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Bonnes feuilles
200 000 ans pour conquérir la planète : la carte de la progression globale de l'homo sapiens
Publié le 24 décembre 2014
Publié chez les Arènes, l'Atlas global est un essai en images, conçu par une équipe de vingt-six historiens et géographes de renom. Aujourd’hui, lumière sur notre ancêtre à tous : l'espèce Homo sapiens, apparu sur la terre voila il y a quelques 200000 ans.
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Publié chez les Arènes, l'Atlas global est un essai en images, conçu par une équipe de vingt-six historiens et géographes de renom. Aujourd’hui, lumière sur notre ancêtre à tous : l'espèce Homo sapiens, apparu sur la terre voila il y a quelques 200000 ans.

L’espèce Homo sapiens est bien la nôtre, celle de Cro-Magnon, mise à jour aux Eyzies en France, mais aussi dans des sites d’Indonésie, du Maroc, de Chine, d’Australie, du Chili... Cet homme moderne a un crâne volumineux (1400 cm3), des membres inférieurs longs propices à la marche. Il a laissé des outils de pierre, d’os très spécialisés qui attestent de ses capacités techniques. Enfin des sépultures élaborées, des signes, dessins, sculptures témoignent d’une culture symbolique. Les analyses de l’ADN mitochondrial, croisées avec les études linguistiques, permettent de restituer les filiations générationnelles et donc de proposer les pistes probables de migrations. La carte des sites archéologiques dépend surtout de l’ancienneté des recherches préhistoriques. La mondialisation contemporaine est aussi une diffusion de cette curiosité qui permet de mieux connaître aujourd’hui les premières migrations. Ces recherches ne sont pas exemptes d’intentions géopolitiques.

Tout commence en Afrique où, parmi les populations Homo plus anciennes, s’individualise il y a 200000 ans une innovation biologique à potentiel culturel: l’homme moderne. Cette origine unique est plus avérée que des origines multiples à partir des Homo antérieurs déjà dispersés dans l’Ancien Monde. La seconde sortie d’Afrique se situerait vers -60000. La diffusion dans l’Ancien Monde se réaliserait selon deux voies, l’une par le sud-est, vers les latitudes tropicales sur les rivages plus tempérés de l’océan Indien, l’autre continentale vers l’Europe. L’homme moderne y cohabite avec un prédécesseur, l’homme de Néandertal, qu’il finit par remplacer. L’eau stockée dans les calottes glaciaires provoque un net abaissement du niveau marin, ce qui transforme en gués des détroits marins, précocement (-50000) vers l’Australie, plus tard (-30000) vers l’Amérique, par la Béringie. L’installation de l’homme moderne en Amérique s’est faite en deux phases : la première vers -30000 par des voies terrestres ou littorales, la seconde vers -15000, qui atteint moins de cinq mille ans après la Terre de Feu. La dernière étape est celle du peuplement de l’Océanie qui débute très vraisemblablement aux îles Fidji en -1500.

En 150000 ans, l’homme moderne a balisé de ses traces la Terre, longtemps une mosaïque d’habitats distincts car distants les uns des autres. Leur mise en relation s’est réalisée à l’initiative de l’Occident qui qualifia ses découvertes de grandes alors qu’elles étaient relatives à sa propre ignorance des autres.

 

 

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Texas
- 24/12/2014 - 14:02
Sans..
...oublier l' hématologie qui confirme ces modèles de migrations . Seul le temps me paraît très court .
Fojema
- 24/12/2014 - 11:29
Pour le moment, du moins...
Car les recherches continuent, et je l'espère les trouvailles ... Et ces théories extravaguées sur des restes infimes de mâchoires ou de squelettes sont-elles suffisement étayées ou ne sont-elles que des suppositions sur de vaques indices incomplets ?