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Nouvelle tentative d’attentat à Paris : a-t-on suffisamment misé sur les entourages pour détecter les terroristes sur le point d’agir ?

La France a connu une nouvelle fois un acte revendiqué comme djihadiste jeudi dernier. Ni "loups solitaires", ni membres de cellules très organisées, ces nouveaux terroristes sont relativement bien insérés socialement. Une des clés pour les repérer est peut-être leur entourage.

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Nouvelle tentative d’attentat à Paris : a-t-on suffisamment misé sur les entourages pour détecter les terroristes sur le point d’agir ?

La France a connu une nouvelle fois un acte revendiqué comme djihadiste jeudi dernier. Il est encore trop tôt pour faire une analyse de son profil mais dans les différents attentats qui ont ensanglanté la France dernièrement, comme dans les départs en Syrie, on a vu apparaître un nouveau type de terroristes : ni « loups solitaires », ni liés à des cellules ultra-cloisonnées et « professionnelles » à la manière d'Action Directe par exemple. Ce sont des individus nés sur le territoire national, ayant une famille, des amis, souvent un métier.

Pourtant les services de renseignement n'ont pas réussi à anticiper leur passage à l'acte.

Atlantico : Dans quelle mesure la collecte de renseignements sur l'entourage des personnes soupçonnées d’accointance avec les thèses djihadistes peut-elle être déterminante pour identifier ceux qui sont proches de passer à l'acte ?

Sébastian Roché : Le passage à l'acte est le résultat d'un long itinéraire. L'action violente ne s'explique pas par le fait d'avoir des opinions ou des attitudes radicales. Il faut avoir une cause au nom de laquelle agir et qui justifie le sacrifice de soi, et des autres - victimes collatérales ou cibles. Il faut ensuite évoluer dans un milieu qui partage les mêmes analyses et les mêmes valeurs, qui permet de renforcer chacun dans ses convictions. La recherche d'un idéal compte beaucoup: agir ne relève pas du calcul égoïste, de l'acteur rationnel. L'action elle-même motive: faire, s'engager y compris par la destruction. L'appartenance à un groupe, des réseaux, parfois une famille est importante: ce type d'actes est très difficile à préparer et réaliser seul. Les attaquants ne sont pas des robots qui font simplement ce qu'on leur a dit. Ils doivent y adhérer et cela passe par des relations humaines.

Gérald Arboit : Le problème est que nous sommes dans un Etat de droit. Ainsi, lorsque nous menons une enquête sur un personnage, nous utilisons les moyens d’une enquête classique, comme le renseignement humain, l’analyse des fichiers et autres. Le renseignement humain, s’il est fait correctement va suivre son client pendant un certain temps, voir les personnes qu’il fréquente, qu’ils s’agissent de son entourage familial proche, celui éloigné, mais aussi de ses réseaux d’amitiés. Il s’agit du travail basique de ce qui s’appelait avant le contre-espionnage. Il revient à valider toutes les hypothèses possibles, les analyser et les lâcher seulement une fois qu’il n’y a plus rien à en dire. Nous ne pouvons pas améliorer cette technique. L’individu étant une personne libre et irrationnel, les seuls moyens que nous pourrons mettre pour l’améliorer seraient dans l’informatique. Seulement, ce modèle ne pourra pas tout cibler. Il demande beaucoup de temps… Il s’agit de la mission des hommes du renseignement, de la police… En soit, il y a suffisamment de personnes qui s’occupent de ces problèmes, mais encore faudrait—il que nous les laissions s’occuper de cela et que nous ne leur mettions pas d’autres problèmes par dessus.

La difficulté est également que nous ne pouvons pas parler de « proches » car il ne s’agit pas que du père, de la mère, des frères et soeurs. D’autres réseaux sont mis en oeuvre. A une époque, il s’agissait de réseaux géographiques : au sein des villages. Aujourd’hui, cela peut-être les réseaux d’amitié.

Pour surveiller pendant 24h une personne, cela nécessite 60 agents. Vous multipliez par 1 000 (le nombre moyen de revenants de Syrie qu’il faut surveiller) imaginez le nombre de personnes nécessaires ! Imaginez ensuite, si vous devez surveiller leur famille ! La DGSI n’a pas autant d’hommes. En outre, admettons que vous suivez une personne pendant un certain nombre de jours, comme cela a été le cas pour un des frères Kouachi. Au cours de cette surveillance, il n’y a rien d’anormale et le suspect ne donne aucune trace d’une éventuelle radicalisation. Vous cessez donc la surveillance…

Un autre problème réside dans l’impossibilité de dessiner un réel profil type.

>>>>> A LIRE AUSSI : Extension de la déchéance de nationalité aux délits : s’agit-il du "détail" qui pourrait rendre la mesure efficace ?

Quels sont les différentes attitudes et degrés de compréhension observés dans les entourages de djihadistes auteurs d'actes de terrorisme ces dernières années ?

Pascal Neveu : Nous avons pu observer 3 types particuliers.

Le principal est celui de l’absence de "repérage" de comportement, d’endoctrinement djihadiste. La famille, les proches, les amis n’ont rien vu venir. Leurs témoignages sont tous identiques, reprenant les mêmes attitudes, les mêmes discours: le choc de l annonce, la surprise des faits... Jamais ils ne seraient doutés, jamais ils n’ont repéré quoi que ce soit.

Le second porte sur l’observation de comportements que la famille associe à une crise d’adolescence, cette fameuse période où nombre de jeunes sont en recherche d’autres valeurs, de repères... En quête de leur identité.... Reniant leur socle éducatif et moral, prêts à se frotter aux extrêmes, à jouer avec leur vie.

Dans ce cas de figure, la marge de manœuvre est étroite pour ces familles: faire montre d’autorité jusque créer la rupture ? Or très souvent le désaccord entre une solution éducative ferme prônée par le père, et la souplesse souhaitée par la mère (qui a le désir de "protéger" son enfant, sa structure familiale...), provoque des conflits interfamiliaux qui cultivent alors le berceau de la pensée déjà inoculée à "l’endoctriné". Le phénomène sectaire y trouve d’ailleurs ses racines.

Le jeune va donc alors privilégier la 3ème voie : la voix de celui qui lui promet son salut. Une voix sans heurts, sans conflits apparents, alors qu’il porte en lui son propre conflit et va le projeter à l’extérieur en créant le chaos.

La 3ème catégorie repose sur des jeunes qui, face à un socle familial s’opposant à ce qu’il vit, vont quitter, sans un mot, un jour inattendu, un foyer parental, familial, non sans culpabilité (ce qui explique les quelques échanges textos ou autres entretenus principalement avec la mère, ou un "référent" affectif), afin de rejoindre les mouvances au sein de leurs racines... Là où le combat se structure, là où la parole est dictée, là où les actes s’allieront aux mots et futurs maux.

C’est une lutte, c’est un combat inconscient qu’ils ne parviennent pas à accepter comme étant le leur qui devient un combat contre un ennemi qu’on leur a désigné.

Sébastian Roché : L'entourage des personnes joue un rôle important à la fois pour ce qui concerne le renforcement psychologique, le fait de recevoir des encouragements à faire ce qu'on doit faire, et ensuite pour la matérialisation d'un plan. Il faut une préparation et donc des informations, il faut se procurer du matériel (armes, explosif), et aussi une logistique (se transporter, faire venir des équipements) ou encore s'abriter. La connaissance des réseaux par lesquels il est possible de réunir les conditions suffisante est donc utile. Mais, ce n'est pas nécessairement dans l'entourage immédiat qu'on va trouver tous ces contacts. Certains terroristes avaient eu une exposition très brève avec ceux qui leur ont donné une mission et des indications parcellaires quant aux relais à mobiliser. Une partie de leur besoin est acheté sur le marché parallèle, par exemple pour les armes, qui ne suppose pas de lien émotionnel. Pour d'autres, la préparation peut se faire dans une fratrie. Je ne connais pas d'étude exhaustive qui permette de dire quel est le cas le plus courant, s'il en existe un.

 
Commentaires

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  • Par Deneziere - 08/01/2016 - 07:28 - Signaler un abus On tourne autour du pot

    On ne parle ici que de la famille. Dans un entourage au sens large, il y a toujours un maillon faible. Pourquoi personne ne parle de récompenser les dénonciations ?

  • Par lasenorita - 08/01/2016 - 10:42 - Signaler un abus L'entourage des terroristes.

    Les délinquants musulmans n'ont pas été suffisamment punis par notre ''Justice''...ils reçoivent la visite de 2 ministres avec des kalachnikovs,...ils créent des ''zones de non-droit'',etc...etc...nos policiers n'ont pu faire correctement leur travail: quand ils arrêtaient un délinquant la ''justice'' les relâchait...maintenant ces islamo-racailles sont trop nombreux dans notre pays....parce que nos ''politiques'' les attiraient chez nous, ils leur donnaient la ''nationalité française'' et les sous des contribuables français avec l'espoir que ces musulmans voteraient ''à gauche''...quant à l'entourage des terroristes il préfère se taire parce qu'il craint pour sa vie...c'est la PEUR que ces terroristes font régner en France...

  • Par A M A - 08/01/2016 - 11:22 - Signaler un abus La Goutte d'Or.

    Un attentat suicide à la Goutte d'Or semble perpétré pour impressionner ou radicaliser les populations musulmanes du quartier. Ce n'est pas un évènement mineur et c'est un choix délibéré qui s'adresse à la communauté islamique.

  • Par Septentrionale - 08/01/2016 - 12:11 - Signaler un abus LE vrai plan d'urgence

    serait une Justice à la Hauteur qui ne s'égare pas dans une idéologie dangereusement démoralisatrice quand la société est confrontée à la réalité d'actes violents d'individus déterminés, à la Hauteur pour conforter le Travail de la Police, des Pompiers.

  • Par zouk - 08/01/2016 - 12:34 - Signaler un abus Détection de terroristes potentiels

    60 personnes pour surveiller tout l'entourage d 'un seul suspect! Les moyens électronIques sont visiblement insuffisants, seul le renseignement humain semble capable de produire des résultats fiables. Est-ce seulement un problème de nombre de policiers à mobiliser ou de méthodes et de coordination entre les divers services de police en France plus l'organisation des échanges de renseignements avec les services étrangers. Mais cela ne devrait surtout pas nous dispenser d'un système judiciaire ferme, appuyé sur des lois débarrassées de tout aspect "compassionnel". .L'avis de A M A semble fort pertinent, en tous cas cohérent avec l'emploi de l'identité d'un SDF arrêté pour vol il y a plusieurs années.

  • Par vangog - 08/01/2016 - 13:52 - Signaler un abus le terrorisme UBER...

    Daesch commence à atteindre son but...motiver de simples quidams, "posombres" sans casier judiciaires, ou à peine, et non fichés S pour devenir les porte-paroles du jihad. Le potentiel est énorme! 12 millions d'immigrés, en comptant les 2èmes et 3èmes générations, les plus frustrées, sont susceptibles de devenir des intermittents de la plateforme UBER...

  • Par bd - 08/01/2016 - 14:40 - Signaler un abus La psychopathie et la sociopathie se transmettent génétiquement

    Un progrès: Enfin, on ose parler de familles "à problèmes" au lieu de stigmatiser toute une ethnie ou une culture!

  • Par cloette - 08/01/2016 - 18:30 - Signaler un abus @bd

    Lâchez prise , vous déraisonnez grave !

  • Par lafronde - 08/01/2016 - 20:34 - Signaler un abus Les limite d'une délégation à l'Etat de sa propre sûreté.

    1 L'Omerta Les pouvoirs publics ont toujours eu de grandes difficultés à prévenir les actes criminels lorsque leurs auteurs pouvaient s'appuyer sur l'omerta d'une société civile. C'était vrai sous l'occupation allemande, lors de la Guerre d'Algérie, plus près de nous en Corse, et aujourd'hui dans les banlieues hors contrôle. Ces cités, ces quartiers sont sous la coupe de traficants en tous genres, dont la police dérange le buziness. C'est le premier obstacle aux investigations. Les deux autres étant la peur des gouvernements de se faire mal voir de certaines communautés, (le soupçon de racisme de la police est pain béni pour le crime) enfin le culte de l'excuse judiciaire (naguère sociologique, maintenant culturelle, demain psycho-familiale?). Notre République jacobine a-t-elle la solution ?

  • Par lafronde - 08/01/2016 - 21:55 - Signaler un abus Les limite d'une délégation à l'Etat de sa propre sûreté. 2

    2 L'allégeance. Bien entendu un acte criminels du point de vue des lois de l'Etat en place, peut être vu comme un acte de résistance par les insurgés dans le territoire contesté. L'Europe a connu les mouvements nationalistes clandestins IRA, ETA, Corse. En Sicile Cosa Nostra concurrençait l'Etat lui-même. La délinquance chronique des « territoires perdus de la République » est tout simplement une contestation de l'ordre républicain et français. C'est une forme de sécession intérieure. Tant qu'il s'agissait de délinquance non létale et pas trop coûteuse, et hors centre-ville, nos politiciens toujours en quête de clientèles, ne poussaient pas à la répression, (d'autant que leurs politiques publiques de l'emploi ont toutes échoué). Mais la donne a changé, la vie n'a pas de prix et le terrorisme est hors de prix.

  • Par lafronde - 08/01/2016 - 22:47 - Signaler un abus Les limite d'une délégation à l'Etat de sa propre sûreté. 3

    3 DDHC et sûreté. Nos droits essentiels (dont la sûreté) furent confirmés et proclamés dans la fameuse Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de l'Assemblée Constituante en 1789. C'était la partie utile de la Révolution. Malheureusement cette Constituante une fois transférée avec le Roi à Paris, a eu ensuite des initiatives malheureuses, sûrement sous la pression des sociétés de pensée comme le célèbre Club des Jacobins. Tous les Etats et Parlements de Province furent abolis, et l'anarchie sans frein a pu prenre le dessus dans tout le pays. L'ordre intérieur ne reviendra qu'avec Bonaparte (mais pas la paix, dommage pour la France). D'autres pays d'Europe n'ont pas fait table rase de leur Histoire institutionnelle. La Suisse, l'Allemagne, les Etats-Unis (qui les ont hérité de l'Angleterre) ont gardé leur Etats et dans chacun de ceux-ci leur gouvernement, leurs lois, leur Justice et leur police. Il est clair qu'un responsable politique local est bien plus concerné par les inquiétude sécuritaire de ses administrés, qu'un gouvernement national qui fait aussi des calculs électoraux clientélistes.

  • Par lafronde - 08/01/2016 - 23:53 - Signaler un abus Les limite d'une délégation à l'Etat de sa propre sûreté. 4 fin

    4 Notre sûreté aujourd'hui. Nous avons un prestataire de sûreté au niveau de l'Administration centrale, qui fait avec la chaîne judiciaire, l'enjeu de luttes idéologiques, corporatives, et clientélistes. Comme contribuable cette chaîne sécuritaire vous coûte fort cher. D'autre part le Législateur vous interdit à vous, vos voisins ou votre municipalité d'organiser une sûreté locale près de chez vous. Ce qui est possible outre Jura et outre Rhin. Compte tenu de l'omerta, et de l'allégeance dissidente, financée par une contrebande impunie, certaines banlieue forment un vide sécuritaire sur le territoire. Conséquence logique tous ceux qui en ont les moyens fuient vers des communes mieux loties. Questions à mille euros : la mixité sociale coercitive serait-elle une persécution d'Etat, ramenant un voisinage qu'on a déjà préféré fuir ? Si nous sommes démunis face à une société qui a changé, c'est sans doute que la sûreté, individuelle, locale, n'est tout simplement pas une tâche régalienne, mais précisément une fonction politique locale. Comme l'ont bien compris les constituants américains avec leur fameux 2d Amendement, et n'en déplaise aux idolâtres de notre Révolution !

  • Par Gordion - 09/01/2016 - 07:49 - Signaler un abus @ A M A @ zouk

    Oui.

  • Par Anguerrand - 09/01/2016 - 07:57 - Signaler un abus Nous sommes en guerre contre l'islam

    Ce n'est pas moi qui le dit c'est le presigland. Alors comme dans toute guerre les medias s'autocensurent ou taisent les Verités. C'est toujours comme ça, cette affaire n'est qu'un attentat de plus en France mais chuttt.. il ne faut pas le dire, il vaut mieux dire que n'est un déséquilibré, Cazeneuve, Hollande et Valls seraient fâchés. Y aurait il tant de " déséquilibrés" chez les musulmans?

  • Par Gordion - 09/01/2016 - 08:07 - Signaler un abus @lafronde

    Il y a plusieurs aspects dans votre analyse. Les pay que vous citez se sont constitués sur d'autres valeurs que les nôtres: le protestantisme et son pendant "responsabilité individuelle, liberté, l'état garantit ces droits aux citoyens". Malheureusement en France, le centralisme jacobin et surtout cette vision de l'Etat qui doit tout faire pour le citoyen, y compris le pré-mâché idéologique, annihile cet esprit de responsabilité et de liberté individuelle. Aux E-U, la sécurité est tout de même du ressort de l'Etat Fédéral, du Gouverneur, du Maire que je sache? Par contre la Constitution garantit au citoyen de pouvoir se défendre lui-même, et de pouvoir constituer des mouvements de défense avec des limitations. En France, non. La mixité sociale - et ses dérives communautaristes - en France et aux E-U connaît les mêmes problèmes. La différence est l'application stricte des lois et des peines aux criminels, en France le JAP "décide". Outre Rhin, je ne suis pas sûr que la" sûreté locale "soit possible, ceci dit...ceci dit, la Constitution américaine garantit plus de droits aux citoyens certes, la Suisse a ses votations qui n'existent pas chez nous. Plus de démocratie chez eux? OUI !!

  • Par lafronde - 09/01/2016 - 17:20 - Signaler un abus Nos aïeux aussi avaient soif de liberté.

    @Gordion Vous mentionnez les valeurs du protestantisme. Notamment la tolérance, la responsabilité individuelle, la liberté. Mais nos aïeux se sont battus pour tout au long du XVIe et XVIIe siècle ! La différence est que les hollandais, les anglais ont gagné sur leur tyran, alors que les français ont perdu contre l'Absolutisme royal. L'Absolutisme républicain jacobin-bonapartiste prendra la suite comme l'a magistralement décrit Tocqueville dans son Ancien Régime et la Révolution. Ce détour par l'Etat centralisateur ne signifie en rien que la société civile française n'aie point besoin de plus de liberté, à tous les étages et dans tous les domaines : économie, école, administration, sûreté...

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Sebastian Roché

Sebastian Roché est docteur des Universités en Science Politique. Il est directeur de recherche au CNRS (Pacte-Sciences Po Grenoble), enseigne à l'École Nationale Supérieure de la Police à Lyon, à l'université de Grenoble et de Genève. Ses travaux portent sur la sociologie du sentiment d’insécurité et des incivilités, l’analyse des politiques publiques de sécurité et la gouvernance de la police. Il a été chercheur invité à l’université d’Oxford (GB) et Princeton (NJ) et invité à donner des conférences aux USA, en Amérique Latine et en Asie.

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Gérald Arboit

Gérald Arboit est directeur de recherche au Centre français de recherche sur le renseignement  et chargé de cours dans plusieurs universités français (Colmar, Strasbourg, Metz).

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Pascal Neveu

Pascal Neveu est directeur de l'Institut de Psychanalyse Active (IPA) et secrétaire général du Conseil Supérieur De la Psychanalyse Active (CSDPA). Il est responsable national de la cellule de soutien psychologique au sein de l’Œuvre des Pupilles Orphelins des Sapeurs-Pompiers de France (ODP).

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