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Un verre ?

Ce qu’il faut retenir de ces études contradictoires sur les dégâts causés par une consommation d’alcool modérée

Publié le 25 août 2018
Une étude du Lancet montre qu'il n'existe pas de niveau sain de consommation d'alcool.
Stéphane Gayet
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Stéphane Gayet est médecin des hôpitaux au CHU (Hôpitaux universitaires) de Strasbourg, chargé d'enseignement à l'Université de Strasbourg et conférencier. 
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Une étude du Lancet montre qu'il n'existe pas de niveau sain de consommation d'alcool.

Atlantico : Selon une étude publiée par The Lancet ("Alcohol use and burden for 195 countries and territories, 1990-2016 :  a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2016"), largement relayée, il n'y aurait pas de niveau "sain" de consommation d'alcool, contrairement à ce qui est parfois indiqué, notamment par une autre étude publiée également par le Lancet en avril dernier ("Risk thresholds for alohol consumption : combined analysis of individual-participant data for 599 912 current drinkers in 83 propsectives studies"). Comment expliquer ces études parfois contradictoires, et comment faire la part des choses ?

Le tabac et l'alcool sont deux prévenus : le premier est condamné, le second n'est qu'accusé

Stéphane Gayet : Quand on évoque en médecine les différents facteurs favorisants ou facteurs de risque de telle ou telle maladie, on associe souvent l'alcool et le tabac. A telle enseigne que les médecins ont pris l'habitude d'employer l'expression "intoxication alcoolo-tabagique" pour désigner une imprégnation de ces deux substances pendant des années. Il est vrai que ces deux toxiques se potentialisent d'une façon très efficace pour décupler la probabilité de survenue de nombreuses maladies, particulièrement des cancers.

Mais ces deux intoxications sont radicalement différentes. Les feuilles de tabac séchées sont brûlées dans une cigarette à une température dépassant souvent les 700°C : la fumée qui s'en échappe et que l'on inhale possède des points communs avec celle qui est émise par la cheminée d'un feu de bois. Elle contient de l'ordre de 4000 substances, dont plus de 40 sont cancérigènes. A part les effets recherchés de la nicotine, la fumée de tabac est à 100 % toxique, et cela dès la première cigarette.

Mais avec l'alcool, c'est tout à fait différent. Il y a une seule substance toxique, c'est l'éthanol ou alcool éthylique ou encore alcool de vin, qui est le produit de la fermentation alcoolique des sucres (glucose et fructose). Dans le vin, l'éthanol est associé à d'assez nombreuses substances végétales qui sont à l'origine de l'odeur et de la saveur de la boisson alcoolisée. L'éthanol qui est un solvant très volatil est le véhicule des arômes du vin. Ces arômes végétaux sont issus des parties non fermentescibles du fruit (pour le raisin : pédoncule et pédicelles de la grappe, pépins et résidus de peau et de pulpe) et des lattes de chêne dont est fabriqué le fût. L'élevage du vin en fût de chêne l'enrichit en tanins de qualité provenant de cette essence d'arbre, vraiment unique en son genre. Alors que lors d'un élevage en fût métallique, les tanins ne peuvent provenir que de la grappe de raisin et essentiellement de la rafle (c'est-à-dire le pédoncule et les pédicelles). Cette différence entre les tanins de chêne et les tanins de grappe est importante pour la qualité œnologique d'un vin.

L'éthanol est un alcool toxique pour le corps (mais nous fabriquons dans notre organisme et de façon physiologique d'autres alcools à très faible concentration), alors que les tanins sont au contraire considérés comme des substances bienfaisantes et notamment antioxydantes, particulièrement ceux qui sont présents dans les vins rouges. On leur prête des propriétés anti-athéromateuses – donc un effet protecteur pour les artères coronaires du cœur et les artères cérébrales - et plus généralement anti-vieillissantes. Il y a même eu une époque en période d'après-guerre où l'on vendait en pharmacie des fioles d'alcool remboursables.

La notion de seuil de toxicité pour l'alcool et ses fondements

A la différence de la fumée de tabac, l'alcool éthylique ou éthanol est exclusivement ingéré par la bouche et donc absorbé par le tube digestif. Tous les nutriments qui sont issus de la transformation des aliments ou digestion passent dans les vaisseaux capillaires intestinaux, puis les veines intestinales qui confluent vers la veine porte. Ce tronc veineux à gros débit constitue la porte d'entrée du foie. Le foie est un volumineux organe vital, l'un des organes nobles du corps avec le cœur, le cerveau, les poumons et les reins. Le foie ne sert pas du tout à digérer contrairement à une opinion courante (aliments "lourds pour le foie"), mais il est une usine métabolique dont l'une des missions est de filtrer le sang provenant de la digestion. Ce sont les cellules hépatiques ou hépatocytes – des cellules polyvalentes tout à fait remarquables – qui vont pouvoir transformer l'éthanol en dérivés non toxiques.

Le pouvoir de neutralisation de l'éthanol par le foie est cependant limité. Chez un homme en bonne santé, on estime qu'il est au maximum de trois verres de 10 centilitres de vin à 12 % (soit trois fois 10 grammes d'éthanol pur) chez l'homme et de deux verres chez la femme (donc 20 grammes). Avec les alcools forts, c'est environ quatre fois moins (2,5 centilitres). Cette quantité quotidienne maximale d'alcool (30 grammes chez l'homme et 20 chez la femme) correspond à la capacité maximale théorique d'épuration d'un foie sain chez une personne saine.

Étant donné qu'il existe des variations individuelles et même assez importantes et qu'elles sont peu estimables, on recommande de ne pas consommer quotidiennement plus de deux verres de vin à 12 % chez l'homme et plus d'un verre chez la femme. C'est ce que l'on appelle une consommation modérée et non nocive d'alcool. Le chef d'État d'un pays très hexagonal à défaut d'être carré a déclaré ouvertement boire un verre de vin au déjeuner et un second au dîner. Une façon de donner un exemple de tempérance tout en promouvant la consommation éclairée du fruit de notre excellence vinicole.

Mais cette notion de seuil hépatique de sécurité est critiquable : il est fort possible qu'une absorption d'alcool court-circuite la veine porte et donc le foie et par ailleurs beaucoup de facteurs nous échappent. C'est forcément très schématique et donc non rigoureux.

Les exceptions à cette limite de la tolérance à l'alcool

Entendons-nous bien : nous parlons de consommation quotidienne d'alcool. Heureusement, le foie n'est pas soumis au repos dominical et c'est même pour lui assez souvent un jour de suractivité.

L'abstinence d'alcool est très vivement recommandée tout au long de la grossesse. Elle l'est également lors d'un traitement médicamenteux, en raison d'interactions fréquentes et assez difficiles à prévoir précisément. Par ailleurs, les adolescents – au minimum jusqu'à 15 ans – et personnes âgées ne devraient pas boire quotidiennement de l'alcool. Chez les sportifs, la consommation d'alcool est fortement déconseillée pour plusieurs raisons.

En revanche, contrairement à une opinion répandue, le Coran n'interdit pas catégoriquement l'alcool : il interdit l'ivresse et plus généralement toute consommation excessive.

Enfin, et c'est aisé à comprendre, l'abstinence complète d'alcool est une consigne médicale pour beaucoup de maladies chroniques ou aiguës, particulièrement le diabète, les maladies du foie, la plupart des cancers, les maladies métaboliques, les maladies infectieuses et bien d'autres naturellement. Il faut avoir à l'esprit que le vin associe un produit indiscutablement toxique, l'alcool éthylique, et des substances plutôt bénéfiques, l'ensemble des tanins, mais que le rapport bénéfices sur risques du vin semble plus défavorable que favorable.

Les études récentes concernant la toxicité de l'alcool

Ces récentes études citées en référence sont de vastes études épidémiologiques à grande échelle. La première est une méta-analyse, c'est-à-dire une synthèse de plusieurs études, portant sur une énorme population (un peu moins de 30 millions en tout). C'est une étude de type rétrospectif, ce qui indique qu'elle porte sur des parcours de vie déjà franchis. Avec la révolution numérique et l'appétence naturelle des épidémiologistes pour les collectes de données sanitaires de plus en plus exhaustives, ce type de méta-analyse a tendance à se multiplier (exploitation de bases de données gigantesques ou "big data", grâce à de très puissants logiciels d'analyse statistique de données et au savoir-faire irremplaçable des biostatisticiens, friands de calculs, de corrélations, de tests et de graphes). Il faut reconnaître que les Américains excellent dans ce domaine, mais ils ne sont pas les seuls.

Cette étude montre que, contrairement à ce que l'on a dit et écrit pendant des décennies, la consommation de vin, même à dose modérée et considérée jusqu'ici comme "non nocive", était plus défavorable que favorable à la santé. En d'autres termes, les effets toxiques de l'éthanol l'emporteraient sur les effets bénéfiques des tanins.

La seconde étude est de type prospectif, ce qui indique qu'elle a consisté à suivre des groupes de personnes (des cohorte) en notant leur consommation d'alcool, et à enregistrer tous leurs éventuels troubles de santé à venir. Cette seconde étude parvient à un résultat sensiblement différent : une consommation hebdomadaire de 10 verres, soit une consommation quotidienne d'environ un verre et demi, n'augmenterait pas les risques de maladie.

Atlantico : Au-delà des risques que représente une consommation élevée, quels sont les risques d'une consommation, même modérée, d'alcool ?

Les risques théoriques d'une consommation modérée d'alcool

Selon ces études, une consommation quotidienne même modérée d'alcool augmenterait le risque de cancer. C'est du reste la conclusion à laquelle était déjà parvenue une équipe de recherche de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) il y a quelques années. Cette étude était moins puissante que les études citées en référence, mais ses résultats étaient cependant bien significatifs : une consommation quotidienne même modérée d'alcool augmente le risque de cancer.

L'éthanol affaiblit le système immunitaire et favorise de ce fait les maladies infectieuses, particulièrement la tuberculose. Il est neurotoxique, c'est-à-dire que c'est un poison pour toutes les cellules nerveuses, aussi bien dans le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) que périphérique (nerfs).

L'alcool éthylique est systématiquement toxique pour le foie et même à faible dose. Il est par ailleurs nocif pour le tégument (peau). D'une façon générale, l'alcool apparaît, comme la fumée de tabac, mais de façon moindre, un facteur de vieillissement accéléré et en cela il est un facteur favorisant pour la plupart des maladies dites dégénératives (comme la maladie de Parkinson, la maladie d'Alzheimer…).

Mais concernant les maladies cardiovasculaires, la seconde étude laisse entrevoir la possibilité d'un éventuel effet protecteur de l'éthanol pour une consommation quotidienne très faible, d'un verre et demi de vin (15 g d'éthanol pur).

Bien sûr, la toxicité de l'alcool est dose-dépendant : plus la dose ingérée quotidiennement est forte et plus les effets délétères (nocifs) sont importants.

Les enseignements apportés par ces études récentes

On a toujours su que l'éthanol était un produit toxique, ce n'est pas une nouveauté. Il suffit de voir une personne ivre et de constater les accidents de tous types survenant du fait d'un état d'ivresse. Il suffit également d'observer une personne atteinte de cirrhose du foie, de névrite éthylique ou encore de démence alcoolique.

Mais, surtout en France qui est le pays du vin, on a toujours voulu se rassurer en affirmant qu'une consommation quotidienne modérée de vin rouge était bonne pour la santé. Alors que plusieurs travaux avaient déjà attiré l'attention sur le danger très probable de l'alcool même à dose faible, comme le cardiologue Yves Juillière de Nancy qui, dans sa thèse d'exercice, avait montré que l'éthanol favorisait les cardiomyopathies dégénératives et cela même pour de faibles consommations quotidiennes.

Si l'on veut faire la synthèse des deux groupes d'études, on peut dire qu'au-delà d'un verre et demi de vin par jour, la toxicité de l'alcool est pratiquement certaine et qu'elle reste néanmoins possible pour une consommation inférieure.Cette question des risques sanitaires que peut représenter une consommation modérée d'alcool peut-elle réellement "prendre le pas" sur le plaisir perçu par les consommateurs, du bien-être à la sociabilisation, ou tout simplement un attachement à un mode de vie, et des traditions ?

Le vin dans la culture et la tradition françaises

"Le pays du vin c'est la France et boire de l'eau c'est la souffrance", peut-on lire sur la façade des Hospices de Beaune. "Un verre de vin n'a jamais fait de mal", dit-on souvent. "Le vin est stimulant" ou "Le vin donne de la force", entend-on encore…

Qu'allons-nous dire à nos viticulteurs, nos grossistes en vins et spiritueux, nos restaurateurs, nos sommeliers, nos cafetiers ?... Déguster un vin de qualité est un plaisir à nul autre pareil. Il ne peut être question de supprimer cela, ce serait de la folie. Et que dire d'un marché de Noël sans vin chaud ?

Les écologistes veulent supprimer le nucléaire, si les épidémiologistes nous suppriment le vin, qu'allons-nous devenir ? Tout un secteur économique qui serait anéanti ? C'est insensé.

Que faut-il conseiller en pratique, comment être vraiment raisonnable ?

Ce qu'il faut ajouter à propos des études citées en référence, c'est la différence importante qui existe entre le fait de boire un verre de vin par jour et deux. Car en buvant un verre de vin par jour, selon la première étude, le risque morbide (risque de maladie) n'augmente que de 0,5 %, ce qui est vraiment très peu. Pourquoi se priver pour un si minime bénéfice ? En revanche, en buvant deux verres par jour, toujours selon la première étude, le risque morbide augmente de 7 % : "Un verre, ça va, deux verres…".

Et puis cela ne concerne que le cas d'une consommation quotidienne d'alcool, il faut bien le garder à l'esprit. Il faut absolument très bien distinguer la consommation quotidienne ou très régulière de la consommation occasionnelle. De toute façon, la vie est dangereuse et nous avons déjà bien des produits toxiques qui empoisonnent notre vie quotidienne. Buvons du vin de qualité avec parcimonie et sans jamais être ivre. Évitons d'en boire tous les jours ou alors essayons de nous limiter à un verre (c'est difficile). Et que faut-il conseiller à notre cher Président ? Le mieux serait peut-être de moins remplir son verre et ce serait une économie.

 

 

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