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Sauvés !

Lueur d’espoir pour les allergiques aux arachides, un traitement médical est en vue

Publié le 20 novembre 2018
Les allergies aux arachides sont de plus en plus fréquentes et il est très difficile de respecter un régime sans arachides tant nos produits contiennent souvent des traces de coques. Les enfants sont particulièrement vulnérables. Un traitement basée sur une expérimentation internationale, à base de doses adaptées d'arachides, vient de faire ses preuves. Une petite fille britannique a augmenté sa tolérance aux arachides grâce à cette expérimentation.
Stéphane Gayet est médecin des hôpitaux au CHU (Hôpitaux universitaires) de Strasbourg, chargé d'enseignement à l'Université de Strasbourg et conférencier. 
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Stéphane Gayet
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Stéphane Gayet est médecin des hôpitaux au CHU (Hôpitaux universitaires) de Strasbourg, chargé d'enseignement à l'Université de Strasbourg et conférencier. 
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Les allergies aux arachides sont de plus en plus fréquentes et il est très difficile de respecter un régime sans arachides tant nos produits contiennent souvent des traces de coques. Les enfants sont particulièrement vulnérables. Un traitement basée sur une expérimentation internationale, à base de doses adaptées d'arachides, vient de faire ses preuves. Une petite fille britannique a augmenté sa tolérance aux arachides grâce à cette expérimentation.

Atlantico : Les allergies aux arachides sont de plus en plus fréquentes et il est très difficile de respecter un régime sans arachides tant nos produits contiennent souvent des traces de coques. Un traitement basé sur une expérimentation internationale, à base de doses adaptées d'arachides, vient de faire ses preuves.

Une petite fille britannique a augmenté sa tolérance aux arachides grâce à cette expérimentation.
Un traitement contre l'allergie aux arachides est en vue. Comment fonctionne-t-il ? Peut-il faire ses preuves à une échelle plus large ?

Stéphane Gayet : Allergie, mais de quoi parlons-nous quand nous parlons d’allergie ?

Le mot allergie est un terme médical dont l'acception tend à être de plus en plus précise, souvent sans grand rapport avec son emploi courant. Lorsque la notion d'allergie a été introduite en 1906 par Von Pirquet, elle signifiait simplement "Une façon inhabituelle de réagir à une substance donnée", plus précisément une substance antigénique (antigène), donc une substance capable de déclencher une réaction immunitaire.

C'est le domaine vaste et complexe du système immunitaire : ensemble de cellules, de tissus et d'organes disséminés dans notre corps et dont la vocation est de nous défendre contre les agressions microscopiques, principalement microbiennes. Mais, alors que les réactions immunitaires physiologiques (normales) ciblent surtout des agents infectieux, les réactions immunitaires pathologiques (anormales) de type allergique ciblent essentiellement des substances non infectieuses (des antigènes allergéniques non infectieux). L'allergie semble dès lors être un processus qui détourne le système immunitaire de sa mission première (physiologique) et dont le résultat est de nous rendre malades.

Les antigènes allergéniques – qui déclenchent des phénomènes allergiques – sont en général des substances qui ne sont pas particulièrement agressives par nature. Mais notre système immunitaire les interprète comme dangereuses en se fourvoyant : c'est le mystère de l'allergie. Non seulement la sensibilisation – étape préparant l'allergie – à une substance antigénique non nocive est inappropriée, mais de plus la réaction allergique qui survient lors d'un nouveau contact est excessive. On peut dire que l'allergie, c'est un peu comme prendre un canon pour tuer une mouche. Le canon, c'est par exemple le choc anaphylactique qui est très grave ; la mouche, c'est par exemple une graine d'arachide, substance qui n'est nullement agressive pour le corps humain (à moins qu’elle ne se retrouve dans une bronche). Il est crucial de bien distinguer l'agressivité, c’est-à-dire la nocivité d'une substance (alcool, acide, formol, ammoniaque, chlore…) du pouvoir allergénique d'une substance. On peut souligner que les substances très nocives sont à peu près incapables d'initier une réaction allergique et que les substances allergéniques sont habituellement sans nocivité directe, au moins à court terme.

Pour revenir au sens exact du mot allergie, ce terme médical signifie "hypersensibilité à un antigène" et particulièrement hypersensibilité immédiate. C'est donc une pathologie d'expression variable. Quelle que soit son expression pathologique ou encore clinique (signes et symptômes), une allergie typique ou atopique comporte quatre composantes : un terrain personnel ou familial (hérédité : notion de terrain "atopique" qui prédispose aux allergies) ; une étape de sensibilisation à l'antigène allergénique (circonstance qui conduit le système immunitaire à considérer à tort une substance allergénique comme un agresseur) ; une phase plus ou moins longue de constitution de l'allergie par les cellules immunitaires ; enfin, une étape clinique (pathologique) provoquée par un nouveau contact avec la substance allergénique et qui déclenche la réaction allergique. Les allergiques sont donc trahis par leur système immunitaire dont les cellules se sont fait duper.

On voit donc que l’allergie est un dysfonctionnement majeur et pouvant être grave de notre système immunitaire. Il est à l’opposé, en quelque sorte, de l’immunodépression sévère qui favorise les infections pouvant être elles aussi graves.
Il existe un grand nombre d’allergies différentes. Elles se distinguent entre elles par quatre aspects : la substance qui est dite allergénique ou allergisante ; la voie d’entrée de cette substance dans notre corps, car elle doit entrer en contact avec notre système immunitaire ; le mécanisme immunologique qu’elle mobilise ; les signes et symptômes qu’elle provoque.

Qu’appelle-t-on anaphylaxie ou réaction d’anaphylaxie ?

Le terme anaphylaxie désigne une réaction systémique (généralisée) immédiate et aiguë à une substance, qui touche au moins deux organes (exemples : la peau et la langue), ou au moins deux appareils (comme l’appareil respiratoire et l'appareil digestif) et qui est potentiellement sévère (risque de choc anaphylactique), et même parfois létale (mortelle). Il faut noter que l'anaphylaxie peut être bien sûr allergique, mais peut également être de mécanisme non allergique (avec un facteur déclenchant de type non allergénique). Quand elle est de nature allergique, l'anaphylaxie est liée à la production et l'action d'immunoglobulines (Ig ou anticorps) de type E (ce type correspond à l'une des cinq classes d'immunoglobulines : Ig A, Ig D, Ig E, Ig G et Ig M). C'est le plus souvent une allergie dite "Ig E-dépendante" (hypersensibilité immédiate ou de type I). Rarement il s'agit non pas d'Ig E, mais d’Ig G. On a vu qu'une réaction même intense à une substance n’était pas ipso facto synonyme d'allergie au sens médical propre du terme : il faut encore insister sur le fait que le terme d’allergie ne s’applique qu’aux phénomènes faisant intervenir le système immunitaire.

Que faut-il savoir sur l’allergie à l’arachide ?

L’allergie à l’arachide ou cacahuète atteint 1,3 % des Européens. Selon certaines estimations, elle atteint plus de 470 000 personnes en France. Elle fait partie des trois allergies alimentaires les plus fréquentes chez les enfants (après celles au lait et aux œufs) et c’est aussi l’une des plus fréquentes chez l’adulte. Elle est surtout, quel que soit l’âge, la plus sévère des allergies alimentaires ; en effet, le risque de choc anaphylactique chez une personne allergique à l’arachide est beaucoup plus élevé qu’avec n’importe quelle autre allergie de type alimentaire. On présume actuellement que, dans l’allergie à l’arachide, en plus des immunoglobulines de type E, d’autres familles d’anticorps interviennent, comme des Ig G.
Pour la grande majorité des allergies, le traitement consiste, dans toute la mesure du possible, en l’éviction de l’allergène. Mais l’hypersensibilité immédiate peut donner une réaction violente, même pour l’introduction d’une quantité minime d’allergène. Or, il est particulièrement difficile d’être certain qu’un aliment préparé industriellement soit totalement dépourvu d’arachide, tant cette graine à la fois oléagineuse et légumineuse (en gousse) est fréquente dans une multitude de produits, en raison de ses qualités, de son goût qui est fort apprécié et de son coût réduit en tant que matière première très répandue.

Quand l’éviction d’un allergène s’avère très compliquée, il y a d’autres solutions…

Non seulement l’éviction d’un allergène alimentaire est particulièrement compliquée, tout spécialement dans le cas de l’arachide, mais quand bien même elle serait possible, elle ne guérit pas l’allergie contrairement à ce que l’on a longtemps espéré (on présumait plus exactement qu’une éviction prolongée pouvait favoriser une tolérance spontanée de l’allergène, ce qui a été démenti par l’évolution des personnes allergiques). D’où cette recherche de solutions thérapeutiques alternatives.
Le seul traitement spécifique de l’hypersensibilité allergique Ig E dépendante est en fait l’immunothérapie spécifique. Décrite pour la première fois en 1911, elle a été développée pour les pneumallergènes (c’est-à-dire les allergènes respiratoires : pollens, acariens…) et pour les venins d’hyménoptères (abeilles, guêpes…) avec une démonstration de son efficacité. Le concept d’immunothérapie alimentaire est plus récent, mais il a aussi démontré son efficacité, notamment dans le cadre de l’allergie alimentaire à l’arachide. L’immunothérapie spécifique est appelée couramment désensibilisation.
Comme avec les autres allergènes, on a expérimenté pour l’arachide la voie sous-cutanée (injection) et la voie sublinguale. La première a provoqué des accidents graves, la seconde s’est montrée insuffisamment efficace. Une voie épicutanée en patch est encore à l’étude.
L’immunothérapie orale (ITO) consiste à administrer de très faibles doses d’allergène par voie orale et à les augmenter progressivement pour induire une désensibilisation (augmentation du seuil réactogène ou seuil de réaction), en espérant ainsi induire une tolérance durable (absence définitive de réactivité à l’allergène). L’immunothérapie alimentaire s’effectue en deux temps. Tout d’abord, la phase d’induction consiste en une augmentation progressive des doses jusqu’à atteindre une dose optimale. Puis vient la phase d’entretien ou de maintenance qui, avec une consommation régulière - idéalement quotidienne - de l’aliment, a pour objectif de maintenir le bénéfice de l’induction de tolérance. Au cours de l’immunothérapie alimentaire spécifique, il paraît difficile d’obtenir une restauration complète de la tolérance initiale (celle qui existait à la naissance), car de nombreux patients redeviennent allergiques en l’absence de consommation régulière de l’aliment.
Ce traitement désensibilisant qui s’est montré efficace chez cette petite fille britannique pourra certainement être appliqué à d’autres allergènes alimentaires. Mais cela reste tout de même délicat étant donné le risque d’accident grave en cas de dose excessive.

Ce traitement peut-il servir d'exemple au traitement d'autres allergies ?

L’immunothérapie orale (ITO) pour les allergènes alimentaires commence donc à être au point. Il est clair qu’il est un modèle dont l’application à d’autres allergènes alimentaires est parfaitement envisageable.

Ce traitement peut-il aussi s'adresser aux personnes intolérantes aux arachides ? Quelle est la différence entre intolérant et allergique ?

L’intolérance est un phénomène plus général, qui ne fait pas intervenir le système immunitaire. Son mécanisme n’est pas allergique, mais d’une autre nature. Il s’agit souvent d’un désordre métabolique qui détermine une transformation non habituelle d’une substance. Ce désordre métabolique est habituellement de type enzymatique.
Il peut s’agir de l’insuffisance d’une enzyme dégradante, parfois de l’excès d’une enzyme transformante. Dans les deux cas, l’introduction d’une substance mal tolérée par un organisme détermine une concentration inhabituellement élevée de cette substance ou de substances dérivées.
L’exemple type est l’intolérance au lactose – qui n’est pas l’allergie au lait – liée à une insuffisance de production de lactase. Cette enzyme intestinale hydrolyse (décompose) le lactose en galactose et en glucose. Quand la lactase est en quantité trop faible, le lactose s’accumule dans l’intestin et donne des troubles liés à sa fermentation par les bactéries.
Il existe des intolérances (non allergiques) à certains médicaments. L’intolérance est un phénomène qui n’est pas rare.

Pourquoi les enfants sont-ils particulièrement vulnérables ? Quelles peuvent être les conséquences d'un "accident" allergique ?

Les enfants ont un système immunitaire qui poursuit sa maturation. Il est en phase de développement et d’apprentissage, ce qui le rend vulnérable, plus que chez l’adulte.
L'anaphylaxie nécessite un diagnostic rapide et une prise en charge urgente. Les signes et symptômes surviennent dans les minutes suivant l’exposition au facteur déclenchant (de type allergène le plus souvent) qui peut être ingéré, respiré, injecté ou encore touché. Ils sont la conséquence de la dégranulation (libération de substances réactives qui sont présentes dans des granules situés à l'intérieur des cellules) de certaines cellules disséminées. Ces cellules sont les mastocytes des tissus (sortes de globules blancs proches du "granulocyte basophile" sanguin) - qui se trouvent dans la peau et aussi au niveau des muqueuses digestive, bronchique, buccale et ORL - et les granulocytes basophiles (types de globules blancs). Les substances réactives contenues dans les granules sont notamment l’histamine et la sérotonine. Les allergènes sont essentiellement les médicaments, les aliments, les venins d’hyménoptères (abeille, guêpe, frelon) et le latex. La fréquence de l’anaphylaxie a été multipliée par sept en 10 ans. Elle reste plus fréquente chez l’adulte que chez l’enfant, malgré une forte augmentation de l’incidence (nombre de nouveaux cas) chez les enfants d’âge scolaire. On estime que l’anaphylaxie sévère concerne neuf patients sur 10 000 hospitalisés en urgence en France.
Les signes et symptômes de l'anaphylaxie sont variés et variables. Ils peuvent comporter : des éternuements ; un prurit (démangeaison) nasal et une rhinorrhée (écoulement nasal) claire ; un œdème laryngé ou de Quincke (difficulté à respirer, à parler et avaler) ; un œdème de la langue, de la luette, du visage ou du cou ; un spasme bronchique (gêne respiratoire, toux, sifflements) ; des nausées, vomissements, une diarrhée ; des céphalées (mal de tête) ; une agitation, une confusion, une obnubilation ; une tachycardie (cœur rapide), mais parfois une bradycardie (cœur lent) ; une hypotension (chute de tension) artérielle.
La forme la plus sévère d'anaphylaxie est le choc anaphylactique : c’est le stade le plus grave, avant l’arrêt cardiaque et circulatoire. Il se manifeste par une hypotension artérielle avec pression artérielle systolique (maximale) inférieure à 80 mm de mercure, une sensation de malaise général avec altération de la conscience, une chaleur paradoxale des extrémités (mains, pieds) et souvent un érythème (rougeur) généralisé de la peau. C'est une urgence médicale vitale.

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