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Montebourg, Varoufakis, Corbyn et les autres… la “vraie” gauche est-elle de retour en Europe ?

Invité ce dimanche 23 août par Arnaud Montebourg, l'ancien ministre grec Yanis Varoufakis appelle à une union des "progressistes" européens dans les colonnes du journal Le Monde, tout en accusant l'Allemagne de vouloir abattre le modèle d Etat providence français. Partout en Europe, émerge une nouvelle gauche, plus radicale, qui cherche à "renverser la table"

Les incorruptibles

Publié le - Mis à jour le 28 Août 2015
Montebourg, Varoufakis, Corbyn et les autres… la “vraie” gauche est-elle de retour en Europe ?

Arnaud Montebourg a invité Yanis Varoufakis à la fête de la Rose de Frangy, ce dimanche. Crédit Reuters

Atlantico : Au cours des derniers mois, plusieurs visages d'une nouvelle gauche sont apparus en Europe, comme Alexis Tsipras en Grèce, Jeremy Corbyn au Royaume-Uni, ou encore Pablo Iglesias en Espagne. En invitant Yanis Varoufakis à Frangy, Arnaud Montebourg tente de s'emparer également de cette nouvelle vague. Une bascule idéologique est-elle en cours au sein de la gauche européenne ? Si ces positions répondent à des électorats différents, qu'est-ce qui les rassemble ?

Christophe Bouillaud : On ne peut parler de "bascule idéologique" au sein des partis dominants de la gauche européenne, les partis socialistes et socio-démocrates, au sens de changement de ligne stratégique de ces derniers. Au contraire, la grande crise économique européenne engagée en 2008 les a tous vu suivre une ligne néolibérale et austéritaire de soutien sans failles au statu quo européen, qu’ils soient d’ailleurs au pouvoir ou dans l’opposition, qu’ils opèrent dans un pays membre de la zone euro ou non membre de la zone euro.

De fait, l’originalité de la gauche socialiste traditionnelle par rapport à la droite néolibérale et conservatrice de l’ouest du continent est vraiment devenue minimale ces dernières années sur les questions socio-économiques. Dans les tous derniers développements de la crise grecque, le SPD n’a ainsi pas été moins intransigeant avec le gouvernement Tsipras que la CDU. Cette attitude de repli sur le néo-libéralisme au nom du réalisme européen a amené certains de ces partis socialistes à l’écroulement électoral, comme le PASOK en Grèce ou comme le PvdA aux Pays-Bas dans une moindre mesure cependant. Le PS lui-même a subi, rappelons-le, de graves défaites aux élections intermédiaires depuis 2012, essentiellement parce qu’il a déçu son électorat qui a préfèré s’abstenir que soutenir les reniements pro-européens et néo-libéraux de F. Hollande. Face à cette situation, il existe de fait une interrogation aux marges des partis socialistes et socio-démocrates de l’ouest de l’Europe sur la pertinence de cette stratégie d’alignement sur la bienséance européenne.

De ce point de vue, Arnaud Montebourg, Jeremy Corbyn et Yanis Varoufakis se ressemblent effectivement beaucoup : ce sont des gens qui ont essayé, soit comme politicien de premier plan puis ministre, soit comme simple député, soit comme conseiller du Prince puis ministre, de faire évoluer leur parti respectif vers des positions moins néo-libérales, et de fait plus critiques vis-à-vis des politiques actuelles soutenues par les pays dominants de la zone Euro et de l’Union européenne. Ils ont échoué de fait jusqu’ici : la question de la possibilité de ramener le courant dominant du socialisme européen vers la gauche se pose donc à eux. Ils ont bien compris par contre qu’une partie de la base militante et électorale de la gauche socialiste n’est pas du tout en accord avec ce virage néo-libéral des partis socialistes. Ils cherchent donc à faire appel à cette dernière.

Si, par miracle, J. Corbyn venait à être élu à la tête du Parti travailliste, il est presque certain qu’il se heurterait pourtant rapidement à une révolte des élites actuelles du parti, qui sont, elles, engagées à 100% dans l’héritage blairiste. De même, A. Montebourg est toujours membre du Parti socialiste, bien qu’il y soit foncièrement minoritaire comme l’a montré le dernier congrès en date de ce dernier, et la réunion de ce week-end se fait toujours dans le cadre de ce parti. Par ailleurs, il existe des gens comme P. Iglesias qui se situent d’emblée en dehors du socialisme traditionnel et de l’extrême gauche de leur pays, et qui veulent constituer ex nihilo autre chose en partant de l’idée que les partis socialistes actuels sont fondamentalement devenus des machines de gestion du pouvoir d’Etat sans vraiment plus rien de socialiste dedans.

A mon avis, la différence entre les deux attitudes, en dehors des contraintes posées par le système électoral posées à l’émergence d’une nouvelle force politique dans les différents pays européens, tient à l’assimilation ou non du mot même de "socialisme" à celui de "corruption". Dans l’Europe du sud, le terme même de socialisme a été fondamentalement abîmé aux yeux de l’opinion publique par la tendance des élites socialistes à faire partie de toutes les combines possibles et imaginables.

De fait, en dehors de cet aspect, toutes ces forces émergentes aux marges du socialisme dominant se ressemblent  effectivement par leur interrogation sur la zone euro et l’Union européenne. L’affaire grecque a démontré avec une violence symbolique terrible – avec un référendum tenu vraiment pour rien - qu’il était vraiment impossible de mener une autre politique que celle du "consensus de Bruxelles-Francfort –Berlin" dans un pays de l’eurozone. En effet, toute politique à visée un peu de gauche au sens traditionnel du terme est strictement interdite, seuls les aspects de stabilité financière comptent, et peu importe au fond le sort des populations concernées, elles doivent se contenter pour tout viatique d’avoir le privilège de rester dans la zone euro. Le troisième mémorandum imposé à la Grèce vient tout de même d’acter des politiques économiques qui vont entrainer encore de la récession économique dans un pays qui a déjà plus de 25% de chômeurs. Que faut-il de plus pour désespérer un militant de gauche ? L’autorisation du travail des enfants de moins de 10 ans ?

Il est en ce sens significatif de voir un Romano Prodi s’inquiéter de cette situation dans les pages du Monde. Cet économiste libéral, ancien président du Conseil italien, ancien président de la Commission européenne, était pourtant dans les années 1980-1990 classé à la droite de la gauche italienne et européenne ! Il avait d’ailleurs été en 1995 choisi en tant que catholique libéral et social comme leader de la gauche italienne pour contrer au centre le très libéral S. Berlusconi. Aujourd’hui, il a bien compris que le projet européen a dérivé vers une vision néolibérale, financière et austéritaire qui ne garantit en rien l’avenir économique et social du continent européen, et surtout qui laisse la place libre à tous les partis de droite extrême à vocation un peu sociale. S’il n’existe plus de possibilité de socialisme – au sens de protection des personnes en difficulté – au niveau européen, il risque bien de n’avoir plus que le « socialisme national » promu par les extrêmes droites.

Quelles sont les probabilités de voir un tel schéma se développer plus largement au niveau européen ? Quelles sont les thèmes qui permettent à cette dynamique de progresser. Dans quelle mesure la déception de la gauche "modérée" a-t-elle pu l'alimenter, et qu'apporte-t-elle de plus ?

La thématique principale qui fait progresser cette thématique, c’est le constat que l’Union européenne et les aspirations socialistes ne vont plus du tout de paire. L’équilibre à la J. Delors des années 1980 entre progrès social et libéralisation des marchés semble bien définitivement mort et enterré : le marché, les banques et la finance ont gagné par KO.  Les politiques publiques promues par l’Union européenne et par les dirigeants des pays dominants de la zone Euro apparaissent donc comme foncièrement opposées au socialisme au sens traditionnel du terme d’une compensation par l’Etat des défauts du marché. Des anciens leaders de la gauche modérée, comme Romano Prodi ou Massimo d’Alema, lui aussi ancien président du Conseil italien, s’en rendent compte désormais. Les électorats aussi s’en rendent compte.

Il a certes toujours existé des critiques de gauche de la construction européenne – par exemple de la part des partis communistes -, mais ce qui est nouveau, c’est le doute qui se fait jour au sein des partis dominants de la gauche et de leurs électorats. Faut-il continuer imperturbablement sur cette voie ? Faut-il sacrifier les aspirations du présent et de l’avenir proche à un avenir de plus en plus incertain et lointain d’une fédération démocratique européenne ? Bien sûr, ce questionnement va sans doute amener tous les partis socialistes à tenir un discours plus critique vis-à-vis de l’Europe pour rassurer leur base. On va beaucoup entendre parler de la nécessité d’une "autre Europe" ou de "plus d’Europe en mieux". Je ne suis pas sûr que l’électorat s’y laisse encore prendre, mais cela apparaîtra comme la seule solution rhétorique possible.

En même temps, la gauche dans son ensemble est bien mal armée pour poser cette question de l’interaction entre aspirations socialistes et intégration européenne telle qu’elle est devenue en réalité : en effet, elle reste foncièrement internationaliste, et donc elle se veut européiste (ce qui constitue un lien fallacieux en un sens, puisque l’internationalisme pourrait aussi bien opposer la solidarité mondiale à l’égoïsme européen). Pour promouvoir une politique de rupture franche avec l’Union européenne (avec utilisation de l’art. 50) ou une sortie d’un pays de la zone euro, il lui faut donc faire un effort énorme de conceptualisation et de rhétorique. C’est un peu de nouveau la lutte de titans entre Staline, "le socialisme dans un seul pays", et Trotski, "la révolution mondiale".

Je ne suis pas sûr qu’un Prodi, un Montebourg, ou même un Varoufakis, à en croire son récent entretien avec le Monde, en soient à promouvoir l’indépendantisme de gauche pour leurs pays respectifs. Tous ces partisans d’une gauche renouvelée vont s’accrocher jusqu’au bout à l’espoir d’une "autre Europe". En Italie, le politiste Marc Revelli, soutien de la liste Tspiras aux Européennes de 2014, qui veut participer au regroupement de ce qui reste de la gauche italienne à la gauche du PD de Matteo renzi le dit bien dans un entretien avec Linkiesta : il faut absolument une autre Europe, sinon tout est fini et pour la gauche et pour l’Europe. Tsipras lui-même, malgré toutes les couleuvres qu’il a avalées depuis le mois de juillet, reste d’ailleurs sur cette position dans son discours de démission : il veut encore se battre de l’intérieur pour une "autre Europe".

Il est en effet très difficile de renoncer à  gauche au rêve européen et d’en venir franchement à la promotion d’une voie socialiste dans un seul pays – ou simplement à la promotion des intérêts réels d’un pays périphérique de l’eurozone -, ce qui suppose de faire son deuil de l’Europe unie pour le prochain siècle. Il faut être un intellectuel très sûr de soi comme l’économiste Jacques Sapir par exemple pour commencer à passer la construction européenne par pertes et profits, et encore ce dernier plaide pour une "monnaie commune" à la place de l’Euro, ce qui est de sa part une douce illusion.

Sur ce point, les nationalistes ont très largement l’avantage : dire du mal de l’Europe et du bien de leur Nation leur est facile et naturel, comme pour Viktor Orban en Hongrie, ou Marine le Pen en France.  Par ailleurs, il faut bien noter que la majorité des élites dirigeantes de ces partis socialistes, en dehors de ces quelques voix isolées dont il vient d’être question, sont tellement imprégnées de néolibéralisme et d’européisme qu’elles résisteront avec acharnement à tout changement de ligne politique sur ce point. Elles préféreront périr européennes que changer. De toute façon, elles ne sont pas très fortes en réflexion actuellement… sauf bizarrement quand elles sont à la retraite. La même question se pose d’ailleurs pour les écologistes européens : tellement pro-européens qu’ils auront beaucoup de mal à accepter que l’Union européenne puisse jouer contre l’écologie réelle dans les différents pays. Le traité de libre-échange de l’Union européenne avec les Etats-Unis sera sans doute fortement éducatif pour eux aussi.

 
Commentaires

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  • Par Clodo31 - 23/08/2015 - 10:51 - Signaler un abus Nébuleux

    Je ne'ai toujours pas compris ce qu'ils proposent, sauf à ne pas vouloir payer leurs dettes.....

  • Par attila - 23/08/2015 - 11:08 - Signaler un abus Epargnez-nous

    ce charlot !!!! pitié ....

  • Par prifar - 23/08/2015 - 11:24 - Signaler un abus montebourg qui devait faire beaucoup

    en fait il s'est trouvé une bonne planque qui lui rapporte sans doute pas mal et ça veut donner des leçons aux autres tout ces économistes qui conseillent ce gardent bien de créer leur entreprise là ils pourrait nous dire ....moi je l'ai fait

  • Par Fran6 - 23/08/2015 - 11:33 - Signaler un abus hi hi hi

    c'est quoi la vrai gauche? car à chaque qu'elle vient, elle ment et fout les pays en l'air, vrai gauche = vrai désastre!!

  • Par Ganesha - 23/08/2015 - 11:58 - Signaler un abus Commentateurs

    Article remarquable, mais comme je le craignais en le lisant, les quatre premiers commentaires montrent que beaucoup de lecteurs ne vont rien y comprendre. Ajoutez-y les ''commentateurs traditionnels'' qui viennent ici réciter leur petite prière du dimanche, sans même avoir lu !

  • Par vangog - 23/08/2015 - 14:25 - Signaler un abus Aucune conviction, aucune idée, la gauche est morte!

    Elle est devenue un organe sans âme au service d'une lutte stratégique pour des postes et du pouvoir. Dominée intellectuellement par les Trotskystes internationalistes, elle est morte de cet internationalisme et de cette stratégie minoritaire et autocratique de conquête du pouvoir. Les Francais ont été longtemps enfumés par les intellectuels gauchistes, qui parvenaient à faire oublier qu'ils avaient soutenu Staline, puis Mao, puis les Khmers rouges, puis Castro et Chavez, après les échecs sanglants et économiques de ceux-ci...ces intellectuels nous enfumaient avec leur moraline de Prisunic et leur internationalisme béat...ils ont même réussi à intoxiquer les plus crédules et les plus angéliques, à droite. Ce temps est révolu, car le Front National a réussi à ouvrir les yeux des Français. Le Nationalisme intelligent est redevenu une nécessité vitale, face à l'internationalisme béat de nos dirigeants RipoublicainS. La gauche est morte et sa mort signe la fin d'un cycle. Celui de l'internationalisme déstructurant, aboutissant à un transfert de production vers les émergents, en échange d'un transfert de populations avides de laxisme social. Ce cycle sera très rapidement brisé par le FN

  • Par Ganesha - 23/08/2015 - 14:36 - Signaler un abus Colère et Désespoir du Peuple

    Anguerrand, vous devriez lire : il y a un paragraphe au sujet de Marine Le Pen : il devrait vous faire plaisir. J'écris ici souvent des articles favorables au FN. En fait, ma conviction profonde, c'est que le Capitalisme Libéral est aujourd'hui, réellement, au bord du gouffre, tout comme pouvait l'être le Communisme en 1989. Ce qui m'étonne, c'est l'aveuglement des commentateurs qui viennent encore ici présenter leurs déclarations d'amour enflammées à Angela Merkel ! La Révolution est proche ! Finalement, ce qui est rassurant, c'est que Marine Le Pen va arriver au pouvoir en France en même temps que d'autres révolutionnaires en Espagne, en Italie, en Grèce, en Angleterre, au Pays-bas et d'autres encore… Pour le moment, rien n'indique que des dérives à la Mussolini, Hitler ou Staline nous menacent, mais plus longtemps des crétins comme François Hollande ou Sarkozy, Juppé ou Bayrou, s'accrocheront au pouvoir, plus la colère et le désespoir du peuple va monter !

  • Par Deudeuche - 23/08/2015 - 16:10 - Signaler un abus Commentaire du dimanche pour Ganesha

    Colère et désespoir du peuple! Ca c'est du réchauffé! Ca sent la guillotine, le sac plastique, la chambre à gaz, les fosses communes. Ca commence toujours par des mots, les mêmes, "l'envie des pauvres, l'avidité et l'envie des riches, l'arrogance" Ch de Gaulle. Sinon avec Marine ce sera la révolution nationale? "Déjà vu" comme on dit, en français dans le texte, dans les films américains.

  • Par Ganesha - 23/08/2015 - 16:28 - Signaler un abus Dedeuche

    Relisez plus calmement ! Mon commentaire, et surtout l'article d'Atlantico ci-dessus !

  • Par Liberte5 - 23/08/2015 - 19:57 - Signaler un abus Le logiciel de la gauche est resté aux années 60.

    Depuis le monde a changé, la France freine des 4 fers pour continuer à vivre en régime communiste (57 points de prélèvement obligatoire, la redistribution la plus généreuse au monde). Mais tout cela commence à peser et ne pourra durer éternellement. Pour se faire élire, F. Hollande a menti. Les électeurs de gauche n'y retrouvent pas leur compte. Hélas pour eux rien à espérer. La mondialisation, oblige chaque pays à être performant et à éliminer tout ce qui pèse et l'empêche d'avancer. Pour la France la haute fonction publique socialiste tiens les manettes et luttera jusqu'au bout pour garder le pouvoir. Mais l’Allemagne qui dirige l'Europe pourrait siffler la fin de la partie si le boulet est trop lourd à tirer. Quant à A. Montebourg, il parle bien mais ses idées sont creuses. Seuls quelques gogos gauchos peuvent s'y laisser prendre

  • Par jurgio - 23/08/2015 - 21:05 - Signaler un abus On a beau exterminer des rats ou des cafards

    on en rencontrera toujours d'autres, surgis de nulle part.

  • Par Hugues001001 - 23/08/2015 - 21:38 - Signaler un abus Pardon ?

    La "vraie" gauche ? Mais qu'est-ce donc que la "vraie" gauche ? Y aurait-il des gens de gauche qui ne sont pas "vraiment" de gauche ? Avec une mentalité pareille, on aboutit au monolithisme si caractéristique des dictatures communistes dans lesquels les déviationnistes socio-traîtres étaient purgés. Personne n'est dépositaire des valeurs et principes que défend la gauche. Encore moins ces baltringues de Montebourg, dont chacun a pu constater les miracles à l'Économie, et de Varoufakis, qui avec Tsipras a fini de couler son pays en moins de 4 mois. Si la "vraie" gauche, ce sont des gens incompétents à l'égo surdimensionné qui s'écoutent parler et dont la principale obsession est de faire la Une des magazines people, alors non merci. Que la presse cesse d'accorder un quelconque crédit à ces mégalos, alors que tant d'autres gens font des choses plus utiles, et ils retourneront à l'anonymat, pour notre plus grand bonheur.

  • Par Stoïcus - 24/08/2015 - 02:16 - Signaler un abus Et sans vouloir aimer, on est toujours bien aise d'être aimé(e).

    Montebourg est un homme heureux. Comme tous les êtres suffisants, le bonheur suprême est d'abord de s'écouter parler. Les actes importent peu et, il est vrai, d'actes il n'y en a guère. Les temps sont au bavardage. " Ah ! Je ris de me voir si belle en ce miroir ? " comme le chante (aussi) la Castafiore, modèle de vanité insondable, qui, il faut le souligner, fait preuve - Elle - dans les Aventures de Tintin de deux qualités plus qu'éminentes : la loyauté et le courage.

  • Par Anguerrand - 24/08/2015 - 08:32 - Signaler un abus Ces Charlots qui ont des non solutions

    Si l'on ne veut pas d'austérité, il ne fallait pas dépenser plus que ce que l'état collecte comme impôts et taxes. C'est tout simple on dépense moins, tous les ménages connaissent cette obligation. Quand on dépense trop et que l'on a tapé tous ces amis sans jamais les rembourser il ne faut pas s'étonner qu'ils vous fasses la gueule. Ces 2 Charlots n'ont pas le moindre bon sens de " père de famille "

  • Par Ganesha - 24/08/2015 - 10:44 - Signaler un abus En Pratique, le remède miracle de Fraulein Merkel

    Au lieu de blablater à l'infini, de raconter toujours les mêmes conneries, soyons pratiques : en quoi consiste le ''programme miracle de fraulein Merkel'', si on l'applique à la France ? Payer désormais cinq ou six millions de salariés français à 450 euros par mois, tandis les grands patrons du CAC 40 continueront d'empocher des dizaines de millions d'euros. Laisser des spéculateurs boursiers, comme Jérôme Kerviel, gagner ou perdre 5 milliards en quelques clics d'ordinateur ? Vous êtes vraiment séduits et convaincus ? Anguerrand, vous balaierez les rues de Marrakech jusqu'à 70 ans ?

  • Par Texas - 26/08/2015 - 08:55 - Signaler un abus Montebourg..

    ....la " vraie Gauche " qui parade à Stanford , déjeune à New-York , fréquente l' I.A.E ......? . En préalable , un stage de 3 mois dans les rizières pour revenir aux fondamentaux , comme le préconisait Mao .

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Christophe Bouillaud

Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.

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