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© WILLIAM WEST / AFP
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Pourquoi la vague populiste qui déferle sur la planète n'a pas grand chose en commun avec le populisme des années 1930

Publié le 16 septembre 2018
A l'heure des "fake news", une nouvelle forme de populisme a fait son apparition, basée sur des opinions hétéroclites et mouvantes, au détriment des édifices idéologiques solides. Extrait du livre "Le retour des populismes", sous la direction de Bertrand Badie et Dominique Vidal, publié aux éditions La Découverte (2/2).
Raphaël Liogier
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Raphaël Liogier est sociologue et philosophe, professeur à Sciences Po Aix, chercheur au Sophiapol (université Paris-X). 
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A l'heure des "fake news", une nouvelle forme de populisme a fait son apparition, basée sur des opinions hétéroclites et mouvantes, au détriment des édifices idéologiques solides. Extrait du livre "Le retour des populismes", sous la direction de Bertrand Badie et Dominique Vidal, publié aux éditions La Découverte (2/2).

La nouveauté du populisme liquide

 

Le populisme liquide se démarque de celui des années 1930 sur cinq points essentiels. 

Tout d’abord, la définition du « vrai peuple » se fonde sur la notion volatile de culture. Deuxième différence, cette nouvelle focalisation est adaptée à la société de consommation actuelle, dans laquelle circulent à grande vitesse des opinions, des désirs, des modes sans stabilité idéologique. De sorte que non seulement la définition du vrai peuple varie, mais les héros, les traîtres et les ennemis se substituent rapidement les uns aux autres. Par exemple, malgré la désignation de l’ennemi fondamental musulman, on observe des glissements antisémites, homophobes, ou autres. Seul reste le sentiment d’être culturellement cerne. C’est pourquoi le traître par excellence reste toujours le multiculturaliste – ce mot est même devenu péjoratif.

Troisièmement, le brouillage entre le progressisme et le conservatisme ne touche plus seulement des partis spécifiquement populistes, mais l’ensemble des milieux politiques, à l’échelle européenne au début des années 2000, et maintenant à l’échelle mondiale, en particulier avec le développement du Tea Party, et la prise de fonction de Donald Trump en janvier 2017.

Ce qui nous conduit à la quatrième différence : on n’assiste plus, comme dans les années 1930, a une crise de certaines nations européennes par rapport à d’autres – celle de l’Allemagne par rapport à la France, par exemple –, mais a une crise de l’ensemble des démocraties dites occidentales.

Enfin, les sociétés occidentales sont soumises à des contraintes internationales, économiques, politiques, juridiques, militaires, qui ne leur permettraient plus de s’engager seules contre le reste du monde, comme ce fut le cas des forces de l’Axe dans les années 1930.

Un sondage Ipsos commandé par Le Monde et le Centre de recherches politiques de Sciences Po début 2013 concernant la France anticipe la situation actuelle élargie à l’ensemble du monde occidental, Amérique du Nord comprise. L’écrasante majorité des personnes interrogées (90 %) a le sentiment que la France a perdu sa place économique et (63 %) son rayonnement culturel. Le vote en faveur du Brexit et l’élection de Donald Trump constituent des indicateurs directs de ce sentiment collectif de perte d’importance, d’encerclement par des forces malignes et adverses (allant des multinationales a l’islam) et de corruption des élites (qu’elles soient culturelles ou politiques). Il ne nous resterait plus qu’à nous retrancher chez nous (pour 56 % des personnes interrogées, la France doit se protéger et surtout ne pas s’ouvrir au monde, et pour 61 % la mondialisation est forcément une menace).

Mais les sondés franchissent un pas supplémentaire, en tombant dans le « tous pourris ». En effet, les élites politiques sont perçues comme corrompues pour 62 % d’entre eux ; pour plus de 70 %, les journalistes sont coupes du réel (ce qui rappelle les attaques massives du candidat et président Trump a l’égard de la clique des journalistes, de leur hypocrisie, de leurs mensonges, ciblant des médias comme le New York Times) et aussi pourris que les politiques (ce qui rappelle les attaques de Trump contre l’establishment de Washington, et « Hillary la corrompue ») ; sachant que la démocratie ne fonctionne tout bonnement plus pour 72 % qui estiment que leurs idées ne sont pas représentées (c’est la dose d’antiparlementarisme).

Et 62 % des personnes interrogées ne se sentent plus chez elles ; 70 % considèrent qu’il y a trop d’étrangers. Cela rappelle la thématique obsessive de l’immigration que l’on retrouve aujourd’hui partout en Europe et en Amérique du Nord : il s’agit de limiter, empêcher, sélectionner, voire, comme aux États-Unis, de refuser des visas sous divers prétextes.

Dans les années 1930, l’espace public pouvait être l’objet d’affrontements idéologiques stables. Les antagonismes politiques pouvaient s’appuyer sur des idées construites. On pouvait choisir entre le communisme et le fascisme. Les intellectuels étaient des idéologues, alors qu’aujourd’hui ils ont été en partie remplaces par les « experts », comme l’a montré Enzo Traverso (Où sont passés les intellectuels ?, Enzo Traverso, Textuel, Paris, 2013). La politique est désormais modelée par le marketing, ce que Jean Baudrillard appelle la politique du signe (Jean Baudrillard, Pour une critique de l’économie politique du signe, Gallimard, Paris, 1972), qui consiste à suivre les fluctuations, les désirs présumés de l’opinion publique, et à y répondre en faisant signe.

Une nouvelle classe de personnalités médiatiques est apparue : les opérateurs d’opinion, les opiniologues, qui élaborent des édifices liquides, à base d’opinions hétéroclites et mouvantes, qui ont remplacé les édifices idéologiques solides. Nous vivons dans la fabrique permanente des fake news complotistes, à base de corrélations (au détriment de la cohérence causale), qui n’ont pas le temps d’être contredites, aussitôt remplacées par de nouvelles corrélations, qui laissent la trace d’un sentiment d’injustice, de complot. Le populisme opiniologique s’impose ainsi par le rythme de diffusion d’opinions indémontrables.

Extrait du livre "Le retour des populismes", sous la direction de Bertrand Badie et Dominique Vidal, publié aux éditions La Découverte

 
 

 

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