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Entre marxisme et capitalisme, la Chine se bat contre la schizophrénie

Publié le 06 avril 2015
Avec Evan Osnos
Pendant des décennies, la Chine maoïste a vilipendé le concept de propriété privée. Rien à personne, tout au peuple. Si bien qu'aujourd'hui un certain nombre de richissimes chinois, en dépit du virage capitaliste assumé de l'Empire du milieu, se font très discrets. Extraits de "Chine l'âge des ambitions, d'Evan Osnos, aux éditions Albin Michel (1/2).
Evan Osnos
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Journaliste américain né à Londres en 1976, lauréat du prix Pulitzer avec des confrères du Chicago Tribune en 2008, Evan Osnos travaille depuis la même année pour le prestigieux magazine The New Yorker, pour lequel il a été correspondant à Pékin jusqu&...
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Pendant des décennies, la Chine maoïste a vilipendé le concept de propriété privée. Rien à personne, tout au peuple. Si bien qu'aujourd'hui un certain nombre de richissimes chinois, en dépit du virage capitaliste assumé de l'Empire du milieu, se font très discrets. Extraits de "Chine l'âge des ambitions, d'Evan Osnos, aux éditions Albin Michel (1/2).
Avec Evan Osnos

Lorsque Deng Xiaoping a déclaré qu’il était temps « que certains s’enrichissent d’abord », il n’a pas précisé à qui il pensait. Aux Chinois de comprendre.

Auparavant, la première et la plus durable des cibles du Parti avait été la « tyrannie des classes ». Mao avait démantelé quatre millions d’entreprises privées, nationalisé tout ce qui était nationalisable et si bien aplati la société chinoise que les inégalités de revenus y étaient plus réduites que dans aucun autre pays du monde socialiste. Le Parti avait seriné aux écoliers que la bourgeoisie et les « ennemis de classe » étaient des « sangsues », de la « vermine ». La ferveur maoïste atteignant son degré ultime pendant la Révolution culturelle, l’armée était allée jusqu’à éliminer les grades – pour constater que cela mettait la pagaille sur le champ de bataille, les militaires étant obligés de s’identifier par le nombre de poches de leurs uniformes (Les officiers en avaient deux de plus que les simples soldats). Pour le citoyen chinois, il était devenu non seulement vain, mais dangereux, de produire le moindre effort pour tenter d’améliorer son sort. Le Parti avait même interdit les sports de compétition, et les athlètes qui avaient remporté des médailles par le passé avaient été accusés, rétrospectivement, de « manie du trophée », c’est-à-dire d’avoir commis le crime consistant à placer leurs victoires personnelles au-dessus des intérêts de la collectivité et de l’État. Les Chinois avaient pris l’habitude de dire : « On gagne moins à fabriquer des fusées qu’à vendre des œufs. »

Mais aujourd’hui, les médias ne cessent d’évoquer le rêve, pour tous les ambitieux, de baishou qijia – de se bâtir une « fortune à mains nues ». Souvent, à l’heure du déjeuner, j’ai plaisir à étaler les pages du journal sur le plan de travail de la cuisine pour lire ces histoires de battants passés en un rien de temps de la misère à la fortune : petits restaurateurs de rue qui ont créé des empires du fast-food et autres créateurs de chaînes de magasins d’électroménager. Ils n’ont certes rien de spécifiquement chinois, mais ils ont pris une place centrale dans l’image que la Chine se donne d’elle-même, et les Chinois en parlent comme les Américains mythifient les start-up de la Silicon Valley nées dans des garages. Les premiers à avoir su profiter de la libéralisation décidée par Deng sont surnommés xianfu qunti – le « Groupe des enrichis d’abord ». Ceux-là, cependant, on les connaît peu. Les Fortunes à mains nues ont beau être respectées et admirées, la Chine a tant dénigré, pendant de si longues décennies, les « propriétaires » et tous ceux qui « roulaient pour le capitalisme », que la plupart des membres du Groupe des enrichis ont d’abord préfèrent l’anonymat. « Un homme qui devient célèbre est un cochon qui engraisse », aiment-ils dire. En 2002, quand le magazine Forbes a publié sa liste des personnes les plus riches de Chine, il a illustré leur volonté de discrétion en les représentant par des photographies d’hommes et de femmes portant des sacs en papier sur la tête. Même les gagnants de la loterie nationale se font discrets : ils craignent tellement la renommée que, sur les photos publiées dans les journaux, on les voit recevoir leurs gigantesques chèques coiffés de cagoules et les yeux dissimulés par des lunettes de soleil.

Dès les années quatre-vingt-dix, le Parti communiste a vu une opportunité à saisir dans la recomposition des classes sociales du pays : s’il se plaçait du côté des possédants, ne se prémunirait-il pas contre l’agitation démocratique ? Ses cadres se sont pris à citer Mencius, un penseur chinois de l’Antiquité qui a dit : « Quand le peuple a un revenu stable, il a le cœur stable dans la vertu. Mais s’il n’a pas de revenu stable, sa vertu n’est pas stable. » Toutefois, cette idée de la prospérité comme garantie de la « vertu » du peuple soulevait un problème qui devait devenir le paradoxe central de la position du Parti communiste chinois au tournant du siècle : comment les héritiers de Marx et de Lénine, après avoir créé la République populaire en dénonçant les valeurs bourgeoises et l’inégalité, pouvaient-ils abruptement adopter et défendre la nouvelle classe fortunée ? Leur idéologie étant caduque, n’en allait-il pas de même de leur droit à gouverner ?

Mais l’époque est à la réinvention de soi et la règle est valable aussi pour le Parti. La mission échoit à Jiang Zemin, son président et secrétaire général. En 2002, au XVIe Congrès national du Parti communiste, il réussit une contorsion rhétorique majeure : il ne peut se résoudre à utiliser l’expression classe moyenne, mais il affirme que le Parti consacrera désormais tous ses efforts au succès de la « Nouvelle Strate du revenu moyen ». Cette expression, Nouvelle Strate du revenu moyen, a déjà commencé à apparaître aux quatre coins de la Chine, vantée par les apparatchiks et sanctifiée par de nouveaux slogans. Un auteur de l’École de la police populaire a écrit à son sujet : « La Nouvelle Strate du revenu moyen incarne la force morale qui est le fondement du civisme. Elle est la force dont nous avons besoin pour éliminer les privilèges et réduire la pauvreté. Elle est la force absolue. »

Au XVIe Congrès, le Parti apporte aussi un changement important à sa constitution : il cesse de se qualifier de « Parti révolutionnaire » pour se renommer « Parti au pouvoir ». Les dirigeants chinois se donnent ainsi une nouvelle raison d’être ; les anciens rebelles qui ont passé des décennies à éreinter leurs ennemis et à les traiter de « contre-révolutionnaires » deviennent de tels partisans du statu quo que même le mot révolution commence à poser problème. Le musée de la Révolution, à côté de la place Tian’anmen, est débaptisé et absorbé par le Musée national de Chine. En 2004, le premier ministre Wen Jiabao déclare : « L’unité et la stabilité sont plus importantes que toute autre considération. »

 

Extraits de "Chine l'âge des ambitions", d'Evan Osnos, aux éditions Albin Michel, 2015

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