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La distribution de préservatifs au collège et au lycée affecte bien le taux de fécondité des ados : ils ont plus d'enfants qu'avant
Publié le 24 août 2016
Alors que dans les collèges et lycées américains, la distribution de préservatifs s'est généralisée durant les années 90, le nombre de naissances n'a fait qu'augmenter.
Rédaction Atlantico
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Alors que dans les collèges et lycées américains, la distribution de préservatifs s'est généralisée durant les années 90, le nombre de naissances n'a fait qu'augmenter.

Mettre un préservatif entre les mains d'un lycéen ne suffit pas à lui faire prendre ses précautions. C'est le constat que dresse une étude menée par deux chercheurs de l'université américaine Notre-Dame-Du-Lac (Indiana), rapporte The Atlantic.

Les deux professeurs se sont penchés sur la manière dont les écoles américaines ont mené leurs campagnes de prévention et d'éducation sexuelle envers leurs élèves au cours des deux dernières décennies. Dans les années 90, de nombreux districts, notamment au Colorado, en Californie ou encore dans l'Etat de New York ont mis en place des programmes de distributions de préservatifs dans les écoles, afin de lutter contre la propagation des maladies sexuellement transmissibles et du Sida, particulièrement ravageur à l'époque. Au total, vingt-deux districts de douze Etats américains participèrent à ce programme dispensé dans 484 écoles. Sauf que l'effet a été le contraire de celui escompté.

Effet inverse

Dans les deux tiers des établissements américains, il fallait obligatoirement passer par un rendez-vous préventif avant de se faire délivrer le fameux moyen de contraception. Pour mille adolescentes, deux naissances supplémentaires étaient recensées. Dans les écoles où le préservatif était en libre accès, le taux de fécondité bondissait davantage, allant jusqu'à quatre naissances de plus pour le même nombre d'adolescentes. Selon les chercheurs, ce taux aurait pu grimper à neuf naissances additionnelles si ces campagnes de distributions avaient été généralisées à tous les Etats américains.

Car ce n'est pas tout de remettre un bout de latex à des étudiants et de les faire s'exercer sur des concombres. Encore faut-il leur expliquer ce qu'est la sexualité, ses tenants et ses aboutissants. Car comme l'indiquent les deux chercheurs Kasey Buckles et Daniel Hungerman dans un mail à The Atlantic, le conseil le plus répandu durant ces rendez-vous préalables à l'acquisition de préservatifs était l'abstinence. Inutile de préciser que dans les Etats les plus conservateurs, il n'était pas question de mimer quoi que ce soit aux élèves.

Contraception alternative

Mais c'est surtout grâce à la généralisation des moyens de contraceptions alternatifs que ces taux de fécondité adolescents ont pu retomber. Les naissances ainsi que les avortements se sont faits plus rares. Entre 1995 et 2010, le préservatif a progressivement laissé sa place à la pilule contraceptive, plus sûre et issue d'une réflexion plus mûrie, comme l'explique le Guttmacher Institute, qui fournit des statistiques sur les naissances aux Etats-Unis.

En France, 4500 naissances surviennent chaque année chez des mères mineures, soit trois pour mille adolescentes. Aux Etats-Unis, ce ratio monte à vingt-quatre (soixante-deux durant les années 90). De quoi relativiser de l'efficacité des cours d'éducation sexuelle dispensés dans les collèges et lycées français, qui pourraient encore être renforcés selon ce récent rapport du Haut Conseil à l'Egalité entre les femmes et les hommes commandé par les ministres Najat Vallaud-Belkacem et Marisol Touraine.

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Commentaires (1)
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Ganesha
- 25/08/2016 - 05:29
De quoi relativiser de l'efficacité !
La conclusion de cet article, et la comparaison avec la France sont particulièrement stupides. Chez nous, le taux de grossesses adolescentes est de 3 pour mille. Il est de 24 pour mille aux USA. Mais, ''De quoi relativiser de l'efficacité''… !