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Donald Trump

Derrière le leurre du « mur » avec le Mexique, à quand la crise de la dette publique américaine qui produira la nôtre ?

Publié le 18 février 2019
Donald Trump a décrété l'"urgence nationale" pour construire le mur à la frontière avec le Mexique.
Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ;...
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Jean-Paul Betbeze
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Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ;...
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Donald Trump a décrété l'"urgence nationale" pour construire le mur à la frontière avec le Mexique.

Les chiffres sont énormes, croissants, menaçants, donc nous regardons ailleurs : vers le « mur » avec le Mexique. Mieux vaut parler de 5 milliards de dollars pour ce mur, que d’un déficit budgétaire américain de 1 000 sur l’année, en attendant d’atteindre 1 400 dans dix ans, si rien n’est fait. C’est moins angoissant ! Car c’est un cumul de 12 000 milliards de déficit (et donc de dette) qui se crée sur onze ans, d’après le centre de prévision du Congrès (CBO : Congressional Budget Office). Et 12 000 milliards, c’est presque la moitié du plafond actuel de la dette (23 trillons), plafond qui serait donc augmenté de moitié sur dix ans, pour que les déficits soient financés ! En plus, tous ces chiffres sont officiels, autant dire : prudents ! La dette américaine, aujourd’hui à 78% du PIB, passerait alors à 93% en 2029 pour le CBO. Mais il faudrait plutôt compter 106% du PIB, selon d’autres économistes (Alan Auerbach – Berkeley, William Gale – Brookings, Aaron Kupkin - Brookings). En attendant 193% en 2049, toujours selon eux.

Donc tout le monde regarde le leurre : ce « mur » avec le Mexique, que veut tant Donald Trump. Lui, cherche 5,7 milliards pour la partie jugée la plus dangereuse. Le Congrès vient de lui en accorder seulement 1,7. Il signera donc, pas content du tout. C’est mieux que rien, mais, surtout, il n’a pas le choix. Il signe pour éviter une deuxième fermeture des administrations (shutdown), avec 800 000 salariés qui ne seraient plus payés, plus une encoche à la croissance et surtout une poussée de mécontentement. Mais le compte n’y est pas non plus pour les Républicains « durs ». Fox News parle de mauviette (wimp) à son sujet. Donc l’ « urgence nationale » vient d’être déclarée pour trouver les milliards qui manquent, en ponctionnant le budget de la défense. Ça promet, pour entretenir le leurre !

Car le vrai problème est ailleurs. Bien sûr, il faudrait plus de milliards pour un vrai « mur » déployé sur toute la frontière (estimons le à 50), sans compter ceux que veut Donald Trump en infrastructures (et que les Démocrates peuvent approuver). Le hic est que toutes ces dépenses s’ajoutent, creusant encore le déficit budgétaire, dans une économie qui est pourtant en plein emploi, après une de ses plus longues phases d’expansion ! Quoi : un déficit de 4% du PIB dans une économie en plein emploi ! Quoi : un déficit primaire, donc avant paiement des intérêts, de 3 à 5% du PIB ! Quoi : un coût de la dette qui représenterait 7,1% du PIB en 2049, et encore, si les taux ne montent pas !

La vérité, c’est que les États-Unis sont dans une crise fiscale. Leur croissance « rapporte » de moins en moins d’impôts, ce qui creuse et le déficit et la dette. Certes, les pressions sont fortes pour augmenter les dépenses dans une population vieillissante : la santé passerait ainsi de 5,2% du PIB en 2019 à 8,1% en 2049, la sécurité sociale de 4,8 à 6,1%. Il faudra donc « tenir » les dépenses militaires et peser sur les autres. Mais tout ceci ne suffira pas ! La baisse de la fiscalité, décidée par Trump en début de mandat a surtout eu un effet boursier. Il a duré de un à deux ans, puis s’est retourné. Depuis, l’argent ne rentre plus. Les impôts sont moins là.

Aujourd’hui, pour garder le ratio dette/PIB au niveau actuel, il faudrait selon les experts cités plus haut de l’ordre de 3,9% du PIB en coupes permanentes de dépenses ou bien en hausses d’impôts. Où est donc passée la vigilance des Républicains ? Elle a disparu, devant la politique de dépenses de Donald Trump qui devait (selon lui) être autofinancées par les baisses d’impôts. En fait, elles ont plus conduit à des rachats de titres et à une concentration de la richesse qu’à plus d’investissement. C’est bien pourquoi la fiscalité sera au centre de la campagne qui s’ouvre, avec plus d’impôts sur les « riches » du côté démocrate. C’est bien pourquoi Trump tape déjà contre ces Démocrates devenus Socialistes, autrement dit : Communistes.

Mais rien ne dit que ces hausses d’impôts passeront, donc qu’un(e) Démocrate sera élu(e), et moins encore qu’elles suffiront, avec l’idée que d’importantes baisses de dépenses sont peu vraisemblables. Dans ce contexte, le plus probable est une montée du déficit et de la dette publique, avec la question de son financement, dont personne ne parle. Leurre du « mur », suite ! En 2015 en effet, investisseurs étrangers et américains détenaient chacun autant de bons du trésor, 6 trillions de dollars. Mais maintenant, les Américains en ont près de 10 et les étrangers toujours 6. La Russie a tout vendu (il lui reste 12 milliards !), la Chine n’achète plus (1,1 trillion), le Japon a toujours 1 trillion. Viennent ensuite les 311 milliards brésiliens, 275 milliards irlandais (un lien avec les dépôts des GAFA ?), 207 milliards aux Caïmans (qui est derrière?) pour les autres importants détenteurs. La politique de Trump pèse : les « ennemis » n’achètent pas de quoi le financer ! Ce sont les institutions américaines qui financent le déficit américain !

La question est donc l’effet de cette montée du déficit et de la dette, avec une croissance qui fléchit, et une récession qui approche. Même si le miracle d’un « atterrissage en douceur » de l’économie américaine se produit (une première historique), le déficit ne sera pas vraiment réduit, plus la pression à la hausse sur les taux longs américains.

Une pression qui va s’étendre, en zone euro notamment, où il y aura en même temps moins de croissance. Le successeur de Mario Draghi aura un vrai problème : comment suivre la baisse des taux de la Banque centrale américaine, quand ceux de la zone euro sont déjà à zéro ? Des taux négatifs pour les banques, qui souffrent et souffriront de plus en plus dans le ralentissement (ou pire dans la récession) ? Pas facile. Plus de financement des banques à taux zéro (LTRO) ? Oui, bien sûr. Plus d’achats de bons du trésor par la BCE, comme le fera sans doute aussi la Fed ? Après, sans doute. Nous ne sommes pas sortis des politiques monétaires extraordinaires !

Le « mur » du Mexique cache de terribles fissures aux Etats-Unis et va les élargir ici. Là-bas, il « pompera » l’épargne mondiale pour boucher les trous du budget et fera monter les taux longs. Et ici ?

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Sidewinder
- 18/02/2019 - 20:34
References
Prendre pour référence Berkeley et l'aile gauche de Brookings c'est restreindre le champ des opinions.
hermet
- 18/02/2019 - 13:43
Hors-sujet
Le mur n'est pas un leurre, il est fondamental sur la forme et le fond, mais enfin où vivez vous Mr Betbeze ?
L'immigration de masse de ces 20-30 dernières années subie par les populations autochtones occidentales est un phénomène majeur et gravissime, ce phénomène migratoire a détruit le lien social, et les valeurs profondes de nos sociétés; on se retrouve avec des sociétés atomisées, des individus perdus sans confiances en personne ni en eux même, le consentement à l'impôt disparait , le chacun pour soi, chacun pour sa communauté sans la moindre empathie; fondé un état sur ce socle est compliqué sinon impossible et l'économie aussi finira par en pâtir même aux USA, si l'Amérique veut se sauver elle doit juguler l'immigration, sans quoi ce n'est plus les USA mais un nouveau Mexique sans les sites Aztèques mais avec les narcos...