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Primaire : quand le New York Times dessine le scénario par lequel Marco Rubio pourrait encore battre Donald Trump même en perdant tous les Etats du Super Tuesday

Selon une analyse du New York Times, Rubio pourrait perdre tous les états de la primaire mardi, et néanmoins l'emporter. Mais pour cela, il devrait avoir beaucoup de chance...

Il ne peut en rester qu'un

Publié le - Mis à jour le 1 Mars 2016
Primaire : quand le New York Times dessine le scénario par lequel Marco Rubio pourrait encore battre Donald Trump même en perdant tous les Etats du Super Tuesday

Aujourd'hui, tous les pronostics l'affirment : Donald Trump sera le nominé du Parti républicain américain à l'élection présidentielle américaine. Il est très haut dans les sondages, battant tous ses opposants de 10 à 20 points. Traditionnellement, le vainqueur du "Super Tuesday", le mardi 1er mars où 13 états différents votent en même temps, désigne le vainqueur, et les sondages donnent Trump gagnant dans tous sauf un. 

Et, oui, une victoire de Trump, à ce stade, est le scénario le plus probable. Mais est-il certain ? Non, selon une analyse du New York Times.

C'est improbable, mais il y a un scénario où Marco Rubio pourrait l'emporter. Si c'était le cas, le jeune sénateur de Floride renverserait les règles du jeu politique dans une année où toutes les règles sont déjà en suspens. 

La clé est de comprendre le processus de nomination des primaires américaines, un peu compliqué. La désignation du candidat ne se fait pas directement par voix. Au lieu de cela, les scrutins dans les divers états allouent des délégués aux candidats. A la convention du parti, à l'été, les délégués votent pour leur candidat ; au premier tour du scrutin, le vote des délégués est obligatoirement pour le candidat qui les a désignés, mais si une majorité absolue ne se dégage pas, les délégués sont libres de voter aux tours suivants. Traditionnellement, ces règles ne comptent pas : assez tôt dans la primaire, un leader se dégage clairement, les autres candidats se retirent, et le vote des délégués est de pure forme. 

Tout comme chaque état décide de la date de son scrutin, il décide également des règles par lesquelles les candidats sont alloués. Certains états allouent leurs délégués proportionnellement, et certains états allouent leurs délégués en totalité au premier du scrutin. Et certains ont des règles plus compliquées. 

Mais pour résumer, le calcul est le suivant : si les états du "Super Tuesday" allouent leurs délégués proportionnellement. Même si Trump remporte la plupart des états, si Rubio gagne assez de voix il peut remporter un certain nombre de délégués--164 délégués contre 279 pour Trump, selon le scénario du New York Times. 

Par contre, après le Super Tuesday, à partir du 15 mars, les états qui restent en lice attribuent, eux, leurs délégués en totalité au premier. Il faut que d'ici au 15 mars, Rubio commence à battre Trump. Comment le faire ? La seule solution est que les autres candidats se désistent en sa faveur. Trump est le premier dans les sondages, mais une majorité des électeurs républicains sont hostiles au magnat de l'immobilier. Le problème est de consolider ce front "républicain" anti-Trump. Si pour l'instant Rubio semble le mieux placé, il y a encore d'autres candidats qui empêchent ce vote de se consolider. 

C'est notamment le cas de Ted Cruz, le sénateur du Texas et candidat de la droite de la droite du Parti républicain, qui veut tenter sa chance à Super Tuesday car de nombreux états sont du Sud, où il a le plus de soutiens. Mais Cruz est en chute libre dans les sondages, et il est possible qu'après Super Tuesday il se retire en faveur de Rubio. Il y a également le cas de John Kasich, gouverneur centriste de l'Ohio, très populaire dans son état et qui veut y remporter la primaire, qui ne peut pas espérer remporter la primaire mais reste néanmoins en lice, aspirant un certain nombre de voix pro-Trump. 

En clair, pour que Rubio l'emporte, il faut que les autres candidats se désistent en sa faveur d'ici au 15 mars et que le soutien de Trump ne dépasse pas la majorité absolue. Si c'était le cas, ce serait une incroyable surprise dans une campagne qui n'a fait qu'en receler. 

 
Commentaires

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  • Par zouk - 27/02/2016 - 12:43 - Signaler un abus Marco Rubio contre D. Trump

    Quel scénario idéal! Mais rappelons nous que gagner l'investiture du Parti Républicain n'est pas garantie de succès lors de l'élection présidentielle. DT s'est déjà aliéné les hispaniques et les femmes par ses provocations parfois insultantes surtout envers les femmes. Et dans les primaires seuls votent ceux qui ont des convictions politiques fortes, pas la totalité de la population où très nombreux sont les "indépendants" qui ignorent superbement les primaires. Que pensent-ils? Nul ne le sait.

  • Par adroitetoutemaintenant - 27/02/2016 - 14:22 - Signaler un abus La bêtise dans toute sa splendeur

    Que ce soit le NYT ou zouk leur analyse est tellement faible elle est limite débile. Pour commencer, le groupe le plus important est de très loin les petits blancs qui se sont réveillés grâce à Trump. Ce groupe, d’environ 60%, peut assurer sa victoire. D’autant que les autres groupes ne voteront pas à 100% contre lui. Beaucoup de ceux-là s’abstiendront quand le choix sera entre Trump et la corrompue Clinton. Ceux qui votent pour Cruz se porteront en majorité vers Trump. De même pour ceux qui votent pour Carson. Quant aux autres ils ne voteront peut-être pas majoritairement pour Trump mais un certain nombre d’entre eux le feront. Trump fait déplacer les foules et Clinton peine à remplir une salle de cinéma. Au fait, Chris Christie soutient Trump et sera son ministre de la Justice. Carson qui a un très bon plan pour remplacer la catastrophe Obamacare fera un très bon ministre de la santé. Tout est joué et on assiste à l’agonie des derniers candidats et surtout de Rubio, le laquais palot de l’establishment. Quant aux indépendants ce sont les petits blancs.

  • Par Arthur75015 - 27/02/2016 - 17:00 - Signaler un abus Partout la même tendance : droitisation et souverainté

    Donald Trump en tête aux Etats-Unis, victoire probable du Brexit au Royaume-Uni, rejet de l'immigration musulmane par les Européens malgré Bruxelles et Merkel, retour des frontières. Le peuple -au sens noble du terme- se réveille face à la trahison d'élites hors-sol et nocives.

  • Par vangog - 27/02/2016 - 20:19 - Signaler un abus Vous proposez une "primaire avant-primaire", Gobry?

    Un peu comme en France, où le processus de désignation ne se faItalie plus par choix du meilleur, mais par défaut de celui qu'on déteste le plus...et vous appelez cela, la démocratie, Gobry? Moi, j'appelle ça un front anti-Republicain, exactement comme celui qui va se rassembler contre Marine Le Pen, en 2017, non pas pour faire gagner la France, mais uniquement pour faire perdre Marine...soit l'inverse de la démocratie, les gauchistes en ont l'habitude!

  • Par Liberte5 - 27/02/2016 - 22:11 - Signaler un abus Mais pourquoi tant de hargne contre D. Trump sur Atlantico

    Atlantico devrait observer une neutralité dans ces élections, en choisissant des intervenants pour et contre D. TRUMP. Rien de cela les intervenants sont toujours à charge. Cela n'est pas correct Il faut que le débat vive,que des points de vue différents se confrontent. Cela n'est pas le cas. Finalement les lecteurs ne se laissent pas influencer. Attendons le "super Tuesday".

  • Par valencia77 - 28/02/2016 - 04:29 - Signaler un abus Trump

    Donald enrage les socialistes. C'est suffisant pour voter pour lui. Pas d'assitanat, pas d'immigration illegale, pas d'immigration musulmane. Pas de menace contre la Russie ou la chine, commerce, donant donant. faut etre un borne socialiste pour ne pas approuver. Les mexicains aiment un chef avec des couilles, Donald aura une bonne partie de leur vote.

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Pascal-Emmanuel Gobry

Pascal-Emmanuel Gobry est journaliste pour Atlantico.

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