En direct
Best of
Best of du 23 au 29 mai
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Renault : l’Etat actionnaire solde les comptes de Carlos Ghosn et remet toute la stratégie à plat...

02.

L’IPTV, nouvelle vache à lait des mafias européennes

03.

Face à la crise économique violente et les critiques, Riyad accélère son projet de ville pharaonique "NEOM"

04.

Énergie renouvelable: la chute des prix dope (enfin) les espoirs de l’industrie du solaire

05.

Infections respiratoires : la grande peur de la grande grippe

06.

Bernard Tapie suit un traitement expérimental en Belgique pour soigner son cancer "au dernier degré"

07.

Madonna s’exhibe sur Insta; Re-trompée ? Jenifer Aniston furieuse contre Brad; Olivier Sarkozy trop français pour Mary-Kate Olsen; Marc Lavoine bientôt marié; Harry & Meghan rois des radins malgré 49 millions flambés en 2 ans; Panique à la Cour d’Espagne

01.

Deuxième vague du coronavirus… ou pas : le point sur ce qu’en savent aujourd'hui les scientifiques

02.

Virus d’un nouveau type : toutes ces données sur le Coronavirus que nous ne maîtrisons toujours pas

03.

L’IPTV, nouvelle vache à lait des mafias européennes

04.

Covid-19 : l’outil de notification de l’exposition au virus d’Apple-Google ne semble pas parti pour un envol spectaculaire

05.

Zappé ? Pire que la colère, Emmanuel Macron face à l’indifférence des Français

06.

Voici les paroles du Chant des Partisans, version Camélia Jordana : "ami entends-tu ces cris sourds de la banlieue qu’on enchaîne ?"

01.

Le syndrome Raoult : anatomie d’un malaise français

02.

Zappé ? Pire que la colère, Emmanuel Macron face à l’indifférence des Français

03.

Voici les paroles du Chant des Partisans, version Camélia Jordana : "ami entends-tu ces cris sourds de la banlieue qu’on enchaîne ?"

04.

Zemmour face à Onfray : pourfendeurs ET promoteurs de postures idéologiques

05.

Ce syndrome Camélia Jordana qui affaiblit la démocratie française

06.

Avant de parler relocalisations, il est urgent de répondre aux vraies causes des délocalisations

ça vient d'être publié
pépites > Santé
Victimes indirectes
Confinement : le nombre d'arrêts cardiaques et le taux de mortalité ont explosé
il y a 10 heures 46 min
pépite vidéo > International
Embrasement
Mort de George Floyd : Des manifestations éclatent dans tous les Etats-Unis
il y a 11 heures 44 min
light > People
Recherche
Bernard Tapie suit un traitement expérimental en Belgique pour soigner son cancer "au dernier degré"
il y a 12 heures 25 min
pépite vidéo > Politique
Débat
Eric Zemmour face à Michel Onfray : retrouvez leur débat sur l'avenir de la gauche en France
il y a 13 heures 16 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Jonas Fink, le libraire de Prague" : romance dérisoire, triste printemps, mais très bonne BD

il y a 14 heures 31 min
décryptage > Environnement
Transition

Énergie renouvelable: la chute des prix dope (enfin) les espoirs de l’industrie du solaire

il y a 16 heures 5 min
décryptage > Politique
Monde d'après

Le "rebranding" de la "marque"Macron, opération à risque

il y a 16 heures 42 min
décryptage > High-tech
Bienfaits

Pourquoi les jeux vidéo sont (aussi) un moyen essentiel pour les enfants de garder des liens sociaux

il y a 17 heures 11 min
décryptage > Economie
Etat stratège

Renault : l’Etat actionnaire solde les comptes de Carlos Ghosn et remet toute la stratégie à plat...

il y a 17 heures 38 min
décryptage > Santé
Bonnes feuilles

Infections respiratoires : la grande peur de la grande grippe

il y a 18 heures 1 min
pépites > Société
Fin de vie
Meurthe-et-Moselle : une centenaire en grève de la faim pour obtenir "le droit de mourir"
il y a 11 heures 17 min
pépites > Société
Fin de l'accalmie
Déconfinement : la Sécurité routière s'inquiète d'une surmortalité "alarmante"
il y a 12 heures 6 min
light > People
Rétrogradage
Kylie Jenner accusée d'avoir menti sur sa fortune : "Forbes" la retire de sa liste des milliardaires
il y a 12 heures 54 min
décryptage > Culture
Atlanti-culture

"Sapiens", un livre formidablement intéressant et enrichissant

il y a 14 heures 29 min
décryptage > Economie
Rien ne change

L’épuisement du petit patron français devant la relance de l’activité…

il y a 15 heures 56 min
décryptage > International
Civilisation des algorithmes

Trump contre la Silicon Valley : la guerre culturelle féroce qui nous concerne beaucoup plus qu’on ne le croit

il y a 16 heures 29 min
décryptage > Politique
Angles morts

Zemmour face à Onfray : pourfendeurs ET promoteurs de postures idéologiques

il y a 16 heures 56 min
décryptage > International
Nouvelle guerre froide ?

Le plan secret de la Chine pour tenter de restaurer son image (et gagner la bataille de la propagande)

il y a 17 heures 26 min
décryptage > Santé
Équation à inconnues multiples

Virus d’un nouveau type : toutes ces données sur le Coronavirus que nous ne maîtrisons toujours pas

il y a 17 heures 51 min
rendez-vous > People
Revue de presse people
Madonna s’exhibe sur Insta; Re-trompée ? Jenifer Aniston furieuse contre Brad; Olivier Sarkozy trop français pour Mary-Kate Olsen; Marc Lavoine bientôt marié; Harry & Meghan rois des radins malgré 49 millions flambés en 2 ans; Panique à la Cour d’Espagne
il y a 18 heures 2 min
© Reuters
François Hollande compte sur Emmanuel Macron pour séduire le centre et une partie de la droite en 2017.
© Reuters
François Hollande compte sur Emmanuel Macron pour séduire le centre et une partie de la droite en 2017.
L'amour du risque

Mais à quoi joue Emmanuel Macron (et/ou à quoi le fait-on jouer...) ?

Publié le 13 novembre 2015
Le ministre de l'Economie, qui a affirmé mardi 10 novembre que les fonctionnaires devaient être rémunérés au mérite, a une nouvelle fois fait frissonner la rue de Solférino. François Hollande compte sur lui pour séduire le centre et une partie de la droite en 2017.
Christelle Bertrand, journaliste politique à Atlantico, suit la vie politique française depuis 1999 pour le quotidien France-Soir, puis pour le magazine VSD, participant à de nombreux déplacements avec Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande,...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Christelle Bertrand
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Christelle Bertrand, journaliste politique à Atlantico, suit la vie politique française depuis 1999 pour le quotidien France-Soir, puis pour le magazine VSD, participant à de nombreux déplacements avec Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande,...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le ministre de l'Economie, qui a affirmé mardi 10 novembre que les fonctionnaires devaient être rémunérés au mérite, a une nouvelle fois fait frissonner la rue de Solférino. François Hollande compte sur lui pour séduire le centre et une partie de la droite en 2017.

Après avoir remis en question les 35h, émis un doute sur la durée de l’indemnisation chômage, Emmanuel Macron continue à débroussailler son bonhomme de chemin. Mardi sur Europe 1, il s’est attaqué à un nouveau tabou de la gauche, la rémunération des fonctionnaires, suggérant comme une évidence, qu’il fallait "accroître la part du mérite" dans la rémunération des fonctionnaires, modérant à peine son propos en précisant que la performance des employés du secteur public ne pouvait être mesurée comme dans le privé. Nouveau coup de blizzard à gauche. Stupeur et tremblement dans les équipes des candidats aux régionales. "Franchement ce type de déclaration ne nous arrange pas. Sur les marchés, on nous parle de Valls, de Macron, on nous demande où est passé la gauche or je ne mesure pas l’impact positif de ces transgressions", peste, par exemple Kamel Chibli, tête de liste en Ariège. Et il ajoute : "Pour gagner, nous devons rassembler toute la gauche dès le premier tour, ce genre de déclaration faire fuir nos électeurs les plus à gauche et renforce le PC".

 

D'ailleurs, dans la foulée, un certaine nombre de dirigeants socialistes ont pris leurs distances comme la ministre Pascale Boistard qui expliquait au Talk du Figaro : "La position du gouvernement c'est celle que défend Marylise Lebranchu, Emmanuel Macron a exprimé une idée personnelle". La ministre de la fonction publique ayant précisé : "Je suis favorable à ce que les fonctionnaires soient en partie payés au mérite, dès le moment où cela se fait en accord avec les syndicats".

 

Alors à quoi joue le jeune premier de Bercy ? Aurait-il sacrifié le destin de sa famille politique sur l’autel de son propre personnage et de son avenir ? Ferait-il du passé table rase afin de se construire une rampe de lancement pour Matignon puis pour l’Élysée au risque de tuer toutes les chances du PS de l’emporter en 2017, présidentielle et législatives inclues ?

 

Rue de Solférino, personne ne croit à cette stratégie de la terre brûlée pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que lorsque François Hollande a eu à dire ses 4 vérités à l’un de ses ministres, il l’a toujours fait, Delphine Batho en est la preuve. Or, en ce qui concerne le jeune ministre de l’Économie, point de recadrage majeur. A peine un sermon, le 19 septembre dernier, lorsque le même Macron s’en était déjà pris au statut des fonctionnaires : "Le fonctionnaire a des droits, le statut, et a des devoirs et qu'il doit en permanence s'adapter, évoluer et être capable d'être au meilleur pour être au service du public", lui a répondu le Chef de l’État depuis son fief corrézien. Fermer le ban. Une réprimande qui n’a pas empêché le locataire de Bercy, moins de deux mois plus tard, de rééditer ses propos à peine édulcorés. Une confiance en soi qui commence à laisser transparaître une véritable complicité avec le chef de l’État. Macron ne fait pas cavalier seul, il agit avec l'assentiment du locataire de l’Élysée.

 

"Non décidément, je ne crois pas qu’il y ait une feuille de papier à cigarette entre ces deux-là, affirme l’un des secrétaires nationaux du PS. Macron est l’un des piliers de Hollande pour 2017, d’abord parce qu’il ringardise Valls". François Hollande a, en effet, toujours fort bien maîtrisé l’art des équilibres politiques. Faire monter un adversaire pour en contrer un autre ne lui a jamais fait peur. Ce fut son quotidien rue de Solférino.

 

Mais au-delà de ce subtil jeu d’équilibre des pouvoirs, François Hollande met en place, grâce à son ministre de l’Économie, une stratégie qui, l’espère-t-il, peut lui permettre d’emporter les élections présidentielles en 2017. Il se sait coupé de sa gauche, a conscience que la rupture est difficilement rattrapable et il ne s’en soucie guère, car il croit cette gauche encore habitée, traumatisée, par le souvenir de 2002. Tellement marquée qu’elle ne prendra pas le risque, se dit-il, face à la menace d’un duel Marine Le Pen Nicolas Sarkozy au second tour, d’aller voter autre chose que socialiste au premier tour comme ce fut le cas en 2007 puis en 2012 donnant ainsi une légère avance au candidat Hollande. Les terres de conquêtes de François Hollande se trouvent donc aujourd'hui à droite.

 

"François Hollande fait le pari que d’un coté l’alternative à gauche étant inexistante, de l’autre la droite se rapprochant de plus en plus du FN cela libère un espace au centre qui est en quête d’alternative politique", explique un cadre de la rue de Solférino. Les électeurs de François Bayrou, de l'UDI et même une partie des Républicains modérés pourraient, en effet, pense le Chef de l’État, s’ils ne trouvaient pas d’autre offre à leur goût, lui apporter les voix nécessaires pour accéder au second tour. D'où ce subtile décalage à droite de toute sa politique, d'où les déclarations peu orthodoxes d'Emmanuel Macron en matière d'économie et de Manuel Valls sur les questions de sécurité et d'immigration. Des appels du pied qui commencent à porter leurs fruits si l'on en croit les déclarations notamment de Jean-Christophe Lagarde, le patron de l'UDI, qui affirmait partager les analyses d'Emmanuel Macron et appelait le jeune ministre à rejoindre les centristes.

 

"C’est une stratégie risquée, s’inquiète pourtant un secrétaire national, car ces électeurs de droite modérée, même si on leur propose une réforme du statut des fonctionnaires, la remise à plat des 35h ou la réduction de l’indemnisation chômage pourraient quand même préférer François Bayrou si Nicolas Sarkozy est le candidat des Républicains ou bien Alain Juppé". "On voit bien les briques se mettre en place une à une, mais c’est un quitte ou double", confirme un député qui préférerait que François Hollande travaille à élargir sa base électorale plutôt que de la déplacer à droite. "Les électeurs sont exaspérés, rapporte un élu de terrain. En 2002, ils ne l’étaient pas et ils n’ont pas voté Jospin, cette fois ça va être un défouloir. Hollande ne se rend pas compte à quel point ils se sentent trahis". Trahis mais peut-être pas encore suicidaires. C’est en tout le pari du chef de l’État et de ses conseillers.

 

D'autant que le socialisme branché de Macron présente un double avantage, séduire la droite et, chose plus étonnante, les quartiers. C'est, en tous cas, ce que rapportent les têtes chercheuses socialistes, les relais locaux comme Kamel Chibli en Ariège. "Emmanuel Macron, c’est une vraie star pour certains jeunes issus de milieu populaires, leur rêve à eux ce n’est pas d’être fonctionnaire à la mairie du coin mais de réussir. Les gens ont besoin de rêver, d’avoir de l’espoir et Macron leur en donne, c'est le rêve américain, il a un côté : allez, on se prend par la main !".

 

Or François Hollande sait qu'il va devoir partir à la conquête des quartiers s’il veut l’emporter. Les ouvriers lui ont tourné le dos, les chômeurs, à qui il a tant promis, aussi, tout comme les jeunes sur qui il avait appuyé sa campagne des primaires. Reste les quartiers qu’il avait ignoré en 2012 tout comme le centre à qui il avait fait peur en clamant sa haine des riches et de la finance. 2017 sera donc un anti 2012 ?

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Renault : l’Etat actionnaire solde les comptes de Carlos Ghosn et remet toute la stratégie à plat...

02.

L’IPTV, nouvelle vache à lait des mafias européennes

03.

Face à la crise économique violente et les critiques, Riyad accélère son projet de ville pharaonique "NEOM"

04.

Énergie renouvelable: la chute des prix dope (enfin) les espoirs de l’industrie du solaire

05.

Infections respiratoires : la grande peur de la grande grippe

06.

Bernard Tapie suit un traitement expérimental en Belgique pour soigner son cancer "au dernier degré"

07.

Madonna s’exhibe sur Insta; Re-trompée ? Jenifer Aniston furieuse contre Brad; Olivier Sarkozy trop français pour Mary-Kate Olsen; Marc Lavoine bientôt marié; Harry & Meghan rois des radins malgré 49 millions flambés en 2 ans; Panique à la Cour d’Espagne

01.

Deuxième vague du coronavirus… ou pas : le point sur ce qu’en savent aujourd'hui les scientifiques

02.

Virus d’un nouveau type : toutes ces données sur le Coronavirus que nous ne maîtrisons toujours pas

03.

L’IPTV, nouvelle vache à lait des mafias européennes

04.

Covid-19 : l’outil de notification de l’exposition au virus d’Apple-Google ne semble pas parti pour un envol spectaculaire

05.

Zappé ? Pire que la colère, Emmanuel Macron face à l’indifférence des Français

06.

Voici les paroles du Chant des Partisans, version Camélia Jordana : "ami entends-tu ces cris sourds de la banlieue qu’on enchaîne ?"

01.

Le syndrome Raoult : anatomie d’un malaise français

02.

Zappé ? Pire que la colère, Emmanuel Macron face à l’indifférence des Français

03.

Voici les paroles du Chant des Partisans, version Camélia Jordana : "ami entends-tu ces cris sourds de la banlieue qu’on enchaîne ?"

04.

Zemmour face à Onfray : pourfendeurs ET promoteurs de postures idéologiques

05.

Ce syndrome Camélia Jordana qui affaiblit la démocratie française

06.

Avant de parler relocalisations, il est urgent de répondre aux vraies causes des délocalisations

Commentaires (6)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Jardinier
- 12/11/2015 - 19:59
La partie droite de la "synthèse".
Dégagez, ouste, du balai.
Ici Londres
- 12/11/2015 - 19:12
C'est finalement peut être excellent pour la droite...
car les seuls que Macron pourrait éventuellement amener à la gauche, ce sont grosso modo une partie des indécrottables centristes bayrouistes, déjà responsables de l'élection du capitaine de pédalo. Bref ça handicape le centriste mou et avantage la droite.
phegp
- 12/11/2015 - 18:23
@Ganesha : question sourire, celui de...
Moa-jeu vaut son pesant de cacahuètes également. Qui se ressemble s'assemble...