En direct
Best of
Best of du 21 au 27 novembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Karine Le Marchand & Stéphane Plaza s’installent ensemble (elle pète, il ronfle); Jalil & Laeticia Hallyday aussi (mais sont moins bruyants); Yannick Noah retrouve l’amour; Geneviève de Fontenay : petite retraite mais grosse dent (contre Sylvie Tellier)

02.

Vous subodoriez que Grigny n’était plus en France : Gabriel Attal l’a confirmé

03.

Popularité : Emmanuel Macron et quasiment tout le gouvernement en hausse

04.

Le Covid-19 est en train de transformer profondément l'Asie et voilà comment

05.

Violences et police : quand la droite confond l'ordre et les libertés et se tire une balle dans le pied (électoral)

06.

Monstres sacrés : Alain Delon, l’éternel enfant blessé

07.

Pourquoi Donald Trump a eu raison de gracier son ancien conseiller à la sécurité nationale

01.

Le veganisme bon pour la santé ? Pas pour les os en tous cas, une large étude révèle un risque nettement supérieur de fracture

02.

PSG-LEIPZIG : 1-0 Les Parisiens préservent leurs chances en remportant une victoire inquiétante

03.

Elon Musk est devenu le 2ème homme le plus riche au monde et voilà pourquoi la France aurait singulièrement besoin de s'en inspirer

04.

Migrants de la place de la République : "damned if you do, damned if you don't"

05.

Qui a peur de Jean-Michel Blanquer ?

06.

Elections américaines : derrière les suspicions de fraude, une lutte totale opposant "Patriotes" et "mondialistes" à l'échelle occidentale?

01.

Immigration : les dernières statistiques révèlent l'ampleur des flux vers la France. Mais qui saurait les contrôler ?

02.

Covid-19 : Emmanuel Macron annonce enfin (et sans en avoir l’air) un changement de stratégie

03.

Barbara Pompili et Eric Dupond-Moretti annoncent la création d'un "délit d'écocide"

04.

Elon Musk est devenu le 2ème homme le plus riche au monde et voilà pourquoi la France aurait singulièrement besoin de s'en inspirer

05.

Migrants de la place de la République : "damned if you do, damned if you don't"

06.

« La France aimez-la ou quittez-la ». Et qui a dit ça ? Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale !

ça vient d'être publié
pépites > France
Défense
Pour le directeur général de la Police nationale, "la police est un reflet de la société"
il y a 26 min 7 sec
rendez-vous > Science
Atlantico Sciences
L'origine de l'énergie des étoiles confirmée grâce aux neutrinos de Borexino ; Gravité quantique : l'écume de l'espace-temps, une clé du Big Bang au vivant ?
il y a 1 heure 58 min
light > Media
Disparition
Le journaliste Jean-Louis Servan-Schreiber est mort
il y a 2 heures 55 min
pépites > Religion
Distanciation
Messes : le Conseil d'Etat casse la règle des trente fidèles maximum
il y a 3 heures 53 min
décryptage > Politique
Partis des libertés

Violences et police : quand la droite confond l'ordre et les libertés et se tire une balle dans le pied (électoral)

il y a 4 heures 50 min
décryptage > Economie
La crise qui vient

La bourse est-elle trop optimiste ?

il y a 5 heures 3 min
décryptage > International
Etatisme

Le Covid-19 est en train de transformer profondément l'Asie et voilà comment

il y a 5 heures 24 min
rendez-vous > Environnement
Atlantico Green
Si vous voulez vraiment faire des achats respectueux de l'environnement, il ne faudra pas vous contenter de lire les étiquettes des produits en rayon. Petits conseils pour y voir plus vert
il y a 5 heures 42 min
décryptage > Société
Big tech

Pourquoi il devient urgent de sauver nos démocraties de la technologie

il y a 5 heures 54 min
décryptage > Media
Bonnes feuilles

Monstres sacrés : Michel Drucker, le pater familias du PAF

il y a 5 heures 58 min
pépites > Santé
Sceptiques
Covid-19 : une majorité des Français n'ont pas l'intention de se faire vacciner
il y a 1 heure 43 min
pépite vidéo > Société
Casseurs
Manifestations contre les violences policières : des dégâts à Paris
il y a 2 heures 27 min
light > Culture
Mort d'un géant
L'acteur David Prowse, qui avait incarné Dark Vador, est décédé
il y a 3 heures 19 min
décryptage > Culture
Atlantico Litterati

Oscar Wilde ou l’art avant tout

il y a 4 heures 34 min
décryptage > International
A qui profite le crime ?

Assassinat du scientifique iranien, piège de dernière heure tendue à Téhéran

il y a 4 heures 57 min
décryptage > International
Pardon présidentiel

Pourquoi Donald Trump a eu raison de gracier son ancien conseiller à la sécurité nationale

il y a 5 heures 9 min
décryptage > Santé
Vecteur

Pourquoi les virus frappent-ils plus certains continents que d'autres ? Une étude sur Zika donne des indices

il y a 5 heures 32 min
décryptage > France
Munich 1938 ? Non, Munich 2020 !

Vous subodoriez que Grigny n’était plus en France : Gabriel Attal l’a confirmé

il y a 5 heures 50 min
décryptage > Politique
Bonnes feuilles

Les perdants magnifiques : Edouard Balladur, ou les caprices du destin

il y a 5 heures 58 min
décryptage > Economie
Bonnes feuilles

Robots, intelligence artificielle : qu’est-ce qui va fondamentalement changer pour votre métier ?

il y a 5 heures 58 min
© Reuters
La recherche sur la procréation tourne de plus en plus à la science-fiction.
© Reuters
La recherche sur la procréation tourne de plus en plus à la science-fiction.
C'est fou

Comment nous ferons les bébés demain (attention, vertige éthique...)

Publié le 13 février 2015
Des bébés à 3 parents génétiques, ça n’est que le début. De plus en plus d’innovations de "confort" permettant de programmer la grossesse, voire de la désincarner, arrivent.
Alexandra Henrion-Caude
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Dr Alexandra Caude est directrice de recherche à l’Inserm à l’Hôpital Necker. Généticienne, elle explore les nouveaux mécanismes de  maladie, en y intégrant l’environnement. Elle enseigne, donne des conférences, est membre de conseils scientifiques...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Des bébés à 3 parents génétiques, ça n’est que le début. De plus en plus d’innovations de "confort" permettant de programmer la grossesse, voire de la désincarner, arrivent.

Atlantico : Récemment, nous nous entretenions avec vous au sujet de l'autorisation donnée par l'Etat britannique à un PMA d'un enfant à partir de 3 ADN différents (lire ici). Bientôt, des femmes pourront se faire greffer l'utérus d'une parente. Cela fait dire au sociologue Charis Thompson (LSE) que "la parenté est multiple". Dans le futur proche, faudra-t-il plus de deux adultes pour faire un bébé ? Avec quelles conséquences ?

Alexandra Henrion-Caude : C’est effectivement fascinant et terrifiant à la fois. Ces prouesses techniques se succèdent à coup d’annonces sans qu’aucune hiérarchie ne soit établie ni que le progrès pour l’humanité ne soit considéré. Et c’est regrettable.

L’autorisation en Angleterre de la fécondation in vitro à partir de trois parents est typiquement un passage en force fait par le politique, en l’occurrence les parlementaires anglais, passant outre notre méconnaissance actuelle de la fonctionnalité, de la sûreté et de l’efficacité de cette méthode. Une consultation publique a certes été organisée mais que peut-elle valoir si l’éclairage scientifique et médical est insuffisant ?

Permettez-moi à ce sujet une petite digression. Je pense que nous sommes en train d’assister à la même séquence aujourd’hui en France avec la loi sur la fin de vie pour laquelle une consultation citoyenne a été ouverte. Comme en Angleterre, on peut s’attendre à ce que celle-ci ne soit instruite que par l’émotion et les quelques lobbys du sujet, risquant en cela de n’être pas le reflet d’une réalité.  

Une des causes d’infertilité est l’absence ou le mauvais fonctionnement de l’utérus. Elle touche à peu près 1 femme sur 500. Dans les dix dernières années, le traitement envisagé a été celui de la greffe d’utérus, prélevé sur des donneuses vivantes. Différentes patientes, en particulier chez nos collègues suédois de l’University de Gothenburg, ont ainsi été greffées depuis 2012. La particularité de ce type de greffe est qu’elle n’est pas vitale pour la patiente et reste techniquement compliquée. La candidate à la transplantation le fait pour pouvoir être enceinte, ce qui l’expose non seulement aux complications inhérentes à la transplantation d’un utérus mais aussi aux risques de toute grossesse. Pour 100 000 naissances, on dénombre encore 9,6 femmes qui meurent de leur grossesse chaque année en France.

Tous ces sujets incombent donc intimement à l’homme et aux générations futures. Or, nous recevons pêle-mêle, sans aucun sous-titre, les prouesses scientifiques, celles médicales, les intérêts financiers et/ou politiques… sans jamais les entendre raisonner en terme de progrès réels pour les individus, parents ou enfants. Il me semble que nous sommes dans une confusion générale, qui repose souvent sur l’émotion et le sensationnel. En plus, cette confusion se nourrit de plus en plus souvent du défaut d’une communication de qualité. Un scientifique peut désormais se contenter d’une dépêche à l’AFP pour trouver un écho mondial, sans ne plus passer par la case exigeante d’une confrontation avec ses paires.

La R&D en fécondation cherche à régler l'horloge biologique des individus, par exemple pour permettre à des femmes plus âgées d'avoir un enfant. Récemment une cade d'Univfy, société américaine spécialisée dans la fécondation in vitro, dressait le parallèle entre sa société et Amazon ou Netflix. Dans le futur, un enfant ça sera "où je veux quand je veux ? Quelles seront les limites du phénomène ?

Il n’est pas exact de dire que la R&D en fécondation, comme Univfy, cherche à régler l’horloge biologique des femmes. Ce qu’elle leur propose ce sont des méthodes lourdes et dangereuses qui leur permettent de procréer plus tardivement au travers d’une assistance médicale. Autrement dit, elles prennent des risques pour leur santé, comme pour celle de leurs enfants, quand, elles auraient pu procréer de façon naturelle, plus jeunes et donc avec un meilleur niveau d’énergie. Où est le progrès ?

Le mythe de l’enfant à la carte (où je veux, quand je veux, et celui que je veux) revient à redéfinir l’enfant non comme une personne mais un objet, une chose. Dans l’indifférence générale, les sociétés Facebook, Microsoft, Apple, Citigroup, proposent à leurs salariées, en âge de procréer, de rembourser la congélation de leurs ovocytes. C’est une régression effroyable pour la femme qui se retrouve elle aussi chosifiée, contrainte à survaloriser sa productivité professionnelle, et à instrumentaliser une partie de son corps. Les femmes qui ont leurs enfants tardivement sont admirablement courageuses mais je n’arrive pas à y voir le moindre progrès ni pour elles, ni pour l’enfant, ni plus largement pour le progrès de l’humanité. Les voix qui le dénoncent ne font pas beaucoup de bruit…

L'innovation la plus "science-fictionnelle" est le développement de gamètes synthétiques mâles ou femelles. Une expérience déjà réalisée en labo avec des animaux, et qui permettrait aux couples homosexuels de faire un enfant sans l'aide d'une troisième personne. Peut-on imaginer une application humaine dans un futur proche et quels changements radicaux cela pourrait-il produire ?

Mais ce n’est pas de la science fiction ! Du sperme artificiel et des ovocytes artificiels ont déjà été générés. Aucune fécondation n’a encore été rapportée chez l’homme, tandis qu’effectivement différents animaux issus de ces gamètes artificiels ont déjà vu le jour. Plus de 2000 publications ont été rapportées sur le sujet. Deux méthodes sont utilisées pour cela : l’une est de dériver ces gamètes à partir de cellules induites pluripotentes (iPS), l’autre à partir d’embryons humains. Cette dernière procure d’ailleurs une sensation de vertige éthique effrayant sur le sens que nous donnons à la vie de ces enfants à naître. L’emploi de ces gamètes artificiels pour produire un bébé ne fait aucun doute puisque les freins en matière de reproduction artificielle ne sont pas définis. Nous manquons pour cela d’une réflexion anthropologique sur ce qu’est l’homme.

Ces innovations mènent à la question de la programmation génétique des embryons. Le contrôle des médecins sur la procréation pourrait en effet prévenir les maladies génétiques ou les handicaps. Ce qui risque d'augmenter le nombre d'IVG préventif, mais aussi de diminuer la diversité des individus. Se dirige-t-on vers une forme d'eugénisme ?

Que savons-nous faire ?

Nous pouvons analyser le profil génétique des embryons in vitro, et développons celui in vivo. Il peut se faire très précocement par biopsie du trophoblaste ou plus tardivement par amniocentèse, les deux techniques comportant des risques de fausse-couche. Il peut aussi se faire sur les cellules du fœtus qui circulent dans le sang de la mère. Quant aux analyses génétiques, elles sont exploitées à l’aune de nos connaissances qui restent encore terriblement fragmentaires. Nous commençons seulement en effet à découvrir l’étendue de l’épigénétique, c’est-à-dire l’influence de l’environnement sur notre génomique, ainsi que la contribution des 99% de notre patrimoine génétique aux 1% que nous définissions comme nos gènes. Ce que nous ne savons pas encore faire c’est traiter toutes ces maladies génétiques in utero et, donc, selon la gravité de l’atteinte, la seule proposition qui est faite actuellement est celle de la suppression de l’embryon ou du foetus. Notre devoir est donc de travailler sur des solutions de traitements réels, mais aussi de prendre le temps d’identifier convenablement la cause de l’infertilité ou du désordre, pour là encore proposer des solutions de traitements adaptés, éthiques.

Après le « où je veux / quand je veux », la tentation est d’enchainer Ie « qui je veux », ce qui constitue en soit une dérive vers l’eugénisme. Tout ce que vous dites est donc juste et n’est pas exagéré. Or, tous ces bouleversements à notre procréation ont lieu au moment même où l’on se rend compte de l’importance de l’adaptation de notre génomique à notre environnement. Cette adaptation est étonnamment rapide et notamment sur la fertilité. (ci-dessous Lachance et Tishkoff, 2013 dans Annu Rev Ecol Evol Syst. 2013 Nov;44:123-143.). Les exemples illustrés sur cette figure d’un article scientifique révèlent l’importance de considérer nos vies de façon globale et interconnectée à notre environnement, ce que nous ne faisons pas actuellement.

Faire un enfant est un acte naturel et simple depuis la nuit des temps, malgré tout  ces innovations cherchent à rendre la vie confortable aux futurs parents. Qu'en est-il ?

Je ne sais pas que « faire un enfant » soit un acte naturel ni simple. La biologie synthétique est encore bien en peine de constituer un organisme vivant, même simple.
« Avoir un enfant » peut être considéré comme naturel. Simple, encore une fois, je ne sais pas ! Comment dès lors, concevoir une vie confortable aux futurs parents ? Et c’est peut être là où se situe notre conscience abusive du pouvoir que nous pouvons avoir sur une vie qui ne nous « appartient » pas. Un enfant ne peut pas être considéré comme un objet parce qu’il est un individu à part entière et que nous ne savons pas le « faire ». Il ne peut donc pas relever d’un choix dans un catalogue quel qu’il soit. La reconnaissance de son identité est la reconnaissance de sa propre altérité, dont on ne peut pas maitriser le devenir, fusse-t-il notre clone. Dès lors, les mots doivent être convenablement choisis si l’on ne veut pas sombrer dans « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (3)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
cloette
- 07/02/2015 - 16:02
le but
c'est de débarrasser les femmes de la procréation pour qu'elles puissent être plus rentables, celles qui porteront les enfants seront rétribuées (ce sera leur métier) , les embryons seront selectionnées et modifiés pour que les bébés aient des QI hors norme pour ceux qui pourront payer.
bjorn borg
- 07/02/2015 - 15:32
Comment?
vous vous posez encore la question? Ma chère dame, bientôt il n'y aura plus besoin d'homme pour faire un bébé. Au rythme où va la science, c'es pour demain. Les femmes ne demanderont pas mieux que de se passer des hommes. Elles n'aiment que leur propres enfants et même pas ceux des autres femmes. Alors un homme? Pensez-vous, elles vont rester entre elles dans un monde merveilleux de femmes. Elle ne garderont un homme que si c'est un bricoleur, où qu'il apporte des euros à la maison. Un homme à charge? Bien sur que non, pourquoi faire??? Les vibros ne sont pas faits pour les chiens et si non, les lesbiennes resteront ensembles sans homme pour les emmerder. A la limite voyez-vous, elles resteront en couple aux conditions énumérées ci-dessus. Donc, pour résumer, l'avenir s'annonce tout en rose pour vous. Une couleur rose socialiste comme de juste! Toutes les féministes sont pour ces solutions. Vous n'avez qu'à interroger Caroline Fourrest pour en être convaincu. Sans rancune, car moi je suis neutre dans cette histoire.
bjorn borg
- 07/02/2015 - 11:43
C'est bien
si on ne fait plus de bébés, la population mondiale devrait diminuer. Il paraîtrait que nous sommes trop nombreux. Déjà qu'on bouffe tout le pain des Français!