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Un énième remake

Pourquoi le Roi Lion pourrait être le dernier classique que Disney parvient à recycler

Publié le 23 juillet 2019
Sorti en salle le 17 juillet dernier en France, la nouvelle version du "Roi Lion" en prises de vues réelles a généré pas moins de 185 millions de dollars de recettes et devient le septième meilleur démarrage de l'histoire.
Pierre Lambert
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Sorti en salle le 17 juillet dernier en France, la nouvelle version du "Roi Lion" en prises de vues réelles a généré pas moins de 185 millions de dollars de recettes et devient le septième meilleur démarrage de l'histoire.

Atlantico : Le remake en prise de vue réelle du classique de Disney a rassemblé pour son premier jour d'affiche cinq fois plus que l'œuvre originale sortie en 1994. Comment expliquer le tel succès d'un film dont l'intrigue est connue de tous ?

Pierre Lambert : Il faut revenir en arrière pour mieux comprendre ce succès. Depuis une vingtaine d'années à peu près, on a commencé à faire des suites aux films qui avaient du succès : Star Wars, L'arme fatale etc. On est entré dans un cycle où les producteurs hollywoodiens ont décidé de faire des suites aux films qui avaient eu du succès. Au bout d'un moment, cette formule s'est essoufflée : il y avait de moins en moins de monde aux suites et les grands classiques du cinéma n'ont pas eu que des suites à succès. Pour se renouveler, Disney a trouvé l'idée d'adapter en prise de vue réelle ces grands succès des dessins animés. L'avantage et le désavantage de ce principe, c'est que tout le monde connaît déjà l'histoire du film. Seulement la grande différence, c'est que tous ces films en dessin animé étaient en 2D à plat qui dataient de cinquante, quarante ou trente ans.
 
A vrai dire, Walt Disney avait déjà imaginé pouvoir faire des films, non pas en numérique, mais en prise de vue réelle avec des effets spéciaux plus évolué mais il a abandonné ses projets parce qu'il ne pouvait pas les réaliser. La technologie a évolué et aujourd'hui on est capable de faire ce que l'on veut en effets spéciaux et en 3D. Depuis quelques années maintenant, on peut faire de façon tout à fait convaincante l'adaptation de personnages réalistes (animaux etc.) en prise de vue réelle ou en 3D : le résultat est bluffant. C'est très spectaculaire parce que les personnages du dessin animé sont des images dessinées donc il y a un décalage entre le spectateur et le dessin, les gens sont davantage pris par l'histoire et moins par l'image. A l'inverse, en prise de vue réelle, il y a un côté spectaculaire à  recréer un personnage que l'on connait en dessin animé en prise de vue réelle.
 
Si l'histoire plaît, le film fonctionne bien, sinon pas toujours. En revanche, le côté visuel est beaucoup plus fort que le dessin animé. C'est beaucoup plus spectaculaire de voir les personnages de façon réaliste dans Le Roi Lion. Dumbo de Tim Burton est un bon exemple : il est sorti il n'y a pas très longtemps, n'a pas très bien marché parce qu'il n'a jamais bien fonctionné et arrive en dernier si l'on prend le box-office des grands dessins animés de Walt Disney de son vivant. Le Roi Lion était le plus grand succès de tous les temps, avec Le livre de la jungle, donc c'est normal que cela fonctionne : il y a une certaine cohérence dans ce succès, parce qu'on se base sur une histoire qui est restée populaire. Si l'histoire l'est moins, cela fonctionne moins bien même avec le talent de Tim Burton. Il y a peu de surprise à regarder Le Roi Lion, sinon voir en vrai le dessin animé avec des effets spéciaux et un réalisme surprenant.

Disney a recours depuis plusieurs années au remake en prises de vue réelles de classiques d'animation (Alice au pays des merveilles, Le Livre de la Jungle, La Belle et la Bête, Aladdin). Quelle est l'intention de Disney : offrir un appât nostalgique à ses fans ou initier une nouvelle formule qui pourrait avoir de l'avenir ?

Cette nouvelle version du Roi Lion est seulement une question de business. Il n'y a aucune velléité artistique dans cette démarche. Walt Disney était un artiste entouré d'artistes : c'était une époque différente. Depuis longtemps, Disney est une grosse entreprise qui cherche à faire de l'argent comme les autres. Récemment, Disney a demandé à tous les licenciés de doubler les droits d'auteur : c'est une société qui est faite pour faire de l'argent, pas des œuvres d'art. Après, évidemment, dans la façon de vendre des films il y a un vrai travail : beaucoup d'artistes et de personnes de talent qui travaillent. Le Roi Lion est un dessin animé assez récent par rapport à l'histoire de Walt Disney : il y a vraiment eu un renouveau, avec plus de moyens et d'intensité dans l'animation. Il y avait alors un vrai travail créatif sur la première version du Roi Lion. Le Roi Lion de Favreau est un travail artistique mais pas scénaristique : d'ailleurs, le Roi Lion était un scénario un peu inspiré du Roi Léo au Japon (il y avait déjà eu une polémique).
 
Disney réinvente son propre univers. Depuis des années, depuis la mort de Walt Disney, Disney copie le style de Disney, un style créé par des artistes qui ne sont plus de ce monde aujourd'hui et qui n'avaient pas de concurrence à l'époque parce que tous les grands talents étaient chez Disney. Aujourd'hui, c'est différent : l'animation s'est beaucoup développée, les studios concurrents ont de grandes qualités au niveau des artistes qui font des films.
 
Au niveau de l'adaptation, il y a des bonnes et des mauvaises surprises : cela dépend du réalisateur, de la liberté qu'il a. Dumbo de Tim Burton a été vraiment réinventé visuellement de façon simple et très réussie, Le Livre de la Jungle aussi, dans un style complètement du premier. A l'inverse, Mary Poppins est très décevant, non pas que les comédiens soient mauvais, mais n'a pas le charme du premier : parce que l'animation est faite par les mêmes personnes qui ont fait Blanche Neige et qu'il y a une qualité au niveau de l'animation bien supérieure à la suite. La magie n'opère pas de la même façon.

Pour certains, Jon Favreau trahit le conte initial proche du mythe ; pour d'autres, il lui apporte une dimension plus adulte et artistique. Disney est-il condamné à recycler les films produits lors de son âge d'or, quitte à les dénaturer ?

Il y a un grand paradoxe chez Disney. Quand on parle de Disney, on parle de Disney et Pixar. Il faut savoir que Pixar a été créé par John Lasseter qui était un animateur de Rox et Rouky, donc quelqu'un qui a travaillé dans le dessin animé classique chez Disney. Pixar et Disney sont indissociables. D'un côté, Pixar est très créatif, fait des films étonnants et originaux, malgré les "suites". Il y a donc un renouvellement formidable à ce niveau-là. A côté, Disney (qui est la même société) recycle d'anciens films en prise de vue réelle, donc très différemment des animations précédentes, même si les films sont faits entièrement en digital. Ce sont donc deux choses complètement différentes : il y a un côté créatif chez Pixar et moins chez Disney. C'est sans doute une volonté de production : ils n'ont plus la capacité à créer des choses. Lorsqu'on crée un sujet original, un nouveau personnage et une nouvelle histoire, il y a un risque d'échec. Il y a beaucoup moins de risques à reprendre un succès énorme, une histoire que tout le monde connaît. Il faut être surpris visuellement pour que cela fonctionne, et c'est le cas du Roi Lion : les spectateurs sont surpris visuellement. La technique d'animation en 3D est d'un niveau de réalisme parfait. On arrive donc à des résultats très spectaculaires : c'est la raison du succès.
 
Or, les grands classiques ne sont pas si nombreux : on va bientôt arriver à la fin de ce cycle d'ici cinq ou dix ans. Il reste Mulan, Pinocchio et quelques-uns. Cela risque néanmoins de s'arrêter. Disney fera sans doute après des "suites". Le Roi Lion vient de marcher merveilleusement, ils seront très tentés de faire une suite au Roi Lion, même s'il va falloir créer une histoire. La 3D a un avantage, c'est qu'une fois que le personnage est créé, il est conservé : cela coûte donc moins cher de faire une suite.
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