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A la recherche des temples perdus d'Ubud
Publié le 07 mars 2015
Entre la jungle, les temples et le palais royal, découverte approfondie de la culture de Bali, l’île la plus célèbre d’Indonésie.
Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des...
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Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des...
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Entre la jungle, les temples et le palais royal, découverte approfondie de la culture de Bali, l’île la plus célèbre d’Indonésie.

Pour en savoir plus sur l’Indonésie, rendez-vous sur le site de Peplum www.peplum.com

Il y a de l'humidité dans l'air. Quand on vient de la côte, le contraste est frappant. C'est pourtant là que l'artiste allemand Walter Spies est venu enseigner la peinture et la musique, au début du XIXe siècle. À Ubud, une commune de la province de Bali, en Indonésie. Lui ont emboîté le pas, Charlie Chaplin, Noël Coward, Barbara Hutton, H. G. Wells... autant de célébrités qui attestent l'attrait de ce point de chute formidable au cœur de l'Asie du sud-est.



Tout commence par une balade à vélo, histoire de repérer les lieux. On chevauche son deux-roues sans trop d'appréhension : 24 km en descente n'ont rien d'agressif pour les mollets. La main sur le frein, on ralentit pour contempler, de part et d'autre de la route, les étages de rizières verdoyantes et étagées, les plantations de café broussailleuses, les temples à visiter ultérieurement. Après le déjeuner, on s'arrête devant un monument des plus intrigants. Par-delà un bassin de deux mètres de diamètre environ, se profile un escalier fendu d'un tapis rouge et encadré par deux dragons rampants. Le tout couronné d'une arche pointue aux contours gondolés. C'est le musée Antonio Blanco, le Salvador Dali de Bali, tombé amoureux de l'île mais aussi et surtout de l'une de ses habitantes. Toutes ses œuvres ont exposées dans cette demeure néo-Renaissance. Y cohabitent les teintes les plus vives, du rouge passion au jaune poussin, en passant par le turquoise et le fuchsia.

En plein cœur d'Ubud se dresse une sorte de pyramide aux flancs légèrement inclinés. Il s'agit du palais royal, construit après un tremblement de terre, en 1917. Des têtes de dragons ornent la façade des différents bâtiments. Chacun se reflète dans les nombreux bassins - ronds ou rectangulaires - dispersés dans les jardins de la propriété. On slalome entre les parterres de fleurs, les carrés de pelouse, les yeux tournés davantage vers le haut que vers le bas. À l'intérieur, on passe d'une salle d'apparat, d'une dorure, d'une moulure, d'une sculpture à une autre. Les merveilles d'une architecture chargée se succèdent à un rythme effréné. Pour 50 000 roupies (3,50 €), on peut avoir accès aux appartements de la famille royale. C'est l'une des particularités de ce site ouvert au public. Ainsi, il n'est pas rare que l'on tombe sur le roi étudiant des dossiers importants ou nourrissant ses animaux domestiques.

On se remet tout juste de cette vision extraordinaire, que le guide pointe dans la direction du Pura Taman Kemuda Saraswati, l'un des temples les plus impressionnants de Bali, dédié à la déesse hindoue de l'art et de l'apprentissage, Dewi Saraswati. D'où les nombreuses activités culturelles qui s'y tiennent. Le complexe est surtout doté d'un jardin d'eau phénoménal. Des têtes de nénuphars émergent bien au-dessus de la surface de l'eau, au point qu'il est tentant de leur attribuer le surnom de nénuphars-girafes. Des statues de créatures monstrueuses montent la garde tout autour du bâtiment principal. Chaque dalle au sol est bordée d'herbes. Non d'herbes folles, mais bien plutôt de morceaux de gazon savamment entretenus. Tout au fond, deux ou trois palmiers se battent en duel. Bien que tentés de rester pour la représentation du soir, on décide de ponctuer la journée au cœur de la Forêt des Singes.

Pas besoin de prendre la voiture. On y est en quelques minutes à pied. C'est à la fois une réserve naturelle et un lieu sacré (un hectare et demi) composé de trois temples caractéristiques de l'hindouisme balinais. Parmi ceux-ci, le Pura Dalem Agung ou « Temple de la Mort » semble provenir d'un décor d'Indiana Jones. Quant aux figurants, ils comptent non moins de 115 espèces d'arbres, dont une poignée de centenaires vénérés par les autochtones. Avec eux cohabitent quatre colonies de macaques crabiers, plus connus sous le nom de macaques à longue queue.  La végétation est si dense qu'elle cache le ciel. Aussi a-t-on parfois l'impression de se trouver dans une serre. Les feuilles tremblent à peine en l'absence du vent.

Le lendemain, retour au palais royal, non pour aller boire le thé avec le roi, mais pour parcourir le marché artisanal qui en anime la place, tous les jours, du matin jusqu'au soir. On dirait un véritable labyrinthe ! Les allées semblent se multiplier à l'infini. L'occasion d'apprendre à connaître, en profondeur, l'artisanat balinais. Statuettes, sarongs, bijoux... On est curieux de voir comment ces pièces se fabriquent. Cela tombent bien, certains stands font office d'ateliers. Les vêtements se tissent, les effigies se sculptent, les perles s'enfilent sous les yeux de potentiels acheteurs. Il y a aussi la vieille dame qui vend des lanternes en forme d'animaux, des étalages de pantalons, de filets de pêche...

Au sortir de cet heureux bazar, on franchit de nouveau le seuil du palais royal, afin d'assister à un spectacle de danse traditionnelle balinaise.

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Mots-clés :
bali, Indonésie, voyage, tourisme
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