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Sans certaines bactéries (voir ci-dessus), la vie ne serait pas possible.

Les microbes sont nos amis

Ces raisons qui nous font aimer les bactéries, champignons et autres spores

A première vue, ces micro-organismes nous dégoûtent, mais leur présence nous est indispensable. Car sans certaines bactéries, la vie ne serait pas possible.

Généralement, on parle de bactéries pour les décrire comme des ennemis la santé. Dernièrement encore, une laborantine américaine s'est amusée à cultiver dans une boîte de petri les germes et bactéries recueillis sur l'empreinte de la main de son jeune fils et a publié la photo sur Internet. Certes, il faut se laver les mains, mais certains microbes ont un rôle bénéfique pour la santé. Voici les sept raison pour lesquels les microbes sont des amis  :

Elles permettent la vie...

La première raison est simple : sans certaines bactéries, la vie ne serait pas possible. En effet, les plantes et les animaux ont besoin d'azote pour construire les protéines et les acides aminés qui sont fondamentaux pour la biologie. Alors que l'azote représente près de 80 % de l'atmosphère sur Terre, l'azote gazeux ne peut être utilisé tel quel par la plupart des organismes vivants. Il doit être transformé en composés fixes, tels que nitrates, nitrites et ammoniac. Les principaux acteurs de ce processus biologique sont des bactéries vivant librement dans le sol, comme le rhizobium. Bactérie aérobie, ce dernier vit en symbiose avec des plantes, notamment les légumineuses (petits pois, soja...) et fixe l'azote. 

... et aident à la décomposition des morts

A l'inverse, les décomposeurs sont des êtres vivants qui dégradent les matières organiques mortes (de plantes ou d'animaux) et les transforment en éléments minéraux. Ce sont donc ces bactéries qui sont chargées de "nettoyer" la terre et de recycler les êtres vivants décédés en matière organique pouvant à son tour être consommée par les producteurs. Chez les animaux ce sont le lombric et les acariens les plus connus. Du côté des microbes, les moisissures qui se développent sur les fruits trop mûrs sont des décomposeurs. Le scientifique Eric Benbow, du département d'entomologie de l'Université d'État du Michigan, pense qu'il ne s'agit pas seulement d'une espèce, mais bien de plusieurs et qu'elles travaillent ensemble.

Les bactéries présentes sur le corps pourraient aider à résoudre des enquêtes policières

Tout comme l'ADN, les bactéries présentes sur le corps pourraient aider à retrouver des auteurs de meurtres. En effet, telles des empreintes, elles ont toutes des caractéristiques spécifiques qui permettent de savoir ce que l'on a touché ou encore où le suspect a pu se rendre avant de commettre le crime. Des scientifiques se spécialisent donc pour permettre à la police d'utiliser certaines données pour résoudre des enquêtes.  

La pénicilline, l'antibiotique qui sauve des vies

Même s'ils ne sont pas automatiques, les antiobiotiques peuvent permettent de se soigner. La pénicilline a été découverte en 1928 par Alexander Fleming. Le chercheur écossais travailla ensuite plusieurs années à essayer de purifier cet antibiotique. Mais, ce n'est qu'en 1940 que deux autres chercheurs, Florey et Chain, réussissent cet exploit. Aujourd'hui, d'autres antibiotiques continuent d'être découverts par des scientifiques, partout dans le monde et aident, encore et toujours, à lutter contre certaines maladies. Dernière en date, la teixobactine, une molécule naturelle qui, utilisée contre des bactéries, s’avère être un puissant antibiotique. Le composé a été découvert par Kim Lewis, chercheur de l'Université Northeastern et ses collègues. Testé sur des souris, il s’est avéré efficace pour traiter un large éventail de sources bactériennes résistantes aux médicaments actuels. Une véritable avancée dans le secteur de la santé. 



Les probiotiques, efficaces contres les allergies

Finis les yeux rouges qui piquent grâce aux probiotiques ? Les personnes souffrant d’eczéma, de psoriasis, d’asthme, d’allergies alimentaires, de rhinite allergique apériodique ou de rhume des foins souffrent souvent de dysbiose : elles n’ont pas assez de bonnes bactéries dans l’intestin. Certaines études ont prouvé que les probiotiques remplacent les bactéries pathogènes et renforcent la barrière intestinale. Ils diminuent ainsi le passage d’allergènes dans la circulation sanguine et réduisent le risque de réactions allergiques. D’autres évoquent une dégradation enzymatique directe de l’allergène par les probiotiques dans le tube digestif, avant même qu’il ait franchi la barrière intestinale. Enfin, les probiotiques pourraient influencer la production de cellules immunitaires, cellules spécifiques étroitement impliquées dans la tolérance alimentaire et la réaction allergique. (photo de Lactobacillus, crédit Reuters)

Les bienfaits du miel

En 2005, deux chercheurs, Alejandra Vasquez et Tobias Olofson, ont découvert les bienfaits des basctéries contenues dans le miel. Ils ont publié en 2008 une étude sur les micro-organismes que l’abeille héberge dans son estomac à miel sous forme de biofilm. Sont surtout présentes des germes qui font aussi partie des probiotiques de protection de la flore intestinale (ils inhibent les germes pathogènes). Les Lactobacillus produisent en effet de nombreuses molécules anti-microbiennes telles que les bactériocines, des acides organiques et du benzoate. Ces bactéries, en symbiose avec les abeilles, les protègent de multiples infections, telles que ces études  le suggèrent. La flore du pollen comprend en effet entre 1 et 10 millions de bactéries par gramme de pollen ! De plus, les Lactobacillus détruisent, dans nos intestins, certaines substances cancérigènes (les nitrosamines) issues de l’oxydation des nitrites, et inhibent le développement de certaines bactéries produisant des enzymes qui transforment des pré-cancérigènes en cancérigènes. L’action la plus rapide et forte du pollen chez l’homme est obtenue lorsqu'il est accompagné par des fruits et des légumes. 

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