Lundi au soleil
Être heureux ou râler, il faut choisir
Lundi, le week-end est fini. Certains sont au bureau, d'autres sont revenus de vacances. Le Français va encore râler ... Qu'à cela ne tienne! Il faut po-si-ti-ver ! Un extrait de "J'arrête de râler" de Christine Lewicki.
AVONS-NOUS PEUR D’ÊTRE « DIFFÉRENT » EN CHOISISSANT LE BONHEUR ?
Avez-vous remarqué que très souvent on se plaint pour créer des liens avec les autres autour de nos malheurs ? On bâtit nos amitiés autour de nos points communs de râleries, on se solidarise. C’est encore plus vrai au travail ou dans les lieux publics. Se plaindre est aussi un moyen utilisé à longueur de journées pour casser ce silence inconfortable qui s’installe quand on est en présence de personnes que nous ne connaissons pas. C’est le cas des conversations sur le temps qu’il fait – toujours peu clément ! –, dans les ascenseurs, ou encore sur les retards des trains ou des avions –
jamais à l’heure.
Grâce à mon métier de coach et à mes recherches dans le domaine du développement personnel, je reçois chaque jour la preuve que la manière dont on choisit de vivre une situation crée notre réalité. En effet, bien que nous ne puissions pas toujours choisir ce qui nous arrive, nous pouvons cependant toujours choisir notre réaction. Et celle-ci impacte notre quotidien, notre vie.
À tout moment on a le choix de vivre sa vie comme on le souhaite, quoi qu’il arrive. Douleurs, échecs, galères, difficultés… On peut choisir de se considérer comme une victime impuissante ou être acteur de son bonheur. On peut choisir d’être accablé, ou de se prendre en main et savourer, célébrer ce que la vie nous donne. Bien trop souvent en revanche, je remarque qu’on se sent mal à l’aise quand se pose la question de choisir le bonheur. C’est parce que nous sommes entourés de personnes qui préfèrent râler, se plaindre, se positionner en victime. Il y a comme une culture de la râlerie à tout-va, et choisir le bonheur, c’est finalement être « différent ».
« Il n’y a pas de honte à préférer le bonheur. » Albert Camus, La Peste, Gallimard, 1947.
Cette culture nous pousse à râler pour soulager nos frustrations. Nous ne nous posons pas vraiment de questions, nous suivons le mouvement, faisant comme tout le monde, râlant comme tout le monde. Pour moi, ce challenge a vraiment mis en évidence combien on a tendance à se sentir plus en sécurité quand on « communie » avec les autres autour de nos problèmes. Nous avons tellement l’habitude de râler ensemble que de prime abord, on pense que faire autrement nous ferait sortir de la norme, nous exclurait. La norme est rassurante, on sait à quoi s’attendre quand on râle : recevoir de la compassion de la part de son interlocuteur, ou bien encore il/elle va alimenter notre propos et nous rejoindre dans notre souffrance. Râler nous garde en sécurité. De plus, une conversation composée de râleries reste en surface, elle permet de ne pas se dévoiler, ne menace pas les autres, car nous ne les invitons pas à joindre la conversation à un niveau plus profond ou plus élevé. Nous restons en surface à converser sur des choses négatives, sans prendre de risque. Parfois, dans nos petites conversations quotidiennes, on râle parce qu’on croit que si on parle de ce qui va bien pour nous, si on célèbre, notre bonheur va nous être pris ou que les autres vont nous regarder bizarrement et nous envier. Alors on choisit de focaliser son attention sur ce qui est dur, qui ne marche pas. Au bout du compte, nous créons tous des « festins » de râleries. Nous concentrons notre attention sur nos problèmes et, ce faisant, nous attirons plus de choses dont nous ne voulons pas dans notre vie.
Essayez vous-même, laissez-vous aller à râler dès le réveil et vous verrez que votre journée va être pleine de bonnes excuses pour continuer sur cette lancée. Quand vous commencez le challenge, essayez de ne pas râler pendant la première heure qui suit votre réveil. Choisissez le bonheur et commencez votre journée sans râler, et vous verrez que votre journée sera pleine de merveilleuses raisons de continuer ainsi. Dans les lieux que vous fréquentez, les ascenseurs, sur les quais de gares ou de métros… soyez attentif à ne pas contribuer aux râleries environnantes. Osez être différent, même autour de la machine à café !
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Extraits de " J'arrête de râler" de Christine Lewicki, Eyrolles (Juin 2011)



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tout le monde ment !
ne veut jamais qu'on soit juste."
de la politesse. [...] Ma conclusion est que la joie est sans autorité, parce qu'elle est jeune et que la tristesse est sur un trône et toujours trop respectée. D'où je tire qu'il faut résister à la tristesse, non pas seulement parce que la joie est bonne, ce qui serait déjà une espèce de raison, mais parce qu'il faut être juste, et que la tristesse, éloquente toujours, impérieuse toujours, ...
Il y a un Propos d'Alain qui colle tout à fait avec cet article, et qui s'intitule "Jérémiades" (4 janvier 1912). Extrait : "Ceux qui suivent leurs passions ont une éloquence si naturelle, une sincérité si touchante que la galerie est pour eux ; et celui qui veut être juste joue alors le rôle d'un niais ou d'un mauvais plaisant. Ainsi la jérémiade s'établit comme un dogme et fait partie bientôt
Ca roulait pour moi, et j'ai lu cet article guimauve, c'est râlant tout de même...
Il faudra faire beaucoup de promo pour enlever la seringue-râleuse aux français.