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© Reuters
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Disraeli Scanner

Mario Draghi, dans un discours modeste dans le ton, incisif mais pernicieux, confond volontairement souveraineté et indépendance

Publié le 04 mars 2019
Lettre de Londres mise en forme par Edouard Husson. Nous recevons régulièrement des textes rédigés par un certain Benjamin Disraeli, homonyme du grand homme politique britannique du XIXè siècle.
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Lettre de Londres mise en forme par Edouard Husson. Nous recevons régulièrement des textes rédigés par un certain Benjamin Disraeli, homonyme du grand homme politique britannique du XIXè siècle.
Londres, 
Le 3 mars 2019
 
L’homme le plus puissant d’Europe
 
Mon cher ami, 
 
Quel est l’homme le plus puissant d’Europe? Certains répondront que c’est une femme, Angela Merkel - encore et toujours malgré son affaiblissement électoral. Votre président croit, lui, dur comme fer, qu’il est l’incarnation du renouveau européen. Pour ma part, je crois qu’il faut regarder ailleurs. Angela Merkel a été très faible face à la crise et tout à fait incapable d’établir un leadership allemand sur l’Europe. Emmanuel Macron essuie défaite après défaite sur le terrain européen, depuis son élection. Et il n’y aura guère que les médias français, demain matin, à chanter les louanges de son intervention sur la RAI. Non, l’homme le plus puissant et le plus influent d’Europe est Mario Draghi, le président de la BCE. Il a sauvé l’euro en 2012-2013 en imposant une politique de quantitative easing à l’Allemagne. Certes son mandat de président de la Banque Centrale Européenne s’arrête en novembre prochain et nul ne sait, à ce jour, comment le remplacer. Mais il n’en est que plus frappant que Mario Draghi, recevant un doctorat honoris causa de l’Université de Bologne, en ait profité pour prononcé un discours qui sonne, non seulement comme un lancement de la campagne des élections européennes, mais bien plus encore comme un discours de ralliement de tous les européistes abasourdis par les deux dernières années et cherchant comment relancer la construction européenne. Je vous ai souvent dit combien je trouvais Emmanuel Macron faible dans l’argumentation politique. On ne peut pas en dire autant de Mario Draghi: il est, dans le discours prononcé le 22 février dernier aussi pernicieux que brillant intellectuellement. 
 
On serait en droit de spéculer, à la lecture de son discours: imagine-t-on, dans les cercles du pouvoir européen que Mario Draghi puisse, après son mandat de président de la Banque Centrale Européenne, aller à la rescousse d’une Italie dont on aurait préalablement organisé le renversement de l’actuel gouvernement? Le discours de Mario Draghi a eu une audience limitée. Mais il va faire son chemin parmi les initiés, les experts, italiens et européens, parmi tous ceux qui ont été frustrés du gouvernement par la victoire de la Ligue et de Cinque Stelle. Et puis, tous les milieux financiers vous le diront: une crise italienne est ce qui pourrait déstabiliser l’euro; non seulement un gouvernement italien en place n’y résisterait pas; mais quoi de plus évident, dans un tel cas, que d’en appeler à celui qui connaît la machinerie et l’a fait servir, autant que possible, au maintien de tous les pays de la zone euro dans la monnaie européenne? 
 
Un détail ne trompe pas: Mario Draghi a beau ressembler à un Méphisto un peu usé, il n’a pas hésité à finir son discours par une citation de Benoît XVI: « La voix de la raison n’est jamais aussi bruyante qu’un cri irrationnel. Mais la vérité est que la morale politique consiste précisément à résister aux séductions des paroles grandiloquentes. (....) Ce n’est pas le refus du compromis mais le compromis lui-même qui est la vraie morale de l’activité politique ». Il est extrêmement malin de se réclamer de Benoît XVI, le pape aujourd’hui retiré mais dont tant de catholiques conservateurs ont la nostalgie. Il est plein de sens de citer un sermon prononcé en Allemagne en 1981 au moment où l’Allemagne est en vérité en incapacité de trouver des compromis politiques pour faire avancer l’Europe. Est-ce même une pierre jetée dans le jardin de ceux qui, à la Commission ou au Conseil Européen, négocient si mal le Brexit? 
 
Une Europe fondée sur la raison
 
Mario Draghi propose un ralliement raisonnable à l’Europe. Il est d’ailleurs en parfaite conformité avec ses propos. Là où votre Président insulte les « lépreux », les « réfractaires » et les «gens qui ne sont rien », Mario Draghi suit le précepte de Benoît XVI: pas de parole grandiloquente, même pour défendre l’Europe ! Mais on ne s’enferme pas non plus, en le suivant, dans la pensée circulaire d’un Alain Minc ni dans le fatalisme pseudo-progressiste d’un Jacques Attali. Non, il s’agit de convaincre, d’une voix tranquille, que le bon sens est du côté de l’Union Européenne. Le président de la BCE invoque la solidité de l’euro et son statut de monnaie internationale; il suppose que la situation des pays faibles de la zone eût été bien pire dans la crise sans la solidarité monétaire européenne; il explique que l’on peut négocier à 27 bien plus d’accords de libre-échange que si l’on est un Etat européen isolé; il souligne la prépondérance du commerce intracommunautaire sur le commerce extracommunautaire des Etats-membres etc....
 
Je vais revenir plus loin sur le fondement du raisonnement concernant l’indépendance et la souveraineté, dont je vais montrer qu’elle relève du sophisme. mais il vaut la peine de regarder de près le discours du président de la BCE et de comprendre comment il fonctionne. Il affirme par exemple que 75% des citoyens des Etats membres de la zone euro sont en faveur de l’euro. Chiffre non étayé, qui sert à un plaidoyer pro domo; mais c’est précisément le ton de ce plaidoyer qui doit emporter la conviction: comment ne pas adhérer au ton si raisonnable d’un homme qui sait s’imposer aux Allemands? Comment ne pas voir qu’à la différence d’Emmanuel Macron, si déférent envers l’Allemagne, Mario Draghi n’a pas peur de critiquer une construction européenne qui serait fondée sur « les règles », sans aller au bout de la construction institutionnelle qui permettrait de consolider l’Union? Comment ne pas voir le pouvoir de séduction sur des esprits semi-éduqués et peu critiques de l’idée selon laquelle la force des institutions vient de ce qu’elles peuvent se soumettre à un contrôle démocratique alors que les règles produisent des politiques peu transparentes? 
 
Un enchaînement de sophismes 
 
Evidemment, le discours de Mario Draghi est facile à démonter pourvu que l’on ait les idées claires. Lorsqu’il écarte la définition juridique de la souveraineté - la juridiction sur un territoire donné -  au profit d’une capacité à disposer de marges de manoeuvres dans le monde actuel, le président de la BCE a beau enchaîner sur une citation de Locke, il ne fait que recycler la banale confusion, répandue par Kelsen mais qui remonte à Hobbes, entre souveraineté et pouvoir, souveraineté et puissance. Tout le discours de Draghi est fondé sur un raisonnement simpliste: la souveraineté n’est pas l’indépendance; en effet celle-ci est impuissante car les Etats sont trop petits, la plupart du temps, pour lutter dans la mondialisation. La souveraineté étant la capacité à agir et non une question de juridiction et de responsabilité, elle serait mieux garantie dans le vivre-ensemble de l’Union Européenne que dans une illusoire collection de souverainetés nationales. 
 
Ce faisant, Draghi écarte, sans le dire, un nombre important de questions: qui voudra croire que le Parlement européen, comme le prétend Draghi, soit une véritable instance de contrôle des institutions européennes? Séparer, ainsi qu’il le fait, la souveraineté du droit, c’est aussi écarter la démocratie. La question de la puissance est une question différente de celle du droit. Bien entendu, dans l’ordre temporel, la force se met au service du droit. Mais on n’a jamais eu besoin d’un Etat supranational européen pour cela. Au contraire, les empires sont peu propices à l’état de droit. Le vieux système européen consiste à placer les plus petits Etats sous la garantie d’un équilibre des puissances entre les gros Etats. C’est l’équilibre entre des puissances multiples et non un seul Etat unifié qui garantit la souveraineté de tous. 
 
Comment le dire mieux que le Général de Gaulle, le 13 décembre 1959 devant les représentants du Sénégal et du Soudan qui réclamaient leur indépendance? « L’indépendance signifie un désir, une attitude, une intention. Mais le monde étant ce qu’il est, si petit, si étroit, si interférent avec lui-même, l’indépendance réelle, l’indépendance totale n’appartient en vérité à personne. Il n’y a pas (...) d’Etat si grand, si puissant qui soit, qui ne puisse se passer des autres. Dès lors qu’il n’est pas d’Etat qui puisse se passer des autres, il n’y a pas de politique possible sans la coopération ». C’est pourquoi, explique de Gaulle, il vaut mieux parler de « souveraineté internationale» que d’indépendance. « Mais la souveraineté internationale signifie quelque chose de positif. Elle signifie qu’un peuple prend dans le monde ses responsabilités à lui. Elle signifie qu’il s’exprime pour lui-même et par lui-même, qu’il répond de ce qu’il dit, qu’il répond de ce qu’il fait ». On voit très bien comment, partant du même constat - l’interdépendance entre les Etats - Mario Draghi en tire des conclusions erronées. Séparez la souveraineté du droit, de la démocratie, de la question de la responsabilité d’un Etat devant son peuple et devant la communauté internationale, et vous verrez la liberté dépérir. Comme le disait de Gaulle dans le même discours: « Si l’on voulait résumer le combat du monde, il est engagé entre ceux qui veulent la liberté et ceux qui y renoncent ». 
 
Mario Draghi est un sophiste. Et nous savons, depuis Platon, combien ils sont intelligents et pernicieux à la fois. Avec lui, les Etats d’Europe sont invités à se soumettre à une captivité prolongée, plus douce en apparence et plus terrible sur le long terme que tous les empires continentaux qui ont précédé l’Union Européenne. 
 
Je vous souhaite une bonne semaine. 
 
Bien fidèlement à vous
 
Benjamin Disraëli
 
 
 
 
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Commentaires (1)
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GP13
- 04/03/2019 - 10:38
Excellent
Et non seulement la souveraineté n'est pas l'isolement, mais la condition nécessaire à toute coopération.