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Entre mysticisme et controverses : la curieuse vie méconnue (et bien mystérieuse) de Pythagore
Publié le 22 avril 2017
Les sociétés secrètes sont-elles le miroir du monde ? Laissez-nous vous conter leur histoire, leur organisation, leurs rituels, leurs relations au savoir et au pouvoir, mais aussi les personnages fondateurs ou emblématiques, les anecdotes, les faits marquants… En mettant ces faits en perspective avec le contexte historique dans lequel ces ordres sont apparus et en expliquant leur évolution, ces groupes de l’ombre sont très éclairants. Ils en disent long sur l’état – momentané ou pérenne – des sociétés dont ils se veulent la face cachée. Extrait de "Sociétés secrètes" de Dominique Labarrière, aux Editions Pygmalion (1/2).
Dominique Labarrière est écrivain, journaliste indépendant et conférencier. Il a publié des romans, des récits et des documents.
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Les sociétés secrètes sont-elles le miroir du monde ? Laissez-nous vous conter leur histoire, leur organisation, leurs rituels, leurs relations au savoir et au pouvoir, mais aussi les personnages fondateurs ou emblématiques, les anecdotes, les faits marquants… En mettant ces faits en perspective avec le contexte historique dans lequel ces ordres sont apparus et en expliquant leur évolution, ces groupes de l’ombre sont très éclairants. Ils en disent long sur l’état – momentané ou pérenne – des sociétés dont ils se veulent la face cachée. Extrait de "Sociétés secrètes" de Dominique Labarrière, aux Editions Pygmalion (1/2).

La vie même de Pythagore est assez mal connue. Ou plus exactement, ce que l'on croit en connaître est l'objet de controverses. Selon Jamblique, auteur de Vie de Pythagore, le maître aurait satisfait à toutes les initiations des cultes de l'époque. Il aurait passé quelque vingt-deux années en Égypte où il aurait été initié aux secrets des cultes osiriens, puis il aurait été contraint de s'exiler – ou aurait été déporté – à Babylone où, pendant une douzaine d'années, il aurait été instruit dans les cultes et doctrines d'Asie Mineure issus du zoroastrisme.

De retour en Grèce, à Samos, lieu de sa naissance, il aurait fait le tour des sanctuaires grecs de quelque importance avant de s'installer un temps à Delphes où il aurait eu pour disciple ou élève la grande pythonisse Théocléa. Delphes dont le temple porte la sentence : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux », rendue célèbre par le raccourci de Platon, « Connais-toi toi-même », qui ouvre le champ à une interprétation touchant davantage à la psychologie qu'à la théogonie.

De crainte que sa pensée et son enseignement ne soient interprétés comme des ferments de révolte contre les archontes des grandes cités hellènes, il aurait décidé de prendre ses distances, et c'est à Crotone, ville grecque à l'époque mais située sur le golfe de Tarente, au sud de l'Italie que, en 530 av. J.-C., il établit son institut.

Ce dernier se présente à la fois comme un lieu d'éducation, une Académie des sciences et une cité modèle. Une statue d'Hermès en garde l'entrée avec cette injonction gravée dans le marbre : « Arrière, profanes ! »

Le ton est donné.

Le postulant est admis au gymnase et dans l'arène où il s'adonne à des exercices physiques, la course, le lancer de javelot, la simulation de combat et non pas le combat véritable, le corps à corps alors en vogue dans toute la Grèce, mais qui, selon le mentor, ne développe chez le garçon que haine et orgueil.

Le maître observe avec attention tout nouveau venu. Il étudie ses gestes, sa parole, ses attitudes. Il passe pour être l'inventeur de la morphopsychologie. Il écoute particulièrement le rire, car il pense que le rire dit ce qu'on est en profondeur. « Aucune dissimulation ne saurait embellir le rire d'un mauvais », dit-il.

Après quelques mois, le postulant est conduit dans une caverne où, une nuit entière, il doit affronter des monstres fictifs. S'il tient bon, il passe à l'épreuve très importante de l'amour-propre. On l'isole dans une cellule triste et nue, une ardoise en main et la mission de découvrir le sens quasi introuvable d'énigmes typiquement pythagoriciennes du genre : pourquoi le dodécaèdre compris dans un cercle est-il le chiffre de l'Univers ?

Le jeune homme demeure douze heures dans cette cellule, avec seulement une cruche d'eau et du pain sec. Puis il comparaît devant la communauté où il doit subir railleries et moqueries pour n'avoir pas su résoudre une énigme incompréhensible. S'il ne subit pas ces humiliations avec sang-froid, il est immédiatement exclu. Nombre de ceux qui eurent à subir cette exclusion brutale devinrent d'irré- ductibles ennemis de l'institut. L'un d'entre eux, Cylon, sera d'ailleurs l'artisan de la ruine de la communauté de Crotone.

Le candidat qui sait affronter l'épreuve avec dignité est admis au noviciat. Il accède ainsi au premier degré de l'initiation : la préparation. Trois autres degrés viennent ensuite : purification, perfection, épiphanie.

Ce premier stade dure entre deux et cinq ans. Le novice doit observer le silence, sauf dans de rares moments de détente. Pythagore considère que laisser la jeunesse s'adonner à la dialectique avant de lui avoir donné « le sens de la vérité » n'aboutit qu'à fabriquer des « têtes creuses et des sophistes prétentieux ».

La base de l'enseignement du noviciat est la connaissance de la puissance de la musique et du nombre. « Tout est nombre », enseigne Pythagore. À commencer par la musique. Le nombre est le secret des choses et la clef de l'Univers est cachée dans les lignes géométriques et la science des nombres, professe-t‑il. Le nombre, vertu intrinsèque et active de l'Un suprême où se fond le principe ternaire, ce nombre « trois » qui règne partout dans l'Univers – pensée créatrice, fluide astral, mondes en évolution – et en l'homme même – âme, esprit, corps. La conscience est le « un », la monade où s'unifient toutes les facultés de ces trois éléments. Tout ainsi concourt au Un suprême, et le pythagorisme rationalise en fait l'intuition ancienne, osirienne, mais occulte et intuitive, du monothéisme.

Extrait de "Sociétés secrètes" de Dominique Labarrière, aux Editions Pygmalion

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Michèle Plahiers
- 22/04/2017 - 19:10
Uccelo
https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_de_Lydda#/media/File:Paolo_Uccello_047b.jpg
Michèle Plahiers
- 22/04/2017 - 19:06
Saint Georges
Georges de Lydda (vers 275/280 à Lydda (aujourd'hui Lod en Israël) - 23 avril 303), saint Georges pour les chrétiens, est un martyr du ive siècle, saint patron de la chevalerie de toute la chrétienté (ordre du Temple, ordre Teutonique, ordre de la Jarretière, ordre de Saint-Michel et Saint-Georges…), il est principalement représenté en chevalier qui terrasse un dragon : allégorie de la victoire de la foi chrétienne sur le démon (du bien sur le mal).

Son nom vient du grec ancien γεώργος / geôrgos, « agriculteur ». Il est honoré le 23 avril, le 3 novembre (translation des reliques et dédicace de l'église de Lydda (Israël), au ive siècle) et le 23 novembre en Géorgie.
Michèle Plahiers
- 22/04/2017 - 14:57
Graal-Mont "H"oreb
Ce 23 avril est sous le signe symbolique de l'aubépine et du Saint-Graal. Dernier quartier lune apr!s Pâques: S. TRibut:L’aubépine est présente sous un aspect différent dans les traditions religieuses du Proche-Orient : le célèbre buisson ardent, « Crataegus pyracantha », près duquel Moïse eut son premier entretien avec Dieu sur le Mont Horeb, est de la même famille ; et, suivant les croyances chrétiennes, la couronne de la Passion était faite de branches d’aubépine. Il est aussi lié au chiffre 5.