En direct
Best of
Best of du 22 au 28 février
En direct
ça vient d'être publié
pépite vidéo > Social
Violence
Incendies déclenchés à Paris lors d'affrontement entre manifestants et force de l'ordre
il y a 6 heures 12 min
pépites > International
Coronavirus
La Chine ouvre des camps spéciaux pour le coronavirus: des personnes en train de se balader dans les rues de l'Hubei sont enfermées pour être "rééduquées"
il y a 7 heures 48 min
light > Société
Violences sexuelles
Samantha Geimer hausse le ton contre un nouvel emballement médiatique autour de l' "affaire Polanski"
il y a 10 heures 57 min
décryptage > Politique
Municipales

Parisiens, c’est officiel, Hidalgo vous donne 5 ans d’âge mental !

il y a 12 heures 33 min
décryptage > Economie
Mauvais pari ?

“Il ne faut pas que le Brexit réussisse” : Le pari perdant perdant d’Emmanuel Macron

il y a 12 heures 57 min
décryptage > Santé
Directives et recommandations sanitaires

Mesures contre la propagation du Coronavirus : derrières les déclarations publiques, la pagaille sur le terrain ?

il y a 13 heures 46 min
décryptage > Société
Pandémie

Coronavirus : quand la nature se remet à nous faire peur

il y a 15 heures 14 min
pépites > Environnement
Justice
La société Lubrizol a été mise en examen pour "atteinte grave" à la santé et à l’environnement suite à l'incendie de son site de Rouen
il y a 1 jour 39 min
light > Culture
Grande famille du cinéma français ?
45e cérémonie des César : Brigitte Bardot publie un message de soutien à Roman Polanski qui "sauve le cinéma de sa médiocrité"
il y a 1 jour 1 heure
light > Economie
Nominations
Nicolas Sarkozy et Guillaume Pepy vont entrer au conseil de surveillance de Lagardère
il y a 1 jour 3 heures
pépites > Consommation
Consommation
Les steaks hachés bio de supermarché épinglés par 60 millions de consommateurs
il y a 6 heures 58 min
pépite vidéo > International
Immigration
Après la mort de 33 de ses soldats en Syrie, la Turquie décide de ne plus bloquer les migrants à sa frontière
il y a 9 heures 15 min
décryptage > International
Tribune

L’espace maritime marocain et la question du Sahara Occidental

il y a 12 heures 12 min
décryptage > Politique
L'infini et la bêtise

Selon Aurélien Taché, Caroline Fourest a gravement fauté en qualifiant les étudiants de "bande de petits cons". Il n'a pas tort : elle aurait dû dire "bande de sales cons"

il y a 12 heures 41 min
rendez-vous > Terrorisme
Géopolitico-scanner
Comment poser la question du séparatisme islamiste en France ?
il y a 13 heures 8 min
décryptage > Politique
Dérision et ricanements à tous les étages

Ce gisement de voix sur lequel pourraient miser les candidats osant résister à l’intimidation par “l’humour” médiatique

il y a 14 heures 12 min
décryptage > Santé
Crise de l'hôpital français

“Il faut sauver l’hôpital” : mais comment expliquer la pénurie dénoncée par les soignants au regard du montant des dépenses publiques ?

il y a 15 heures 39 min
pépites > Justice
Centre hospitalier de Mont-de-Marsan
Claude Sinké, l’auteur présumé des coups de feu à la mosquée de Bayonne, est mort
il y a 1 jour 1 heure
pépites > Santé
Nouveau bilan
38 cas de coronavirus ont été identifiés en France dont 12 liés au patient infecté dans l’Oise
il y a 1 jour 2 heures
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"La Russie et la France, de Pierre Le Grand à Lénine" de Hélène Carrère d’Encausse, de l’Académie française : une mine d’informations sur le passé… avec une trop brève réflexion sur l’avenir !

il y a 1 jour 6 heures
© TOBIAS SCHWARZ / AFP
© TOBIAS SCHWARZ / AFP
Que tout change pour que rien ne change

Accord pour une coalition CDU-SPD : ce parfum d’immobilisme et de déni de démocratie qui flotte sur l’Allemagne

Publié le 08 février 2018
Les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SDP) allemands sont tombés d'accord, ce mercredi, sur un "contrat de coalition". Mais les dirigeants qui ont conclu cet accord sont extrêmement affaiblis par leurs mauvais scores électoraux. Conséquences : la situation de déséquilibre politique et économique devrait perdurer, ouvrant la voie à l’ingouvernabilité et à l’extrémisme.
Rémi Bourgeot est économiste, chercheur associé à l’IRIS et spécialiste des marchés de capitaux. Il a poursuivi une double carrière de stratégiste de marché dans le secteur financier et d’expert économique sur la zone euro et les marchés émergents pour...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Rémi Bourgeot
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Rémi Bourgeot est économiste, chercheur associé à l’IRIS et spécialiste des marchés de capitaux. Il a poursuivi une double carrière de stratégiste de marché dans le secteur financier et d’expert économique sur la zone euro et les marchés émergents pour...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SDP) allemands sont tombés d'accord, ce mercredi, sur un "contrat de coalition". Mais les dirigeants qui ont conclu cet accord sont extrêmement affaiblis par leurs mauvais scores électoraux. Conséquences : la situation de déséquilibre politique et économique devrait perdurer, ouvrant la voie à l’ingouvernabilité et à l’extrémisme.

Atlantico : Selon Julian Reichelt, qui portera la ligne éditoriale du quotidien allemand Bild, l'accord de coalition conclu le 7 février entre la CDU/CSU et le SPD se résumerait par : "Le premier gouvernement SPD dirigé par une chancelière CDU". En quoi l'accord trouvé entre les partis de gouvernement du pays peut-il être à l'avantage du SPD ? Quelles sont les "victoires" obtenues par le parti social-démocrate allemand, et quelles en sont les conséquences, notamment au regard des ambitions européennes d'Emmanuel Macron ?

Rémi Bourgeot : L’accord est à l’avantage du SPD en ce qui concerne la cuisine de la répartition des portefeuilles ministériels. Le nombre et l’importance des ministères arrachés par le SPD sont déconnectés de sa désastreuse performance électorale, la pire depuis la création de la République fédérale après-guerre. La répartition des portefeuilles ressemble dans une certaine mesure à celle de 2005, avec la prise du ministère des Finances notamment, lorsque conservateurs et sociaux-démocrates étaient presque à égalité au parlement ; ce qui n’est plus du tout le cas, malgré la chute simultanée (mais moins importante) de l’Union. Au vu des dernières études, le SPD a chuté encore davantage et pèse désormais à peine plus que l’extrême droite, et il est même craint, en cas de nouvelles élections, que cette dernière ne passe devant.

En ce qui concerne l’accord programmatique, les sociaux-démocrates ont obtenu un certain nombre de mesures sociales d’ampleur toutefois limitées, en plus d’une reconnaissance relative de la nécessité d’investissements dans un certain nombre de domaines, notamment dans les infrastructures. La question européenne a été mise en avant, figurant en premier dans le document d’accord. Sur le fond néanmoins, le document reprend précisément l’accord préalable présenté récemment. Si on constate une volonté de s’afficher en faveur d’un nouvel élan intégrateur, les lignes rouges allemandes sont toutes clairement préservées et excluent l’idée d’un parachèvement de la zone euro. En particulier, aucune avancée substantielle ne semble possible sur la question de l’union bancaire.

Martin Schulz, en devenant Ministre des Affaires étrangères, jouera plus particulièrement le rôle de Monsieur Europe au sein du gouvernement et ne sera pas avare de déclarations ambitieuses qui trancheront néanmoins avec la modestie des concessions consenties autour de la notion d’un « Fonds monétaire européen », qui consiste à réorganiser le Mécanisme européen de stabilité ou d’une contribution allemande accrue au budget européen. Alors que cette coalition est présentée dans de nombreux médias comme tournant le dos à l’extrême intransigeance qu’incarnait Wolfgang Schäuble, ce dernier est en réalité la principale inspiration du modeste consensus présenté sur la question européenne. Cela est en en particulier visible en ce qui concerne la mise en avant d’un « Fonds monétaire européen », dont la caractéristique la plus ambitieuse réside précisément dans le choix de cette dénomination.

Martin Schulz est très fortement contesté au sein de son propre camp et a dû abandonner les rênes du parti et même renoncer au statut de vice-chancelier, pour finalement se réfugier dans sa tour d’Ivoire sur les sujets européens. Il est ainsi apparu extrêmement mal à l’aise en présentant les résultats des négociations de coalition, conscient de la vague de défiance dont il est l’objet. Il jouira dans la coalition d’un poste doré pour mettre en avant son grand rêve européen, en rupture avec la réalité politique allemande, mais il n’a dès aujourd’hui plus d’existence politique véritable dans le pays. Ce serait une erreur d’analyse de la part des responsables français que de voir en Martin Schulz un allié de poids alors qu’il s’agit désormais d’une figure fantomatique de la vie politique allemande.

A divers égards, cette coalition apparait non plus comme une « grande coalition », ce qu’elle n’est plus puisqu’elle représente moins de 60% des sièges, mais davantage comme une coalition zombie de politiciens sur le départ. Surtout, loin d’un quelconque renouveau social ou européen, elle intronise l’extrême droite comme principale force d’opposition dans le jeu politique fédéral.

Quels sont les risques de voir les militants du SPD de rejeter l'accord conclu ? En quoi les avancées obtenues par Martin Schulz pourraient-elles convaincre les près de 500 000 adhérents du parti, et dont les plus jeunes semblent s'opposer à une nouvelle coalition ?

Les militants avaient apporté un large soutien à la coalition de ce type mise en place en 2013 ; ce qui indique une logique d’adhésion assez naturelle à la ligne fixée par le leadership du parti dans le contexte de ces consultations très larges par voie postale. Cependant, la situation évolue rapidement au sein du parti, où se développe une véritable crise qui conduit à l’effondrement du leadership. Le vote récent en faveur de la poursuite des négociations de coalition avait donné un résultat très peu confortable lors du congrès. La fronde des jeunes du parti a entraîné des adhésions relativement importantes visant à faire tomber la coalition.

Les seules avancées qui seront considérées par les militants sont les concessions sociales consenties dans l’accord de gouvernement, et elles sont mineures. Le fait d’avoir arraché des ministères prestigieux ne pèse rien, en tant que tel, pour l’avenir du parti, qui est menacé de disparition. La bataille pour les ministères a donné une image encore plus désastreuse que la campagne électorale de Martin Schulz.

L'accord de coalition trouvé entre les partis de gouvernement porte-t-il les germes d'un réel renouvellement de la politique allemande, ou s'agit-il plus d'un sauvetage de l'existent ? 

Non seulement il ne s’agit pas d’un renouvellement, mais pas même d’un sauvetage. Les dirigeants qui ont conclu cet accord de coalition sont extrêmement affaiblis par leurs mauvais scores électoraux et sont sur le départ. C’est évidemment le cas d’Angela Merkel qui est désormais censée organiser sa succession et tente de faire prévaloir sa ligne sur les courants plus droitiers au sein de la CDU. Horst Seehofer qui prend la tête d’un Ministère de l’intérieur élargi a été victime d’un putsch courtois à Munich par une nouvelle génération de responsables plus à droite au sein de la CSU, en particulier sur les questions d’immigration ; une tendance dont il se fera l’écho depuis Berlin.

Le gouvernement allemand va jouer la musique d’une forme de renouvellement et ménager Emmanuel Macron sur l’intégration européenne. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un gouvernement faible, mais qui, dans tous les cas, continuera à défendre une vision stricte des intérêts économiques allemands dans le cadre de la zone euro et de l’Union européenne. Devrait ainsi perdurer une situation de déséquilibre politique et économique important. En lieu d’un rééquilibrage dont les conditions restent lointaines, c’est l’ingouvernabilité et l’extrémisme qui se sont désormais invités au cœur même de ce système.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (1)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Deudeuche
- 08/02/2018 - 12:42
Merkel muss raus!
Und Schultz eben so!