est devenu l’un des pivots du vocabulaire, du débat et même de l’action politique contemporaine.

D’où, le choix de la forme du dictionnaire, qui nous a paru la plus susceptible de sortir le populisme de cette inacceptable « foire à tout » idéologique, de ce « no man’s land » conceptuel. En procédant par petites touches, le dictionnaire permet de décliner toutes les facettes, les nuances, mais aussi d’évoquer les grandes figures du populisme et ses principales mises en œuvres, anciennes ou modernes. Par là-même, il le replace dans son épaisseur historique et démontre qu’il ne s’agit pas d’un phénomène anecdotique, traduisant simplement l’épuisement post-moderne de la démocratie représentative ou une hystérisation fugace des classes moyennes, mais de quelque chose de plus fondamental. Il permet de comprendre que peut-être qualifié de « populiste » tout système qui postule la supériorité radicale du peuple et qui prétend en tirer les conséquences dans tous les domaines. Un noyau dur que l’on retrouve au fond de l’Antiquité à nos jours, de Périclès et de Jules César à Chavez et  à Salvini…

Qu'est-ce qui distingue les populismes en Europe ou ceux des Etats-Unis et d'Amérique latine ? À l'étranger, les forces anti-système portent-elles les mêmes ingrédients qu'en France ? 

Olivier Dard : Les différences concernent la chronologie et l’ampleur du phénomène.  Le populisme est un élément central de l’histoire du vingtième siècle latino-américain où il s’est incarné dans des figures comme Lázaro Cárdenas au Mexique, Juan Perón en Argentine ou Getutlio Vargas au Brésil, figures qui ont non seulement structuré des courants politiques mais aussi débouché sur des régimes : cardénisme, péronisme et gétulisme. Les dénominations disent aussi l’importance du chef dans le populisme même si dans le péronisme le régime s’inscrivait dans une double incarnation, le général Perón et son épouse Eva. Le populisme en Amérique latine y est enfin considéré dans les sciences sociales comme une catégorisation scientifique légitime. Si la qualification de populiste ou de populisme peut faire l’objet de controverses, elle n’est pas anathématisée comme en Europe et notamment en France. Qu’en est-il justement de l’Europe ou des Etats-Unis ? La Russie comme les États-Unis ont connu à la fin du XIXe siècle des mouvements se revendiquant comme populistes, fort différents d’ailleurs puisque si tous deux avaient une forte composante paysanne, le populisme russe s’est caractérisé par un recours fréquent au terrorisme. Au vingtième siècle, il n’existe pas de mouvements se réclamant du populisme aux États-Unis et en Europe. Il y a bien sûr la question des fascismes et si les contributions du Dictionnaire sur ces sujets ne négligent nullement les ressemblances entre les deux, elles en soulignent aussi les différences, en particulier à propos de l’Italie et de Matteo Salvini. Cela étant, quelles que soient leurs différences, les populismes ont en partage une dénonciation des élites en place qui sont considérées comme délégitimées. Ils entendent  prendre en charge  les intérêts d’un peuple sublimé dans une rhétorique portée par un chef qui assume une fonction de tribun de la plèbe. Le titre du second tome des Mémoires de Jean-Marie Le Pen, Tribun du peuple, est sur ce point très révélateur.

Christophe Boutin : Si l'on voit les populismes comme autant de réponses des « forces anti-système » à une crise, comme ledit système semble avoir une dimension mondiale et la crise des visages quasi-identiques, il y a nécessairement des éléments communs : dans tous les cas les peuples concernés estiment être dépossédés d’un pouvoir politique que la démocratie leur confiait et demandent à le retrouver.

Au regard des futures échéances électorales (les élections présidentielles aux Etats-Unis et en France), les populismes ont-il un avenir politique ? Comment envisager l'avenir sur la question des populismes ?

Christophe Boutin : On peut penser que les populismes actuels, aux États-Unis ou en France, mais aussi tous ces mouvements qui frappent les démocraties libérales, ont encore de beaux jours devant eux, car sur fond de mondialisation néolibérale, le divorce repérable entre peuple et élites est extrêmement profond. Ajoutons aussi que les principales demandes formulées restent plus que jamais d’actualité. C’est le cas pour l'introduction dans nos régimes représentatifs de mécanismes institutionnels de démocratie directe –comme le référendum d’initiative citoyenne ou le référendum révocatoire. Par ailleurs, le populisme pose la question de la définition du peuple- ce à quoi les démocraties libérales peinent à répondre, leurs dirigeants s’accordant volontiers sur une définition sociale (le peuple comme plebs) souvent dévalorisante (les « déplorables » clintoniens), mais se montrant  plus réticents à reconnaître ses droits politiques au peuple comme demos, et se refusant à donner une définition identitaire du peuple comme ethnos.

En questionnant les populismes, quel est votre regard sur la crise des démocraties, des élites et du lien de confiance entre les citoyens et les dirigeants ? Comment expliquer la montée des populismes et cette défiance grandissante des citoyens ? Quelles sont les raisons de la montée de ces forces anti-système et de la détestation des partis traditionnels ? Quel est le terreau de ces mouvements ?

Christophe Boutin : S'il n'y avait pas cette rupture du lien de confiance, une part de la population estimant qu'il y a captation du pouvoir par des élites déterritorialisées et dénationalisées qui les engagent dans ces choix qu'ils croient non seulement contraire à leurs intérêts du moment mais parfois même dangereux pour leur survie, y aurait-il ce sursaut populaire des populismes actuels ? Sans doute pas.

C'est en fait le système de la démocratie représentative qui est en crise : il laisse les représentants libres d'agir pour dégager la norme, mais celle-ci ne peut aller de manière évidente à l’encontre des aspirations du peuple et de ce qu’il pense être le bien commun.

Reconstruire la confiance est alors délicat. Cela suppose le retour de corps intermédiaires (partis politiques, collectivités locales) crédibles mais aussi de mettre en place des garanties institutionnelles permettant à une majorité du peuple souverain de reprendre la main, soit pour que soient posées des questions que le pouvoir se refuse à traiter, soit pour écarter une norme que ce dernier souhaite imposer, soit pour en écarter des titulaires qui auraient failli à leur mission.

Quelles ont été les principales difficultés pour vous dans l'écriture de cet ouvrage ?

Olivier Dard : Cet ouvrage, nous l’avons moins écrit (même si nous avons rédigé une longue introduction et certaines  notices) que conçu et coordonné. Élaborer une architecture a été difficile car nous souhaitions couvrir l’actualité, inscrire le phénomène populiste dans une histoire longue et une approche mondiale, et enfin doter ce travail d’une forte densité au plan des notions et de la théorie politique. Le double index, nominum et rerum donne la mesure de l’ambition du projet. Le travail de relecture a également été très lourd avec le double souci de laisser une entière liberté aux contributeurs tout en veillant à ce que chacun des textes demeure centré sur la question du populisme, et à éviter tout chevauchement. Voilà quelles étaient les ambitions. Aux lecteurs de juger du résultat.

"Le Dictionnaire des populismes", cosigné notamment par Christophe Boutin, Olivier Dard et Frédéric Rouvillois est publié aux éditions du Cerf.

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