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La France et la guerre

Publié le 05 janvier 2019
La maison d'édition "Perrin" republie "La Paix" d'André Tardieu, l'homme en avance de deux Républiques. Extrait 1/2.
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La maison d'édition "Perrin" republie "La Paix" d'André Tardieu, l'homme en avance de deux Républiques. Extrait 1/2.

La France a joué dans la guerre un rôle unique. La géographie et l’histoire l’y destinaient. La violation de la neutralité belge la privait de la seule garantie qu’elle tînt de la loi internationale. Pendant des semaines et des mois, elle a été la couverture des puissances occidentales. Battue sur la Marne, la France livrait le monde au joug allemand. Victorieuse, elle l’en a sauvé. Si la France a joué ce rôle, elle l’a dû d’abord à l’unité morale que l’agression, en quelques heures, a scellée en son peuple. Elle l’a dû aussi aux vertus militaires dont ses huit millions de mobilisés ont fait preuve dans la souffrance installée sur son sol par une invasion de cinquante-deux mois. Quand les trains de concentration s’ébranlèrent, menant les troupes aux frontières, il y avait de l’ivresse dans les âmes  : ivresse de justice, ivresse de confiance. La guerre, déclarée par l’Allemagne, avait été d’abord une stupeur, bientôt une colère. De voir sa longue patience si mal payée, la nation se cabra. Le bel animal français se réveillait. La France eût éternellement reculé devant la responsabilité de la guerre. La guerre, imposée par une agression à des consciences libres, cela valait la peine de risquer sa vie. Les trains passaient, ornés de fleurs ; avec des inscriptions à la craie : « À Berlin ! » et des poupées pendues, coiffées d’un casque à pointe. Sous le soleil d’août, les artilleurs, poitrine au vent, caressaient leurs pièces de la main et riaient aux filles, qui les acclamaient dans les gares. On partit ainsi, après quinze jours de mouvements préparatoires, vers la Belgique, héroïquement dressée. On disait :

« Où sont-ils ? » On allait les chercher. Dans les bourgs du Borinage et dans les taillis du Luxembourg belge, le choc eut lieu. Le soir, un grand silence enveloppait nos régiments décimés. Ils avaient joué franc jeu contre un adversaire encore ignoré. Maintenant, ils savaient. Les mitrailleuses, enfoncées dans les caves, avaient fauché les colonnes. Les canons de 150, embusqués dans les replis des Hauts-Faings, avaient écrasé nos lignes sous les meurtrières explosions de leurs obus. Un terrain truqué, machiné, avait eu raison de notre élan. L’embûche allemande avait brisé la furie française. Alors vinrent les jours de la retraite. Retraite ? Vers quel but ? Pour quel dessein ? Nul ne savait. Retraite, c’est-à-dire fatigue physique. Fatigue morale aussi, la pire de toutes, l’effort sans entrain, la lassitude des cœurs aggravant celle des corps. Parfois l’ordre de combattre arrivait. On se battait. Sur la Meuse ou à Guise, l’ennemi connut le prix de tels réveils. Mais le soir, le vainqueur, rendu à la confiance, entendait retentir de nouveau l’ordre de repli. Vaincre et reculer ; vaincre et quitter le champ de bataille, après l’avoir vidé d’Allemands, supplice raffiné, le plus dur pour des Français. Une fois, deux fois, trois fois, nous connûmes ce supplice. On finissait par ne plus raisonner. Il semblait qu’on suivît le cortège funèbre de la France, sur les routes interminables, lugubrement, vers le sud. Le 5 septembre, on nous lut un ordre qui prescrivait l’attaque. On écouta. Mais la foi manquait. On se disait : « Nous attaquerons demain matin. Nous serons vainqueurs. Demain soir nous reculerons encore. » On se battit furieusement, tout de même, pour passer sur les Boches la fureur qui grondait dans les cœurs. Le soir, on continua, puis la nuit. Puis le lendemain. Nous étions très fatigués. Mais nous ne faisions plus retraite. Au bout de deux jours, on s’apercevait qu’on avançait. D’abord on n’y crut pas. Comment le soldat comprendrait-il ? Mais bientôt l’allégresse du mouvement rayonna sur les troupes. On avançait. Plus de doute. Colonnes harassées et silencieuses, nous traversions les plaines et les villages. C’était la victoire. Cette victoire, nous l’avions enfantée dans la douleur, dans la fatigue, dans le doute. Nous n’avons compris qu’après. L’idée de victoire s’est dégagée peu à peu, de pièces et de morceaux, tandis que, vers le nord, nous poussions l’ennemi battu. On avait dit aux hommes de se faire tuer sur place plutôt que de reculer. On ne leur avait rien demandé de plus. Voici qu’en obéissant, ils touchaient du doigt l’insaisissable déesse, qui les fuyait depuis trois semaines. Nous avions été l’armée des illusions, l’armée de la retraite. Nous étions désormais l’armée de la confiance. Le nom de Joffre était au cœur de ses soldats. Mais, avant de toucher au but, il a fallu attendre plus de quatre années ! On avait espéré que ce serait l’affaire de quelques semaines. Après la Marne, Ypres, bataille inouïe, égale à l’autre et qu’on ne connaît guère, avait confirmé les espérances. Des tranchées, on comptait sortir au printemps. C’était le premier hiver. Le seul, pensait-on, accepté comme une épreuve incommode et courte imposée à la patience de tous. Quatre hivers, au lieu d’un, passèrent. Dès 1915, les hommes comprirent que cela durerait ainsi, tant qu’à la force du nombre et du courage on n’ajouterait pas celle du matériel. On fut plus long à le comprendre en haut. Nous attaquâmes souvent. Jamais on ne perça. L’ennemi non plus, d’ailleurs. On vécut face à face, l’arme au pied, entre les offensives. Il y eut les attaques locales de 1915. En 1916, il y eut Verdun. Verdun ! Épreuve sans pareille après tant d’épreuves ; Verdun, où, comme sur la Marne, la France a sauvé le monde, tandis que, sur mer, le sauvait la flotte britannique. L’Allemagne, une fois de plus, croyait s’ouvrir la route de Paris : six mois de carnage la lui fermèrent. En même temps, notre victoire défensive rendit possibles les succès des Italiens au Trentin et à Gorizia ; possibles ceux des Russes en Galicie et en Bukovine ; possible l’intervention roumaine si mal exploitée ; possible aussi la contre-offensive de la Somme, la première qui ait inspiré à Ludendorff des inquiétudes pour l’avenir. Verdun enfin gagna la cause du matériel et fit, après deux ans, entrer dans les cerveaux de routine la notion méconnue de la puissance souveraine du feu à tir rapide. De là date le début des fabrications intensives, sans lesquelles les décisions finales n’eussent pas été obtenues. C’était long.

Le créneau par où l’on guette un coin de secteur boche repéré par des sacs à terre loqueteux ; la banquette de tir où l’on s’assied dans la boue, pendant que le camarade observe ; le boyau plein d’eau glaciale, où les pieds gèlent ; l’abri vaseux où pourrit la paille humide ; les corvées, le terrassement, le transport des grenades et de la soupe ; puis le cantonnement, les revues, les inspections ; les charges de la vie de caserne avec la mort au bout, c’était le lot de tous, officiers et soldats. En 1917, une offensive, mal préparée et mal conduite tant par le commandement que par le gouvernement, provoqua, pour la première fois, du découragement et du trouble. Pétain, sauveur de Verdun, remit l’ordre dans les âmes. Il nous refit l’admirable armée de communion nationale, dans laquelle le chef et l’homme se donnent l’un à l’autre mutuellement… C’était long. Mais on sentait tout de même du nouveau dans l’air : d’un côté, une menace : la ruée des troupes ennemies, libérées par la trahison des Soviets ; de l’autre, un espoir : le jeune et puissant allié qui se préparait, au-delà des océans, à venir prendre sa part de bataille. Les énergies se tendaient. Les cœurs s’armaient. On percevait la vibration conjuguée des forces matérielles et des forces morales. L’année 1918 commençait.

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