En direct
Best of
Best of du 10 au 16 octobre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Et cette pancarte vous la trouvez grotesque, inappropriée ou simplement abjecte ?

02.

Selon des chercheurs des Pays-Bas, il y aurait une quatrième paire de glandes salivaires, dans votre tête

03.

La nage en eau froide pourrait-elle fournir une piste pour les traitements contre la démence sénile ?

04.

La taxe foncière payée par tous les propriétaires a augmenté de plus de 30% en dix ans

05.

Comment les islamistes ont réussi à noyauter la pensée universitaire sur... l’islamisme

06.

Et Gabriel Attal dénonça les "charognards de l’opposition". Y aura-t-il quelqu’un pour le faire taire ?

07.

Professeur décapité : des élèves et des parents d'élèves ont été complices de l'assassin

01.

Gérald Darmanin & Brad Pitt bientôt papas, M. Pokora bientôt marié; Voici pense que le bébé de Laura Smet s'appelle Léo, Closer Jean-Philippe; Adele aurait succombé au charme de l'ex (cogneur) de Rihanna; Kanye West propose l'union libre à Kim Kardashian

02.

Décapitation islamiste : est-il encore temps d’arrêter la spirale infernale… et comment ?

03.

Islamisme : la République de la complaisance

04.

Comment les islamistes ont réussi à noyauter la pensée universitaire sur... l’islamisme

05.

Professeur décapité : souvenons-nous de la phrase d'Arletty

06.

Professeur décapité : voilà ce que nous coûtera notre retard face à l’islamisme

01.

Décapitation islamiste : est-il encore temps d’arrêter la spirale infernale… et comment ?

02.

Professeur décapité : voilà ce que nous coûtera notre retard face à l’islamisme

03.

Islamisme : la République de la complaisance

04.

Professeur décapité : souvenons-nous de la phrase d'Arletty

05.

Professeur décapité à Conflans-Sainte-Honorine : "Il a été assassiné parce qu'il apprenait à des élèves la liberté d'expression"

06.

Professeur décapité : "je crains plus le silence des pantoufles que le bruit des bottes"

ça vient d'être publié
décryptage > Economie
Atlantico Business

Face à l’aggravation de la crise, Bruno Le Maire renforce les mesures de soutien mais évite toute nouvelle contrainte réglementaire

il y a 3 min 44 sec
pépites > Santé
Coronavirus
Le ministre de la Santé annonce une rallonge budgétaire de 2,5 milliards d'euros pour les hôpitaux et les soignants (qui bénéficieront d'une majoration de 50 % des heures supplémentaires)
il y a 11 min 1 sec
pépites > Politique
"Les actions s'intensifieront"
Lutte contre l'islamisme : Emmanuel Macron annonce la dissolution du collectif "Cheikh Yassine" et s'engage à "intensifier" les actions
il y a 12 heures 35 min
décryptage > France
Frivolités de banlieue

Et cette pancarte vous la trouvez grotesque, inappropriée ou simplement abjecte ?

il y a 15 heures 17 sec
pépites > Education
Fléau de la haine en ligne
Les collègues de Samuel Paty expriment leur "vive inquiétude face à l'impact des réseaux sociaux"
il y a 16 heures 13 min
pépites > France
Ampleur de la catastrophe
Alpes-Maritimes : les dégâts des crues ont été évalués à 210 millions d'euros par les assurances
il y a 18 heures 1 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Yoga" d'Emmanuel Carrère : une leçon de vie, la liberté a un prix

il y a 18 heures 50 min
light > Science
Anatomie
Selon des chercheurs des Pays-Bas, il y aurait une quatrième paire de glandes salivaires, dans votre tête
il y a 19 heures 49 min
light > High-tech
Espionnage
Des diplomates et des agents secrets américains critiquent l'administration Trump qui ne réagit pas aux attaques qu'ils subissent dans des postes diplomatiques à l'étranger
il y a 20 heures 33 min
pépites > Terrorisme
Enquête
Le père d'une élève du collège de Conflans-Sainte-Honorine et un militant islamiste auraient été en contact avec le jeune tchétchène qui avait annoncé sa volonté d'agir
il y a 21 heures 4 min
décryptage > Santé
Couvre-feu jusqu’à l’été ?

Covid-19 : voilà ce que l’Etat n’a toujours pas compris sur son incapacité à enrayer la deuxième vague

il y a 10 min 56 sec
pépites > Justice
Terrorisme
Conflans : sept personnes déférées en vue de l’ouverture d’une information judiciaire, selon le Parquet national antiterroriste
il y a 36 min 14 sec
light > Culture
Mea Culpa
Covid-19 : Nicolas Bedos reconnaît avoir écrit un texte "excessif et maladroit"
il y a 14 heures 37 min
décryptage > Justice
Justice

Abliazov, un délinquant financier dissimulé derrière le statut de réfugié politique ?

il y a 15 heures 25 min
pépites > France
Emotion
L'hommage national à Samuel Paty se déroulera dans la cour de la Sorbonne ce mercredi
il y a 17 heures 25 min
pépites > France
Seine-Saint-Denis
Emmanuel Macron en déplacement à Bobigny ce mardi pour faire le bilan de la lutte contre l'islamisme
il y a 18 heures 25 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"L'Amérique n'existe pas" d’après "Histoires enfantines", de Peter Bichsel : la candeur du regard, le vertige du langage

il y a 19 heures 6 min
décryptage > Culture
Polémique à Hollywood

L'actrice Gal Gadot peut-elle interpréter Cléopâtre ?

il y a 20 heures 28 min
pépite vidéo > Santé
"Célébrer Noël correctement"
Coronavirus : l'Irlande et le Pays de Galles décident de reconfiner
il y a 20 heures 50 min
rendez-vous > Société
Zone Franche
Contorsionnisme : à trop trianguler, Mélenchon perd (littéralement) la Baraka
il y a 21 heures 22 min
© Reuters
© Reuters
Regarder la poutre dans son œil

Comment la corruption et l’emprise des oligarques pénalisent l’Ukraine au moins autant que les ingérences russes

Publié le 23 février 2016
En Ukraine, la révolution de la place Maidan, qui appelait notamment à la fin de la corruption, a été confisquée : les réformes politiques n'ont pas eu lieu, le système n'a pas évolué et la réalité oligarchique demeure inchangée.
Florent Parmentier
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Florent Parmentier est enseignant à Sciences Po et chercheur associé au Centre de géopolitique de HEC. Il a récemment publié La Moldavie à la croisée des mondes (avec Josette Durrieu) ainsi que Les chemins de l’Etat de droit, la voie étroite des pays...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
En Ukraine, la révolution de la place Maidan, qui appelait notamment à la fin de la corruption, a été confisquée : les réformes politiques n'ont pas eu lieu, le système n'a pas évolué et la réalité oligarchique demeure inchangée.

Atlantico : L'ancien ministre ukrainien de l'Economie, Abromavicus, a récemment démissionné accusant les politiques ukrainiens d'être toujours à la solde des oligarques, de bloquer les réformes et de perpétuer le système de corruption endémique contre lequel était dirigée la révolution de la place Maidan. La révolution ukrainienne a-t-elle été confisquée ? Est-on dans la continuité de l'avant-révolution ou est-ce que des changements ont eu lieu ? 

Florent Parmentier : La démission d’Avaira Abromavicius sonne comme un avertissement aux élites politiques ukrainiennes : plus que d’autres, ce Ministre incarnait la volonté réformatrice populaire pour laquelle des citoyens ukrainiens ont affronté le pouvoir il y a deux ans.Force est de constater que l’Ukraine reste en 2015 autour de la 130e place mondiale pour la corruption dans le classement de Transparency International. Cette affaire ne se cantonne pas à la politique intérieure puisque suite à cette démission, le FMI, par le biais de Christine Lagarde, a également averti les autorités du fait que les bailleurs de fonds internationaux seraient très regardants à l’avenir sur l’évolution des réformes.

Quelques éléments de contexte sont nécessaires pour comprendre le rôle des oligarques en Ukraine, qui ne forment pas un groupe cohérent ou homogène. Ils contrôlent diverses parts de l’industrie ainsi que les principaux médias mais, au fond, ce qui les distingue n’est pas ce qu’ils ont (leurs capitaux), mais ce qu’ils font – investir leurs richesses dans le domaine politique afin d’en retirer de nouveaux avantages ainsi qu’une immunité. Si l’on considère les récentes élections locales ou les votes de la Rada, il semble que la force des clans oligarchiques n’a en rien faibli depuis l’Euromaïdan. Certes, la « famille » - le clan autour de Viktor Ianoukovitch – a disparu de la circulation, mais les cartes ont été redistribuées. La place prise par Igor Kolomoyskiy, oligarque un temps gouverneur de Dnipropetrovsk (grande ville de l’Est du pays) et disposant de son propre parti (l’Union ukrainienne des patriotes), est révélatrice à cet égard, et ses différents avec le Président ne font que nourrir l’instabilité politique actuelle du pays.

Dans ces conditions, le moment Euromaïdan n’a certainement pas rempli ses promesses, restant bien en deçà des attentes des manifestants d’alors, et beaucoup à Kiev se demandent en effet s’il n’y a pas eu confiscation de la révolution. C’est donc aux citoyens et aux bailleurs de fonds internationaux qu’incombent la charge de s’assurer des avancées acquises sur les barricades. 

Quel est le rapport des politiques aux oligarques et quel rôle jouent ces derniers dans la vie politique ukrainienne ?

Le rapport de dépendance entre politiques et oligarques est établi, ces derniers étant soit directement élus – à commencer par le Président Porochenko ! –, soit représentés au Parlement par des intermédiaires.

Le plus riche d’entre eux, Rinat Akhmetov maintient ainsi des relations tant avec le gouvernement à Kiev qu’avec les séparatistes du Donbass, où se passe une grande partie de son activité économique. Il est l’un des financiers principaux du « bloc d’opposition », le mouvement héritier du « Parti des régions » de Viktor Ianoukovitch, qui l’a notamment emporté aux municipales à Zaporojié ou à Marioupol, en Ukraine orientale. Il n’est pourtant pas le seul à chercher à influencer plus ou moins directement le pouvoir en mobilisant des ressources économiques. Les principaux médias sont concentrés entre quelques mains :Akhmetov détient la chaîne Ukraine, Dmytro Firtash et Serhiy Lovochkine contrôlent Inter, STB, ICTV, Viktor Pintchouk possède NovyKanal, Kolomoyskiy et Hennadiy Boholubov eux ont fait main basse sur 1+1, tandis que Porochenko a toujours son droit de regard sur 5 Kanal. La situation est similaire dans la presse écrite, ce qui garantit aux oligarques une force de frappe médiatique à même de saturer l’espace informationnel.

Toutefois, s’ils sont directement actifs, les oligarques servent également de repoussoir, de la part d’une population souvent peu amène à leurs égards. Au-delà des mouvements de la société civile, c’est sur cet épouvantail que Mikhail Saakashvili, gouverneur d’Odessa et ancien Président géorgien, mobilise ses partisans et fait valoir sa voix au niveau national, en soutien de Petro Porochenko. 

En Russie, les oligarques sont également très nombreux et influents. Néanmoins, le rapport des oligarques au pouvoir politique est-il le même qu'en Ukraine ?

Non, la comparaison n’est plus aussi valable sous Poutine qu’elle pouvait l’être sous Eltsine. Le combat pour l’accès à la décision politique était certes un facteur essentiel des luttes oligarchiques en Russie durant les années 1990 ; le rôle que les oligarques ont joué pour soutenir la candidature de Boris Eltsine en 1996 est relativement documenté et connu aujourd'hui. Par contraste, Vladimir Poutine a lui-même su mettre ceux-ci au pas, en leur proposant de s’enrichir sans se mêler de politique : on se souvient de Boris Berezovski, condamné à l’exil, ou de l’arrestation de Mikhaïl Khodorkovski, mais d’autres ont également été écartés des centres de décisions. Le message a été clair et aujourd’hui, les grandes fortunes russes ne prennent pas le risque d’affronter directement le pouvoir. Tout juste, le milliardaire et homme politique libéral Mikhaïl Prokhorov apparaît comme un « dissident dans le système » plus que comme une alternative réelle au système mis en place autour du Kremlin. On est donc éloigné de la situation ukrainienne, et le terme oligarque n’a plus le même sens qu’on lui donnait dans les années 1990.

De fait, l’instabilité générée par l’action des oligarques est toujours présente en Ukraine, et cela a une double implication : le régime y est davantage pluraliste qu’en Russie, tant sur le plan des médias que de la vie partisane, mais l’Etat y est également davantage fragile, connaissant d’immenses difficultés pour se réformer. 

Quelles sont les perspectives de l'Ukraine à court, moyen et long terme ? Quelles politiques devraient être menées pour relever le pays ?  

L’Ukraine a devant elle de grands défis : son intégrité territoriale en premier lieu bien sûr, mais aussi la construction d’un authentique Etat de droit sur le modèle européen. Pour cela, il faudra rompre avec un certain nombre de pratiques et de schémas de corruption, en dépit des forces de résilience du système. En d’autres termes, le dilemme du pouvoir est le suivant : faire une chasse aux sorcières parmi les oligarques serait apprécié par l’opinion mais mobiliserait d’énormes ressources contre le Président, tandis que ne rien faire contre les oligarques, c’est alimenter l’idée que les citoyens devront à un moment ou un autre se retrouver sur Maïdan pour marquer l’exaspération sociale. Le tout, en gardant à l’esprit que l’économie est à reconstruire ainsi que le système politique.

Pour limiter le poids des oligarques, il faudrait changer fondamentalement le système économique et politique pour le faire aller vers plus de transparence, en renforçant les institutions garantissant l’Etat de droit et le fonctionnement d’une économie de marché. Cela suppose une vague de réformes dans plusieurs secteurs clés, comme la police, la justice ou les douanes. Seule l’alliance entre une mobilisation citoyenne et une communauté internationale exigeante pourra permettre à l’Ukraine de sortir de ses difficultés actuelles.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (1)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Alua
- 23/02/2016 - 10:44
Révolution?
Qui a nourri, logé et payé pendant des mois ces milliers de manifestants sur la place Maidan, sinon les "oligarques" à qui l'OTAN a donné le pouvoir pour encercler la Russie? On ne peut s'étonner de la situation actuelle qui en découle.