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Les trois femmes et leur bébé ont survécu au camp d'Auschwitz
Naître en enfer
Bébés… survivants des camps : l’incroyable histoire de ces enfants nés à l’insu de leurs geôliers nazis
Publié le 11 mai 2015
De Auschwitz-Birkenau à Mauthausen en passant par le camp de travail de Freiberg, Priska Lowenbeinova, Rachel Friedman et Anka Nathanova vont connaître l'horreur. Malgré les privations et les souffrances, elles mettront au monde leur enfant.
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De Auschwitz-Birkenau à Mauthausen en passant par le camp de travail de Freiberg, Priska Lowenbeinova, Rachel Friedman et Anka Nathanova vont connaître l'horreur. Malgré les privations et les souffrances, elles mettront au monde leur enfant.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les déportés devaient passer un "examen médical" à leur arrivée dans les camps de concentration afin de déterminer si oui ou non, ils étaient en mesure de travailler. Les personnes chétives ou malades étaient directement envoyées à la mort. Qu'en était-il des femmes enceintes ? La très grande majorité était contrainte à l'avortement ou gazée. Certaines pourtant ont échappé à ce terrible destin. C'est le cas de Priska Lowenbeinova, une Slovaque de 28 ans. En octobre 1944, dans le camp d'Auschwitz-Birkenau, le docteur Josef Mengele, qui sera plus tard surnommé "l'Ange de la Mort", lui demande si elle attend un enfant. Ce à quoi elle répond par la négative. Pourtant, elle en est à son deuxième mois de grossesse. A cet instant, elle ne sait pas si la décision qu'elle vient de prendre lui permettra de sauver son bébé.

Priska Lowenbeinova n'était pas la seule. Comme elle, deux autres femmes ont réussi à sauver leurs enfants du camp d'Auschwitz-Birkenau : Rachel Friedman et Anka Nathanova. "Sur plusieurs millions de femmes raflées, seules quelques-unes ont pu survivre en étant enceintes", explique le chercheur allemand Pascal Cziborra pour le site de L'Express.

En avril 1945, les trois femmes sont incarcérées dans une usine de porcelaine à Freiberg pour 7 mois. Vêtues seulement de leur habit de camp, sans sous-vêtement, et avec des sabots de bois au pied, elles ont dû supporter le froid du pire hiver européen des 15 dernières années. "Elles travaillaient  7 jours par semaine, utilisaient des machines très lourdes et bénéficiaient de rations qui assuraient à peine leur subsistance. Nombreuses sont les ouvrières qui sont mortes de faim ou de maladie. D'autres encore ont dû retourner à Auschwitz où une mort certaine les attendait", raconte le Daily Mail.

"Par miracle, les trois femmes et leurs enfants ont survécu à l'horreur des camps de la mort et à la brutalité du travail forcé avant d'être libérées. Personne n'aurait imaginé qu'un nouveau né puisse survivre dans un tel environnement", précise le journal britannique.  

Les trois femmes ont dû redoubler d'ingéniosité pour cacher leur grossesse aux gardes. "Je dissimulais mon ventre sous un épais manteau, confiait Anka à L'Express quelques mois avant son décès, en juillet 2013, à l'âge de 96 ans. Tant que l'on pouvait travailler, on n'attirait pas l'attention." Si  les trois femmes ont réussi à berner Mengele, elles ont fini par être découvertes. Une prisonnière tchèque remarqua un jour le ventre de Priska et s'emporta : "Tu nous feras toutes tuer", cria-t-elle tandis que les gardes acourraient. Une femme SS demanda alors à Priska qui pesait tout juste 30kg si cela était vrai. Priska, terrifiée à l'idée d'être abattue, avoua qu'elle était enceinte. Les jours passèrent sans qu'elle sache ce qui allait lui arriver. A sa grande surprise, on finit par lui apporter un bol d'eau chaude pour qu'elle puisse se laver.

L'indulgence des gardes, voire leur bienveillance, s'explique principalement par l'effondrement du régime nazi."Les alliés avancent et, dans les camps du Reich, les kapos, des gardiens ukrainiens ou polonais collaborateurs des nazis, sentent le vent tourner. En épargnant quelques vies, ils comptent sur la reconnaissance de "protégées", après la guerre, et ferment souvent les yeux", rapporte L'Express.   

Lorsque les SS décident d'évacuer le camp à l'approche des Alliés, Priska, Rachel et Anka embarquent dans un train en direction de Mauthausen. "Au moins sept femmes enceintes sont à bord du convoi. L'une d'elles accouche d'un bébé, Janko, qui survivra mais dont la trace est perdue. Puis vient au monde Mark Olsky", rapporte le site.

"Nos mères ont eu beaucoup de chance. La mienne a été employée comme traductrice, car elle parlait couramment l'allemand. Les kapos avaient besoin d'elle. Ont-ils fait semblant de ne pas voir son état ? Je l'ignore. Ils lui donnaient un peu de nourriture supplémentaire. Surtout, les trois sœurs de ma mère étaient déportées avec elle. Mises dans le secret, elles ont veillé sur sa grossesse et donnaient des bouts de pain en cachette", confie Mark.

Les enfants rescapés des camps de la mort seront les derniers témoins de la Shoah. Parmi eux, Eva Clarke d'origine tchèque, Hana Berger Moran dont la maman était slovaque et Mark Olsky né de parents polonais se sont rencontrés pour la première fois en 2010 lors d'une cérémonie organisée par le gouvernement autrichien en l'honneur des victimes du camp de Mauthausen.

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zouk
- 11/05/2015 - 19:50
Bébés nés dans les camps
Quel concours de circonstances, et quel courage des mères et de leurs compagnes! N'oublions pas
Zebu92
- 11/05/2015 - 15:28
Histoires
Ma femme est née en 1944 dans un camp situé à côté de Prague. Sa maman a accouché sur une table du camp ! Mon épouse a aujourd'hui une pension des "anciens combattants et victimes de guerre". Un médecin a confirmé en 1970 que peu de bébés étaient nés en déportation et surtout revenus en raison de la malnutrition.