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Un billet de 5000 francs de 1934.
© wikipedia.org
Un billet de 5000 francs de 1934.
Bonnes feuilles

Quand John Law introduisait les premiers billets de banque en France mais ne souhaitait surtout pas les destiner au grand public

Publié le 25 juillet 2015
John Law a certes introduit en France le billet de banque, mais son Système relevait aussi et surtout d’une vision macroéconomique avant la lettre. Plombées par vingt-cinq ans de guerre (1689-1714), les finances publiques de l'Ancien Régime sont exsangues. Comme par miracle, le Système proposait un changement de paradigme. Premier banquier central de l’histoire de France, Law se brûla les ailes en actionnant les leviers tout neufs de la création monétaire et du soutien à l’économie. Extraits de "John Law la dette ou comment s'en débarrasser" de Nicolas Buat, aux éditions Les belles lettres, (1/2)
Nicolas Buat
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Archiviste paléographe, conservateur en chef aux Archives de Paris, Nicolas Buat s’intéresse plus particulièrement à l’histoire économique et sociale de l’Ancien Régime. Il est également coauteur d’un Dictionnaire de paléographie française.
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John Law a certes introduit en France le billet de banque, mais son Système relevait aussi et surtout d’une vision macroéconomique avant la lettre. Plombées par vingt-cinq ans de guerre (1689-1714), les finances publiques de l'Ancien Régime sont exsangues. Comme par miracle, le Système proposait un changement de paradigme. Premier banquier central de l’histoire de France, Law se brûla les ailes en actionnant les leviers tout neufs de la création monétaire et du soutien à l’économie. Extraits de "John Law la dette ou comment s'en débarrasser" de Nicolas Buat, aux éditions Les belles lettres, (1/2)

Au départ, Law ne souhaitait pas étendre la circulation monétaire au grand public. Les billets de banque étaient uniquement distribués sous forme de grosses coupures faites pour servir de véhicule à l’investissement et faciliter le placement des actions de la Compagnie des Indes. Ils devaient assurer une certaine liquidité au marché des capitaux, depuis longtemps grippé par la crise de l’économie et par la thésaurisation des espèces. Tant que la hausse des actions alimenta la demande de billets, la bulle put gonfler en donnant l’impression d’une prospérité générale.

Quand les premières fuites apparurent, empêchant le cantonnement des billets de banque au sein du Système, il fallut leur trouver un exutoire. L’esprit de réalisation conduisit à la conversion des actions en billets, puis en actifs réels. C’est ainsi que les billets de banque commencèrent à se répandre au-delà de la rue Quincampoix, et d’autant plus loin que ceux qui étaient obligés de les recevoir en règlement étaient enclins à s’en débarrasser à leur tour.

La circulation accélérée de ces grosses coupures n’atteignait pas directement le menu peuple. Elles servirent d’abord d’instrument de désendettement, permettant des transferts de propriété à une échelle toutefois moindre que ceux que devaient autoriser, soixante-dix ans plus tard, l’émission des assignats et la mise en vente des biens nationaux. L’étude des actes notariés permet de dater du mois de février 1720 cette diffusion généralisée des billets de banque à travers l’espace français.

Tandis que les millionnaires achetaient hôtels et seigneuries, les propriétaires de moindre envergure en profitaient pour libérer leurs biens-fonds des rentes dont ils étaient grevés. Il ne s’agissait pas d’un simple désendettement, mais d’une révolution plus profonde. Au-delà de l’affaiblissement de la confiance envers le billet de banque, la rente était si bien ancrée dans la culture de l’Ancien Régime qu’elle était considérée juridiquement comme un immeuble, et que le remboursement du capital prêté, laissé à l’initiative du débirentier, était le plus souvent mal vu. C’est avec horreur que le marquis de Mirabeau voit le frère rembourser sa soeur, et le fils sa mère !

Désemparé par ses effets dévastateurs pour l’ordre social, Montesquieu décrit la phase terminale du Système en usant de registres bien différents, l’humour et l’imprécation, le reportage et le conte, qu’il entremêle à plaisir. Si la lettre CXLII, où le dieu Éole personnifie Law tient de la farce mythologique, les lettres CXXXII et CXLVI font d’une autre manière le bilan social du Système. La première est faite de croquis pris sur le vif : « À qui se fier désormais ? » s’écrie un passant. « Il y a un traître que je croyais si fort de mes amis que je lui avais prêté mon argent : et il me l’a rendu ! Quelle perfidie horrible ! Il a beau faire ; dans mon esprit il sera toujours déshonoré. » La seconde, qui nous emmène dans une Inde de fantaisie, tyrannisée par un ministre habile, rend un son beaucoup plus lugubre : « J’ai vu la foi des contrats bannie, les plus saintes conventions anéanties, toutes les lois des familles renversées. J’ai vu des débiteurs avares, fiers d’une insolente pauvreté, instruments indignes de la fureur des lois et de la rigueur des temps, feindre un paiement au lieu de le faire, et porter le couteau dans le sein de leurs bienfaiteurs. »

Law se réjouissait au contraire du désendettement de l’économie, qui coupait court à bien des procès et ne mettait au chômage que les avoués et les procureurs. Dans sa troisième lettre parue au Mercure de mai 1720, il annonçait avoir une liste de trois cent soixante terres ou maisons menacées d’être saisies, mais que le Système avait dégagées à la satisfaction commune des débiteurs et des créanciers.

Extraits de "John Law la dette ou comment s'en débarrasser" de Nicolas Buat, aux éditions Les belles lettres, 2015. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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