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​Normalisation forcée : comment Donald Trump est en train de revenir bien sagement dans le rang du parti républicain

En l'espace de quelques jours, la politique mise en place par Donald Trump semble avoir changé du tout au tout, notamment sur la politique étrangère des Etats-Unis. Un revirement qui pourrait indiquer une reprise en main du Président par le parti républicain.

​Apprentissage à la Maison Blanche

Publié le
​Normalisation forcée : comment Donald Trump est en train de revenir bien sagement dans le rang du parti républicain

 

Article mis à jour suite aux bombardements américains sur la base de al-Chaayrate.

Est-ce que les bombardements américains de cette nuit sur la base de al-Chaayrate tendent à montrer un retour dans le rang de Donald Trump ?

Conesa Pierre : Trump est le Kadhafi du système républicains dans le sens où il est complètement imprévisible. D'abord il faut rappeler qu'il est en difficulté sur le plan intérieur, notamment avec son projet de visa qui a été rejeté par les juges.

Ensuite, la frappe menée dans la nuit ne laisse pas présager d'un engagement plus large.

Il a ciblé l'aéroport sur lequel les avions qui ont bombardé sont censés avoir décollé. On est dans une logique de réaction limitée car elle est très ciblée. Pour que cela aille plus loin il faudrait une autre attaque chimique. A mon avis, cela va engendrer une hausse du ton, un combat de coq, mais ça ne devrait pas aller plus loin.

La question que l'on peut se poser, c'est pourquoi Assad, qui avait rétabli la situation militaire, se met de nouveau à utiliser des armes chimiques, ce qui provoque à la fois les opposants et son allié Russe puisque cela prouve qu'il n'a pas démantelé l'intégralité de son arsenal chimique contrairement à son engagement de 2013, ceci avec la garantie de Moscou.

Trump n'a pas le même type de rapport qu'il a avec le parti majoritaire par rapport au système politique Français, il y a une très grande indépendance entre la présidence et le Congrès. Il n'a pas à se comporter en bon républicain, il doit normalement négocier avec son parti, chose qu'il n'a pas fait. Il reste un individu totalement imprévisible, même pour son camp.

Ce bombardement ne présage pas du fait qu'il est rentré dans le camp républicain vu que ce dernier a toujours été militariste, donc de ce côté-là ça va satisfaire un certain nombre de gens mais l'homogénéité n'est pas totale sur ces questions. Trump peut prendre des décisions sur le plan militaire, mais s'il veut aller plus loin c'est évident qu'il va devoir se présenter devant le Congrès. 

Atlantico : En quelques jours seulement, Donald Trump semble avoir modifié profondément son approche présidentielle. Renvoi de Steve Bannon, commande d'un rapport relatif au commerce extérieur, menace d'intervention unilatérale en Syrie etc.. Comment expliquer un tel revirement, quelles en sont les causes, et quel en a été le processus, notamment sur l'influence croissance de son gendre Jared Kushner ?

Jean-Eric Branaa : Il est vrai que le calendrier semble s’être brutalement accéléré à la Maison-Blanche et que ce n’est pas forcément pour appliquer les promesses qui ont été martelées pendant la campagne. Car on assiste à un revirement à 90 degrés et rien, en apparence du moins, ne permettait de prévoir ce changement d’attitude spectaculaire.

La victime la plus inattendue de ce revirement est Steve Bannon, 62 ans, qui était jusqu’alors omniprésent aux côtés de Donald Trump, que ce soit lors de la signature des décrets présidentiels ou lors des entretiens téléphoniques avec des dirigeants étrangers. Son titre, stratège en chef de la Maison Blanche, avait même été créé spécifiquement pour lui par le nouveau président américain.

Mais, comme souvent, Donald Trump a voulu jouer sur deux tableaux, en cultivant une aile radicale, que la présence de Bannon à ses côtés rassurait, et une aile plus modérée, qui a d’abord été représentée par Reince Priebus, l’ancien responsable du Parti républicain, et dont l’influence a été grignotée tranquillement mais sûrement par le propre gendre du président, le mari d’Ivanka.

Au départ, Jared Kushner n'est apparu qu'épisodiquement au bras de sa femme, pendant la campagne, au détour d'un meeting ou deux. Ivanka a joué un grand rôle pour propulser son mari vers le sommet, le poussant notamment à s’investir une première fois dans cette campagne par l’écriture d’un discours de son père, celui qu’il a prononcé en mars devant le lobby pro-israélien AIPAC. Devant un auditoire sceptique quant à sa volonté de protéger Israël, Donald Trump avait alors utilisé un téléprompteur pour la première fois. Le discours, qui n'était pas particulièrement bon ou intéressant, a toutefois été bien accueilli dans la salle, une gageure pour un public qui n'était pas acquis à sa cause. Alors, le futur président a tendu une oreille de plus en plus bienveillante vers le jeune homme, qui a finalement été nommé haut conseiller après la victoire, signe que son importance était devenue réelle. Il serait d’ailleurs à l'origine du renvoi de deux importants et proches conseillers du candidat : Paul Manafort et Corey Lewandowski. Beaucoup murmurent aussi que c’est également lui qui aurait conseillé à son beau-père de prendre Mike Pence comme colistier à la place de certains fidèles de la première heure qui étaient sur les rangs.

Quoi qu’il en soit, son influence n’a cessé de grandir depuis le 8 novembre, d’autant qu’il a certainement apporté à son beau-père une grande partie du vote juif, qui l’a soutenu à 24% avec une forte proportion de la communauté orthodoxe. Le clan des amis de Jared s’est très vite renforcé, avec l’arrivée dans l’entourage le plus proche du président de l’avocat David Friedman qui a été nommé ambassadeur en Israël, de Jason Greenblatt qui a pris la direction des affaires Juridiques, de Steven Mnuchin qui a hérité du portefeuille du trésor, de Steven Miller, proche en idée de Steve Bannon mais plus proche de Jared en âge et en amitié, ou encore de  Carl Icahn (régulation),  Gary Cohn (affaires économiques) ou Reed Cordish (un grand ami de Kushner qui a été nommé à l’innovation technologique).

La politique mise en œuvre par Donald Trump a indiscutablement été marquée par l’empreinte de ce gendre prodigue et son rôle s’est révélé plus déterminant encore alors que naissait une opposition de plus en plus franche au Congrès, du côté de l’aile radicale du Parti républicain, un groupe que l’on appelle le Caucus de la liberté (Freedom Caucus).

Comment Donald Trump avait pu tenter, lors des dernières semaines, de contourner l’opposition interne au parti républicain à sa politique ? Le revirement actuel est-il la marque d'une reprise en main de Donald Trump par le parti républicain ?

Jean-Eric Branaa : Jared Kushner, qui a grandi à Livingston, dans le New Jersey, dans une famille aisée et démocrate (proche de plusieurs responsables politiques à qui sa famille a fait de larges dons financiers), a œuvré pour que Donald Trump s’apaise et tende davantage vers le centre politique. Les événements lui sont venus en aide, puisque les plus radicaux au Parti républicain sont entrés en conflit avec le président, lui reprochant de ne pas aller assez vite et, surtout, de ne pas aller assez loin : ils se sont opposés à sa réforme de la santé car ils voulaient la suppression pure et simple de l’Obamacare ; ils l’ont critiqué dans ses décrets sur l’indépendance énergique, car ils demandaient la disparition de la clause de danger associée au plan climat et la dissolution de l’Agence pour la Protection de l’Environnement ; plus récemment, ils menaçaient de s’opposer à son plan sur les infrastructures et, même, à ses réformes économiques qui, en dépit des promesses, ne sont toujours pas discutées au congrès. Bannon a été incapable de calmer ce groupe de radicaux et Jared Kushner a conseillé un recentrage, qui seul permettra de tendre la main aux démocrates avec l’espoir que certains d’entre eux suivront la tradition républicaine américaine et accepteront de travailler avec la nouvelle administration.

C’est exactement comme cela qu’ont toujours fonctionné les rapports entre l’exécutif et le législatif, dans l’esprit en tout cas de ceux qui forment l’establishment. Paul Ryan, qui en est un des principaux représentant est favorable à ce recentrage, d’autant qu’il sait que le Freedom Caucus voudra se débarrasser de lui à la première occasion. Il a d’ailleurs déjà été tenté de le faire après l’échec de la réforme de santé et il a fallu l’intervention de Donald Trump en personne et de ses menaces de les combattre sur le terrain électoral en 2018 pour que le calme revienne un peu. C’est vrai qu’il a alors, par conséquent, donné un coup de barre vers le centre et rétabli l’establishment dans le rôle constructif et plus apaisé qui est traditionnellement le sien au Congrès. Ce faisant, des pans entiers de la politique du président sont tombés et les élus n’hésitent déjà plus à faire des déclarations publiques en contredisant telle ou telle promesse de campagne.

Sur le plan international, on a pu noter qu’il y a eu de nombreuses marches arrières, que ce soit sur le rôle de l’OTAN, sur la non-décision relative aux accords de Paris (COP21), qui a été repoussée à fin mai, sur le rôle des États-Unis auprès du Japon ou, très notablement, sur l’absence de toutes négociations pour en finir avec les accords de l’ALENA, ce qui semblaient pourtant une urgence pendant la campagne. Donald Trump semble avoir choisi la voie plus escarpée de la négociation avec son parti, et aussi celle de la patience, voire du renoncement.

Après moins de 3 mois de Présidence, quelles sont désormais les failles qui séparent la politique effectivement mise en place par le nouveau locataire de la maison blanche et son discours de campagne ?

Jean-Eric Branaa : On comprend donc que les failles entre les discours et la réalité sont très nombreuses. La promesse de frapper fort et vite, dès le Premier Jour (Day One), s’est bien entendu heurtée d’emblée à la réalité. Il a été possible de contourner toute mauvaise impression dans les premières semaines en expliquant que Day One était une métaphore pour « début de mandat ». Mais l’attente est très forte et l’impatience grandit parmi les plus fervent supporters de Trump. Ils sont toujours en soutien de leur champion et sont même prêts à entendre que Day One durera six mois. Mais après ?

Si le problème ne se nichait que là, ce ne serait pas bien grave. Toutefois il faut bien reconnaître que les ratés sont bien plus retentissants que les succès. A une série de décrets qui devaient annoncer un changement radical dans la gouvernance, le président s’est vu opposer les contre-pouvoirs classiques que la Constitution a prévu : les cours de justice ont freiné son élan et le Congrès l’a brisé net.

Cela a obligé le président à entrer en négociation avec les pires ennemis de ses électeurs : les « politiciens corrompus de Washington », ce bourbier qu’il prétendait mater et nettoyer.

On le voit aujourd’hui faire une volte-face spectaculaire en politique étrangère, qui l’emmène très loin de la promesse faite au Peuple le 20 janvier lors de son investiture : « l’Amérique d’Abord et seulement l’Amérique », qu’il répèterait dans son discours au Congrès en février : « je ne suis pas le président du monde, mais seulement le président des États-Unis. »

La route est cependant longue et sa politique sera jugée aux termes des quatre ans pour lesquels il a été élu. Ses électeurs vont donc devoir s’armer de patience car il est vrai que dans le panier qu’il leur propose aujourd’hui, ils ont du mal à retrouver leurs petits.

 
Commentaires

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  • Par Jean-Benoist - 07/04/2017 - 07:46 - Signaler un abus Bachar l'alibi de Trump

    Pour masquer ses echecs successifs veut redorer son image au détriment de la paix...Decision irrésponsable de sa part sans savoir qui est l'auteur de ces attaques en syrie...Il se comporte comme Bush et va declencher la troisième guerre mondiale et augmenter le flot de migrants vers l'Europe. . Gravissime...

  • Par vangog - 07/04/2017 - 09:16 - Signaler un abus Pour vaincre ses ennemis, il faut les connaître!

    Trump a raison de choisir la négociation à l'affrontement, car le pouvoir a été verrouillé par les gauchistes qui ont colonisé l'establishment et la Justice (sic). Il faut donc y aller mollo, pour séparer le bon grain de l'ivraie! Branaa prend ses désirs pour des réalités, en croyant que Trump s'est recentré et accepte de se faire contaminer par le lobby Washingtonien...il se rapproche simplement de ses ennemis pour mieux les étouffer, et cette tactique n'est payante que sur le long terme. Malgré les désirs de Branaa, personne ne peut juger, après deux mois de mandat, si un Président réalisera ou pas la politique pour laquelle il a été élu. Les journaleux français sont incapables de réaliser ce bilan après cinq ans de mandat...alors, que constituent 2 mois dans la vie d'une Nation? les orientations sont bonnes: l'industrie américaine se relocalise aux USA, les projets d'oléoducs Keystone XL et Dakota-access sont relancés, ses nominations sont essentiellement des hommes habitués à prendre des décisions fortes et rapides, hommes issus des milieux d'affaires et militaires...alors que les girouettes centristes sans colonne vertébrale que Branaa semble appeler de ses vœux sont absents!

  • Par edac44 - 07/04/2017 - 10:11 - Signaler un abus Donald Trump en colère, c'est 59 missiles sur la Syrie !...

    ET pan dans la gueule de Bachar El-Assad, premier assassin de son peuple !... Finalement, il n'est pas aussi stupide que cela, ce Donald Trump, même dans son rôle de premier clown yankee !... S'il faut montrer sa force pour en principe, ne jamais avoir à s'en servir, faut aussi savoir s'en servir pour montrer qu'on a assurément "la plus grosse" comme Poutine a su le faire en Crimée, en Ukraine et en Syrie, et cela à la barbe du monde entier resté plus que passif, sans doute et comme toujours, pour de misérables raisons financières, En ce début de 21ème siècle, la vie d'êtres innocents ne vaut toujours pas grand chose, n'est-ce pas ???

  • Par Anguerrand - 07/04/2017 - 10:14 - Signaler un abus Enfin Trump a donné suite à un accord

    que Bachard a signé. Nos politiques sont tellement habitué qu'ils ne réalisent pas leur promesses. Il faut se souvenir que l'accord signé prévoyait la destruxtion de tous les gaz létaux comme le Sarin ou l'ypérite. Même Hitler n'avait pas voulu utiliser ces gaz, Il avait lui même été gazé en 14/18. Enfin un vrai chef qui sera craint par la Chine, la Russie et ces pays expansionnistes sautant ( enfin) que la parole de l'Occident ne sera plus à prendre à la légère. C'est vrai pour la Chine qui crée des îles artificielles afin d'y mettre des bases ou la Russie et la Cotee du Nord . Les " avertissements " de Hollande faisait rire tous les autres chefs d'état sachant bien que comme Obama ( ou Hollande ) qu'ils n'iraient pas au delà des menaces. C'est MLP qui ne va pas être à l'aise compte tenu de ses affirmations passées. L'Occident devrait faire la même chose et elle pèserait enfin contre l'islam

  • Par Deudeuche - 07/04/2017 - 10:22 - Signaler un abus @edac 44

    Il ne parle pas de ligne rouge, lui , comme un play boy social libéral!

  • Par Mingus - 07/04/2017 - 10:59 - Signaler un abus Trump démontre sa puissance a son rival chinois.

    Pendant qu'il reçoit a domicile son rival chinois, Trump lui offre un grand spectacle de sa puissance militaire en bombardant la Syrie !!

  • Par raslacoiffe - 07/04/2017 - 14:08 - Signaler un abus Ce matin une gr la bobosphère médiaitque derrière Trump

    Entendu dans une émission matinale de radio : "Trump revêt enfin les habits du président des EU". C'est minable comme commentaire parce que si la paix du monde ne tient que sur des considérations à la Edac44 : à savoir montrer qui "a la plus grosse". On a quelques guerres en perspective. Pour ma part, je crois Trump beaucoup plus subtile et sur ce coup là il a encore "dealé" avec Poutine puisque les russes avaient évacué la base. Juste qq missiles pour faire taire tous les va-t-en guerre du Moyen Orient (Turquie, Arabie Saoudite et les "gentils rebelles"). nde p

  • Par raslacoiffe - 07/04/2017 - 14:10 - Signaler un abus Posté trop tôt

    Ce matin une grande partie de la bobosphère médiatique derrière Trump!

  • Par bherry - 07/04/2017 - 16:34 - Signaler un abus Commentaires

    Comme toujours des commentaires à chaud de spécialistes qui seront démentis dans une semaine ou un mois mais à ce moment plus personne n'en parlera.

  • Par Noe-Atka bay - 07/04/2017 - 16:58 - Signaler un abus Et les preuves SVP ? Inutiles ?

    Quel % de certitude pour affirmer que ce sont bien les Syriens d'Assad qui ont utilisé le gaz en question ? Bien regarder la vidéo: la tenue vestimentaire verte ad hoc et neuve du personnel , la qualité des masques des hospitalisés , la literie des hospitalisés , tout ce superbe matériel neuf dans un hôpital en zone "rebelle" et de guerre !!! Timisoara , Colin Powell et ses tubes , l'enfant déposé mort sur la plage grecque en bonne position pour effet caméras optimale < vous avez oublié ??? Les caméras télés sont toujours bien placés, aux bons "moments" et aux bons endroits< effet du hasard? Coïncidence ? Et si les Russes disaient vrai et avaient raison ? Etonnant le "silence" de Erdogan pourtant toujours si prompte à aboyer en toutes occasions !

  • Par lasenorita - 07/04/2017 - 17:09 - Signaler un abus Trump n'a toujours rien compris!

    Tandis que ses missiles tuaient des ''civils innocents'' et des militaires en Syrie.. un camion ''fou'' écrasaient plusieurs personnes à Stockholm! ..Nous aurons ''la paix'' chez nous quand nos politicards se décideront à dire aux musulmans: ''La valise ou le cercueil'' au lieu de s'occuper de ce qui se passe en Syrie, au Mali, etc.. Les musulmans ont voulu être ''indépendants''.. maintenant qu'ils RESTENT dans ''leur'' pays!.. Je voterai pour le candidat qui STOPPERA cette immigration musulmane!

  • Par Mingus - 07/04/2017 - 20:20 - Signaler un abus OK la Senorita

    Alors votez Fillon, qui a bien compris le problème avec l'Islam et qui propose une politique économique crédible et franche ...

  • Par Dr Guy-André Pelouze - 08/04/2017 - 17:03 - Signaler un abus Mr Conesa devrait être plus rationnel

    " Trump est le Kadhafi du système républicains dans le sens où il est complètement imprévisible." Comment continuer à lire après cela? Trump et son équipe en particulier Mattis ont fait le choix d'un message clair. Et pas uniquement à Assad. Rien à voir avec Khadafi.

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Jean-Eric Branaa

Jean-Eric Branaa est spécialiste des Etats-Unis et maître de conférences à l’université Assas-Paris II. Il fait partie de l'IRIS. Il est notamment l'auteur de Hillary, une présidente des Etats-Unis (Eyrolles, 2015), Qui veut la peau du Parti républicain ? L’incroyable Donald Trump (Passy, 2016), et d'American Touch (Parlez-moi de vous), aux éditions de Passy (2016). Il vient de sortir "Trumpland, portrait d'une Amérique divisée" aux éditions Privat (2017).

Son prochain livre, 1968: Quand l'Amérique gronde, Privat (mai 2018).

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Pierre Conesa

Pierre Conesa est agrégé d’Histoire, énarque. Il a longtemps été haut fonctionnaire au ministère de la Défense. Il est l’auteur de nombreux articles dans le Monde diplomatique et de livres.

Parmi ses ouvrages publiés récemment, La Fabrication de l’ennemi : ou comment tuer avec sa conscience pour soi (Ed Robert Laffont, septembre 2011). 


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