Rapport annuel de l'Insee 2014 : plus de chômeurs de longue durée, les inégalités salariales s'accroissent | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Société
Rapport annuel de l'Insee 2014 : plus de chômeurs de longue durée, les inégalités salariales s'accroissent
©

Analyse

Rapport annuel de l'Insee 2014 : plus de chômeurs de longue durée, les inégalités salariales s'accroissent

Dans "La France, portrait social 2014" publié ce mercredi, l'Institut dresse aussi le bilan en matière de famille, de salaires ou encore d'immigration.

L'Insee a dévoilé ce mercredi matin son rapport annuel intitulé "La France, portrait social 2014". L'institut fait le point sur de nombreux sujets dont le chômage, les inégalités, les conditions de vie, les salaires ou encore le travail le dimanche.

  • le chômage

Depuis le début de son quinquennat, François Hollande a annoncé que lechômage était sa priorité. Mais mois après mois, il continue de progresser. Les chômeurs de longue durée sont de plus en plus nombreux ayant augmenté de 400 000 en 6 ans. La France comptait 1,1 million de chômeurs de longue durée en 2013. 600 000 personnes recherches un emploi depuis plus de deux ans. L'Insee indique que "la crise a aggravé le phénomène de persistance dans le chômage". Le chômage global a augmenté de 43% de 2008 à 2013. Le taux de chômage de longue durée atteignait 4% en 2013. Le taux de chômage général a lui grimpé à 9,8% en 2013, gagnant 2,9 points par rapport à 2008.

  • les inégalités salariales

L'Insee l'affirme sans ambages : "la crise a mis un coup d'arrêt à la baisse des inégalités salariales en France, entraînant un écart grandissant entre les salaires les plus bas et les intermédiaires". Les inégalités ont explosé entre 2007 et 2012. L'étude précise qu'il y a "un accroissement des inégalités en bas de l'échelle salariale dont sont victimes les 10% de personnes qui touchent les revenus les moins élevés".

La progression des très hauts salaires a quant à elle été stoppée. L'étude montre que "la part de la masse salariale détenue par le 1% des salariés les mieux rémunérés est passée de 6,9% en 2007 à 6,7% en 2012".

  • les SDF

Les Sans Domicile Fixe sont de plus en plus nombreux environ 112 000 dont 31 000 enfants. Ils sont en majorité étrangers et parfois travaillent. Le chiffre est en hausse de 44% en 11 ans, selon une étude de l'Insee. Selon l'enquête, "une majorité de sans-domicile (55%, 45 000 personnes) sont nés à l'étranger, dont plus de la moitié dans un pays d'Afrique, souvent francophones". Les SDF sont le plus souvent de jeunes hommes mais les femmes (38%) et les enfants sont de plus en plus nombreux, en particulier parmi les SDF nés à l'étranger. En effet, l'Insee note que 40% sont accompagnés d'enfants, contre seulement 16% pour les sans-domicile nés en France.

  • le travail le dimanche

Sujet sensible et abordé par les différents gouvernements, le travail le dimanche reste une pratique limitée et en encadrée en France. Mais dans son rapport l'Insee explique que "de plus en plus de personnes travaillent le dimanche et de moins en moins le samedi, mais le week-end reste cependant un temps de partage et de repos pour une majorité de Français". Ainsi, 30% des personnes en emploi travaillaient plus d'une heure le samedi en 2010, contre 36% en 1986. Le dimanche, cette proportion est passée de 13% à 17% sur la même période.

Le travail dominical "touche donc de plus en plus de personnes, note l'Insee. "C'est d'autant plus vrai si l'on prend en compte toutes les personnes travaillant de manière habituelle ou occasionnelle le dimanche", soit "31% des personnes en emploi en 2010". En 25 ans, la part des personnes travaillant plus d'une heure un jour de weekend a augmenté parmi les indépendants, passant de 35% à 54%, et chez les employés (29% en 2010 contre 25% en 1986).

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !