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© PHILIPPE HUGUEN / AFP
© PHILIPPE HUGUEN / AFP
Le travail, c'est la santé ?

Pourquoi travailler à un bureau sans bouger fatigue autant que des efforts physiques

Publié le 13 février 2019
Le paradoxe dans le fait d'être épuisé après une journée de travail passée assis à un bureau, sans fournir d'effort physique, n'est qu'apparent. Voici pourquoi.
Sébastien Hof
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Psychologue et psychothérapeute spécialisé en psychologie du travail, Sébastien Hof a notamment été Président de la société de santé au travail de Franche-Comté et a enseigné à l'Université de Franche-Comté.
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Le paradoxe dans le fait d'être épuisé après une journée de travail passée assis à un bureau, sans fournir d'effort physique, n'est qu'apparent. Voici pourquoi.

Il y a un paradoxe apparent dans le fait d'être épuisé après une journée de travail passée assis à un bureau, sans fournir d'effort physique. Une première hypothèse, "l'épuisement de l'ego" consiste à dire que dans une journée, nous disposons d'une "quantité" de concentration disponible limitée, et que nous ressentons de la fatigue quand nous l'épuisons. Que pensez-vous de cette théorie?

Il me semble important de pouvoir déjà insister qu'il apparaît illusoire de penser que travailler ne fatigue pas... en effet, nous travaillons avec notre corps et notre esprit et nous sommes pris à 100% par notre travail, nous ne pouvons pas être ailleurs si nous souhaitons réaliser notre travail avec qualité. Nous mettons en œuvre notre corps dans le cadre de la réalisation du travail, y compris dans les postes de bureau, nous ne pouvons pas faire sans notre corps. A chaque mobilisation du corps et de l'esprit au travers de la concentration et de la mise en œuvre de notre intelligence pratique, nous utilisons tous nos sens également pour nous atteler à la tâche. Par définition, notre énergie n'est pas illimitée et il nous faut des moments pour récupérer pour pouvoir mobiliser à nouveau toute notre énergie dans la réalisation du travail. Il est clair aujourd'hui que l'employeur a besoin de toutes les ressources du/de la salarié(e) pour que le travail se fasse car le travail est de plus en plus complexe, dense, immatériel, difficile à prévoir et mobilise notamment la capacité d'adaptation de l'homme au travail, sans quoi l'employeur mettrait des machines pour faire le travail. 

Une deuxième hypothèse explique que c'est le manque de motivation qui nous fatigue. Lorsque l'on doit effectuer une tâche mais que l'on a envie de faire autre chose (comme traîner sur internet), cette "tentation" permanente nous fatigue. Cette théorie est-elle plus convaincante?

Dans le cadre de mes consultations, je peux constater que le travail lui-même est souvent source de motivation et que les personnes mettent souvent du cœur à la tâche. Cependant, après une réorganisation, la mise en place de nouvelle méthode ou d'autres changements, le travail est dénaturé et le sens n'est plus présent pour le/la salarié(e). Il apparait alors une souffrance (dont la démotivation pourrait être une conséquence) qui rentre en confrontation avec le désir de bien faire son travail. Les personnes n'ont que deux possibilités, soit développer un mécanisme de défense prenant la forme du désinvestissement soit souffrir et aller au bout de leur force. Dans le cas du désinvestissement, les personnes ne sont plus motivées à la tâche et tentent de trouver les ressources nécessaires pour vivre et moins souffrir. Ceci a tendance à fatiguer bien évidemment la personne car elle est contrainte de fonctionner comme cela. Ainsi, nous pourrions évoquer que l'épuisement professionnel lié notamment à une surcharge de travail est une réalité mais l'ennui et l'inaction sont également des formes bien connus qui fatiguent. Cependant, la fatigue protège l'individu pour l'engager à ralentir ou interrompre la dépense d'énergie. Aussi, dans l'évolution du monde du travail via les progrès techniques, la fatigue physique à laisser place à la fatigue nerveuse, la fatigue cognitive. Parfois, la fatigue provient également du travail non réalisé plutôt que de tout ce que le/la salarié(e) a fait. 

Tous les salariés occupant des emplois de bureau sont-ils condamnés à être fatigués à la fin de la journée ? Ou bien des mesures peuvent-elles être mises en place pour éviter cet épuisement "paradoxal"?

En effet, la fatigue est inhérente au travail du fait de la mobilisation de l’ensemble des capacités de la personne dans son travail mais la fatigue nerveuse peut être évitée et doit être l’objet de démarche de prévention. Il apparaît alors nécessaire de remettre du sens dans le travail à réaliser, d’adapter l’environnement (il faut absolument éviter les open-space qui stressent et épuisent les personnes du fait du bruit, de l’impossibilité de se concentrer) et l’organisation du travail (éviter les interruptions intempestives, les horaires de travail adaptés) aux possibilités des personnes dans le temps imparti. Il me semble nécessaire que, dès les moindres signes de fatigue (la fatigue ne disparaît pas au repos ; Troubles fonctionnels très variables (troubles cardiaques, digestifs vertiges, maux de tête, spasmes vasculaires, troubles de mémoire, irritabilité., douleurs diffuses, amaigrissement, dépression, troubles du sommeil, lassitude au réveil, recours au coup de fouet des stimulants, anxiété), les personnes et l’employeur puissent trouver les moyens de faciliter la motivation, la mise en sens du travail.

Parallèlement, le/la salarié(e) peut également utiliser la relaxation et le repos pour éviter une trop grande importance des symptômes. 

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assougoudrel
- 13/02/2019 - 10:45
Les nouveaux bureaux
Il y a encore un vingtaine d'années, les employés de bureau se levaient souvent, allaient chercher des fiches et des dossiers dans des classeurs, des armoires, aux archives, portaient des documents aux collègues dans d'autres bureaux aux étages du-dessus ou du dessous; bref, ils bougeaient tout le temps. A présent, ils ont les yeux rivés sur un écran et ne se lèvent que pour prendre un café, pour aller aux toilettes, pour manger le midi (où ils sont encore en position assise) et pour repartir à la maison le soir. Je suis allé à la Sécurité Sociale et j'ai vu qu'on leur a donné un truc pour qu'ils aient les pieds surélevés afin de leur facilité la circulation sanguine.