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Racisme

Pourquoi nier l’existence du racisme anti-blancs en prouve en fait l’existence

Publié le 11 septembre 2019
A chaque polémique concernant le racisme, les militants décoloniaux reviennent à la charge et tentent par divers moyens d’expliquer que le racisme anti blancs n’existe pas. Or, ce qu’ils présentent comme des arguments prouvant l’inexistence du racisme anti blancs est en fait l’une des expressions de ce racisme.
Nicolas Moreau
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Diplômé d'école de commerce, Nicolas Moreau a exercé en tant qu'auditeur pendant une décennie, auprès de nombreux acteurs publics, associatifs et privés.
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A chaque polémique concernant le racisme, les militants décoloniaux reviennent à la charge et tentent par divers moyens d’expliquer que le racisme anti blancs n’existe pas. Or, ce qu’ils présentent comme des arguments prouvant l’inexistence du racisme anti blancs est en fait l’une des expressions de ce racisme.

La vision décoloniale du racisme

La récente sortie de Lilian Thuram («Les blancs pensent être supérieurs et ils croient l'être ») a relancé la polémique autour du racisme anti blancs. Comme toujours, tandis que certains universalistes s’acharnent à expliquer que tous les racismes se valent en horreur, d’autres s’échinent à prouver que le racisme anti blancs n’existe tout simplement pas.

Ces autres, ce sont les militants décoloniaux, dont les plus connus sont Rokhaya Diallo ou Houria Bouteldja. Selon leur idéologie, la colonisation ou l’esclavage passés produisent encore aujourd’hui des effets négatifs sur les descendants des peuples opprimés, qu’ils nomment les « racisés » (par opposition aux blancs). Suivant cette logique, ils définissent le racisme comme un système de domination qui s’inscrit dans l’Histoire, et qui inflige des conséquences concrètes aux racisés qui le subissent aujourd’hui (discriminations au logement ou à l’emploi, contrôles aux faciès, etc.). Cette vision d’un racisme comme système de domination est nommé « racisme systémique », ou encore « racisme d’Etat ».

Selon cette définition, les blancs ne peuvent pas subir ce type d’oppression systémique aujourd’hui, car ils n’ont historiquement pas été opprimés et colonisés. Au contraire, ils ont historiquement été oppresseurs et colons, en conséquence de quoi le système de domination mis en place au temps de la colonisation et de l’esclavage ne peut pas leur être défavorable aujourd’hui. 

Les décoloniaux considèrent ainsi que les blancs ne subissent pas de système d’oppression hérité de l’Histoire et que par conséquent le racisme anti blancs ne peut pas exister. Ils illustrent cette inexistence par une absence de discrimination des blancs sur les marchés du logement et de l’emploi, ou face à la police.

La démonstration parait solide et séduisante, puisqu’elle prétend expliquer l’origine des discriminations subies par les racisés de nos jours. Mais en vérité, elle fait l’impasse sur de nombreux faits, et elle porte en elle un profond racisme anti blancs.

Des faits ignorés

Sont occultés par exemple les quatorze siècles de traite négrière arabo-musulmane, et la mortalité très élevée lors des opérations de castration des esclaves. (Ce que Tidiane N’Diaye nomme le « génocide voilé »). Occultés également les neuf siècles de traite négrière intra-africaine. Ces oppressions, pourtant systémiques, n’intéressent visiblement pas les décoloniaux. Selon quelle logique la traite négrière occidentale engendrerait-elle un système de domination aujourd’hui, alors que les traites négrières intra-africaine et arabo-musulmane n’en engendreraient pas ? Et que se passe-t-il dans le cas d’oppressions entre racisés ?

Est également occultée la colonisation en Indochine, dont les ressorts sont supposés être les mêmes pour les peuples opprimés, mais dont les conséquences en termes de discrimination semblent bien différentes. Selon quelle logique les mêmes causes donnent des conséquences différentes ?

On le voit, l’approche prétendument historique des décoloniaux prend du plomb dans l’aile lorsqu’on réfléchit à l’ensemble des faits historiques qui sont volontairement passés sous silence au motif qu’ils ne collent pas à leur théorie.

L’approche légale et l’appellation « racisme d’Etat » vacillent également, lorsque qu’on rappelle qu’aucune disposition constitutionnelle, aucune loi, aucun décret, aucun règlement, ne permet une quelconque discrimination négative envers les racisés. La réalité est d’ailleurs plus proche de l’inverse, avec des dispositions particulières de discrimination positives indirectement mises en place à leur endroit, au niveau des concours d’entrée à Science Po par exemple.

Une définition raciste du racisme

L’escroquerie intellectuelle de ces militants va plus loin encore, en ignorant la définition même du racisme, telle qu’elle fait consensus, et en la réinventant de toutes pièces pour qu’elle colle aux fins décoloniales. 

Ainsi, le racisme n’est plus défini par les décoloniaux comme la croyance infondée en l'existence de races humaines et la hiérarchisation de celles-ci, mais comme un système d’oppression résultant d’une Histoire, qui porte des conséquences négatives sur les racisés d’aujourd’hui.

Cette redéfinition du racisme est opérée de manière à en exclure spécifiquement les blancs, en se plaçant dans le contexte exclusif de l'Occident, et en occultant les faits historiques qui ne vont pas dans le sens de cette vision.

Sous cette définition, les blancs sont définitivement exclus du droit d’être victimes, et sont enfermés dans le rôle de l’éternel et unique bourreau des peuples racisés. Cette définition est créée sur mesure pour amalgamer l’ensemble des blancs et les enfermer dans le rôle scélérat de l’éternel tortionnaire. Elle est par conséquent raciste.

C’est ainsi qu’en voulant prouver que le racisme anti blancs n’existe pas, les décoloniaux en prouvent au contraire l’existence.

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Commentaires (6)
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Vu de très loin
- 12/09/2019 - 11:38
Prononcer les mots "les blancs" est déjà raciste
Qui sont les "blancs" ?
Qui sont les "racisés" ?
Dans un monde de métissage, ils vont avoir du mal à séparer les groupes. Où mettent-ils les métis ?
Mais d'autres facteurs entraînent les discriminations, qui n'ont rien à voir avec la couleur de peau ou les racines ethniques : le niveau de diplôme, le patrimoine, la maladie... et j'en passe. Pourquoi ne focaliser le discours que sur les caractéristiques physiques ?
Certains cumulent plusieurs de ces handicaps tandis que d'autres "non blancs" ne me semblent pas à plaindre.
Ayant beaucoup voyagé, je peux témoigner que le racisme est partout, il n'est pas l'apanage d'un seul groupe : c'est mon expérience...
D'un autre côté, j'ai vécu des amitiés formidables qui dépassaient tout ce fatras de considérations "ethniques", et je m'en félicite.
hoche38
- 12/09/2019 - 08:58
Est-ce si compliqué?
Ce racisme anti-blancs n'est-il pas simplement l'expression d'une sorte de complexe d'infériorité mal refoulé face à la civilisation occidentale?
Escifer
- 12/09/2019 - 01:24
le pire
est sans doute que ce racisme anti-blanc, comme l'ensemble de la construction intellectuelle délirante, au sens fort du terme, qui promeut le discours victimaire imposant la figue du "racisé", sont de nature à faire le plus grand tort aux communautés au nom desquelles ces inepties sont universitairement et médiatiquement répandues. Si les "intellectuels" qui produisent ou répètent ces discours visent des postes, de la discrimination positive, ou la jouissance de voir le monde "officiel"trembloter devant eux, la vérité est qu'ils fournissent en revanche à qui les écoute et veut bien les croire au sein des "communautés" un permis de haine, de délinquance, d'abrutissement, bref de tout ce qui peut s'opposer au progrès et à l'ascension sociale. Les "racisés" sont devant tout, pas derrière, ensemble navrant de ceux que ces discours empoisonnés de ressentiment incontrôlé va faire glisser vers le bas. Il ne suffisait pas de la catégorie d'imbéciles au destin perdu fabriquée par le ressentiment islamiste, il faut qu'un autre volet du grand panoptique de la haine, où il ne manque plus qu'un réveil du suprématisme blanc, vienne faire de notre vie sociale le tableau d'un enfer dérisoire.