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Surveillance, piratage, addiction : pourquoi les portables sont en train de devenir nos pires ennemis
Publié le 20 août 2014
Même le gyroscope, ce senseur chargé d'orienter l'écran des smartphones en fonction de leur position, peut servir à espionner les discussions qui se tiennent autour de l'appareil. Et ce n'est pas tout : il rapporte les moindres faits et gestes de son utilisateur, rend ce dernier addict, et lui cause des accidents.
Jérémie Zimmermann est le co-fondateur de l'organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet La Quadrature du Net. 
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Même le gyroscope, ce senseur chargé d'orienter l'écran des smartphones en fonction de leur position, peut servir à espionner les discussions qui se tiennent autour de l'appareil. Et ce n'est pas tout : il rapporte les moindres faits et gestes de son utilisateur, rend ce dernier addict, et lui cause des accidents.

Les dangers pour notre vie privée

Atlantico : Des chercheurs de l'université de Stanford et du groupe israélien Rafael, autorité israélienne pour le développement d'armes et de technologie militaire, ont prouvé qu'il était possible de transformer le gyroscope (outil servant à orienter l'écran en fonction de la gravité) des smartphones en un micro pour mettre sur écoute le propriétaire de l'appareil. Comment une telle chose est-elle possible ?

Jérémie Zimmermann : Les gyroscopes sont suffisamment sensibles pour percevoir les vibrations du son. Il a été démontré qu'en filmant un paquet de chips au travers d'une vitre anti bruit, on était capable de reproduire le son présent dans la pièce grâce aux vibrations observées sur ledit paquet. Alors un gyroscope dans un smartphone… c'est une possibilité d'espionnage supplémentaire.

 

Des chercheurs en sécurité informatique russes ont récemment trouvé un logiciel espion sur les téléphones mobiles qui avait infecté des appareils à très grande échelle, et permettait aux pirates de récupérer des photos, des contacts, et potentiellement d'activer des fonctions à distance. Le smartphone nous accompagnant en permanence, cela permet à un intrus de se retrouver au cœur de notre vie quotidienne.

 

Ces machines, qu'on appelle de façon erronée des téléphones, sont en réalité des ordinateurs surpuissants, bien plus que ceux de bureau ou portables que l'on pouvait acheter il y a dix ans. Et non content d'être surpuissants, ils sont bardés de senseurs : deux caméras, un micro, un gyroscope, un GPS, un accéléromètre et tant d'autres. Il a déjà été démontré que lorsqu'une personne marche, les différents senseurs de son appareil lui donnent une empreinte unique. On est donc capable d'identifier les gens rien qu'à leur démarche.

 

On voit les enjeux qui se dessinent en termes de sécurité : il ne s'agit pas seulement de pénétrer dans un ordinateur perdu quelque part au fond d'une baie de serveurs ou posé sur un bureau, mais de fouiller des ordinateurs avec senseurs qui sont en permanence avec nous.

 

Les smartphones Android comme iOs sont suivis à la trace : il est même possible d'observer ses propres déplacements en fonction de ses différents lieux de connexion (voir ici). Quel usage malveillant peut être fait d'une telle fonction ?

Jérémie Zimmermann : Ces miniordinateurs sont en réalité des espions de poche. On peut penser en toute bonne foi qu'ils ont été conçus par Apple, Google ou Samsung pour nous espionner à des fins commerciales : la valeur de ces informations est phénoménale, et celles-ci sont revendues à des spécialistes du marketing, ou à des compagnies d'assurances. Cependant on s'aperçoit de plus en plus que ces fonctions peuvent être détournées par des acteurs privés ou étatiques. Snowden a révélé le programme Prism, qui consiste à mettre la NSA au cœur de Google et compagnie, sans que les utilisateurs sachent ce qu'il advient de leurs données. La vraie différence avec les ordinateurs traditionnels, c'est que les appareils d'aujourd'hui sont fermés : alors qu'avant on pouvait ouvrir son ordinateur, changer certains composants et choisir son système d'exploitation, aujourd'hui les machines sont des boîtes noires fermées dont on ne possède pas les droits d'administrateur (c’est-à-dire que le fabriquant a plus de droits dessus que l'utilisateur). D'autres dispositifs sont mis en œuvre pour retirer à l'utilisateur les capacités de contrôle, comme par exemple le fait de ne pas pouvoir choisir la source des applications que l'on va installer. Non seulement la population ne s'en rend pas vraiment compte, mais en plus de cela des murs ont été érigés par les fabricants pour nous soustraire la capacité à comprendre comment fonctionnent ces ordinateurs. Cette capture et cette privatisation de la connaissance du fonctionnement de nos systèmes les rendent vulnérables.

 

On compte environ 20 millions d'utilisateur de smartphones, et d'après un rapport de la CNIL publié en 2012, 51% pensaient à l'époque que les données n'étaient pas enregistrées ailleurs, ni transmises sans leur accord. Qu'en est-il dans la réalité ? Quels risques cela implique-t-il ?

Jérémie Zimmermann : Le droit français et européen ne s'applique pas aux entreprises américaines, en vertu du "Safe Harbour Agreement". En pratique, donc, elles font ce qu'elles veulent. On a vu que Facebook vendait ses données à des acteurs privés, et que la NSA accédait à ces mêmes données, tout comme celles de Google, Apple, Microsoft et autres. La seule conclusion à en tirer, c'est que l'on n'est jamais mieux servi que par soi-même en matière de protection des données, et que de la même façon que l'on ne confie pas les clés de sa maison à une compagnie sans visage pour quelques services gratuits, on ne devrait pas laisser les clés de nos ordinateurs et de nos données à ces entreprises.

 

Beaucoup de chemin reste à parcourir, notamment au moyen de logiciels libres, qui permettraient de garantir que les citoyens gardent le contrôle de leur informatique et de leurs données.

 

Justement, comment bénéficier des services apportés par les smartphones sans avoir à en subir les inconvénients ?

Jérémie Zimmermann : A partir du moment où le modèle économique d'un service est basé sur l'espionnage, comme c'est le cas pour Google ou Facebook, cela est très difficile, puisque l'alternative consiste à ne pas stocker toutes les données en un point hyper-centralisé. Il existe un projet baptisé "Replicant", qui fonctionne déjà sur quelques terminaux, et qui projette de proposer un système d'exploitation pour téléphone mobile entièrement en logiciel libre. Même si tout le monde ne va pas se mettre à la programmation pour être capable de lire les milliers de lignes de code que cela représente, il est tout à fait possible de faire appel au service informatique de son entreprise ou de son administration, ou d'avoir recours aux services d'un spécialiste. Il y a là un boulevard pour des politiques publiques ambitieuses.

 

Pour être totalement sûr d'échapper à toute surveillance, faut-il remiser son smartphone et revenir au bon vieux Nokia 33 10 ?

Jérémie Zimmermann : Ce serait une très bonne solution. Les espions, certains journalistes et politiciens, se rendent compte qu'une conversation n'est confidentielle qu'en face-à-face, avec les téléphones rangés dans le frigo. Néanmoins ces solutions ne sont pas compatibles avec le niveau de confort perçu par l'utilisation de ces services qui reposent sur l'espionnage de masse.

 

Les dangers pour la santé

 

Que sait-on aujourd'hui des dangers liés aux ondes émises par les téléphones portables ainsi que par les antennes relais ? De quelle manière notre cerceau serait-il affecté ?

Laurent Gerbaud : Il faut distinguer les émetteurs et les téléphones portables. Les doses  émises par les antennes sur le cerveau en termes d'énergie sont extrêmement faibles. Les portables, eux, sont utilisés proches du corps et des oreilles, et dans ce cas les doses sont logiquement plus importantes. Des publications évoquent un accroissement du risque de cancer au niveau du cerveau, quand d'autres l'excluent. Les radiofréquences ont des effets sur l'ADN du cerveau, et ce sont ces captures d'ADN qui seraient à l'origine de cancers.

 

L'Académie de médecine recommande d'éviter l'utilisation de portables tant que le cerveau est en croissance. Et le kit main libre, quant à lui, ne garantit pas une exposition vraiment moindre. Par rapport au tabac ou à l'alcool, les risques sont de faible ampleur, si risque il y a ! Or on manque de preuves scientifiques.

 

Il faut préciser aussi que les risques ne sont pas isolés. Beaucoup de choses peuvent déclencher un cancer du cerveau, et heureusement ce type de cancer est très rare. Je dis heureusement, car en général le diagnostic est tardif, et donc très mauvais. Les facteurs peuvent être nombreux, mais il n'est jamais évident de les identifier.

 

André Aurengo : Aux yeux de beaucoup de personnes il est impossible que les ondes n'aient pas d'effets sur notre santé. Or les observations physiques effectuées sur les ondes de la téléphonie mobile montrent que ces dernières présentent seulement un effet d'échauffement sur l'organisme. Cet échauffement étant limité par la réglementation, il n'entraîne aucun échauffement significatif de l'organisme tout entier. Ce transfert de chaleur est beaucoup plus faible concernant les antennes.

 

Les études qui ont été menées jusqu'ici n'avaient pas pour objectif de découvrir un effet en particulier, mais bien de vérifier qu'aucun effet n'existait. Un certain nombre d'études épidémiologiques ont été menées, la principale étant l'étude Interphone, dont les résultats ont été largement critiqués au vu de ses défauts méthodologiques. Pour savoir combien de temps les gens téléphonaient, un interrogatoire a été effectué sur les habitudes d'utilisation. Or les auteurs de l'étude eux-mêmes ont montré que ces résultats n'étaient pas fiables, à cause des biais de mémorisation sur leurs habitudes auxquels les sujets de l'étude ne pouvaient pas échapper. Paradoxalement, l'étude avait conclu que l'utilisation du portable, tous utilisateurs confondus, était plutôt protectrice vis-à-vis du gliome et du méningiome - deux types de tumeurs cérébrales -, ce qui est invraisemblable. C'est simplement en fouillant dans des sous-groupes qu'on a trouvé une catégorie de personnes qui téléphonaient d'une façon considérable et chez qui on notait une augmentation  des gliomes. Cependant le nombre d'heures passées au téléphone données par ces personnes manquait de crédibilité, à tel point que cela a fait débat pendant plusieurs années entre les auteurs de l'étude, ce qui a retardé sa parution. Une autre étude, Cérénat, a été menée plus récemment à Bordeaux, mais elle a les mêmes faiblesses qu’Interphone.

 

Le centre international de recherche sur le cancer a classé les téléphones dans la liste des éléments possiblement cancérigènes "2B", comme beaucoup de procédés et substances, au nombre desquelles on trouve le café ou encore les pickles. Or cette classification a tenu compte de l'étude Interphone, ce qui, comme je viens de le dire, est contestable. De plus, c'est le centre international de recherche sur le cancer qui a piloté l'étude Interphone. On ne peut pas passer ce biais sous silence.

 

On ne compte donc aujourd'hui aucune étude fiable qui ait mis en évidence un effet négatif des ondes téléphoniques sur la santé, et malgré des centaines d'études en la matière, on ne connaît aucun mécanisme qui pourrait expliquer un tel effet.

 

Pourtant certaines personnes seraient atteintes d'électro-hypersensibilité, et subiraient donc les effets des ondes téléphoniques. Qu'en est-il ?

André Aurengo : Ce sont des personnes qui représentent 1 ou 2 % de la population, et qui disent ressentir des troubles extrêmement variés lorsqu'elles sont exposéss à des champs électromagnétiques. Un immeuble a même été construit exprès pour elles en Suisse. Les conséquences sur leur vie quotidienne, professionnelle et familiale peuvent être dramatiques, cependant plus de trente études ont montré qu'en réalité ces personnes ne sont pas sensibles aux champs électromagnétiques, puisque de toute façon nous ne disposons pas de système sensoriel nous permettant de percevoir cette gamme de fréquences. Il s'agit donc plutôt d'une maladie psychosomatique, provoquée par l'idée que ces personnes se font des ondes. Elles sont instrumentalisées par un certain nombre d'associations qui les détournent des services hospitaliers où ils pourraient être bien pris en charge. De cette manière on les pousse à adopter une existence recluse. Récemment un Conseil général a même accordé des crédits à une personne électro-hypersensible pour qu'elle s'achète des dispositifs censés atténuer les ondes. C'est absurde, car cela revient à condamner la personne à vivre coupée du monde, alors qu'on pourrait lui apporter un suivi adapté lui permettant une vie normale.

 

La menace des ondes, qu'elle soit réelle ou imaginée, pousse de plus en plus de personnes à se munir d'un kit mains libres. L'usage des écouteurs pose-t-il un problème sur le plan auditif ?

André Aurengo : Le portable est généralement utilisé à un niveau sonore pas trop élevé. En revanche l'utilisation d’un casque, que ce soit pour recevoir un appel ou écouter de la musique, favorise la tentation de monter le niveau, ce qui représente un danger pour l'audition. La musique est généralement plus fautive que les appels, mais les téléphones permettent aujourd'hui de faire les deux.

 

Laurent Gerbaud : Les oreillettes n'ont pas le même impact sur l'audition que lorsque l'on entend de façon normale. On sait que la surdité augmente, que celle-ci est liée à l'audition par des casques et surtout par des oreillettes. Le téléphone portable, lui, est une source de bruit supplémentaire, bruit qui est délivré directement dans le conduit auditif externe, et de façon facile. J'entends par là que si le téléphone portable utilisé manuellement fait trop de bruit, d'instinct, on l'oriente différemment, tout en changeant d'oreille lorsque l'une des deux est fatiguée. Avec des oreillettes c'est moins simple, on passe son temps à baisser et remonter le son.

 

Qu'en est-il des comportements addictifs ? Observe-t-on le développement de formes de dépendance vis-à-vis des téléphones portables ?

 

Laurent Gerbaud : L'addiction, c'est le fait d'être dépendant d'une répétition : alcool, tabac, besoin de risque… Avec les portables, on est dans la volonté permanente de rappeler ou d'envoyer des sms avant même d'avoir fini l'opération précédente. C'est ce que les Anglais appellent le "craving", comme lorsqu'un fumeur allume une cigarette avant d'avoir fini la précédente.

 

Le téléphone portable nous expose en permanence à un réseau social qui lui-même va en permanence nous solliciter. Lorsque le téléphone sonne, on se sent obligé de répondre. Au travail, qui plus est, c'est un véritable outil de dépendance. Beaucoup de gens, alors qu'ils sont en vacances, se sentent obligés de répondre à toutes les sollicitations. La construction de l'intelligence lente a ainsi tendance à être amoindrie.

 

Le téléphone contribue au burn out : le fait pour un supérieur de pouvoir appeler à tout moment ses subordonnés ou de leur envoyer des sms, et le fait d'en recevoir, de les transmettre et de les attendre, peut devenir extrêmement anxiogène et contribuer à l'apparition du syndrome de l'épuisement professionnel.

 

André Aurengo : Les adolescents et même les plus jeunes passent de plus en plus de temps sur leurs téléphones portables. Une étude est actuellement en cours au Royaume-Uni pour étudier les effets psychologiques du portable sur les jeunes sur plusieurs années, mais l'on ne dispose pas encore des résultats. Il faut néanmoins se poser une question judicieuse : qu'est-ce qui entraîne quoi ? Sont-ce des traits particuliers de la personnalité des enfants qui les poussent à téléphoner, ou est-ce le fait qu'ils téléphonent davantage qui provoque des troubles ? C'est ce à quoi cette étude tentera de répondre. Cette dernière présente l'avantage de ne pas être parasitée par le biais d'anamnèse qui avait nui à la qualité de l'étude Interphone.

 

Qu'en est-il des accidents provoqués par le téléphone portable ? De quelle nature sont-ils ?

André Aurengo : Indiscutablement l'utilisation du téléphone portable est un facteur d'accidents de la circulation. Plusieurs éléments y contribuent : au moment où la communication se met en route, on est comme "projeté" auprès de l'interlocuteur, ce qui crée un instant d'inattention. Le phénomène existe, kit mains libres ou non.

 

Bien souvent, on voit des gens qui traversent sans vérifier qu'il n'y a aucune voiture, tout simplement parce qu'ils sont accaparés par leur conversation téléphonique. Il suffit que l'automobiliste soit lui aussi distrait  pour qu'un drame se produise. Ceci dit, à la décharge du portable, ce dernier est aujourd'hui essentiel à l'organisation rapide des secours.

 

Laurent Gerbaud : Le téléphone est un distracteur qui peut nous déranger à tout moment. Des accidents sont provoqués sur la route, mais également aux commandes d'engins de chantier. On se sent obligé de répondre immédiatement, sans se dire que les gens peuvent laisser un message et qu'on les rappellera plus tard. Même le kit mains libres ne nous protège pas : comme les gens se disent qu'ils ont les deux mains sur le volant, et que cela est beaucoup moins distracteur que d'avoir le téléphone à la main, ils parlent beaucoup plus au téléphone en conduisant que ceux qui n'ont pas de kit. Au bout du compte, le kit mains libres provoque beaucoup plus d'accidents. De plus, le cerveau humain est conçu pour une certaine vitesse de déplacement : certes il s'adapte, mais nous n'avons pas le système visuel et de réaction neuronale adapté à la vitesse de 100 ou 130 km/h.

 

Propos recueillis par Gilles Boutin

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henir33
- 20/08/2014 - 11:30
utilisation du portable en vélo
je constate que de nombreux vacanciers téléphonent ou envoient des sms sur leur vélo ou encore roulent avec un baladeur sur les oreilles ce qui les empêche d'entendre les signaux des autres, ces comportements sont irresponsables et menacent la sécurité des autres cyclotouristes