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Le sarkozysme (les idées de 2007) sans Sarkozy (l’homme) : combien de divisions ?

Publié le 30 juin 2019
L'idée d'un retour de Nicolas Sarkozy fait régulièrement surface à droite. Mais que représente réellement le sarkozysme aujourd'hui ?
Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’Ifop.
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L'idée d'un retour de Nicolas Sarkozy fait régulièrement surface à droite. Mais que représente réellement le sarkozysme aujourd'hui ?

Atlantico : En termes d'électorat, que représente le sarkozysme aujourd'hui ?

Jérôme Fourquet : En terme électoral c'est difficile à dire. Quand on parle du sarkozysme parle-t-on du corpus idéologique qu'il avait forgé ou son capital électoral personnel et l'audience qui pourrait être la sienne ? Il faut faire la part des choses. Pour ce qui est de son audience électorale on rappellera que même dans un paysage sinistré il apparaît comme un recours potentiel. On se tourne vers une figure tutélaire. Même s'il a ce statut de valeur refuge, on rappellera qu'en 2016 il avait été sévèrement défait à la primaire de la droite. Sans même parler donc de l'ensemble des électeurs français, juste sur l'électorat de droite et son public le plus impliqué (qui s'est mobilisé pour la primaire), il n'a pas été en capacité d'accéder au second tour.

Il convient donc de différencier un succès en librairie ou une popularité sondagière avec un succès électoral réel. On rappellera également qu'au moment de cette primaire de la droite quelques temps avant Nicolas Sarkozy avait déjà sorti un livre lui permettant de faire le tour de France et avec lequel il avait suscité un véritable engouement. Ce qui l'a certainement incité à se lancer.

Celui qui 'la battu François Fillon, avait une ligne assez droitière et avait repris ce qui avait fait la marque de fabrique de l'ancien président notamment à la fin de son quinquennat (travail, sécurité immigration). Tous ces sujets continuent de peser sensiblement dans la galaxie de l'électorat de droite. Même si la droite est aujourd'hui très diverse.

Il faut faire là encore la distinction entre les valeurs et le poids électoral du personnage. Encore une fois il faut aire attention aux effets distordant d'un succès en librairie qui ne se traduirait pas dans les urnes.

Le fait qu'il soit en retrait de la vie politique joue-t-il sur sa popularité ?

Bien sûr. Comme pour Jacques Chirac ou même pour François Hollande dans une certaine mesure, une fois que le président n'est plus perçu comme faisant parti de la vie politique active (même si Nicolas Sarkozy reste dans l'univers politique), il bénéficie d'un certain regain de popularité. Le jugement devient moins politique à votre égard qu'il ne l'était par le passé.

Ce reliquat du Sarkozysme n'a-t-il pas dérivé vers le Rassemblement national ou La République En Marche ?

Une autre des spécificités de Sarkozy dans sa période présidentielle est qu'il était parvenu à réaliser une certaine forme de synthèse idéologique à droite et avait agrégé une coalition électorale assez large autour de son programme (31% au premier tour de l'élection de 2007, 11 points de plus que François Fillon). Il y avait donc une capacité d'agrégation importante du fait de sa capacité à marcher sur deux jambes, la revalorisation du travail et un discours ferme sur les questions régaliennes. Parallèlement un certain nombre de marqueurs posés visaient à élargir la cible de la droite. Sous son quinquennat on voit arriver en nombre important des figures issues de l'immigration comme Rachida Dati. Il avait cette capacité à faire bouger les lignes et de brasser large idéologiquement.

Le problème est qu'aujourd'hui on peut trouver des traces du sarkozysme idéologique différentes familles politique des Républicains en passant par LREM et le RN. C'est une difficulté supplémentaire si un retour se concrétise.

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hoche38
- 14/08/2019 - 17:21
Il a été le sauveur en 2008!
Qui pourrait oublier l'action décisive du Président Nicolas Sarkosy à qui fut prêtée en 2008 le sauvetage de l'économie mondiale... Sans vouloir négliger bien sûr, l'injection de 26.000 milliards de dollars dans les circuits financiers par la Banque fédérale américaine.
Frangipanier123Tours
- 14/08/2019 - 13:47
Sarko
En politique, rien n'est pire pour un (ex-)dirigeant que d'avoir trahi son électorat: j'ai fait sa campagne de 2006/7 ET voté pour lui en mai 2007 sur la base du Kärcher !!
ET puis IMMEDIATEMENT APRES SON ARRIVEE 1/ il a fait mine de perdre les clés du Kärcher et 2/ il a mis dans son gouvernement des "clowns de gauche" type Kouchner.
Depuis cette date, je suis SON MEILLEUR ENNEMI (et des millions d'électeurs de droite comme moi qui ont la mémoire longue et n'oublieront JAMAIS sa trahison de 2007). D'où sa pitoyable défaite à la primaire de droite de novembre 2016.
Et son copinage avec Macron a encore plus terni son image car, bien évidemment, qui se ressemble s'assemble.
"Last but not least": la chienlit en Libye est DE SON ENTIÈRE RESPONSABILITÉ - SUR LES CONSEILS DU KHÔNNARD BHL mais il n'était pas obligé de les suivre !- Demandez à n'importe quel officier DGSI et surtout DGSE, obligées de faire le ménage derrière lui en Libye: ils le haïssent et le méprisent copieusement.
Xenophon
- 14/08/2019 - 11:56
Perplexté abyssale!
Et, de plus, il ne lui répugne pas de servir de faire valoir à Macron! Curieuse approche pour un retour éventuel!