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Intérêts bien compris

Pourquoi l’Occident continue de supporter le régime éthiopien malgré les violences commises à l’égard de sa population

Publié le 19 août 2016
La répression continue de sévir actuellement en Éthiopie contre les mouvements de protestation sociale qui ont lieu depuis le mois de novembre. Plus de 400 manifestants ont été tués à ce jour par les forces gouvernementales, sans que les États-Unis ou l'UE ne réagissent, de peur de froisser un précieux allié régional dans la lutte contre le terrorisme et la régulation des flux migratoires.
Philippe Hugon
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Philippe Hugon est directeur de recherche à l'IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques), en charge de l'Afrique. Professeur émérite, agrégé de Sciences économiques à l'université Paris X, il vient de publier son dernier...
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La répression continue de sévir actuellement en Éthiopie contre les mouvements de protestation sociale qui ont lieu depuis le mois de novembre. Plus de 400 manifestants ont été tués à ce jour par les forces gouvernementales, sans que les États-Unis ou l'UE ne réagissent, de peur de froisser un précieux allié régional dans la lutte contre le terrorisme et la régulation des flux migratoires.

Atlantico : Depuis novembre dernier, des affrontements ont lieu en Ethiopie entre le gouvernement du Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens et une partie de la population. Ceux-ci sont particulièrement violents, comme en témoigne à nouveau, il y a quelques jours, la mort de 90 manifestants dans les régions d'Oromia et Amhara. Quels sont les ressorts de cette contestation populaire contre le pouvoir actuellement en place ? Jusqu'à quel point la situation pourrait-elle empirer ?

Philippe Hugon : Cette vague de protestation recouvre plusieurs dimensions, et notamment une dimension politique. L'Ethiopie est un pays fédéral depuis 1994/1995, découpé en neuf régions. Les deux groupes ethniques Oromo et Amhara constituent près des deux tiers de la population du pays. Ils considèrent que le pouvoir est détenu par les Tigréens, minoritaires donc, et se montrent particulièrement critiques vis-à-vis du pouvoir en place, et notamment de l'actuel Premier ministre qui a instauré, à la suite de son précédesseur, un régime fort. 

Une autre raison expliquant ces protestations tient au fait que l'Ethiopie connaît un boom économique important depuis près de trente ans. Celui-ci est largement dû à de gros projets d'investissement en termes d'infrastructures. Des enjeux se sont donc faits jour autour des centrales hydrauliques, mais surtout du phénomène de land grabbing (accaparement des terres), caractérisé par la vente de terres à des étrangers. Cet enjeu est absolument central dans la région Oromia.

A cela s'ajoutent les famines qui sévissent actuellement dans le pays, dues à une extrême sécheresse favorisée par le phénomène El Niño. 

Au-delà des discours et des représentations d'un Etat chrétien de longue date, il faut savoir aussi que nous sommes en présence d'un Etat fortement divisé, ce qui explique d'ailleurs sa forme fédérale. Malgré le développement économique, la société éthiopienne demeure profondément inégalitaire, à la fois socialement et territorialement. 

Quant à savoir jusqu'où la situation pourrait aller, il convient de rappeler que l'Ethiopie est un Etat fort, qui est d'ailleurs le siège de l'Union africaine. Le pays est également soutenu (financièrement) par les Etats-Unis notamment en matière de lutte contre le terrorisme des shebabs de Somalie. A ces élements s'ajoute le risque potentiel de guerre ouverte avec l'Erythrée. L'appui international dont bénéficie le pays est donc fort et devrait ainsi limiter l'aggravation de la situation actuelle. L'Ethiopie revêt un enjeu économique qui n'est pas négligeable du fait de sa croissance de long terme : il ne peut donc pas être laissé-pour-compte, d'autant plus si l'on considère l'instabilité actuelle de la Corne de l'Afrique à laquelle la puissante armée éthiopienne peut faire face. 

L'Ethiopie est caractérisée également par une tradition de diversités culturelles et religieuses assez forte. De ce fait, et malgré une violente répression, il n'est pas inenvisageable que le pouvoir en place puisse faire preuve de compromis pour apaiser la situation, notamment en accordant plus de place aux Amharas et aux Oromos. Ce qui est certain, c'est qu'on ne peut pas nier que ces manifestations et cette répression ont affabili le régime, sans que personne ne parle véritablement de la situation d'ailleurs. 

Face à la violente répression du régime contre ces manifestations antigouvernementales, ni les Etats-Unis, ni l'Union européenne n'ont fait de déclarations condamnant cette répression. Comment expliquer cette attitude ?

Ce silence s'explique essentiellement par le soutien économique et politique que reçoit l'Ethiopie de ces deux puissances occidentales et par la stabilité du pays dans le contexte particulièrement troublé qu'est celui de la Corne de l'Afrique. Malgré des demandes formulées par les acteurs de la société civile ou des mouvements de défense des Droits de l'homme, ni les Etats-Unis ni l'Union européenne n'ont condamné les atteintes commises par le gouvernement éthiopien contre les Droits de l'homme. On peut tout de même s'attendre, au bout d'un moment, à une déclaration de l'UE qui sera une condamnation de principe appelant au respect des droits. 

Pour les Etats-Unis, il s'agit de ne pas froisser un précieux allié dans la lutte contre le terrorisme, et pour l'UE dans la régulation des flux migratoires. Concernant ces derniers, il faut savoir qu'ils proviennent davantage de l'Erythrée, qui est l'ennemi de l'Ethiopie. 

Pour le moment, seul le Vatican a condamné cette répression. 

Aussi bien les Etats-Unis que l'Union européenne aident financièrement l'Ethiopie, à hauteur de plusieurs millions de dollars, en vue notamment de son développement économique. Ne pourrait-on pas envisager cette aide financière comme un levier d'action visant à contraindre le régime à cesser cette répression ?

Cela fait partie effectivement des solutions possibles. Ceci étant, la priorité actuelle de la communauté internationale est d'apporter un appui aux populations qui sont le plus victimes, non pas du régime uniquement, mais surtout de la sécheresse et de la famine. Cet objectif humanitaire doit être pris en compte par l'UE, d'autant plus que nous ne sommes pas dans le cas de certains pays comme le Soudan où le gouvernement est à l'origine des famines. Pour le cas de l'Ethiopie, ce que l'on peut dire, c'est que le gouvernement n'a pas pris toutes les mesures nécessaires pour venir en aide aux zones les plus vulnérables, mais on ne peut pas affirmer qu'il utilise la famine comme un argument politique à ma connaissance. 

Face à l'utilisation de l'aide financière comme levier d'action pour faire cesser la répression, le gouvernement éthiopien pourrait avoir, lui, recours au chantage au sujet de la lutte contre le terrorisme et la régulation des flux migratoires tel qu'il est actuellement utilisé par la Turquie. 

Sur le plan stratégique, il y a également un élément important à prendre en compte : le partage des ressources hydrauliques du Nil avec l'Egypte et le Soudan a été modifié du fait du développement économique de l'Ethiopie. Ceci pourrait occasionner un conflit avec l'Egypte - qui utilise environ 80% des eaux du Nil - ce qui serait suicidaire. C'est pourquoi il est plutôt envisageable que l'Egypte soutienne, via les Frères musulmans ou d'autres mouvements religieux, des mouvements violents dans certaines régions éthiopiennes, notamment celles où l'on retrouve des Somaliens qui sont directement liés à la situation actuelle en Somalie. 

Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn a répondu aux critiques en affirmant que "construire une culture démocratique prendra du temps, mais nous sommes sur la bonne route et nous progressons". Doit-on vraiment se fier aux bonnes intentions affichées par le gouvernement éthiopien, ou l'Occident doit-il réagir dès maintenant ?

Il est certain que l'Ethiopie n'est pas l'exemple d'une démocratie parfaite. Néanmoins, on ne peut pas qualifier, en l'état, le pays de dictature ; il convient plutôt de parler de régime autoritaire. 

Des progrès ont été accomplis en matière de démocratie et sur le plan économique, même si le pays reste fortement inégalitaire. Le niveau de pauvreté y est encore très fort. Toutes les conditions faisant de l'Ethiopie un pays démocratique ne sont donc pas réunies. 

Au sujet de l'Ethiopie, le constat qui fait consensus auprès de la communauté internationale est le suivant : certes, des atteintes aux Droits de l'homme sont commises, mais la croissance économique durable du pays finira par favoriser, à terme, la démocratisation du pays.

L'Ethiopie est souvent vantée comme un modèle africain en matière de développement économique. Dans quelle mesure la situation sociale et politique actuelle du pays pourrait-elle impacter ce développement ?

Les tensions autour de l'enjeu de l'accaparement des terres (land grabbing) évoqué plus haut pourraient quelque peu ralentir le processus de cession de terres aux opérateurs étrangers, et donc la mise en route de certains projets d'infrastructures. Néanmoins, comme j'ai pu le rappeler, le régime éthiopien est fort ; il cible son action de modernisation par le haut, c'est-à-dire via le développement des infrastructures et la modernisation de l'agriculture, et je ne pense pas que ce modèle sera remis en cause. 

Propos recueillis par Thomas Sila

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vangog
- 17/08/2016 - 12:03
Le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens
est la coalition qui régit ce pays, d'obédience marxiste-léniniste, et issu principalement des partis (Front de libération du peuple tirgréen) qui ont combattu le régime Derg de Mengistu. Decidemment, ces politologues et sociologues ont du mal à citer l'idéologie gauchiste, lorsqu'elle est en échec, partout dans le monde. Ne pas nommer les choses semble être devenu quasimment pathologique, dans l'enseignement et les Medias Francais, victimes de déni généralisé, lorsque l'idéologie gauchiste est en cause...