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Bonnes Feuilles

Comment les savants d'Europe de l'Est ont pu survivre à la Seconde Guerre mondiale

Publié le 12 janvier 2019
Sébastien Balibar dans "Savant cherche refuge" publié aux éditions Odile Jacob relate l'histoire de la survie des scientifiques durant la Seconde Guerre mondiale. Extrait 1/2.
Sébastien Balibar
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Sébastien Balibar est physicien, directeur de recherches à l'Ecole normale supérieure et membre de l'Académie des sciences. Il fait aussi partie du comité du Programme d'aide en urgences aux scientifiques étrangers (PAUSE)
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Sébastien Balibar dans "Savant cherche refuge" publié aux éditions Odile Jacob relate l'histoire de la survie des scientifiques durant la Seconde Guerre mondiale. Extrait 1/2.

Toujours est-il qu’en 1937, à l’occasion de l’Exposition internationale des arts et techniques appliqués à la vie moderne, la communauté scientifique française organisa un congrès au Palais de la Découverte qui venait d’être inauguré (le 24 mai). Un an plus tôt, Fritz London, déjà très connu comme théoricien en chimie et en physique, mais chassé d’Allemagne par les nazis, avait trouvé refuge à Paris. C’est ainsi qu’il suggéra à Tisza de venir au Palais de la Découverte. London cherchait un collaborateur. Il espérait introduire Tisza auprès des savants français qui l’avaient aidé lui-même. Or Tisza ne pouvait rester dans sa Hongrie natale, où l’amiral Horthy s’était allié aux nazis. Mais comment Tisza en était-il arrivé là ? Nous développions rapidement une certaine amitié. Pour lui, j’étais devenu Sébastien, et je l’appelais Laszlo. Il m’envoya un brouillon de sa biographie, résultat d’une longue interview par son ami Andor Frenkel, physicien hongrois qu’il avait rencontré d’abord au MIT puis à chacune de ses visites en Hongrie.

J’appris qu’il était né le 7 juillet 1907 à Budapest, plus précisément à Buda, la partie ouest de Budapest, juchée en haut de la colline qui domine le Danube. Son père était libraire et s’appelait Béla, comme son contemporain Bartók, lequel ne réussit à fuir la Hongrie pour les États-Unis qu’en août 1940. Et Béla Tisza avait du mal à accepter que son fils veuille être mathématicien. Il lui fit donc promettre de ne faire qu’un essai de deux ans à l’université de Budapest avant de revenir à un bon métier, le sien. Laszlo put ainsi entamer ses études de mathématiques et de physique à Budapest. Brillant étudiant dès sa première année, il y gagna la « compétition Eötvös » avec deux autres étudiants qui allaient devenir deux amis très proches : Edward Teller qui, né de l’autre côté du Danube, avait eu accès au célèbre lycée de Pest (son Gymnasium) et allait devenir le père de la bombe H américaine – mais n’anticipons pas – et Rudolf Fuchs qui, lui, allait être assassiné par les nazis hongrois. Puis son père lui proposa d’entrer comme apprenti chez un marchand de livres anciens qu’il connaissait, à Bonn. Hésitant à contrarier son père, Laszlo Tisza se présenta chez ce marchand. Après tout, s’il ne réussissait pas en mathématiques, il pourrait toujours reprendre la librairie familiale. Et puis Camilla, sa mère, pensait que les problèmes cardiaques de son fils étaient dus à l’abus de mathématiques ! Mais ce libraire de Bonn lui demanda : – Vous êtes juif ? – Oui. – Vraiment ? Alors que votre père a de nombreuses rela‑ tions en Allemagne ? Mes clients ne l’accepteraient pas… Tisza décida donc de continuer ses études scientifiques et, pour cela, choisit Göttingen. Cette université allemande était célèbre pour son excellence à la fois en mathématiques et en physique. Une tradition initiée au siècle précédent par un grand mathématicien, astronome et physicien : Carl Friedrich Gauss, celui qui donna son nom à certaines propriétés des probabilités en mathématiques et à l’unité d’induction en phy‑ sique du magnétisme. Tisza bénéficia à Göttingen de l’enseignement d’autres savants à l’intersection des mathématiques et de l’hydrodynamique, tels que Ludwig Prandtl et Richard Courant (qui allait fuir l’Allemagne nazie en 1933 pour New York, via Cambridge). Il y a probablement côtoyé d’autres illustres mathématiciens, par exemple Emmy Noether, dont Einstein dit en recevant son théorème : « J’ai reçu hier de Mlle Noether un article fort intéressant sur les invariants. J’ai été impressionné par le degré de généralité apporté par cette analyse. La vieille garde à Göttingen devrait prendre des leçons de Mlle Noether ; elle semble maîtriser le sujet  ! » Einstein l’aida aussi à se réfugier à Princeton après qu’elle eut été chassée de Göttingen en 1933 par les nazis. Elle y décéda hélas peu de temps après, en 1935.

 À Göttingen toujours, Tisza avait probablement aussi croisé David Hilbert, célèbre pour sa définition d’espaces qui sont indispensables à la physique quantique et qui avait présenté à Paris, en 1900, une liste de vingt-trois problèmes à résoudre pour l’avenir des mathématiques. Chaque résolution de l’un de ces problèmes est un nouvel événement. Une majorité d’entre eux a été résolue au XXe siècle, mais quelques-uns ne le sont pas encore, du moins pas complètement. Parmi les autres grands spécialistes de l’hydrodynamique issus de Göttingen, je pense aussi à Theodor von Karman, né Szőllőskislaki Kármán Tódor à Budapest, émigré en 1930 aux États-Unis où il fonda le Jet Propulsion Laboratory, mais surtout célèbre pour ses études d’aéronautique au California Institute of Technology, le renommé Caltech

Extrait de "Savant cherche refuge" de Sébastien Balibar publié aux éditions Odile Jacob

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