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Plongée dans la galaxie des pro-russes français

Ce que les défenseurs de la cause russe ont en commun. Les réseaux auxquels ils appartiennent.

Les amitiés particulières

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Plongée dans la galaxie des pro-russes français

Le président russe Vladimir Poutine. Crédit Reuters

Atlantico: En France, qui sont les partisans de la cause russe et pourquoi ? Quel est leur profil idéologique et politique ?

Olga Bronnikova : Il faut déjà se demander ce qu'est une "cause russe". Que ce soit les partisans du pouvoir actuel en Russie ou les opposants, tous deux sont présents en France et tous deux pensent défendre la cause russe. Ce sont les deux pôles qui ont émergé à la suite des élections de 2011 qui ont été truquées.

Leurs positions sont pourtant  bien évidemment très différentes. Ici, il ne s'agit pas des journalistes, activistes, politiques, chercheurs français mais des russes ou des Français d'origine russe habitant en France. Ce sont les deux positions politiques qui se sont exprimées publiquement, souvent par le biais des médias français. Ils se structurent, en ce qui concerne les migrants russes et les français d'origine russe, autour du Conseil de coordination des compatriotes russes. C'est une organisation non enregistrée qui fait l'intermédiaire entre les autorités russes et ce que la politique russe définit comme compatriotes de Russie. C'est un projet qui a émergé  en Russie dans les années 1990 et qui s'est intensifié à partir de 2006. Cette politique s'adresse aux russes ou aux personnes liées d'une façon ou d'une autre à la Russie et qui résident à l'étranger. A la suite de cette politique, ont été créés dans différents pays des conseils de coordination des compatriotes russes dont un existe en France depuis l'automne 2011. Les membres de ce conseil ont été élus. Ce conseil de coordination des  compatriotes soutient publiquement la ligne directrice de la politique contractuelle. Celui qui est le plus présent dans le cercle médiatique français est le président de ce Conseil qui est également président à la Russie d'aujourd'hui : Dimitri de Kochko. Il s'exprime sur le fait que les médias français éclairent de manière binaire la situation politique en Russie. Ce conseil souhaite améliorer l'image de politique de la Russie en France. Ces membres sont souvent invités aux débats en France, sur France 24 par exemple, pour faire le contradictoire des ONG et des journalistes français qui critiquent la situation politique et le régime politique russe actuel.

On a aussi tout un milieu d'extrême droite en France qui apporte son soutien à la politique russe. Deux associations françaises (Novopole et le Collectif France-Russie) sont présidées par un certain André Chanclu, qui est un ancien membre du Gud (Groupe union défense, ndlr), association étudiante française d'extrême droite qui a été très active dans les années 1970. Dans ces associations, ce sont des français qui, eux, soutiennent ouvertement la politique de Vladimir Poutine. Ils sont également liés à des organisations comme Troisième Voix.

Enfin, on a aussi des conférences organisées par des chercheurs français qui invitent des personnalités considérées comme de l'extrême droite en Russie. Une institution russe qui s'appelle l'IDC (Institut  de la démocratie et de la coopération, ndlr) travaille beaucoup avec des personnalités politiques françaises. Elle se présente comme une ONG mais émane de ce qu'on peut appeler le soft-power russe. C'est une institution présidée par Natalia Narotchnitskaïa, qui elle-même dans les années 1990 était dans le parti nationaliste. Elle, au centre de cette institution, organise plusieurs débats qui doivent aborder des questions d'actualité en France et en Russie. Il n'y a pas longtemps ils ont organisé une table ronde sur les questions de la famille en France et en Russie. Du côté russe, des politiques très contestables étaient invités, notamment ceux qui ont proposé la loi contre l'homosexualité. Du côté français, des membres de la Manif pour Tous étaient conviés.

Alexandre Del Valle : On parle des pro-russes en France qui ne veulent pas donner dans la critique de la Russie, dans la Russophobie, dans la diabolisation de la Russie, et on les retrouve dans plusieurs milieux. Premièrement, les plus raisonnables et les plus constants, ce qui agissent d'un point de vue politique français, sans extrémisme, non sulfureux, sont les gaullistes et les souverainistes en généralQue ça soient des souverainistes à la Philippe de Villiers, des souverainistes à la Charles Pasqua ou des souverainistes à la Jean-Pierre Chevènement, on retrouve ces milieux gaullistes ou souverainistes, à droite comme à gauche. Parmi les gaullistes, on se souvient du général Gallois, un grand stratège français qui était très pro-russe. Il était le conseiller de Charles De Gaulle pour les décisions géopolitiques. D'ailleurs, beaucoup de grands géopoliticiens sont plutôt pour une alliance avec la Russie. De Gaulle y tenait beaucoup. Les gaullistes, les militaires, les grands résistants, ont souvent cette position. A gauche on retrouve plutôt les chevènementistes. Bien que différents, ils ont des points communs avec les gaullistes, notamment la grandeur de la France qui passe par une alliance avec l'allié russe et qui permet de ceinturer à la fois l'Allemagne et de contrecarrer les anglo-saxons.

Ceux qui sont pour la Russie mais non d'un point de vue politique sont tous ceux de l'école de géopolitique de ce qu'on appelle la Grande Europe.  La Grande Europe est le contraire de l'Union européenne actuelle et qui était basée sur une coopération des Etats. Ce sont donc des géopolitologues d'inspiration gaulliste bien que non politisés. On parle souvent de Paris-Berlin-Moscou. Cette alliance serait la colonne vertébrale d'une grande Europe des nations qui serait une construction européenne différente de celle d'aujourd'hui. Elle serait basée sur la défense de l'Etat souverain mais qui serait d'accord pour coopérer dans le cadre d'une Europe forte fondée sur la civilisation et l'intérêt des Etats. C'était le projet de Fouchet, également conseiller de De Gaulle.

Poutine est adepte d'une Europe souple, c'est-à-dire qui ne soit pas une construction européenne de type fédéraliste ou confédéraliste. Il est pour une grande Europe qui fasse contrepoids aux Etats Unis et c'est pour ça qu'on trouve avec lui des gens qui sont des souverainistes de gauche comme de droite. On trouve aussi des gens de l'extrême droite et des populistes. Mais en général c'est quand même plus des milieux gaullistes que souverainistes qui trouvent un écho en Russie. L'idée à la mode est de créer une Europe eurasiatique c'est-à-dire une Europe continentale, contre l'Europe occidentale atlantiste, et les russes plaident pour un monde multipolaire dans lequel l'Europe serait une alternative à l'Europe Atlantique. C'est pour ça que les souverainistes et les gaullistes qui sont souvent hostiles à une définition purement atlantique de l'Europe, ne sont pas contre l'alliance atlantique, ils veulent bien être un allié des américains mais ils ne veulent pas que l'Europe soit un vassal des Etats-Unis. Pour que l'Europe soit forte, elle doit forcément s'allier avec la Russie.

Philippe Migault : Quelques précisions d’abord. Il y a à coup sûr en France des "partisans de la cause russe" comme il y en a de la cause israélienne, de la cause palestinienne, de celle de l’environnement ou des femmes. Mais il y a une sensible différence entre la première et les autres : Je serai bien en mal - et bien des Russes aussi je pense - de vous dire ce qu’est "la cause russe"… Car le discours officiel russe est si protéiforme que chacun peut s’en réclamer peu ou prou. Vous pouvez considérer que la "cause russe" est indissociable de l’Europe ou, a contrario, estimer que la Russie se détourne de nous avec raison pour s’orienter vers la région Asie-Pacifique, bien plus dynamique. Vous pouvez être violemment hostile à la Russie parce que vous êtes gay et considérez qu’elle foule aux pieds les droits de sa communauté homosexuelle, tout en étant en phase avec elle lorsqu’elle insiste sur la nécessité de bâtir un monde multipolaire, ce qui est d’ailleurs la position traditionnelle de la diplomatie française. Par ailleurs on entend de plus en plus souvent revenir les qualificatifs de "russophile" ou de "pro-russe". Mais cela ne veut rien dire non plus. Nous ne sommes plus à l’époque de l’URSS et des compagnons de route. La Russie ne se veut pas l’agent propagateur d’une idéologie ou de valeurs soi-disant universelles vouées à conquérir le monde. Elle défend ses positions et sa vision, que l’on partage ou pas, comme tout Etat sur la scène internationale. Certains Français sont sensibles à tout ou partie de son discours. Cela n’en fait pas nécessairement des "pro-russes", même si certains choisissent de se définir comme tels.

Cependant votre question est importante dans la mesure où un parfum de néo-maccarthysme l’enveloppe de plus en plus. Je résume : si vous êtes étiqueté "pro-russe" cela signifie pour certains que vous êtes "Poutinien". Et ce raccourci n’a rien d’innocent. Car celui ou celle qui est désigné comme tel est considéré comme se plaçant sur la même ligne que Marine Le Pen, qui a exprimé à plusieurs reprises son approbation vis-à-vis de la politique du Kremlin. Bref, dans ce débat comme dans d’autres, on tente de décrédibiliser l’hérétique en le diabolisant. Ce n’est plus le point Godwin, c’est le point Poutine. Or il est aussi caricatural de tenir exclusivement des discours négatifs sur un pays que de coller des étiquettes à ceux qui ont vis-à-vis de lui une position hétérodoxe. Car les "partisans de la cause russe", je reprends vos termes par facilité, n’ont pas de profil idéologique et politique type.

Promenez- vous sur les réseaux sociaux et vous verrez qu’il y a de tout. Des partisans du Front National certes,  une collègue de l’IRIS, Magali Balent a d’ailleurs écrit sur ce sujet.  Mais vous avez aussi des gens d’extrême-gauche, minoritairement par nostalgie de l’Union soviétique, surtout par désir de s’opposer aux Etats-Unis et à l’ultra-libéralisme. Vous avez des personnes issues de l’immigration qui considèrent qu’une Russie forte est nécessaire pour contrebalancer la politique étrangère américaine et son interventionnisme au Moyen-Orient. Vous avez des gens proches du Parti socialiste, d’autres proches de l’UMP… S’il y a une "cause russe", elle transcende les clivages partisans. 

 
Commentaires

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  • Par lucuis - 28/02/2014 - 07:34 - Signaler un abus bon article mais vous oubliez quelque chose

    votre article est assez bons et c'est amusant de voir que ce sont Messieurs Migot et Del Valle qui ont la définition la plus juste de pro-russes car on trouve quand même des pro-russes dans tous les milieux politiques, les réduire à l'extrême droite est facile et correspond a la méthode gauchiste " si tu n'est pas d'accord avec moi, tu es un facho automatiquement". Ce que vous avez oubliez de dire dans votre article c'est que en grosse majorité les pro-russes sont des gens qui se sont rendus en Russie et qui ont constaté que 90% de ce que la presse française raconte est complétement faux car elle s'inscrit dans un processus de diabolisation notamment de la presse gauchiste qui ne supporte pas que la Russie moderne réussisse mieux que l'URSS communiste. Vous évoquez aussi les nostalgiques de l'URSS, ce sont en très grosse majorité en Russie des gens de plus de 60 ans et en France beaucoup de communiste. il faut savoir que les russes de moins de 50 ans sont en très grosse majorité anti-URSS et anti-communiste, ce qui ne plait pas aux gauchistes français. L'homosexualité est présente et tolérée en Russie, mais à la différence de la France, ce n'est pas un lobbying politique.

  • Par perryll john - 28/02/2014 - 09:38 - Signaler un abus @lucuis

    +1 : très bien résumé ! Et parfaitement vrai : j'ai aussi des amis russes et je vous rejoints entièrement. de plus, trop de Français, intoxiqué par leur histoire (pas toujours reluisante) et par les différents lobbies pensent que le pays le plus vaste au monde peut être gouverné comme leur confetti de 551000 km2.

  • Par gegemalaga - 28/02/2014 - 09:47 - Signaler un abus @lucuis

    merci; je ne suis ni pro , ni anti ; j'ai eu l'opportunité d'aller en URSS ( avant 89), et aussi dans pas mal de " pays de l'Est "; et aussi de revoir c'à , après ; je suis outré de voir le traitement par la presse française ( gauchisante ); et on l'a vu avec Sochi ...une honte ! il en est certains qui devraient se regarder dans la glace avant de parler de totalitarisme!

  • Par walküre - 28/02/2014 - 09:51 - Signaler un abus Il s'agit d'un coup d'état

    En Ukraine comme ailleurs, les putschistes sont illégaux, sinon illégitimes. Ici ils sont les deux car des élections avaient eu lieu. Mais comme tous les bons démocrates européens, la démocratie doit aller dans leur sens, sinon c'est de l'extrémisme. D'ailleurs si de nouvelles élections se tenaient en Ukraine, rien ne dit que les contestataires aient la majorité. Ce qui évidemment, les couleraient à jamais. Ce qui signifie qu'ils ont intérêts à une partition ou à un conflit civil. Ils auront l'un et l'autre si la Russie de Poutine ne fait rien.

  • Par wolfgangamadp - 28/02/2014 - 09:57 - Signaler un abus Poutine est le meilleur homme

    Poutine est le meilleur homme politique du monde. C'est un mec qui défend efficacement son pays contre les USA et les ultralibéralistes qui cherchent à s'emparer de ses matières premières. C'est pour celà que des associations financées par Georges Soros par milliards de dollars (avec des buts soit disant droit de l'hommiste ou féministes) cherchent à mettre la pagaille en interne. Une fois Poutine évincé, ils vont se gaver. Elles ont déjà réussi en Ukraine. Ce qui se passe actuellement c'est sans aucun doute possible une guerre froide à coups de communication, d'image. Poutine est très différent de l'image que les médias occidentaux en font : c'est un mec simple, avec du bon sens, très bon psychologue, bon orateur, avec de l'autorité et du charisme. C'est un vrai leader. Il n'est pas parfait, la perfection n'est pas de ce monde, mais il est tout de même le meilleur, en particulier pour ce qui est de la politique étrangère. On est à un autre niveau que les rigolos qui nous dirigent en France. Et Lavrov est aussi un ministre exemplaire.

  • Par Daisy.A - 28/02/2014 - 10:15 - Signaler un abus Le magazine britannique Counterpunch

    a publié un article le 29 janvier d’Eric Draitser et intitulé : « L’Ukraine et la renaissance du fascisme ». Il avertit d’emblée que: " la violence dans les rues d’Ukraine est bien plus qu’une expression de colère populaire contre un gouvernement. C’est plutôt le dernier exemple de la montée d’une des formes les plus insidieuses de fascisme que l’Europe ait connues depuis la chute du Troisième Reich. Dans sa tentative de décrocher l’Ukraine de la sphère d’influence russe, l’alliance UE - Etats-Unis - OTAN s’est alliée (et ce n’est pas la première fois) avec des fascistes."

  • Par vaclav olmac - 28/02/2014 - 10:17 - Signaler un abus Le mensonge russe

    Ne soyons pas naïfs. Les pro-Russes défendent l’indéfendable : la Russie d’aujourd’hui est gouvernée par d’anciens communistes et kgébistes qui vomissent la démocratie. Ils ont troqué l’Internationale bolchévique pour l’impérialisme orthodoxe. Deux faces du même mensonge russe qui consiste à faire croire que la « Sainte Russie » est une grande puissance pacifique alors qu’elle n’est qu’une pure volonté de puissance héritée des Royaumes mongols de la steppe. Alain Besançon a tout dit sur ce sujet. Demandez donc leur avis aux Baltes, Polonais, Géorgiens, peuples du Caucase,…tous victimes de l’expansionnisme russe. La Russie est étrangère à l’Europe. La civilisation a toujours été un produit d’importation en Russie (via l’Ukraine d’ailleurs). Acclimatons les idées européennes d’Etat de droit, de liberté d’expression, de démocratie en Ukraine pour les faire passer en Russie. Il est là le vrai respect de la tradition historique.

  • Par Daisy.A - 28/02/2014 - 10:19 - Signaler un abus Poutine est très différent de l'image des médias occidentaux

    En effet. Qui peut s'imaginer un pays comme la Russie, qui s'étend sur SEPT fuseaux horaires, dirigé par une mauviette de type Hollande ou Barroso?

  • Par Daisy.A - 28/02/2014 - 10:26 - Signaler un abus En Ukraine comme ailleurs, les putschistes sont illégitimes

    Je voudrais savoir si le EU reconnaitrait un gouvernement français issu d'un mouvement de rue putschiste. - L'Europe est allé à Kiev et a signé un accord; 24 heures après cet accord a été jeté à la poubelle par les putschistes de la place Maidan. Le gouvernement et le soi-disant président à Kiev N'ONT AUCUNE légitimité. A la suite de quoi, l'Europe reconnait un pouvoir illégitime en Ukraine.

  • Par Ory-Nick - 28/02/2014 - 11:06 - Signaler un abus @Vlaclav

    Vous semblez ne pas aussi bien connaitre la Russie que vous le prétendez, car on parle de la Mère Russie, et non de la Sainte. Ensuite, vous pensez vraiment (quand je dis "vraiment", je veux dire "sans que cela passe par votre prisme idéologique") que la Russie peut se gouverner via la démocratie ? Vous pensez sincèrement qu'un pays étalé sur è fuseaux horaires (!!!) peut rester lui-même dans un régime démocratique ? - Ce que je note, c'est que sans les Russes, sans Lavrov, nous serions actuellement dans une guerre de grande ampleur !

  • Par Léa - 28/02/2014 - 11:19 - Signaler un abus Pro-Russes de gauche

    "ils veulent bien être un allié des américains mais ils ne veulent pas que l'Europe soit un vassal des Etats-Unis. Pour que l'Europe soit forte, elle doit forcément s'allier avec la Russie.(...) Mais vous avez aussi des gens d’extrême-gauche (...) surtout par désir de s’opposer aux Etats-Unis et à l’ultra-libéralisme." Exactement.

  • Par vangog - 28/02/2014 - 11:23 - Signaler un abus Les Russes qui viennent aujourd'hui en Europe

    n'ont plus rien en commun avec les Russes blancs qui fuyaient le système socialiste (auquel Poutine à participé) au début du siècle dernier... Ces Russes blancs poursuivaient des valeurs de Liberté et leur courage était immense. Les Russes qui voyagent aujourd'hui, sont issus de l'oligarchie Russe formée sur la base des milices socialistes d'avant la chute du mur de la honte, et qui ont vampirisé économiquement le pays en profitant des monopoles d'état créés à l'époque socialiste. Ces Russes-là n'ont aucune culture, ils sont impolis, sans scrupules, corrompus et dévoyés et cherchent partout leur intérêt financier Leur intérêt passe par une Russie forte et une Europe faible: leur but est en grande partie atteint grâce aux réseaux qu'ils ont constitués à l'étranger ( vieille mode d'avant-mur?) et à l'argent de la corruption.

  • Par zoe intergalactique - 28/02/2014 - 11:35 - Signaler un abus Un petit bol d'air

    Par rapport au gavage de cerveaux que nous font subir les chaînes de télévision et les radios publiques.

  • Par tiopere 1 - 28/02/2014 - 11:36 - Signaler un abus vu sur arte

    j'ai vu sur cette chaine un reportage hallucinant qui montre que la Russie est le pays vraisemblablement l'un des plus corrompu au monde qu'il est dirigé non par une mafia , mais par ce que l'on peut qualifier de gang criminel avec des connexions dans le FSB , la justice et tous les corps intermédiaires . Ainsi , des affaires créées tout a fait légalement sont régulièrement spoliées par des individus qui n'ont aucune difficulté a faire établir des vrais faux documents et si le propriétaire légitime résiste , il peut se considérer heureux s'i on ne le trucide pas . L'avocat Magnitski qui a éssayé de défendre des clients spoliés en a fait les frais puisqu'il a été retrouvé mort après avoir été torturé .

  • Par zoe intergalactique - 28/02/2014 - 11:37 - Signaler un abus Un petit bol d'air

    Par rapport au gavage de cerveaux que nous font subir les chaînes de télévision et les radios publiques.

  • Par Ory-Nick - 28/02/2014 - 11:40 - Signaler un abus @tiopere

    Pourtant, il me semble bien avoir lu que sur le plan de corruption (et des libertés) la France est bien moins noté que la Russie. Allez savoir, peut-ètre que les stats que j'ai lu étaient commandé par le FSB...

  • Par zouk - 28/02/2014 - 11:53 - Signaler un abus RUSSIE

    C'est une évidence qu'il est stupide de diaboliser la Russie sur des slogans simplistes, quels qu'en soient les voix, ex-communistes et "compagnons de route". Il est au contraire clairement de notre meilleur intérêt de favoriser un dialogue continu entre l'Union Européenne et la Russie, plus précisément Allemagne et France unis face à la Russie. Quant aux Britanniques, font-ils partie de l'Union Européenne? Si la chose réussit, ils participeront, sinon, ils joueront tout seuls. L'enjeu n'est PAS de faire pièce aux Etats Unis, mais d'établir en Europe (et la Russie en fait partie) une plateforme d'échanges du meilleur intérêt des Européens. Pour mentionner le problème du moment, seul un dialogue de l' UE (où la Pologne a un rôle majeur à jouer) et de la Russie ramènera le calme et évitera sécession et nouveaux troubles sanglants

  • Par Thomas13 - 28/02/2014 - 11:57 - Signaler un abus Merci Atlantico

    continuez SVP

  • Par Rawan - 28/02/2014 - 12:29 - Signaler un abus La galaxie des russophobes...

    http://komb-a-ingwar.blogspot.be/2009/07/65.html Il faut aimer !

  • Par lucuis - 28/02/2014 - 12:35 - Signaler un abus @Vangog-ORIGINE DES OLIGARQUES

    très peu de gens connaissent l'origine de la fortune des grands oligarques russes. Je vais faire le plus simple possible. Quand l'URSS s'est effondré, les autorités ont décidé de redonner la propriété des grandes sociétés russes au peuple. Il a été décidé de redonner à chaque citoyen russe un document équivalent à un titre de propriété, un peu comme des actions. Beaucoup de gens n'ont pas compris ce que signifiait ce document car ils n'avaient aucune idée de la notion de propriété ou de capitalisme. Ce papier ne signifiait rien pour eux. Certains, par contre, ont parfaitement compris au contraire et ils ont rapidement proposés de racheter les documents ou plutôt de les échanger. Des magasins proposaient ainsi dans toute la Russie d'échanger un document contre une bouteille de vodka par exemple. Ceux qui avait compris le système ont abusé de la naïveté des gens pour les voler. Ce n'était pas des idéologues mais juste des opportunistes. Par exemple Abramovitch n'était rien d'autre qu'un tout petit fonctionnaire avant de gagner le loto sans jouer....

  • Par sam75 - 28/02/2014 - 12:35 - Signaler un abus Diabolisation

    Cette diabolisation du régime Russe par tous ces bien pensants a quelque chose de louche. Ces gens ont un fonctionnement binaire sélectif les bons et les gros méchants , il a été décrète que Poutine est un affreux méchant, il met des Femen en Prison,alors que chez nous nous en faisons des icônes philatéliques, il n'est pas sensible au lobby Gay et ne se laisse pas impressionner par le terrorisme.Je n'ai pas entendu les mêmes critiquer Chavez, Castro et son successeur, et encore moins les régimes ultra démocratiques du golfe et d'ailleurs. Il faut dire que chez nous c'est un peu l'oppose de Poutine que nous avons du moins en ce qui concerne l’autorité et la poigne, et ca manque

  • Par Laurent de Angelis - 28/02/2014 - 12:41 - Signaler un abus A QUAND UN ARTICLE SUR LA RUSSOPHOBIE DANS LES MEDIAS ?

    Il serait quand même intéressant de se demander pourquoi tout ce qui concerne le Russie en général est SYSTEMATIQUEMENT présenté de manière péjorative et caricaturale. Avec certains journalistes qui commettent souvent de grossières erreurs historiques, et présentent comme "information" leur propres convictions, ce qui est une grave faute déontologique pour un journaliste. Le traitement de l'affaire ukrainienne est à cet égard très révélateur. On est passé de l'anti-soviétisme (qui à l'époque était de l'anti-communisme) à une "russophobie" qui fait chic dans les milieux intellos parisiens...

  • Par lucuis - 28/02/2014 - 12:46 - Signaler un abus @vangog LES RUSSES BLANCS

    les russes blancs sont les russes qui se sont opposés au parti bolchévique. Parmi eux des tsaristes mais aussi des gens qui avaient compris que le bolchévisme était une menace pour la Russie. Par exemple on peut cité l'amiral Koltchak qui fut le premier officier supérieur à rejoindre la révolution bolchévique car il était contre les privilèges de l'aristocratie. Il changea d'avis quand il vit les premiers massacres de civils, femmes et enfants fait par les bolcheviques durant la guerre civile et qui sont hélas une constante des sociétés communistes. Il fut donc aussi aussi le premier officier supérieur à faire défection au parti bolchevique. Il ne fut pas le seul. En France beaucoup de pseudo-historiens présentent les russes blancs uniquement comme des aristocrates pro-tsaristes, c'est faux, cela ne constitue qu'une partie des russes blancs !

  • Par Justinien10 - 28/02/2014 - 12:48 - Signaler un abus Réalité et "diabolisation"

    Je constate que dans la Russie de Poutine, 40 journalistes ont été assassinés depuis 2000, que la police, la justice et tous les services publics sont ultra-corrompus, que les entrepreneur qui font fortune doivent faire allégeance au pouvoir ou se retrouvent en prison ou sont abattus, que les opposants sont systématiquement battus et arrétés après chaque manifestation pacifique, que la presse et la télé sont aux ordres du Kremlin. Ce n'est pas de la "diabolisation", c'est le rappel des faits. Ce que je constate, à la lecture de cet article très "poutinien", c'est que les "pro-russe" sont avant tout des "pro-Poutine", et que leur position s'explique d'abord par leur anti-américanisme. Par haine des USA, du libéralisme économique et politique qu'ils symbolisent, les "souverainistes", le FN et l'ultra-gauche sont prêts à soutenir n'importe quel tyran, n'importe quel dictateur : ce fut Saddam Hussein ou Bachar el-Assad, et c'est aussi Poutine. En France en 1944, certains soutenaient encore l'Allemagne par haine du "libéralisme anglo-saxon". Nous en sommes encore là, hélas !

  • Par vangog - 28/02/2014 - 13:05 - Signaler un abus @lucuis 12:35 vous oubliez de dire que ceux qui étaient le

    mieux informés sur les monopoles d'état et les énormes bénéfices qu'ils pouvaient en tirer étaient les fonctionnaires, petits ou grands, appartenant déjà à l'oligarchie socialiste, seule autorisée à devenir fonctionnaire. Dans une petite île des Antilles très chère et très privilégiée que j'ai eu la chance d'habiter, j'en ai rencontré beaucoup de ces anciens fonctionnaires du système socialistes qui ont eu l'opportunité de profiter de ce qu'ils connaissaient le mieux, à la chute du mur. Par exemple, un président régional de la douma, ex-fonctionnaires des eaux et forêts, qui avait acquis, pour lui et sa famille, le monopole de l'exploitation du bois coupé sur toutes les lignes de chemin de fer construites sur le territoire Russe... Je maintiens que ceux qui ont profité le plus opportunément de la chute du mur et de la fausse libéralisation de l'économie, sont ceux qui étaient le mieux implantés dans le système, qui en connaissaient tous les rouages et s'étaient déjà constitués un petit pécule prébendier, grâce à leur position plus ou moins haute dans le parti socialiste. Poutine et les ex-KGBistes qu'il a placé dans tous les rouages de l'état font partie de ces ex-socialistes...

  • Par vaclav olmac - 28/02/2014 - 13:09 - Signaler un abus Les Russes sont prêts à tout bouffer

    L'excuse des 7 fuseaux horaires sur lesquels s'étend la Russie pour l'exempter de démocratie : j'adore l'argument ! Déjà ça montre que ceux qui promeuvent cet argument n'en ont rien à cirer de la démocratie, des droits de la personne, de la liberté d'opinion etc...Rien d'étonnant de la part de pro-Russes. Je leur soumets quand même 2 solutions : soit prendre exemple sur les US et le Canada : 5 fuseaux horaires quand même (et encore je ne compte pas l'Alaska et HawaÏ pour les US). soit de réduire et de disloquer l'empire russe déjà suspect par sa taille car elle montre que son expansionnisme n'a pas de limites : ni naturelles, ni culturelles, ni linguistiques...ce qui veut dire que les Russes sont prêts à tout bouffer.

  • Par Ory-Nick - 28/02/2014 - 13:28 - Signaler un abus @Vlaclav

    Décidément... Le coup des fuseaux horaires étaient pour mettre en évidence les foules de cultures qui composent l'immense territoire russe. Quand à l'exemple américain pour parler de démocratie... Les USA (et le Canada) sont des états fédéraux. Des congolmérats de pays plus petits. Chose que la Mère Russie n'est pas. Quant à dire que je suis pro-russe, je me demande ce qui vous fait dire ça, étant donné qu'à AUCUN moment je n'ai donné mon avis. Jusqu'à présent, je n'ai fais qu'émettre des constats. - Je vous recommande chaleureusement la lecture "Du Prince" et de "l'Art de la guerre" du magnifique Nicolas Machiavel. Ces lectures vont permettront de mieux comprendre certaines choses du monde réel. - Certains pays, certains peuples, ont besoin de régimes autoritaires. C'est un fait maintes fois confirmé.

  • Par lucuis - 28/02/2014 - 13:42 - Signaler un abus @vangog-ce n'était pas un reproche mais une précision

    vous avez en partie raison, beaucoup de ceux qui ont profité de la "privatisation russe" étaient des fonctionnaires bien implantés dans le système mais pas uniquement. Attention, je n'ai pas dis que ceux qui ont profité de la privatisation étaient des gens extérieurs au système. Ce que j'ai dis n'est pas un reproche mais juste une précision. Les gens qui sont devenus Oligarques étaient surtout des gens bien informés du système capitaliste que la majorité des gens ne comprenaient pas en janvier 1992, quand l'URSS s'est effondré

  • Par fyldar jones - 28/02/2014 - 14:20 - Signaler un abus Pro-Russe ou exaspéré par les Américains

    Quand on vient de certains pays où l'influence américaine a fait plus de mal que de bien et qui ne font pas le poids face aux grandes puissances mondiales, il est assez naturel de vouloir tenter sa chance avec quelqu'un d'autre. Ceux qui ont déjà trinqué le savent mieux que quiconque, n'en déplaise aux théoriciens. http://fyljones.blogspot.com/2014/02/chere-ukraine.html

  • Par opera - 28/02/2014 - 15:09 - Signaler un abus Position envers la russie

    La question n’est pas de savoir si le régime russe est autoritaire ou démocrate, nous entretenons bien des relations amicales avec nombre de pays théocratiques, mais de savoir la position que nous devons adopter sur l’échiquier politique mondial, non pas au plan idéologique, mais dans l’intérêt de chacun. Je rappellerai quelques points : -- Le clivage type guerre froide est obsolète : On ne eut pas se définir pour ou contre l’atlantisme ou le communisme. Or c’est bien ce que nos éditorialistes font trop souvent. --Il faut prendre en compte la monté des pays « dits musulmans » déstabilisés par des guerres intestines et qui entretiennent des points de conflit au proche et moyen orient, en Asie centrale en Afrique …..Où tous, avons des amitiés et des intérêts ! --Nous sommes membres de l’UE, qui distraite de ses attributions essentielles souffle chaud et froid dans ces conflits Certes regroupant 28 pays forts disparates, il lui est difficile d’avoir une attitude franche, alors pourquoi vouloir y intégrer l’Ukraine ? Pour satisfaire l’Allemagne sans doute, véritable leader de l’Union -suite ....

  • Par golvan - 28/02/2014 - 15:17 - Signaler un abus C'est bien beau de critiquer

    C'est bien beau de critiquer les oligarques mais pourquoi critiquer les oligarques russes et sucer les oligarques chinois ? Pourquoi évoquer la taille de la Russie comme la preuve d'un expansionnisme sans fin et s'écraser mollement devant l'expansionnisme chinois qui se livre benoîtement à un changement de population au Tibet ? La sinophilie affichée constamment dans la presse française est peut-être le meilleur pourvoyeur de russophiles en France. Et il faut être un véritable crétin pour accepter les critiques sur Poutine sans établir de parallèle avec le PC chinois. Mais il est vrai que les Chinois ne s'étendent pas trop sur l'homosexualité, et qu'ils ne sont a priori pas chrétiens, ça aide...

  • Par prochain - 28/02/2014 - 15:18 - Signaler un abus Tout faux Lucuis... c'est loupé

    Les oligarces étaient des gens du PARTI, les premiers secrétaires de Jeunesse Communiste etc. qui lors des privatisations opaques ( ! ) savaient comment obtenir des crédits auxquels "les autres" n'avaient pas accès...et le tour était joué. Le bon peuple était informé trop tard comme par hasard, et les lucuis ne savent toujours pas..

  • Par Justinien10 - 28/02/2014 - 15:34 - Signaler un abus Les Pro-Poutine sont d'abord anti-américains !

    Les Français pro-Poutine le sont avant tout par anti-américanisme ! L'Anti-américanisme en France a pour origine non pas les fautes de la politique américaine, mais bien... son éclatante réussite ! Au XIXème siècle, les Français nationalistes haïssaient les Britanniques, qui dominaient le monde. Aujourd'hui, les Français nationalistes, jaloux et aigris, haïssent les USA, le pays le plus riche, le plus puissant, le plus créatif, le plus attirant, et aussi l'un des plus démocratique du monde, ce qui est insupportable pour des Français nostalgiques de Napoléon ! En-dehors de pauvres paysans maliens, personne dans le monde ne rêve d'immigrer en France (et encore moins dans la Russie de Poutine !!), mais tous rêvent de Californie, de New-York ou du Texas. En plus, les USA nous ont sauvé trois fois : en 1918, 1944 et durant la Guerre Froide, c'est vexant !! L'anti-américanisme de la France est un symptôme de sénilité d'un pays vieilli, aigri, et sur le déclin.

  • Par lucuis - 28/02/2014 - 15:41 - Signaler un abus @prochain - tu n'as rien compris !

    tu m'attribue des propos que je n'ai pas écrit ! Je n'ai jamais dit que les gens du système n'ont pas profité de la chute de l'URSS. J'ai dit qu'ils n'étaient pas TOUS des partisans du système. Je connais des gens qui n'avaient presque rien et qui étaient au bas de l'échelle qui ont réussi à se faire de l'argent en profitant de l'absence de valeur du marché pour échanger des terrains à la campagne contre des objets de faible valeur. Soit tu n'as pas compris ce que j'ai lu, soit tu n'a pas lu ce que j'ai écrit en entier. Tu me dit que j'ai tout faux mais je connais parfaitement le système pour y avoir beaucoup été. Toi tu veux faire le malin mais je ne pense pas que tu ait beaucoup d'expérience. Je ne pense pas que celui qui a tout faux est celui qui parle de son expérience mais plutôt celui qui critique un commentaire fait par quelqu'un d'autre mais qui ne l'a pas compris ou pas lu !

  • Par opera - 28/02/2014 - 15:42 - Signaler un abus --La crise Ukrainienne. SUITE

    actuelle est une véritable épine dans le pied, On veut nous entraîner dans une querelle avec Poutine. Pourquoi ? L’Ukraine est un état multinational, comme le souhaitent d’ailleurs pour la France, nos dirigeants, composé d’Ukrainiens de Russes et d’Allemands. Or plus d’un siècle de cohabition n’a pu en faire un Peuple, Pourtant ils sont tous Européens et chrétiens !!!! Libères des régimes autoritaires, les nationalismes reprennent le dessus, et les états implosent !! C’est uns constante dans l’histoire Nous serions biens avises de ne pas faire comme en Tunisie ou en Egypte et de voler au secours de soit- disant démocrates- putschistes qui n’attendent de l’Europe que des aides pour renflouer leurs finances et un rapprochement avec l’Allemagne, avec qui ils ont de nombreux intérêts. Voulons-nous revenir à la Mittel- Europa, chère à Bismarck et ses successeurs ? Voulons-nous entrer en conflit avec la Russie ? Ce n’est pas souhaitable !!!

  • Par Karamba - 28/02/2014 - 15:42 - Signaler un abus Pour ou contre Poutine...

    La légitimité de Poutine en tant que chef d'état n'est certainement pas moindre que celle de notre Flanby pratiquement élu par forfaiture sur un programme mensonger. Et effectivement un président souverain qui pense à l'intérêt de sa nation, ça change du profil usurpateur incompétent qui bousille l'intégrité de son pays au nom d'un progressisme hasardeux et qui joue les caniches pour assurer les basses besognes d'ingérence à l'étranger dictées par des puissances auxquelles il a prêté allégeance. On est pro Poutine comme on soutient la Suisse dans son entreprise d'émancipation. Ce n'est même pas du nationalisme, c'est juste du patriotisme. Parce qu'on n'a toujours pas compris la curieuse position française sur le dossier syrien reposant sur des extrapolations mensongères et qu'on constate qu'en Ukraine c'est guère plus clair, qu'on en comprend toujours pas ce qu'on fabrique au Mali ou au Centrafrique. Le cumul des résolutions hasardeuses devient fâcheux...

  • Par Ory-Nick - 28/02/2014 - 15:55 - Signaler un abus @Justinien

    Je crois que vous êtes un bot. Un logiciel programmé sans conscience propre. En effet, il n'y a que les machine qui peuvent être aussi absolue que vous l'êtes. Etre "pro-Poutine" ne signifie pas forcément être "anti-USA" et inversement. Est-ce que votre programme de bot est capable de saisir ce concept ? Au lieu de voir le monde en binaire, ouvrez-vous l'esprit. Ca fait mal au début, parce que beaucoup de certitudes s'effondrent, mais vous en sortirez plus serein, plus en phase avec le monde, plus humain. Tout le reste de votre commentaire n'est qu'insultes. Insultes qui vous vont à ravir.

  • Par prochain - 28/02/2014 - 15:55 - Signaler un abus L'empire au fond de l'âme russe depuis Les Tzars

    "Le Russe" est nostalgique de la belle époque où les chars russes ont roulés sur Budapest, Prague, Varsovie et Berlin. Interrogez nos compatriotes originaires de l'Est ... sur la machine à broyer de l'Homme et sur les goulags dans tous les pays du glacis soviétique. Staline voulait construire la patrie du socialisme sur les cadavres des sclaves.

  • Par gliocyte - 28/02/2014 - 15:58 - Signaler un abus Curieux

    Que dans l'argumentaire, il n'est pas fait état du rempart anti islamisme que représente la Russie, ce qui a un poids déterminant pour beaucoup de Français. De plus présenter la Russie comme homophobe est faux et participe au rejet des médias qui diabolisent avec des arguments fallacieux pour augmenter le "russian bashing". Seule l'incitation des mineurs à l'homosexualité est punie par la loi russe. Plus on voudra diaboliser la Russie, plus nombreux seront les pro Poutine Français. Arrêtez de mettre des étiquettes politiques sur les Français, et de les trier en fonction de celles-ci. Droite et Gauche ne veulent plus rien dire, ça fait plus de 40 ans que le socialisme règne en maître en France...

  • Par Lennart - 28/02/2014 - 15:58 - Signaler un abus Difficile

    Quand le nouveau tzar rêve d'une grande Russie, ou les vassaux seront récompensés de la manne du gaz, enfin eux seulement et leurs familles, pas les peuples.

  • Par lucuis - 28/02/2014 - 16:02 - Signaler un abus @ prochain - C'est toi qui a tout faux ! et qu ne sait rien....

    j'ai cité justement l'exemple d'Abramovitch qui a commencé comme mécanicien avant de se lancer dans les affaires. Son cas est connu en Russie. Abramovitch a eu beaucoup de soucis. C'était quelqu'un qui a eu beaucoup de problèmes avec le système soviétique et pourtant, il est devenu oligarque. Comment tu peut l'expliquer avec ton raisonnement simpliste ?

  • Par Ory-Nick - 28/02/2014 - 16:04 - Signaler un abus @Lennart

    Parce que vous croyez que le peuple russe, ceux du bas de l'echelle, sont tous contre Poutine ? Qu'ils ne sont pas fier que Poutine rende à la Russie sa gloire passée ? Oui, la Russie est à nouveau un grand pays, une grande puissance (diplomatique notamment - Lavrov), et, de plus en plus, économique. Et ce n'est pas être "pro-Poutine" que de reconnaitre cela !

  • Par Daisy.A - 28/02/2014 - 16:08 - Signaler un abus "Seule l'incitation des mineurs à l'homosexualité est punie

    par la loi russe". Est-ce que l'incitation des mineurs à l'homosexualité est permise en France? Toute incitation sexuelle hétero ou homo, sur des mineurs, peut être assimilée a la pédophilie, punie par la loi française. On peut dire donc que la France est ... homophobe. QED.

  • Par Ory-Nick - 28/02/2014 - 16:12 - Signaler un abus @Daisy

    Là, je ne suis pas d'accord. En France, on a même le droit de manipuler l'esprit des jeunes. (demandez au gouvernement)

  • Par Daisy.A - 28/02/2014 - 16:13 - Signaler un abus 6 nov. 2013 - 46% des Russes approuvent la politique de Poutine

    tandis que notre mauviette nationale Hollandouille est a 19%. - http://fr.ria.ru/society/20131106/199720897.html V.Poutine est plus populaire auprès des jeunes entre 18 et 24 ans (55%), tandis que parmi les Russes âgés de plus de 40 ans sa cote de popularité ne s'élève qu'à 42%.

  • Par Daisy.A - 28/02/2014 - 16:17 - Signaler un abus @ Ory-Nick

    C'était de l'ironie (du second degré) de ma part. Je sais bien que l'éducation nationale a la voix libre pour promouivoir l'homosexualité dans les écoles publiques.

  • Par Ory-Nick - 28/02/2014 - 16:21 - Signaler un abus @Daisy

    Me voilà rassuré ! Diantre que vous m'avez fait peur ! ;o)

  • Par Daisy.A - 28/02/2014 - 16:22 - Signaler un abus Dernier sondage d'opinion - MOSCOU, 26 février

    La cote de popularité du président Vladimir Poutine a atteint son plus haut niveau sur les douze derniers mois, à 67,7%, phénomène que les experts lient au succès des JO de Sotchi et aux troubles en Ukraine, d'après un sondage réalisé par le Centre russe d'étude de l'opinion publique (VTsIOM). "[Cette hausse] est liée aux résultats des JO de Sotchi et à l'effet de comparaison avec les troubles politiques et au spectre d'une guerre civile en Ukraine. " http://fr.ria.ru/society/20140226/200592800.html

  • Par lucuis - 28/02/2014 - 16:25 - Signaler un abus au dela des caricatures

    c'est quand même étonnant que beaucoup de ceux qui critiquent Poutine n'ont jamais été en Russie et ont pour seule opinion la caricature que font les médias français qui ne sont pas vraiment indépendants. Comme le dit Daisy, Poutine est très populaire en Russie alors qu'il est au pouvoir depuis 15 ans alors que Hollande en un an et demi est tombé à 15% ! (sondage Yougov) Ce qui est amusant aussi, c'est de voir que Poutine reste assez populaire dans l'opinion internationale et que beaucoup le souhaiterait comme président. Par contre, personne ne nous envie Hollande et pire, tout le monde se moque de lui à l'étranger au vu des nombreuses parodies qui existent dans le monde entier...sauf en France....ou elles restent assez gentilles...

  • Par golvan - 28/02/2014 - 16:27 - Signaler un abus Au-delà de la question des

    Au-delà de la question des oligarques, ce qui caractérise Poutine est une sorte d'hyper-masculinité à base d'étalage de "performances" physiques qui est évidemment insupportable pour un état d'esprit occidental supposé totalement émasculé. De plus il est blond et n'en semble pas spécialement honteux. C'est forcément une donnée à prendre en compte en terme de sympathie éventuelle de la part de citoyens français qui peuvent se sentir plus attirés par quelqu'un qui semble ne pas avoir honte du passé du monde occidental, que par des couilles molles du type Barrosso et tous les dirigeants européens à la remorque des Usa. De plus, Poutine, en tant qu'ancien du KGB ne peut évidemment pas être abusé par le marxisme léninisme pour adolescent boutonneux et bourgeois parisiens qu'il avait contribué à diffuser en Europe. Histoire de rigoler imaginons une confrontation entre Poutine et Mélenchon vantant l'Internationale ! La poilade !

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Philippe Migault - Alexandre Del Valle - Olga Bronnikova

Philippe Migault est chercheur à l'IRIS, spécialisé dans l'étude des partenariats entre Russes, Français et Européens en matière d’armement, d’aéronautique, d’espace et d’énergie.

Alexandre del Valle est un géopolitologue renommé. Ancien éditorialiste à France Soir, il enseigne les relations internationales à l'Université de Metz et est chercheur associé à l'Institut Choiseul. Il a publié plusieurs livres sur la faiblesse des démocraties, les Balkans, la Turquie et le terrorisme islamique.

Il est notamment auteur des livres Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui ? : La nouvelle christianophobie (éditions Maxima) et Le dilemme turc : Ou les vrais enjeux de la candidature d'Ankara (Editions des Syrtes) et Pour en finir avec le complexe occidental (éditions Du Toucan) à paraître le 12 mars 2014.

Olga Bronnikova est Docteur en géographie (INALCO, CREE / Université de Poitiers, MIGRINTER). Elle a soutenu sa thèse en 2014, intitulée "Compatriotes et expatriotes : le renouveau de la politique dans l'émigration russe. L’émergence et la structuration de la communauté politique russe en France (2000-2013)". Elle est également enseignante à l'Université Paris Sorbonne Paris IV.

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