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On en sait plus sur les différences d'appétits sexuels hommes-femmes.
Obsédé(e)s sans frontières
Pourquoi ce qu’on savait des différences d’appétits sexuels des hommes et des femmes a pris un bon coup de vieux
Publié le 30 avril 2015
Lors d'une étude réalisée dans les années 80 sur la sexualité des Américains, les trois quart des hommes ont accepté de faire l'amour avec une personne inconnue du sexe opposé tandis que toutes les femmes sollicitées ont refusé. Selon une expérience récente, les termes de ladite étude étaient mal posés...
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Lors d'une étude réalisée dans les années 80 sur la sexualité des Américains, les trois quart des hommes ont accepté de faire l'amour avec une personne inconnue du sexe opposé tandis que toutes les femmes sollicitées ont refusé. Selon une expérience récente, les termes de ladite étude étaient mal posés...

"J'ai de la pitié pour les hommes hétérosexuels. La seule raison pour laquelle les femmes couchent avec eux est que le sexe est le prix à payer pour une relation amoureuse avec un homme". Cette déclaration, faite en 2010 par l'acteur et humoriste homosexuel Stephen Fry lui a valu l'ire des féministes du monde entier, rappelle le Business Insider. Et pourtant, cette théorie selon laquelle les femmes aiment moins faire l'amour que les hommes n'est pas l'appanage du Britannique : elle est très largement répandue dans notre société et même appuyée par la science.

En effet, selon une étude américaine parue en août 2014 dans la revue The Journal of sexual medecine, les femmes auraient moins d'orgasmes que les hommes. Alors que les femmes hétérosexuelles interrogées faisaient état d'un orgasme dans 61,8% des cas (contre 74,7% pour les lesbiennes), les hommes assuraient avoir des orgasmes dans 85,1% des cas, quelle que soit leur orientation sexuelle, rapporte le Huffington Post.

Les études allant dans se sens sont nombreuses et ont commencé à proliférer il y a une trentaine d'années de cela. Entre 1978 et 1982, deux psychologues américains, Russell Clarck et Elaine Hatfield ont fait des recherches particulièrement médiatisées sur les rapports à la sexualité chez les hommes et les femmes. Dans le cadre de leurs expérimentations, ils ont demandé à des étudiants volontaires de l'Université de l'Etat de Floride d'aborder au hasard des gens du sexe opposé sur le campus. Les participants devaient engager la conversation avec la phrase suivante : "Je t'ai remarqué sur le campus, tu me plais beaucoup". Puis, ils enchaînaient avec l'une de ces trois questions : "Voudrais-tu sortir ce soir?", "Voudrais-tu venir chez moi?" ou enfin "Voudrais-tu coucher avec moi?"

Les résultats de l'étude ont fait mouche : alors que la moitié des femmes et la moitié des hommes ont accepté un rencard avec un inconnu, les trois quart des hommes ont également répondu "oui" à la question "Voudrais-tu coucher avec moi?", contre... 0% des femmes. 

Pour expliquer ces résultats, deux écoles s'affrontent. Selon les adaptes de la théorie de la sélection sexuelle de Darwin, les hommes et les femmes font des choix différents pour des raisons relatives à leur sexe. Cette théorie, proposée en 1859 par le philosophe dans De l'origine des espèces a été renforcée dans les années 1930 par Ronald Fisher et ses expérimentations sur des paons. Selon ses travaux, les femelles auraient tendance à préférer des mâles dotés de longues plumes à ceux dotés de plumes courtes car les mâles les plus fertiles sont ceux qui ont les plumes les plus longues.

Autrement dit, les femmes n'acceptent pas d'avoir des relations sexuelles avec n'importe qui car elles ne peuvent enfanter qu'un nombre de fois limité. Elles doivent donc se concentrer sur la qualité de leur partenaire sexuelle : à défaut de s'investir dans la paternité, ce dernier doit au moins apporter une bonne contribution génétique.  

Les hommes, au contraire, n'ont pas à s'inquiéter de la procréation. Ils n'ont qu'à saisir chaque opportunité sexuelle qui s'offre à eux, sans se montrer difficiles sur le choix de leur partenaire. "Pour certains hommes, le sexe représente la première façon de communiquer et d’exprimer leur intimité. Leur retirer le sexe revient à leur ôter leur principal exutoire émotionnel", précise d'ailleurs Justin Lehmiller, psychologue de Harvard spécialiste de la sexualité pour le site Terra Femina. Qui plus est, pour Esther Perel, thérapeute du couple et de la famille à New York, "lorsqu’un homme se sent déprimé parce qu’on ne le touche pas, il est comme le petit garçon qui est debout dans son berceau et pleure pour être pris. Il éprouve une carence affective".

Une autre école de pensée voit dans les résultats de l'étude de Clark et Hatfield d'avantage un effet de société que de genre. Car les participants de l'expérience sont des hommes et des femmes dans un lieu particulier à une époque particulière et dans un contexte social particulier : il s'agit d'étudiants américains évoluant dans la société de la fin du 20ème siècle. Or, force est de constater qu'elle traite les hommes et les femmes différemment, surtout quand il est question de sexualité : les femmes qui ont des relations avec des inconnus sont bien plus stigmatisées que les hommes. Autre facteur possible : la peur. En effet, certaines femmes peuvent craindre d'être attaquées dans le cadre de rapports sexuels avec des inconnus. Selon une étude du Center for Disease Control and Prevention, 45% des Américaines ont déjà été violentées sexuellement. Aussi, selon cette seconde école de pensée, les résultats de l'expérience de Clarck et Hatfield refléteraient d'avantage des comportements régis par la société que des inclinaisons d'ordre purement biologique.

Une nouvelle recherche sur le sujet tend en effet à appuyer cette seconde théorie. Dans une étude publiée au début du mois d'avril dans le journal Archives of Sexual Behavior, deux chercheurs allemands Andreas Baranowski et Heiko Hecht expliquent avoir reproduit l'expérimentation des Américains vingt ans plus tard, d'abord exactement de la même façon, puis en ajoutant quelques différences.

Si on reproduit l'expériementation de façon identique, les résultats ne changent pas, même dans un pays différent (l'Allemagne) et à une époque différente (le 21ème siècle). Et il en est de même dans une boîte de nuit et dans un campus.

En revanche, si on modifie légèrement le contexte de l'expérience, les résultats diffèrent... Afin de déterminer si les femmes à qui l'on proposait des rapports sexuels avec des inconnus répondaient non par peur d'être jugées par les autres ou d'être heurtées physiquement, les chercheurs ont voulu les mettre en confiance. 

Tous les participants à l'étude ont donc été invités dans un laboratoire sous prétexte d'aider un site de rencontres à évaluer ses algorithmes de compatibilité. On leur présentait alors dix photos de personnes du sexe opposé et leur disait que ces dernières avaient déjà accepté de les rencontrer (pour un rencard ou pour faire l'amour).

Dans ce contexte, les résultats de l'expérimentation ont radicalement changé : 100% des hommes et 97% des femmes ont accepté au moins une rencontre qui pourrait mener à des rapports sexuels. Les femmes ont choisi en moyenne de rencontrer un peu moins de trois hommes contre un peu plus de trois femmes pour les hommes. 

Le résultat de cette étude suggère donc que, quand elles se sentent en sécurité, les femmes ont autant envie de relations sexuelles sans lendemain que les hommes. Quant à la légère différence entre le nombre de partenaires choisis en fonction du sexe du participant, les auteurs de l'étude l'expliquent, encore une fois, par les mœurs en vigueur dans la société occidentale : les hommes savaient qu'on s'attendait à ce qu'ils choississent davantage de partenaires que les femmes.

Enfin, une autre chercheuse américaine, Terry D. Conley, professeur assistante de psychologie à l'université du Michigan, a également tenu à clouer le bec aux idées reçues sur la sexualité des femmes, explique Le Point. Si le diction "les hommes pensent au sexe toutes les sept secondes" repose sur un fond de vérité c'est avant tout parce qu'ils se focalisent plus sur leur besoins personnels et primaires que les femmes, plus concentrées sur ceux des autres, explique la chercheuse dans son étude publiée dans le Current Directions in Psychological Science. En effet, selon une étude réalisée en 2011, les hommes pensent également plus à la nourriture et au sommeil que les femmes. Par ailleurs, si ces dernières sont plus difficiles dans leur choix, c'est tout simplement qu'elles sont plus sollicitées. De quoi abandonner "Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus" et se replonger dans l'œuvre de Simone de Beauvoir…

 

                                                                                                                                                                                             Raphaëlle de Tappie

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Ganesha
- 01/05/2015 - 02:50
Réponses judicieuses
En fait, si les ''les femmes étaient vraiment des hommes comme les autres'', nous devrions voir, le soir, dans les métros vides, des femmes se caresser l'ensemble de leur corps, et gémir pour nous provoquer ! Il paraîtrait que 100 % des femmes qui utilisent les transports en commun, sont confrontées quotidiennement aux provocations odieuses des hommes… Pourquoi ne leur rendent-elles pas la pareille ? J'ai déjà posé cette question sur d'autres forums et personne n'a été capable de me répondre ! Tout le monde sait que le désir féminin est uniquement passif, souvent factice et presque toujours mercantile !!!  Post-scriptum : j'ai déjà publié une version plus courte de ce texte, mais j'ai eu l'audace d'employer des mots scientifiques, tels qu'on les trouve dans les manuels d'anatomie des médecins. Cela a choqué au moins une âme sensible sur Atlantico : j'espère que l'intérêt de mon commentaire fera qu'il sera maintenant accepté et qu'il pourra trouver ici sa place ! Le plus merveilleux serait qu'on me fasse des réponses judicieuses !
Phlt1
- 30/04/2015 - 10:41
Aux USA...
Le problème de cet article est qu'il fait essentiellement référence à des études américaines.
Or le comportement sexuel des américains est à des années lumière de celui des français ou des italiens: on ne peut pas se comporter dans des schémas dont on ne sait même pas qu'ils existent.
Ce qui signifie que, par exemple, la notion de sensualité repose sur des comportements qui n'existent plus aux USA. Il n'y a donc pas ce type de rapports entre américains qui utilisent d'autres vecteurs relationnels avec, malheureusement, très souvent le rapport de force, celui-ci expliquant le résultat des études utilisés dans cet article.
Pour résumer, il y a autant de différence dans le comportement sexuel entre les américains et le reste du monde qu'entre Freud et Jung.!.
Dans ce domaine, les américains sont une catastrophe...et ne le savent pas.
Ganesha
- 30/04/2015 - 08:09
Théorie du Genre
Très à la mode actuellement, la gigantesque, la totale absurdité de la ''Théorie du Genre'' !
Affirmer, comme le fait cette ravissante lesbienne (et pourtant mère de famille) de Najat Vallaud-Belkacem, que ''les Hommes sont Femmes comme les autres !''… Quel aveuglement !
Avec leurs hivers rigoureux, où ils se surgèlent malencontreusement les couilles et la bite, les mâles suédois progressent doucement sur la voie de l'émasculation finale… et les toilettes à lunette fixe !
Mais tout de même, nier qu'il y ait une différence vertigineuse entre ''le désir'' qui travaille en permanence les reins des hommes, et la patiente recherche par les femmes d'un environnement protecteur pour élever leurs enfants !
Et qui plus est, injecter dans la société française quelques millions de jeunes étalons musulmans frustrés , torturés jusqu'à l'insupportable par leur testostérone, au point de se taper régulièrement la tête contre le plancher !