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Beaucoup plus cabotin que Gabin : quand Jean-Paul Belmondo se souvient d'Antoine Blondin sur le tournage d'un “Singe en hiver”

Publié le 05 juin 2016
À l’occasion du 25ème anniversaire de sa disparition, le 7 juin prochain, Jean Cormier, journaliste et proche d’Antoine Blondin, avec Symbad de Lassus, le petit-fils de l'écrivain, ainsi que de nombreux témoignages (Bernard Pivot, Raymond Poulidor, Jean-Paul Belmondo…) rendent hommage à l’un des plus grands chroniqueurs sportifs et l’auteur du cultissime "Singe en hiver". Extrait de "Blondin", de Jean Cormier et Symbad de Lassus, aux éditions du Rocher 2/2
Symbad de Lassus est le petit-fils d'Antoine Blondin.
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Jean Cormier est journaliste et un de proches d'Antoine Blondin depuis le début des années soixante. Compère des dernières années de sa vie (il a écrit Alcools de Nuit, avec lui et Roger Bastide), Jean Cormier ne lâche pas le flambeau.
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À l’occasion du 25ème anniversaire de sa disparition, le 7 juin prochain, Jean Cormier, journaliste et proche d’Antoine Blondin, avec Symbad de Lassus, le petit-fils de l'écrivain, ainsi que de nombreux témoignages (Bernard Pivot, Raymond Poulidor, Jean-Paul Belmondo…) rendent hommage à l’un des plus grands chroniqueurs sportifs et l’auteur du cultissime "Singe en hiver". Extrait de "Blondin", de Jean Cormier et Symbad de Lassus, aux éditions du Rocher 2/2

Jean-Paul Belmondo, un fidèle ami parmi les fidèles

Jean-Paul Belmondo fait partie des inconditionnels d’Antoine. Il nous l’a confirmé, il n’y a pas si longtemps, à la terrasse d’un café, en plein soleil, derrière l’Assemblée nationale, en compagnie de Jean Rochefort. « Ah, Antoine, quelle merveille, quel talent, quel personnage !... » Jean-Paul fait partie du paysage de Saint-Germain-des-Prés depuis À bout de souffle, et même avant. Hier au restaurant l’Échaudé, avec Ferré, Antoine, Carlos, Fernand Raynaud… Aujourd’hui au Comptoir, à l’Odéon, chez son pote Yves Camdeborde, avec toujours le même sourire, large et généreux…

Antoine aurait pu jouer son propre rôle

Un acteur, c’est le présent. La postérité est aux savants, aux philosophes, peintres, sculpteurs, musiciens, écrivains. Par nature, je vis intensément au présent, mais cela n’empêche pas les souvenirs et Un singe en hiver restera l’un de mes meilleurs souvenirs d’acteur. D’abord, tourner pour la première fois (ce devait être, hélas ! aussi la dernière) avec Jean Gabin, c’était pour moi un honneur fou. Gabin, d’autre part, était un homme très simple, qui me prit tout de suite en amitié. Nous nous sommes bien vite découvert des goûts communs, notamment la même passion pour la boxe, le football et le cyclisme. Également l’amour des bons vins et des fêtes gastronomiques. 

Jean Gabin, c’est un monument du cinéma de mon enfance et de mon adolescence ; je l’admirais éperdument, ce qui ne veut pas dire que je cherchais à le copier. Mon modèle, c’était plutôt Jules Berry, qui dépassait le naturel pour reconstituer une autre réalité dans l’excessif. Ses effets de manchettes, par exemple, me ravissaient. Jean Gabin, lui, jouait sobre…  même dans les scènes d’ivresse. Si je devais me définir, je dirais que j’ai un jeu un peu plus « méditerranéen » que ne l’était le sien. Gabin-Belmondo, c’est Henri Verneuil qui avait permis cette rencontre. Il s’est rarement trompé dans sa carrière, mais avec Un singe en hiver il avait vraiment tapé dans le mille.

Les rencontres, dans le cinéma, cela compte énormément, mais il ne faut pas qu’il y ait une antinomie qui entraîne le déséquilibre. Un singe en hiver offrait un rôle pile pour Gabin et un rôle pile pour moi. Dans une course de six jours, on aurait écrit que nous formions une équipe très complémentaire.

Mais l’autre rencontre encore plus heureuse, alors que cela ne paraissait pas tellement évident au départ, ce fut celle de Michel Audiard avec Antoine Blondin. Le roman est sans doute celui dans lequel Antoine s’est le mieux mis en scène, si je puis dire, et Audiard s’en est merveilleusement imprégné. Antoine a un style d’écrivain d’une incomparable pureté, mais je ne suis pas sûr (qu’il me pardonne !) qu’il aurait su mettre son roman en dialogues aussi magistralement que ne l’a fait Audiard. Michel a certes « piqué » beaucoup de répliques dans le livre, mais il a eu l’art de les sélectionner et de les faire vivre. 

Je crois que très longtemps Antoine a craint que son roman ne soit trahi à l’écran. Malgré les invitations répétées d’Henri Verneuil, il n’est jamais venu au studio. Il me semble me souvenir qu’il est venu une ou deux fois quand nous tournions à Deauville, mais en ami bien plus qu’en auteur. Finalement, il a rendu hommage au travail de Michel Audiard et ce fut le départ d’une longue amitié entre eux.

À cette époque, je n’avais pas encore les soucis et responsabilités du producteur, et les scripts m’arrivaient tout faits. Celui d’Un singe en hiver m’a tout de suite emballé. J’arrivais le matin au studio heureux d’avoir à dire ces dialogues. Sur le papier déjà, le rôle de Blondin, pardon, de Gabriel Fouquet, était visuel, ses tics suffisamment écrits, il n’était nul besoin, pour l’interpréter, d’en rajouter. Le plus beau compliment qui m’ait été adressé, sous la plume de Claude Mauriac, c’est « d’avoir recréé plus encore Antoine Blondin auteur du roman que Gabriel Fouquet son héros ».

Je voudrais dire, là encore, que je n’ai pas essayé de copier Antoine (ou Fouquet, on ne sait plus !) mais sans doute, inconsciemment, ai-je été influencé par ses attitudes et son comportement. Car j’ai connu Antoine bien avant le film, à la belle époque de Saint-Germain-des-Prés. En sortant du théâtre où je jouais (modestement) La mégère apprivoisée puis Oscar, je fréquentais L’échaudé dont Leduc, le patron, était un sacré personnage. Parmi les autres habitués se rencontraient Fernand Raynaud, qui peaufinait ses sketches au ballon de rouge ; Jean-Marie Rivière, qui n’avait pas encore adopté son fameux gibus ; Albert Vidalie et Antoine Blondin, les deux plus turbulents de la bande. Tout ce joli monde partait ensuite finir la nuit au Bar-Bac.

Alors que nous étions plusieurs comédiens de profession, c’était…  Antoine qui faisait le spectacle. Tour à tour désinvolte, ombrageux, fantaisiste, fraternel, ironique pour finir… souvent querelleur.

Il s’en prenait alors régulièrement et exclusivement aux plus grands et gros gaillards de l’assemblée. Il me semble que Jean Cormier l’a fort bien décrit : « Il allume des mèches pour meubler sa vie car il a horreur du vide. »

C’est tout à fait cela, mais ce qui m’a toujours beaucoup frappé chez Antoine, c’est qu’il gardait même dans les moments où il était le plus…  chaud, une grande lucidité sur les choses et les gens. Et je crois que c’est en cela que réside la grâce de Blondin.

Pour conclure, ma chance dans Un singe en hiver, c’est que Verneuil n’a pas pensé à Antoine Blondin pour tenir le rôle de Gabriel Fouquet. Antoine ne dit-il pas de lui-même, avec une lucidité désespérée : « La mélancolie, c’est une façon de voir double. Il arrive que l’on vive sur deux plans quand on boit : il y a soi-même et il y a le personnage qu’on joue. »

Jean-Paul

Extrait de Blondin, de Jean Cormier et Symbad de Lassus, publié aux éditions du Rocher, juin 2016. Pour acheter ce livre, cliquez ici

 

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