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Pas le même passé colonial, pas les mêmes choix sur l'immigration... mais le même terrorisme en Belgique qu'en France : ce que les attentats de Bruxelles nous apprennent sur l'islam radical et son rapport à l'Europe

Bruxelles a été frappée par deux attentats, le 22 mars au matin. Les derniers décomptes font état de 250 blessés et plus d'une trentaine de morts. L'opération, revendiquée par l'Etat Islamique, témoigne du rapport de l'Europe à l'islamisme radical : plus que le passé colonial ou le rapport à l'immigration, c'est bien le corpus théologique islamique qui est à mettre en cause.

Introspection

Publié le - Mis à jour le 25 Mars 2016
Pas le même passé colonial, pas les mêmes choix sur l'immigration... mais le même terrorisme en Belgique qu'en France : ce que les attentats de Bruxelles nous apprennent sur l'islam radical et son rapport à l'Europe

Atlantico : Ce mardi 22 mars au matin, Bruxelles a été frappée par deux attentats, d'abord à l'aéroport de Zaventem, puis dans son métro. Que peut-on apprendre, concrètement, de ces nouveaux attentats ? Que disent-ils de nous, de l'Europe, mais aussi de l'Islam en tant que corpus théologique à proprement parler ?

Alexandre del Valle : Ce que ces nouveaux attentats disent de nous ou de l'Europe, c'est que cette dernière est considérée par beaucoup de pays tiers comme une passoire et une "zone molle", une aire de non-souveraineté et d’impuissance volontaire ouverte à tous les vents et incapable de défendre ses frontières et ses valeurs, identités et règles. Certes, ce n'est pas totalement le cas, mais cela traduit également le fiasco de Schengen et du modèle européen multicultiuraliste. Si cet espace est peut-être une bonne chose, à l'origine, il permet dorénavant à n'importe qui de profiter des pays les plus accessibles et laxistes comme la Grèce, pour pénétrer les autres pays membres de l'espace Schengen .

C'est vrai également pour les zones les plus compliquées à gérer parmi lesquelles on trouve notamment les Balkans, mais aussi Gibraltar, les îles siciliennes, etc. Et une fois que ce n'importe qui gagne l'Union Européenne, pour peu qu'un Etat – parce qu'il est laxiste ou manque de moyens – n'ait pas géré correctement ses frontières ; tous les autres Etats sont contraints de laisser faire et de subir la libre circulation. C'est ce que prévoit Schengen, sauf exception. Ce modèle a donc d'ores et déjà duré. Il est périmé. Il est plus que temps de rétablir une certaine forme de contrôle aux frontières, d'envisager sérieusement un retour à la souveraineté sur nos frontières intérieures et extérieures européennes que nous ne pouvons confier à la surveillance d’autres Etats dépourvus de moyens. Nous devons faire évoluer le système ou le remplacer.

Très clairement, ces attentats disent également que l'Europe n'est pas épargnée, à l'instar du monde arabo-musulman, par la guerre totale qui oppose aujourd’hui au moins deux Islam. Cette guerre terrible oppose en effet non pas l'Islam et l'Occident, mais bel et bien un Islam apaisé ou réformable, de plus en plus minoritaire et discrédité comme "pro-occidental" ou "impie", à un Islam ultra-orthodoxe sunnite de plus en plus hégémonique et totalitaire. Ce dernier, il y a encore un demi-siècle, n'avait que peu de prise sur les immigrés européens et même l’ensemble du monde musulman encore éloigné des doctrines salafistes venues d’Arabie saoudite et du wahhabisme-hanbalisme. Depuis une vingtaine d'années, néanmoins, il en a de plus en plus d’influence sur une minorité active hégémonique qui fait plier les responsables politiques et religieux de nombreux pays musulmans à coups d’orthodoxie sunnite et de pétri-dollars et de prédicateurs cathodiques. C'est quelque chose que l'on constate dans presque la plupart des pays musulmans, certes, mais aussi chez nous, dans nos "banlieues de l’islam" parfois à la dérive et abandonnés par les Etats d’accueil au contrôle des fascistes verts chargés de "pacifier" les cités.... Ce phénomène doit nous inquiéter d'autant plus qu'il ne se caractérise pas uniquement par un terrorisme violent : le terrorisme peut également être psychologique, moral, etc. Or les pressions croissantes exercées depuis des décennies par les Etats et organisations islamistes radicaux sur des citoyens européens de confession musulmane existent : ces musulmans d'Europe sont de plus en plus suspects et montrés du doigt s’ils ne pratiquent pas l'Islam "pur". Les salafistes, qui se présentent comme les "vrais musulmans" et ont conquis les coeurs et les réseaux sociaux depuis une dizaine d’années dans de nombreuses zones, soupçonnent les autres musulmans d'être des "mauvais musulmans", de ne pas pratiquer le "bon Islam, pur", celui des "ancêtres" ou "prédécesseurs" (As-Salaf) ou "salafistes" que l’on devrait imiter parcequ’ils furent les premiers musulmans "purs". C'est un phénomène que nous avons d'ores et déjà constaté ces 20 à 30 dernières années, dans les pays arabo-musulmans.

Cet Islam rigoriste, salafiste, qui donne des leçons aux autres formes de la religion, arrive d'Arabie Saoudite et aussi d’Egypte où il a prospéré parallèlement aux Frères musulmans qui ont des visions voisines et se réfèrent aussi à la "salafiyya". Aujourd'hui, cet islam totalitaire et ultra-passéiste et littéraliste sévit également chez nous et souligne clairement que la mondialisation n'apporte pas que la paix et le melting pot, mais aussi le fanatisme sans frontières. La mondialisation, ça n'est en effet pas seulement la communication planétaire et le rapprochement des hommes, mais c’est également la "mondialisation des problèmes et des ressentiments et des violences…" Une société multiculturelle, il ne faut pas l'oublier, si elle n’est pas vigilente et sélective devient vite une "société multi-conflictuelle". Ceux qui ont cru que le multiculturalisme était un présage de paix sont comparables à ceux qui croient qu'une société ne peut faire que du bien. Croire que le multiculturalisme ne débouche que sur le meilleur, c'est se fourvoyer, en cela qu'il s'agit de quelque chose de neutre – au même titre qu'une société ou que l'immigration – qui peut faire du bien comme du mal. Ces nouveaux attentats sont un démenti de la "mondialisation heureuse" telle qu'elle a été pensée, de manière idéologique par les adeptes du mondialisme. Or, la mondialisation ce n'est pas le mondialisme heureux mais la mise en concurrence et en contact de blocs géo-civilisationnels et géo-économiques concurrents, voire ennemis.

Quant à ce que ces attentats disent de l'Islam en tant que corpus théologique – et c'est là que la question est vraiment pertinente – c'est bien que si l'Islam en tant que foi privée n'est pas le problème, l’islam en tant que système charismatique politisé-hégémonique constitue un défi inouï pour les autres sociétés en contact avec son système théocratique. il est clair que tout homme est libre de croire en ce qu'il souhaite, et l’islam en fait partie au même type que d’autres croyances. Mais le problème vient du corpus de l’Islam sunnite orthodoxe, un corpus figé qui n'a jamais été rectifié, amendé, ou réformé depuis les X-XIème siècles et la fixation des "portes de l’Ijtihad" ou interprétation. Certes, entre le début du déclin de l’empire ottoman et le début du XXème siècle, le monde musulman ne s’est pas radicalisé et a même connu des périodes de Lumières et de laïcisation, notamment au contact de le pensée occidentale mais pas seulement. Hélas, depuis la fin de la seconde guerre mondiale et la décolonisation, les Frères musulmans – d'une part – et les salafistes appuyés par les pétromonarchies du Golfe – de l'autre – ont repris le contrôle de cet Islam orthodoxe et ont déclaré avec succès presque universel (sauf en pays communistes) la guerre à l’islam local fait de superstitions et de syncrétisme au profit d’une conception politique et ultra-littéraliste et théocratique, principalement en milieu sunnite mais aussi en Iran et dans certains courants chiites-duodécimains. Or, cet islam théocratique alimenté par la haine des idées occidentales dont la laïcité, considérées comme des formes de "néocolonialisme idéologique" n’est pas surgi de nulle part et bénéficie d’une forte légitimité puisque dans son combat contre le "mauvais islam", il se réfère à un corpus théologique sunnite qui a été figé entre le Xè et le XIè siècle. Ceux qui donnent le ton, aujourd'hui, sont donc ceux qui restent hélas les plus fidèles à ce Corpus officiel qu’il serait urgent et salutaire de réformer ou invalider.

Les progressistes, les réformistes et les modérés sont donc vus comme des "hérétiques" voire des "mécréants" tandis que les extrémistes peuvent se prévaloir de ce corpus officiel, composé du Coran et des Hadiths de la Sunna (le tout inspirant la loi Islamique), figée depuis le XIè siècle et jamais réformée depuis. C'est bien là le fond du problème ! Cet Islam est bloqué – ce sont les musulmans eux-mêmes qui le disent, comme notamment Fereydoun Oveyda, Abdelwahhab Medeb , Abd al-Razeq ou tant d’autres progressistes. Et tant que cela sera ainsi, comment dire quoique ce soit à des musulmans extrémistes ; qui vantent l'intolérance, l'infériorité de la femme, l'interdiction de la mécréance, le culte du djihad ? Ce corpus est enseigné dans les grandes universités islamiques du Golfe, du Pakistan et même d’Al-Azhar en Egypte, université de référence mondiale du sunnisme ! S'il n'est pas toujours appliqué, il reste enseigné dans l'ensemble du monde musulman (exception faite des anciens pays communistes turcophones et de l'Albanie) apprenant les grandes inégalités, prévoyant la nécessité du djihad pour étendre la religion, les châtiments corporels… C'est là qu'est le problème : on ne peut pas combattre un terrorisme qui s'appuie sur une orthodoxie.

Philippe d'Iribarne : Il est tentant de dire simplement : "rien de nouveau sous le soleil". A l’heure qu’il est, ces attentats paraissent constituer un élément quelconque d’une longue suite qui est promise à durer. Si l’on s’interroge à leur propos, c’est que l’on n’a toujours pas répondu aux interrogations suscitées par les attentats précédents. Et l’on n’en n’a pas fini de débattre sur ce qu’ils nous disent de l’islam, avec la difficulté à trouver une voie raisonnable entre d’un côté des formes d’amalgame qui méconnaissent la diversité des islams et de l’autre un désir d’innocenter l’islam qui incite à affirmer que le terrorisme n’a "rien à voir avec l’islam", lequel serait "une religion de paix". On peut noter à cet égard l’opposition persistante entre Manuel Valls qui parle avec constance du "terrorisme islamique" et François Hollande qui, dans les propos tenus en réaction à ces derniers attentats, a une fois de plus parlé de "terrorisme" en général en évitant soigneusement le qualificatif "islamique". Il y a en fait dans l’islam des courants théologiques très divers. Le grand projet qui est au cœur de l’islam est-il de transformer le monde en menant des guerres de conquête permettant de le soumettre, poursuivant ainsi le mouvement fondateur mené sous la houlette des premiers califes ? Ou est-il plutôt de faire accéder les musulmans à une expérience spirituelle, telle celle que les soufis évoquent ? L’une et l’autre tendance ne manquent pas d’arguments pour affirmer qu’elles représentent le "vrai islam".

Guylain Chevrier : Ils montrent tout d’abord que nous nous n’avons pas affaire qu’à une menace terroriste, alors que l’on continue de comparer le terrorisme islamique avec celui de l’extrême gauche des années 70, mais bien à un terrorisme de guerre, une guerre totale livrée à la démocratie et aux valeurs de liberté. C’est l’établissement d’un Etat islamique qui en a été à l’origine, et donc bien un Etat qui fait la guerre au monde, sous toutes les formes, au cœur du monde arabe et à la fois dans le monde entier. Il y a sans doute là une nouvelle prise de conscience que la menace est réellement européenne et qu’elle vise l’Europe pour ce qu’elle est, pour ses valeurs, ce qu’elle représente comme modèle de droit, où peu ou prou, la religion n’est plus première dans l’ordre des valeurs, mais les droits de l’homme.  

On explique qu’il n’y a pas de solution à ce problème sans solution politique, en mettant sur orbite la résistance syrienne comme alternative au régime syrien, ce qui est une obsession américaine bien loin de la réalité. Une résistance qui n’a aucune unité, en dehors d’être contre Bachar El Assad pour prendre sa place, et aucune légitimité sur le terrain. On détourne en vérité la question, alors que c’est bien la Guerre sainte menée au nom d’une religion qui crée le problème, pas le régime syrien, même s’il n‘est pas pour rien dans cette situation. On cherche d’un autre coté la solution politique dans l’unité européenne autour de la lutte contre le terrorisme, mais sur quel fond ?, voilà bien la question ! Ce qui domine, c’est le déni du fait qu’il s’agit bien là d’une guerre menée au nom d’une religion, l’islam, ce vis-à-vis de quoi les musulmans qui sont établis dans les pays européens sont loin d’avoir pris toutes leurs distances. La Guerre sainte, l’appel à la suppression des mécréants, juifs et apostats, se trouvent bien dans le coran, sans que cela ait été dénoncé comme l’étant, pour condamner ces références (Sourates 4, 5…). Le Conseil français du culte musulman n’a jamais avancé la nécessité de remettre en question dans les références de l’islam, ce qu’y trouvent les intégristes et terroristes, pour justifier leurs actes. On nous propose des interprétations qui satisfont à créer l’illusion que cela serait une erreur de lecture, alors qu’il n’en n’est rien. Seuls Abdennour Bidar et Ghaleb Bencheikh ont porté cette critique en invitant à réformer ce culte, deux intellectuels musulmans de premier plan, mais rien du côté des représentants de l’islam en France ou en Europe.

C’est de ce côté qu’il faut reconsidérer la menace terroriste, de cette guerre qui nous est faite, en repartant de ses fondements théologiques, au lieu d’être dans le déni. On a vu encore sur France 2 au journal de 20h ce mardi 23 mars, sous la haute main d’un David Pujadas, réactiver plusieurs fois dans des reportages sur les attentats, l’idée que cela n’aurait rien à voir avec l’islam, ce qui est faux, car cela a tout à y voir. Les islamistes mettent bien en œuvre un projet que le coran sous-tend, Allah étant le seul dieu auquel tous doivent se soumettre, s’il on suit à la lettre le texte où le concept de jihad prend son sens. Tous les musulmans ne s’inscrivent pas dans cette lecture littérale, bien heureusement, mais cela fait bien partie de leur patrimoine, leurs références sacrées, ce qui, à ne pas être discuté sur la place publique, laisse dans l’ombre un litige, qui brouille bien des liens avec la République. D’ailleurs, pas seulement sur ce sujet, mais celui du voile que l’on trouve aussi dans le coran qui relaie une inégalité hommes-femmes très explicite (sourates 2 et 4) souvent déniée. Le rejet des valeurs occidentales par l’Etat islamique, a un écho inévitablement auprès d’une partie de nos concitoyens musulmans, parmi ceux les plus perméables, dont la tendance est à la séparation sous le signe de la montée des affirmations identitaires, où s’installe le refus du mélange au-delà de la communauté de croyance dont une certaine généralisation du voile est un marqueur, avec une pratique de plus en plus rigoriste des pratiques. Déjouer le piège de l’amalgame entre musulmans et islamistes, passe avant tout, enfin, par nommer les choses

 
Commentaires

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  • Par Deudeuche - 23/03/2016 - 07:28 - Signaler un abus Le problème est toujours le même

    La société "droit de l'hommiste" est fort belle mais inapte au combat contre la société "droit de l'Islam"

  • Par lasenorita - 23/03/2016 - 07:59 - Signaler un abus L'islamisme et les musulmans.

    Depuis quelques années, l'islamisme s'est développé, en France, sous l'œil bienveillant de nos ''politiques'' qui ont toléré que des imans, ne parlant pas notre langue, prêchent des discours de haine contre les ''Infidèles''...dans de nombreuses mosquées...construites, en France, avec les sous des contribuables français...Sous le couvert de la religion, les musulmans veulent prendre le ''pouvoir'' dans notre pays...ensuite ,ils chasseront TOUS les non-musulmans, de France, comme ils ont chassé TOUS les non-musulmans d'Algérie où certaines familles non-musulmanes se trouvaient en A.F.N. bien avant l'arrivée des Arabes au 7ième siècle!...

  • Par emem - 23/03/2016 - 08:01 - Signaler un abus Pas d'accord

    Le terrorisme ne s'appuie pas sur une orthodoxie mais sur une hétérodoxie. C'est bien là le problème. Je suis atterré quand j'entend du matin au soir des "spécialistes" venir nous dire que le but du terrorisme est d'attiser la haine entre les musulmans et les non musulmans et qu'il faut se garder de tout amalgame. Monsieur Fabius a même inventer un daech, ridicule mais qui fait flores, pour éviter de dire état ISLAMIQUE.

  • Par lasenorita - 23/03/2016 - 08:08 - Signaler un abus Nos ''politiques''sont responsables!

    Les gauchistes(qui nous gouvernent) ont augmenté mes impôts de 40%,les gauchistes donnent ensuite mes sous aux terroristes musulmans qu'ils attirent dans notre pays et qui nous envahissent.. Les habitants de la région Languedoc-Roussillon et du département du Gard (où je réside)vivent dans l'insécurité permanente et les contribuables de cette région paient des impôts exorbitants parce qu'ils ne sont que 40% à être imposables....Les gauchistes qui sont à la tête de cette région et de ce département sont très généreux avec les musulmans d'origine étrangère qui, eux, ne sont pas imposables et qui sont de plus en plus nombreux dans ma région!...

  • Par lasenorita - 23/03/2016 - 08:13 - Signaler un abus Les musulmans doivent RESTER chez eux!

    Les musulmans doivent RESTER chez eux puisqu'ils sont si heureux dans ''leur'' pays depuis qu'ils en ont chassé TOUS les non-musulmans qui, paraît-il, les exploitaient...et les gauchistes qui ont ''aidé'' les musulmans à acquérir leur ''indépendance'' devraient les inciter à RESTER dans ''leur'' beau pays ''indépendant''...

  • Par zouk - 23/03/2016 - 09:26 - Signaler un abus Salafisme et autres formes extrémistes de l'Islam

    Analyses pertinentes, mais où est la solution? Une voie à peine ébauchée: la générosité des aides sociales en France et ne Belgique qui donne toute facilité à se consacrer au militantisme, salafiste dans le cas particulier. Une réflexion sur l'attribution de telles aides semble s'imposer.

  • Par vangog - 23/03/2016 - 10:40 - Signaler un abus Une bécasse socialiste belge, en parlant des quartiers-ghettos

    de Mollenbeck, Chaarbeck, St Jean, disait aux journalistes "ces jeunes de ces quartiers ont tellement de talent!" . Les gauchistes français et les gauchistes belges poursuivent le même combat: immigrationniste, communautaristes, repentant et pro-étranger. Ils obtiennent les mêmes résultats, anti-démocratiques, terroristes et anti-économiques...tant qu'ils refuseront l'évidence et mettront la tête dans le sable, la guerre continuera!

  • Par lasenorita - 23/03/2016 - 10:57 - Signaler un abus Les musulmans sont OBLIGES de pratiquer..

    Les musulmans sont ''obligés'' de pratiquer leur religion sinon les islamistes battent les ''musulmans modérés'' ou détruisent leur boutique (ceux qui sont commerçants) et notre ''République'' démocratique et laïque tolère cela, notre ''Justice'' ferme les yeux!.....Le roi du Maroc a emprisonné 2 jeunes hommes qui avaient bu une orangeade pendant le carême, l'an dernier, au mois d'août...Le roi d'Arabie Saoudite a emprisonné et fait fouetter un homme qui avait osé dire qu'il ne croyait pas en Allah!...et nous sommes au 21ième siècle!...

  • Par joke ka - 23/03/2016 - 11:20 - Signaler un abus Moyen Age

    Nous sommes revenus au Moyen Age , grâce à nos politiciens de gauche et de droite qui ont vendu notre pays pour quelques pétro-dollars ..ils ont ouvert nos frontières avec tapis rouge à des populations inassimilables et prosélytes , pour des raisons électoralistes ,construit multitude de mosquées ,fermé les yeux sur des prêches haineux ... ce qui nous attend ? la poursuite de la dimmitude que ce soit avec Juppé ou Hollande ,par lâcheté, par incompétence ,par cynisme ? en tout cas ce n'est plus par naïveté ou par ignorance ... le matraquage décalé de spots coûteux anti-racistes (à sens unique et dérisoire compte tenu de la réalité) à la télé va produire l'effet inverse de celui recherché Si nos compatriotes n'étaient pas si résignés et si passifs , ils auraient porté plainte pour discrimination et partialité et même propagande mensongère vis à vis des chaînes qui les diffusent

  • Par Milsen - 23/03/2016 - 12:13 - Signaler un abus Racines

    Conclusion: nier, détruire les racines de la France ne peut que favoriser l'islamisme et sa radicalisation. Merci à ceux qui nous "dirigent"...sur la mauvaise voie.

  • Par MIMINE 95 - 23/03/2016 - 13:44 - Signaler un abus Enfin

    C'est le premier article sensé que je lis en rapport avec les attentats de Bruxelles . Les autres médias n'en finissent pas de sombrer dans leurs pleurs de vierges indignés incapable de, regarder la réalité, de se poser les bonnes questions et surtout, d'y apporter les réponses pourtant évidentes. Merci pour l'article "la réponse de l'islam de France face aux attentats du 13 novembre 2015..." . Ma soirée de ce soir est occupée , je vais m'amuser à le décortiquer...Dommage que ce texte ne soit publié qu'aujourd'hui, m

  • Par MIMINE 95 - 23/03/2016 - 13:47 - Signaler un abus suite

    mais, comme on dit , mieux vaut tard que jamais.

  • Par vangog - 23/03/2016 - 14:13 - Signaler un abus L'UE, une "aire de non-souveraineté et d'impuissance

    volontaire"...Attention, M. Del Vallee, car vous êtes en train de "déraper", insensiblement, vers les solutions des partis extrêmement souverainistes tels que le Front National! risque de censure par le tribunal de la pensée unique gauchiste...

  • Par lasenorita - 23/03/2016 - 14:22 - Signaler un abus Valls a dit:''Nous sommes en guerre''..

    Le chef du gouvernement français a ajouté: ''On a fermé les yeux sur la progression des idées extrémistes du salafisme dans des quartiers qui, à travers ce mélange de trafics de drogue radical, ont perverti une partie de la jeunesse''...Il est trop tard maintenant pour ouvrir les yeux!....Si nos ''politiques'' n'avaient pas laissé entrer autant de musulmans dans notre pays...dans un but électoral....les Français ne vivraient pas dans la peur et l'insécurité...Les musulmans ont tué, torturé des milliers de ''civils innocents'',30.000 soldats français(militaires de carrière et appelés du contingent)... pour être ''indépendants''...maintenant les musulmans doivent RESTER dans ''leur'' pays d'où ils ont chassé 1 million de non-musulmans qui étaient installés ''là-bas'' depuis plusieurs générations!...

  • Par kaprate - 23/03/2016 - 14:50 - Signaler un abus Action!

    Nous avons le bon diagnostic et malheureusement aussi le bon pronostic... Assez de mots, d'indignation et de commémorations... ACTION!

  • Par Deudeuche - 23/03/2016 - 18:30 - Signaler un abus @vangog

    "dérapage" n'est à utiliser que lorsqu'on s'attaque au nouvel Homo Occidentalis; "l'homo"

  • Par cloette - 23/03/2016 - 20:55 - Signaler un abus J'ai l'impression

    que c'est encore pire chez eux que chez nous au point de vue de l'immigration et de leur non intégration dans les "quartiers "

  • Par essentimo - 24/03/2016 - 10:06 - Signaler un abus Puisque ils en veulent tant

    aux colonisateurs, pourquoi viennent-ils vivre dans leur pays ? Manifestement pour profiter des avantages qu'ils n'ont pas chez eux ! Il faudrait leur faire comprendre que le jour où ils auront pris le pouvoir, ils vivront comme dans leur "pays de là-bas" : ils n'auront plus RIEN de gratuit, ils devront travailler et ils seront à nouveau soumis à la dictature des héritiers des Kadhafi, Hussein, Ben Ali et consorts .

  • Par superliberal - 24/03/2016 - 11:33 - Signaler un abus On juge un arbre à ses fruits

    Des fruits amères, un véritable poison...et n'oublions pas que c'est la dose qui fait le poison. Bientôt la dose mortelle ? Lutter contre ce cancer devrait être la priorité des priorités nationales ce qui est loin d'être le cas.

  • Par Yves Montenay - 28/03/2016 - 08:08 - Signaler un abus Et la réaction du musulman « lambda » ?

    Cet article est excellent : contrairement à beaucoup d'autres il évoque les différentes opinions et courants de pensée des musulmans, alors que d'habitude, par exemple, les uns ne gardent que les « bons » extraits du Coran et les autres que les « mauvais ». Il me semble manquer néanmoins un acteur, le musulman « lambda ». Car il n'y a pas seulement le dogme, mais aussi et peut-être surtout la réaction devant les actions concrètes des djihadistes. En Algérie les djihadistes n'ont pas réussi à mettre la population de leur côté, parce qu'elle a été effrayée par leur cruauté ; de même, dans des circonstances différentes, en Tunisie. C'est ce que je crois percevoir en France et en Belgique, où le rejet du djihadisme semble massif chez les musulmans. je n'entends pas « le Coran dit ceci ou cela », mais « c'est une honte de tuer des gens ». Y a-t-il des études sur ces réactions de « la base » dont le rôle est essentiel notamment en matière de renseignement. Par contre beaucoup de pays musulmans ne contrôlent pas l'enseignement salafiste, et dans certains cas le favorisent. Et notre propre enseignement n'est pas sans reproche. Yves Montenay éditeur de «Échos du monde musulman

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Alexandre Del Valle

Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc), il intervient pour le groupe Sup de Co La Rochelle et des institutions patronales et européennes et est chercheur associé au CPFA (Center of Foreign and Political Affairs). Il a publié plusieurs essais en France et en Italie sur la faiblesse des démocraties, les guerres balkaniques, l'islamisme, la Turquie, la persécution des chrétiens, la Syrie et le terrorisme.

Il est notamment auteur des livres Le Chaos Syrien, printemps arabes et minorités face à l'islamisme (Editions Dhow 2014), Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui ? : La nouvelle christianophobie (éditions Maxima), Le dilemme turc : Ou les vrais enjeux de la candidature d'Ankara (Editions des Syrtes) et Le complexe occidental, petit traité de déculpabilisation (Editions du Toucan).

 

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Philippe d'Iribarne

Diplômé de l'école X-Mines, Philippe d'Iribarne est directeur de recherche au CNRS spécialisé dans la diversité des cultures politiques. Auteur de quatorze ouvrages, dont L'islam devant la démocratie (Gallimard 2013), il a notamment travaillé pour le Secrétariat général de la Présidence de la République.

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Guylain Chevrier

Guylain Chevrier est docteur en histoire, enseignant , formateur et consultant.

Il est membre du groupe de réflexion sur la laïcité auprès du Haut conseil à l’intégration.

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