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Le pari de Wauquiez

LR : pourquoi la stratégie Barnier tête de liste aux européennes devra être très finement jouée

Publié le 26 septembre 2018
Selon des informations révélées par Le Point, Laurent Wauquiez aurait proposé à Michel Barnier de conduire la liste LR pour les prochaines européennes, ce dernier ayant demandé un "délai de réflexion"
Christophe Boutin
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Christophe Boutin est un politologue français et professeur de droit public à l’université de Caen-Normandie, il a notamment publié Les grand discours du XXe siècle (Flammarion 2009) et co-dirigé Le dictionnaire du conservatisme (Cerf 2017), et le Le...
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Selon des informations révélées par Le Point, Laurent Wauquiez aurait proposé à Michel Barnier de conduire la liste LR pour les prochaines européennes, ce dernier ayant demandé un "délai de réflexion"

Atlantico : Dans quelle mesure ce choix fait par Laurent Wauquiez pourrait s'avérer efficace dans la course pour les européennes, dans un contexte ou les électeurs du centre et du centre-droit retirent progressivement leur soutien à Emmanuel Macron ? 

 
Christophe Boutin : Replaçons si vous le voulez bien les choses dans leur contexte. 1978 : Jimmy Carter organise la rencontre entre Sadate et Begin à Camp David ; Deng Xiaoping mate les émeutiers de la place Tian’anmen ; Aldo Moro est tué par les Brigades rouges ; Jean-Paul Ier, après un bref pontificat, laisse la place à Jean-Paul II ; Valéry Giscard d’Estaing lance le 1erREP sur Kolweizi tandis que Bob Denard fait un coup d’État aux Comores ; Claude François meurt… et Michel Barnier est élu député. Il le sera quinze ans, avant d’être sénateur, et dix-sept ans président du Conseil général de Savoie. Il sera aussi tour à tour ministre de Balladur sous Mitterrand (Environnement), de Juppé sous Chirac (Affaires européennes), de Raffarin - son camarade de promotion en école de commerce - sous Chirac encore (Affaires étrangères), et de Fillon sous Sarkozy (Agriculture et pêche). 
 
Mais depuis qu’il a rencontré l’Europe, il pense que sa véritable carrière est là. Il est nommé commissaire à la politique régionale sous Prodi (1999-2004) puis au marché intérieur et aux services sous Barroso, avant de devenir en 2016 le « négociateur en chef chargé de la préparation et de la conduite des négociations avec le Royaume-Uni », chargé donc de gérer les conséquences du Brexit pour l’Union. 
 
Quand il était chef de la délégation française lors de la négociation du Traité d’Amsterdam, il voulait expliquer l’Europe aux citoyens. Ce n’est pas visiblement pas évident et, quand il sera quelques années plus tard délégué de la Commission au sein de cette « convention » présidée par VGE qui accouchera du traité dit « Constitution pour l’Europe », il verra en 2005 sa copie retoquée par le peuple français. C’est donc tout naturellement qu’il fera ensuite partie du groupe qui rédigera ce traité de Lisbonne qui reprend largement le texte écarté… mais ne sera cette fois pas soumis à l’avis du peuple. Trop confiant, il se présentera à la tête de la Commission européenne mais sera battu par un Juncker soutenu par Merkel, tout comme son parti lui préfèrera en 2015… Laurent Wauquiez pour les élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes.
 
Barnier tête de liste LR aux européennes de 2019 serait donc aujourd’hui adoubé par Wauquiez. Tout ça pour ça : la lutte avec Valérie Pécresse, les embrouilles avec Virginie Calmels, Raffarin parti bouder sous sa tente, Juppé maugréant à Bordeaux. Wauquiez choisit un centriste qui aura su durer sous des présidents et premiers ministres que tout opposait, un ultra-européiste, l’homme des traités renforçant les pouvoirs de l’Union contre les États - titres de gloire qui lui auront aussi valu d’être entartré par le directeur d’une revue royaliste - celui enfin du combat de la Commission contre l’État dont le peuple a choisi de quitter l’Union. Le signal a au moins le mérite d’être clair et rappelle le slogan d’une publicité bien connue, Laurent Wauquiez criant à l’électeur centriste et europhile parti en Macronie : « Reviens, j’ai les mêmes à la maison ! »… 
 
Car s’il y a de quoi être surpris, on peut effectivement y voir une tactique. Alors que la Macronie est affaiblie, quand certains de ses membres se plaignent du superbe isolement de Jupiter et parlent de retourner à leurs collectivités, quand les alliés centristes, MoDEM, UDI, ou les LR en rupture de banc, ont des états d’âme en lisant les gazettes, on peut être tenté par un coup de dé de ce type. 
 
Wauquiez peinait en fait à trouver sa place « d’européen critique », entre les eurosceptiques convaincus et souverainistes à tout crins, du RN à Dupont-Aignan, et l’européisme d’un Emmanuel Macron qui entend bien dramatiser les prochaines élections pour en faire le symbole de la lutte des « progressites », favorables à l’Union, contre la « lèpre populiste ». En choisissant Barnier, et dans l’hypothèse où le piège de certaines affaires comme l’attitude du Président continueraient à fragiliser LaREM, Wauquiez pourrait espérer voir revenir au bercail les europhiles convaincus qui représentent encore une partie des élus à LR et, surtout, la quasi-totalité des centristes. Cerise sur le gâteau, le « monde ancien » se retrouverait uni pour porter un coup à ces « premiers de cordée » qui l’ont battu en 2017 et le méprisent ouvertement depuis.
 
 

Alors que Laurent Wauquiez avait pu être critiqué pour ses positions jugées "eurosceptiques" ou sur sa position relative à Viktor Orban, ne peut-on pas voir, avec cette demande faite à Michel Barnier, un pari de reconstruire les LR sur la base de l’ambiguïté et du paradoxe, tout comme François Mitterrand avait pu le faire, ou comme l'alliance RPR-UDF ? 

 
C’est effectivement toute la question : il est impossible de marier Barnier et Orban, impossible d’être « eurosceptique » quand on a comme tête de liste un homme qui a contribué à la rédaction de trois traités favorables aux compétences de l’Union. Il n’est pas question ici de jouer sur l’ambiguïté ou de tenter un « grand écart », nous ne sommes pas dans les savantes combinazione du Florentin bibliophile. Nous ne sommes pas non plus dans une alliance a minima, autour d’un plus petit dénominateur commun. Il ne peut s’agir ici que d’une reddition sans conditions, d’une capitulation en rase campagne : foin de l’euroscepticisme, il ne pourra s’agir que de lutter contre « l’orbanisation » des esprits. La seule autre solution serait que Barnier soit « orbano-compatible », qu’il soit l’image d’une autre vision de l’Europe, mais son paassé montre combien cette hypothèse est peu vraisemblable.
 
Le pari fait par Laurent Wauquiez repose donc sur un revirement de « l’ancien monde » qui, estimant qu’Emmanuel Macron lui a trop chichement mesuré les places, prendrait sa revanche en divisant en deux le bloc europhile, en prenant la part du lion et en repoussant LaREM sur la gauche d’où le mouvement était parti. 
 
L’intérêt pour Michel Barnier serait alors d’être remis en selle pour la présidence de la Commission. Négociateur du Brexit, ayant remis dans le droit chemin européiste la droite française, il bénéficierait en sus de la baisse de l’influence d’Angela Merkel, plombée par ses choix en matière d’immigration, tandis que certains États se lassent des dikats de Berlin et de son arrogance. Et si Emmanuel Macron ne réussissait pas son OPA sur un parti européen et peinait à s’imposer au Conseil, les européistes français pourraient alors au moins se féliciter d’avoir élargi leur audience sur la droite.
 

Quels sont les risques pris par Laurent Wauquiez, notamment dans la perspective post-européennes dans un tel contexte de "réunion" de l'ensemble de la droite ? 

Ils sont multiples. Laurent Wauquiez, après une telle annonce, a franchi le Rubicon. Même si Michel Barnier, estimant les choses par trop douteuses, renonce finalement à prendre la tête de la liste, Wauquiez ne pourra plus se targuer sans faire sourire d’un quelconque euroscepticisme, et devra donc continuer, avec d’autres figures, dans la marche en avant de l’Union européenne. Or s’il peut ainsi, sinon faire revenir à LR, au moins retrouver comme alliés, des centristes déçus par la macronie, il perdra aussi les électeurs LR qui restent eurosceptiques et contribuera aux progrès des souverainistes de droite, principalement RN ou DLF.
 
Un tel choix politique pour les élections européennes aura aussi des conséquences internes à LR, puisque la « ligne Wauquiez » apparaît maintenant proche des attentes de Raffarin ou Juppé et des espoirs de Pécresse ou Calmels. Wauquiez pouvait choisir d’accentuer le clivage qui existe, et conduire LR à une scission entre sa partie de droite et sa partie centriste. Il choisit au contraire de faire l’union, de « rassembler la famille », mais, pas plus qu’avant, ce ne sera ici une union des droites mais bien une union de centre-droit. Une union qui a déjà existé, avec la fusion du RPR et de l’UDF. Et une union qui a toujours profité aux centristes, élus contre la gauche avec des voix de droite, mais imposant leur programme à des électeurs de droite qui n’en pouvaient mais.
 
Or quand on voit la manière dont le dossier de l’immigration illégale s’invite au coeur du débat des élections européennes, et quand on sait les choix qui sont faits en la matière par les centristes europhiles, il est évident qu’une telle évolution aura des conséquences sur les choix proposés en politique interne, et pèsera ainsi sur les élections de 2020 et 2022.
 
Dans le cadre de cette union restaurée d’ailleurs, et quand bien même aurait-elle été faite sous la houlette de l’homme à la parka rouge, il n’est pas évident que ce dernier soit nécessairement le candidat idoine des centristes pour 2022, sauf pour Wauquiez à finir de manger son chapeau et de connaître une évolution du type Chirac, donnant à l’électorat de droite une impression de déjà-vu dont il n’est pas certain qu’il la trouve agréable… 
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