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400e anniversaire de la mort du dramaturge

"Eye Shakespeare" ou quand le serious game nous fait marcher

Publié le 23 avril 2016
Cette semaine, nous célébrons les 400 ans de la mort de Shakespeare. Après avoir été analysé, joué, étudié, critiqué, mis en scène, adapté et réadapté, le barde a fait son entrée dans le monde du serious game.
Isabelle Patroix
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Isabelle Patroix est docteur en littérature, Post Doc Serious Game et Innovation à l'École de Management de Grenoble (GEM).
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Hélène Michel est professeur - Serious Games & Innovation Management à l'École de Management de Grenoble (GEM)
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Cette semaine, nous célébrons les 400 ans de la mort de Shakespeare. Après avoir été analysé, joué, étudié, critiqué, mis en scène, adapté et réadapté, le barde a fait son entrée dans le monde du serious game.

Cette semaine, nous célébrons les 400 ans de la mort de Shakespeare. Après avoir été analysé, joué, étudié, critiqué, mis en scène, adapté et réadapté, le barde a fait son entrée dans le monde du serious game : que peut-il encore remettre en jeu ?

L’entreprise Serious Games International a mis 18 mois pour donner vie à l’application mobile « Eye Shakespeare ». Conçue en partenariat avec The Shakespeare Birthplace Trust, elle permet de découvrir la ville natale du dramaturge. En marchant, le joueur découvre à la fois les lieux physiques, l’œuvre de l’auteur (l’application incluant des copies des textes originaux) et voyage dans le temps grâce à la réalité augmentée. Il peut, par exemple, visualiser, une reconstruction 3D de la maison de Shakespeare à Stratford-upon-Avon.

Marcher pour (se) découvrir

L’idée clef du dispositif est de faire marcher le participant sur les pas du barde. Ceci lui permet de découvrir par ses yeux l’environnement et de se forger sa propre représentation. La marche contribue, en effet, au processus de construction de la connaissance, comme de l’individu lui-même.

En proposant cette application, the Shakespeare Birthplace Trust incite les touristes à découvrir la ville de Stratford-upon-Avon dans le détail, tout en décalant le regard que l’on porte sur elle. La marche permet à l’individu d’interagir avec le monde et la compréhension qu’il s’en fait à trois niveaux. Tout d’abord en suivant un guide (réel ou virtuel) pour saisir un cheminement géographique et conceptuel, puis en s’émancipant de ce guide pour partir explorer par lui-même et enfin en définissant sa propre quête.

Suivre le guide pour comprendre

C’est en marchant qu’Aristote enseignait à ses disciples. Dans les jardins du lycée d’Athènes, ces derniers suivaient le philosophe faisant son cours. Leur marche, en groupe, passive (ils suivaient leur « guide ») n’avait pas de destination spécifique. C’est le processus lui-même qui stimulait la réflexion. Leurs aller-retours incessants leur valurent le nom de péripatéticiens : « qui aiment se promener en discutant ».

L’École d’Athènes. Raphaël, entre 1509 et 1510, Musée du Vatican

Toutefois, cela va bien au-delà de « promener ». Il s’agirait plus exactement d’« arpenter » (du grec geo-metrein), c’est-à-dire « mesurer les terres ». Cette mesure se faisait grâce au pas de l’homme lui permettant de renouer avec sa dimension propre, de rendre compte de sa petitesse et de sa limite. De cette double constatation découle un vertige humain face à l’infini. Se mettre en marche permet donc à l’homme de reconsidérer sa propre dimension, son propre espace, sa propre mesure.

La marche favorise donc la (re)prise de possession de l’espace et l’éveil des sensations. S’y ajoute l’obligation de lenteur. La lenteur est propre à la marche humaine et lui permet de renouer avec la contemplation. Par ce contact physique avec la terre, l’homme qui marche réapprend à ressentir son corps mais également son environnement.

Dériver pour explorer

De ce fait, « le marcheur ne sait ou donner des yeux tant ils se donnent à mille autres perceptions qui ne sont plus seulement visuelles » (Marcher : Éloges des chemins de la lenteur, Le Breton, 2012). L’envie de quitter le guide pour suivre son propre cheminement se fait alors sentir.

C’est ce que proposait Guy Debord avec ses dérives urbaines (Théorie de la dérive, Guy Debord, 1956). Avec le mouvement situationniste, il proposait des marches dans Paris, pouvant aller jusqu’à une journée. Durant celles-ci un ou plusieurs individus exploraient par eux-mêmes, se laissant aller aux sollicitations du terrain et des rencontres. Sans guide, sans parcours préalablement défini, ils (se) forgeaient une nouvelle représentation du territoire.

Dérives urbaines, Guy Debord.
Et c’est également ce que proposent de faire de nombreuses troupes de théâtre quand elles montent Shakespeare. Jouer dans la ville, avec la ville, avec l’espace public, c’est jouer avec des rencontres imprévues, en changer les règles, provoquer des conversations, plonger dans les pensées de nos contemporains, et inventer ainsi un nouveau monde (Shakes in the City : Shakespeare joué en (avec) la ville, Sarah Hatchuel, 2011). À Londres, des pièces de Shakespeare sont jouées à l’Open Air Theatre de Regent’s Park depuis 1932. De même, à New York, l’événement estival « Shakespeare in the Park », instauré en 1957 par Joseph Papp et qui a permis à 4 millions de personnes d’assister gratuitement à des représentations shakespeariennes dans Central Park.

Mener une quête

Une fois affranchi de son guide, une fois libéré de tout parcours prédéfini, l’individu va pouvoir choisir sa propre quête et rentrer dans un processus créatif. Ceci peut expliquer l’attrait d’un certain nombre d’écrivains, de philosophes ou d’artistes pour la marche.

En permettant au participant de choisir sa quête, Eye Shakespeare fait écho au géocaching. Le 2 mai 2000, le système GPS (global positioning system) est ouvert au grand public. Ce système de positionnement par satellite était jusqu’alors utilisé par le gouvernement américain à des fins militaires. Cette technologie permet de positionner des objets dans un rayon d’environ 20 mètres. Le 3 mai 2000, Dave Ulmer, un consultant en informatique, décide de tester la précision du positionnement GPS en cachant un objet dans les bois. Et il en publie les coordonnées sur un site Internet d’utilisateurs de GPS et trois jours plus tard deux lecteurs de cette liste de diffusion trouvent l’objet en question et postent leurs commentaires et réflexions en ligne.

Dès lors, de nombreux autres internautes du monde entier se mettent eux aussi à cacher divers objets dans la nature à l’échelle de la planète et en publient les coordonnées sur Internet : le géocaching est né ! Dans cette chasse au trésor mondiale, chacun peut explorer ou proposer une quête.

Le géocaching encourage ainsi des millions de personnes à découvrir, à leur rythme, en choisissant leur propre itinéraire, leur environnement sous un jour nouveau.

Devenir acteur

Avec des dispositifs tels que Eye Shakespeare, plusieurs façons de marcher s’offrent à l’individu : suivre un guide (réel ou virtuel) pour mieux comprendre ; partir en exploration par une « dérive » ou choisir sa propre quête. Toutes ces possibilités ont une composante commune : l’individu se met en marche, physiquement et psychologiquement. Marcher c’est, alors, jouer un rôle, rentrer en scène. D’ailleurs, « le monde entier est un théâtre et les hommes et les femmes ne sont que des acteurs » (Shakespeare, Comme il vous plaira, 1599, II, 5).

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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