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Inondations, tornades, orages, soleil en berne : ce que la météo des 7 derniers jours va vraiment coûter à l'économie (et aux assureurs)

Des crues importantes ont touché les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées ou encore la Haute-Garonne, et 23 départements ont été placés en vigilance orange. Agriculture, tourisme, assureurs... Quels secteurs vont être les plus affectés ?

Le coût de la pluie

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Inondations, tornades, orages, soleil en berne : ce que la météo des 7 derniers jours va vraiment coûter à l'économie (et aux assureurs)

Le gouvernement a déclaré l’état de catastrophe naturelle pour permettre aux assureurs d’indemniser leur clients. Crédit Reuters

Atlantico : "La France a connu cette année un printemps particulièrement agité, froid et peu ensoleillé. Il s’agit du printemps le plus froid depuis 1987 et l’un des plus pluvieux depuis 1959" selon le Bilan du printemps 2013 effectué par Météo France et publié fin mai. Des crues importantes ont touché les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées ou encore la Haute-Garonne, et 23 départements ont été placés en vigilance orange.

Qu'est-ce que ces intempéries vont vraiment coûter à l'économie ? Est-il possible de chiffrer ce coût ?

Jean-Louis Bertrand : Beaucoup d’entreprises ont des activités cycliques, ou saisonnières. Leur volume d’activité n’est pas le même au printemps, en été ou à l’automne. Quand ces saisons sont "normales", c’est-à-dire quand les températures, précipitations ou durées d’ensoleillement sont conformes à leur moyenne sur les 3 dernières années, les entreprises savent gérer.

 

Mais quand la météo devient anormale, leur volume d’activité n’est pas conforme à ce qu’elles anticipaient. Quand ces anomalies sont courtes, on observe des reports de ventes et des décalages de trésorerie pour les entreprises. Quand elles durent, comme c’est le cas depuis le début de l’année, il y a destruction d’activité. Songez que le niveau de précipitation est au-dessus de la normale chaque mois depuis le mois de septembre 2012 !  Les températures sont en-dessous des normales depuis le mois de janvier et l’ensoleillement est très en-dessous des normales depuis décembre 2012.

 

Les produits traditionnellement consommés au printemps ne le sont pas, et plus on se rapproche de l’été voire de l’automne, moins on est prêt à payer cher un produit dont on va se servir moins longtemps. C’est vrai pour les salons de jardin par exemple, c’est vrai pour le textile et c’est vrai pour une quantité de secteurs. Les nuitées qui n’ont pas été vendues par les hôtels les week-ends sont perdues. Les clients ne vont pas avoir deux fois plus de week-end s’il se met à faire beau. Et plus la situation dure, plus les clients potentiels renoncent à rester en France et envisagent des destinations qu’ils espèrent ensoleillées.

 

Il est possible de chiffrer le coût de l’impact d’un degré en moins ou en plus, d’un millimètre de pluie ou d’une durée d’ensoleillement secteur par secteur. Dans le secteur de la boisson, chaque degré en moins prive le producteur de 5% à 8% de chiffre d’affaires. S’il s’agit de concentré d’agrumes on passe à 12 à 15% de perte de CA par degré manquant. Regardez ce qui se passe sur le secteur de la bière. On sait faire la même chose dans le secteur textile/habillement, dans l’agriculture, dans l’énergie, etc. Il est encore un peu tôt pour faire le bilan au niveau du PIB, mais il est certain que dans la baisse de la consommation, il y a une part importante liée à la météo, ne serait-ce qu'à cause de la facture de chauffage des ménages qui a pesé lourd cette année et qui va mécaniquement faire baisser le pouvoir d’achat.

 

Dans leur grande majorité, les entreprises françaises ne sont pas préparées. Elles sont préparées en ce qui concerne l’impact de la météo sur leur patrimoine. Dans le cas des hôtels à Lourdes, par exemple, les dégâts des inondations seront indemnisés. Mais le chiffre d’affaires perdu, et les emplois qui vont avec, ne sont pas en général pas assurés. Les chefs d’entreprises ignorent souvent qu’il existe aujourd’hui, en France, un courtier spécialisé dans la gestion du risque météo, Meteo Protect, qui construit des assurances précisément pour compenser les pertes d’activités liées à la météo. Et il est important que l’information circule car les pertes de chiffre d’affaires, de rendement ou l’augmentation des coûts peuvent peser très lourd sur la trésorerie de l’entreprise au point que certaines mettent la clé sous la porte. Avant d’en arriver là, il faut s’assurer de manière à pouvoir sécuriser une partie de ses profits ou a minima sécuriser le paiement de ses charges.

 

 

Claire Diaz : Les conditions météorologiques ont toujours des répercussions sur l’économie réelle. La pluie, le vent, les inondations ou les orages ont des impacts directs sur certains secteurs comme le tourisme et l’agriculture -- et des effets moins directs mais tout aussi sérieux sur le secteur de l’habillement ou des services. Plus important encore peut-être, ces conditions jouent sur le moral des consommateurs français au moment même où ils sont déjà malmenés par le contexte économique actuel.

Il est très difficile d’estimer le coût réel de ces conditions météorologiques atypiques car les répercussions sont bien trop vastes. On peut chiffrer l’impact sur le secteur agricole par exemple, mais comment évaluer le manque à gagner des enseignes de prêt-à-porter ? On peut éventuellement comparer avec les années précédentes, mais qui peut dire si la baisse de chiffre d’affaires est due aux intempéries ou plutôt à la baisse générale du pouvoir d’achat des ménages ?

Agriculture, tourisme, assureurs... Quels secteurs vont être les plus affectés par le coût des intempéries ?

Claire Diaz : L’agriculture est bien sûr le premier secteur concerné par ces conditions difficiles. Le coût des dégâts, selon le président de la FNSEA, Xavier Beulin, serait d’environ un demi-milliard d’euros -- et ce n’est qu’un chiffre provisoire. Les récoltes sont détruites et les terres ont souffert. Les prix des fruits et légumes devraient donc connaître une hausse cet été. Les consommateurs ne s’y trompent pas. Ils ont même déjà commencé à réduire leur consommation de peur de voir leur pouvoir d’achat encore un peu plus diminuer.

Dans le secteur du tourisme, les effets de cette mauvaise météo sont doubles puisqu’ils se ressentent à la fois sur l’emploi et sur le chiffre d’affaires. Didier Arino, gérant du cabinet Protourisme, explique d’ailleurs que les acteurs du secteur ont déjà perdu près de 10% de leur chiffre d’affaires. Quant à l’emploi, il estime que le mauvais temps pourrait être la cause d’une destruction de 30 000 emplois. Dans un contexte où les chiffres du chômage atteignent des records, c’est une très mauvaise nouvelle pour l’économie française.

Enfin, les assurances seront, elles aussi, mises à mal. Inondation, grêle, torrents de boue... Les sinistres se multiplient au rythme des alertes météo et la facture pour les compagnies d’assurance s'alourdit.

Jean-Louis Bertrand : Tourisme, agriculture, boissons, textile, parcs d’attractions, hôtellerie de plein air, restauration : voilà autant de secteurs qui vont connaître une première moitié d’année difficile à gérer. La crise frappe d’ailleurs les mêmes secteurs, où la croissance et création de valeur sont difficiles à générer. Les marges sont faibles, les progressions, quand elles existent, sont également très faibles. Alors quand la météo prive ces entreprises de plusieurs points de croissance et de chiffre d’affaires, la situation devient vite compliquée. Dans le tourisme on dépasse d’ors et déjà 500 millions d’euros de CA de pertes, ce qui se traduit par des dizaines de milliers d’emplois.

 

A la variabilité climatique vient s’ajouter l’aspect catastrophe naturelle. Le gouvernement a déclaré l’état de catastrophe naturelle ce qui va permettre aux assureurs d’indemniser leur clients. Ces indemnisations vont permettre aux particuliers et aux entreprises traumatisés par ce qu’ils viennent de traverser de se reconstruire, de ré-entreprendre. C’est à cela que sert un assureur et c’est pour ces moments-là que les clients se sont assurés.


Il n’y a pas lieu de s’alarmer pour le secteur de l’assurance dont le métier consiste à absorber le risque à court terme de ses client en étant rentable sur le long terme. La taille de leurs bilans permets précisément d’absorber le risque que leur client, dont le bilan est considérablement plus petit, ne peut pas subir.  Là où il faut s’inquiéter c’est pour toutes les entreprises ou les particuliers qui n’ont pas nécessairement contracté d’assurance. Une assurance c’est toujours trop cher. C’est comme les alarmes. Et le constat c’est que 90% des alarmes sont installées après cambriolage. C’est pour cela qu’il faut communiquer encore et toujours. Le coût des intempéries, ce n’est pas celui qui correspond aux indemnités. Ces indemnités vont remettre sur pied l’économie. Au contraire, les pertes non-assurées vont avoir une répercussion beaucoup plus importante. Et ceux qui trinquent sont ceux qui ne se sont pas assurés, ceux qui pensaient qu’ils n’avaient pas les moyens de s’assurer alors qu’au contraire ils n’avaient pas les moyens de ne pas s’assurer. Compte tenu de l’augmentation de la variabilité climatique il est essentiel de mettre en place  une assurance météo pour couvrir sa trésorerie.

 

Au delà des dégâts matériels, de telles intempéries vont-elles encore davantage peser sur l'économie française - et tous ses acteurs - par la hausse du coût des assurances qui va en résulter par la suite ? Les compagnies d'assurance peuvent-elles financièrement faire face aux coûts colossaux qui résultent de tels dégâts ?

Claire Diaz : Il est certain que, déjà fragilisées par la crise qui balaie la zone euro depuis plusieurs années, certaines compagnies d’assurance pourraient avoir du mal à faire face aux nombreuses demandes d’indemnisations liées à ces conditions.

Elles pourraient donc répercuter ces indemnisations sur les cotisations annuelles de leurs assurés. Suite à la tempête Xynthia, les assureurs avaient déjà relevé le tarif de leur prime en 2012 (entre 2% et 7% selon les compagnies). Il est donc tout à fait possible que vous ayez à payer plus cher votre assurance habitation.

Outre des circonstances exceptionnelles de cet ordre, pour déterminer le montant de votre prime d’assurance multirisque habitation, les assureurs se basent sur des critères précis comme le lieu de votre logement, la valeur de ce logement, la valeur de ce qu’il contient, des dispositifs de sécurité installés, et bien sûr des franchises qu’ils appliquent.

Jean-Louis Bertrand : La prime d’assurance pour les dégâts matériels augmentera sans doute marginalement, car il faut que les assureurs puissent maintenir un niveau de primes supérieur à celui des indemnités sur la durée. Le modèle est assez simple en effet. Et oui, la prime est fixée en fonction des indemnités versées car il faut remplir à nouveau les réserves des assureurs pour qu’ils puissent faire face à des risques qui ne vont pas en diminuant, surtout en valeur. Imaginez qu’une tornade traverse une ville comme Paris : les conséquences pour les assurés seraient nécessairement plus impactantes que si les tornades traversent les campagnes.

 

En ce qui concerne les assurances indicielles météo qui couvrent les pertes de CA ou les augmentations de coûts de production, l’augmentation est également réelle mais le mode de calcul est différent. Pour faire simple, si vous couvrez un événement qui s’est produit 2 fois en 50 ans (exemple 20 jours de pluie en juillet en un lieu donné…), la prime correspond à quelque chose près à 4/50 c’est-à-dire 8% du montant couvert. Si cette année, nous subissons 20 jours de pluie en juillet, le calcul de la prime indiquera que l’événement s’est produit 5 fois en 50 ans et que la prime est désormais de 5/50 soit 10%.

 

Propos recueillis par Olivier Harmant

 
Commentaires

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  • Par walküre - 21/06/2013 - 06:43 - Signaler un abus Mais Hollande est là...

    On devrait informer le sauveur de Lourdes que les assureurs n'ont pas encore payé les dégâts des dernières inondations, il y a 6 mois. Et que ça prend en général entre 2 et 10 ans pour tout liquider. Et que si vous omettez de régler une échéance mensuelle, vous clients, vous n'êtes plus assurés. Et que, enfin, une bonne tempête'est l'occasion pour les assureurs d'augmenter leurs tarifs. On se demande d'ailleurs comment ils calculent les primes puisqu'ils ne prévoient apparemment pas grand-chose. Nous leur suggérons de baisser les commissions des courtiers qui touchent du fric en restant le cul sur leur chaise, ça évitera l'inflation tarifaire.

  • Par Jean-Pierre - 21/06/2013 - 06:55 - Signaler un abus Oui, passons à la météo, c'est plus sûr !

    .

  • Par ZOEDUBATO - 21/06/2013 - 07:16 - Signaler un abus A quoi servent tous les moyens qui existent ?

    Les budgets augmentent, il y a de plus en plus de fonctionnaires (Etat, Régionaux, locaux,...), d'investissements de tous types (capteurs, systèmes centralisés d'avertissements, ...), de service de sécurité et d'intervention (Pompiers, protection civile , DDE,...), de Ministère, de hauts fonctionnaires,etc. chargés de ces problèmes Mais au final l'inondation a surpris tout le monde avec comme excuse un capteur défectueux (connu depuis un certain temps), la fonte des neiges (événement hautement prévisible), l'ouverture des barrages en Espagne (il n'y a pas de liaisons avec ce voisin ?), des orages prévus depuis plusieurs jours et autres du même acabit Devant cette catastrophe prévisible (et non pas aléatoire) il serait temps de justifier ces moyens en mettant en place : - une administration jugée sur des objectifs (et pas sur des intentions) avec des résultats chiffrés - une politique d'économies structurelles pour éliminer toutes les "mauvaises graisses" qui empêchent une réactivité opérationnelle efficace Les citoyens sont excédés de payer des impôts "engloutis" par une administration refusant l'aspect comptable et ne prenant pas en compte leurs vrais besoins

  • Par géodith - 21/06/2013 - 10:52 - Signaler un abus Titre faux

    Ce n'est pas aux assureurs que cela "coute", c'est à nous, en fait la dette et donc plutôt, nos enfants. A chaque fois qu'on entende que c'est l'Etat qui "paye", non, ce sont nos enfants qui devront rembourser !

  • Par Gégé Foufou - 21/06/2013 - 10:58 - Signaler un abus A ZOEDUBATEAU

    Lui le Président SARKOZY il aurait arrêté la pluie, le froid, la neige, le vent....il aurait maitrisé les intempéries, mis à genoux le temps pourri et fait brier le soleil tout ce printemps sur notre beau pays. Mais ça c'était AVANT MAI 2012 ......

  • Par Gégé Foufou - 21/06/2013 - 11:23 - Signaler un abus HOLLANDE EN MALAISIE LE SAUVEUR PAR LES EAUX

    Envoyez HOLLANDE à Singapour ils demandent la pluie pour enlever la pollution.

  • Par ZOEDUBATO - 21/06/2013 - 11:42 - Signaler un abus @gegefoufou : Merci d'avoir donné à vos opposants une 3ème clé

    Nous savions déjà qu'il y avait connivence entre le FN et la Gauche sur : - l'immigration (la gauche y gagne des votants : voir le vote des banlieues pour la Présidentielle où vous avez fait élire Hollande par votre vote blanc) et le FN surfe sur l'immigration clandestine pour accroître son électorat - l'économie avec un programme qui se rapproche beaucoup de celui du Front de Gauche Et maintenant vous nous dîtes qu'il faut plus de Service Public dans toute la France et qu'il n'y a pas d'économies structurelles à poursuivre comme avant mai 2012 (mais il n'y a plus d'instruments de mesure) Je comprends mieux pourquoi MLP dit que le FN n'est ni de droite ni de gauche car il est en connivence avec la gauche avec en plus une politique identitaire extrémiste ce qui vous place en suspension colloïdale dans le paysage politique. Par conséquent c'est bien la France Forte avec l'UMP qui défend les valeurs de la droite (démocratie populaire mais non populiste, besoins des citoyens au centre de la vie publique, cadre de vie permettant aux citoyens de garder leurs valeurs et d'avoir un avenir, prédominance des citoyens sur les structures, Etat ramené à ses taches régalienne, etc.)

  • Par isaconfiture - 21/06/2013 - 12:24 - Signaler un abus PATRIOTE!

    Je vais mettre tout le monde d'accord! Que faut' il attendre des politiques? Rien! Ils sont là pour profiter d'un système, système que nous renflouons par nos deniers et par notre travail. Donc arrêtons de toujours chercher la faute à qui! Soyons un peu plus patriote, arrêtons de nous regarder le nombril, arrêtons de gémir et agissons. Exemple : ne payons plus impôts, taxes, amendes ..... Brandissons les pancartes devant l'Elysée et Matignon jusqu'à ce que nos élus fassent et entreprennent ce pourquoi nous les avons élus!! Naïveté certainement mais idée peut-être! Isaconfiture.

  • Par DavidDomTom - 21/06/2013 - 14:30 - Signaler un abus Au-delà de l'approche matérielle et physique ????

    Les problèmes ne vont pas cesser de nous tomber dessus car la France, par l'intermédiaire de son gouvernement commet des actes iniques et abominables, si bien que la nature en perd la tête. Ce gouvernement PS à la solde d'une minorité d'hommes détenant la puissance financière et politique, a décidé de refaire le monde à sa sauce en rejetant en bloc les valeurs judéo-chrétiennes qui ont toujours constitué le fondement notre civilisation. Certes, rien n"était parfait, mais aujourd'hui nous avons pris un virage assez violent, rejetant même la notion de Dieu. En Martinique, le 15 juin dernier, pendant que le maire de la commune du Carbet célébrait le 1er mariage homosexuel en Martinique, ceci sans aucune hésitation, son fils mourrait d'une crise cardiaque sur un terrain de foot ce jour même, hasard ? La météo qui se dérègle, et fait des dégâts, hasard ? L'économie qui s'emballe et ne semble pas se stabiliser, hasard ? Où sont les sages, où sont les hommes intelligents ?

  • Par jerem - 21/06/2013 - 14:30 - Signaler un abus ET LE COUT DES TORNADES AMERICAINES

    Pour réduire les éternels témoignages passionnant des envoyés spéciaux avec leurs questions a coups de boule "comment ca va" ... il vaudrait mieux nous dire combien nous coute , nous les assurés Francais et Européens , les tornades a répétition aux etats unis . Les subprimes ont eu cette vertue de rappeler au bon souvenir la mondialisation mais pas que .... la Reassurance des assureurs .... Comment son reassurés les assureurs ? Quelle est donc le montant de leur prime a nos assureurs pour se reassurer ? Quelle est la part de la tornade américaine ou des feux californieux , l'assureur francais paie t il et refacture t il a l'assuré francais a qui on raconte toujours les memes histoires sans jamais approfondir..... oui c'est tres bien de nous parler du changement climatique ..; et si on parlait des reassurances et de son marché mondialisé ....

  • Par jerem - 21/06/2013 - 14:37 - Signaler un abus ZOEDUBATO - 21/06/2013 - 07:16

    oui des fonctionnaires au contrat précaire a convoquer dans les seuls moments d'urgence .... ca aurait de la gueule ..... Sinon du comique !!! le bénévolat chez les pompiers c'est 80% du personnel et apparemment tout le monde se tait tranquillement sur le sujet . Ah la météo maitrisable , ca c'est encore un challenge qui va grandir la population mondialisée..... yacafaucon !!! sinon pour la police municipale a pas de prix identifiés dans les comptes de communes (bien fondu dans la rubrique avec la voirie et le nettoyage des rues) et tous les couts (cameras de videoPROTECTION pour une prochaine grande opération "je fixe le prix du stationnement , de l'amende et je monte ma fourriere avec ma police municipale) , Là en revanche aucun commentaire sur le trop de gras ..... (surtout pas , les députes vont meme pour leur proposer le statut à l'identique que la police nationale.. histoire de baisser les couts surement)

  • Par en quête - 21/06/2013 - 18:40 - Signaler un abus C'est formidable on a réussi

    C'est formidable on a réussi à bâtir des sociétés économiquement très performantes, hyper organisées, mais très fragiles, toujours en quête d'une consommation croissante, incapables de gérer l'abondance économique actuelle, et très instables, monétairement, météorologiquement, incertaines et inquiètes de l'avenir (alors que les conditions sont là pour vivre confortablement, sereinement ... non ... de plus la croyance que tout est maîtrisable nous fait insupporter les éléments qui s'écartent un peu de la normale). Le logiciel est à revoir rapidement, d'autant que les conditions physiques et naturelles, (les chairs et les esprits humains souffrent aussi beaucoup) ne vont plus pouvoir supporter ce train d'enfer économique très longtemps.

  • Par en quête - 21/06/2013 - 18:41 - Signaler un abus Vive la consommation

    Ah! Le salut par la consommation. Celui du producteur, du vendeur, qui doivent faire du chiffres pour couvrir leurs frais, du consommateur qui vient apaiser ces tensions de producteur désorienté. De consommations saisonnières qui ne serviront que l'année. A-t-on bien mesuré la perversité du truc ? Je propose que l'on bâtisse un nouvel indicateur rendant compte de cela: le PICC, la perversité induite par une consommation croissante.

  • Par en quête - 21/06/2013 - 18:42 - Signaler un abus L'impact d'un degré de

    L'impact d'un degré de température ou d'un mm de précipitation sur les CA et le PIB ?!? C'est le meilleur des mondes aveugle aux réalités physiques, sensuelles et charnelles.

  • Par en quête - 21/06/2013 - 18:43 - Signaler un abus l'ABC du petit assureur en météo.

    Ah... c'est pour faire la promo de son cabinet de conseils en assurance-risque-météo ! La sophistication au service d'un cran supérieur d'asservissement économique, dans un environnement qu'on souhaiterait toujours plus assuré/contrôlé. Et bâtir une activité rentable à partir des aléas climatiques que l'avenir climatique déréglé nous promet plus fréquents. C'est très beau. Alors là chapeau, l'argument qui frappe fort et précis, le moral des consommateurs ! Et oui, nous ne sommes pas que des homo economicus (producteur/consommateur), il nous reste des affects, coups de blues météo ... hein ? ....pardon ? ... vous avez dit le moral ... des consommateurs .... arrgghh ! C'en est joué. Même le moral est pris dans les filets de la pieuvre Economica.

  • Par en quête - 21/06/2013 - 18:43 - Signaler un abus Attention. "Le mauvais temps détruit des emplois !"

    Beaucoup plus que la division internationale du travail et ses délocalisations au moins-disant social, l'automatisation, la recherche de productivité promue par une compétition généralisée, l'augmentation de la durée du travail comme les heures supp ... D'ailleurs je propose de distribuer un revenu de base (eh eh ...) à chaque consommateur (ou citoyen), destiné à la consommation mais uniquement vers les secteurs ayant (a)pâti (comme employé, les pauvres ça doit pas être facile) de baisse de chiffres suite à la baisse de moral due au spectacle de Jean-Michel ... Si vous n'avez pas suivi c'est pas grave. J'essayais juste de rompre la glace de votre apathie. Snif Mais j'y pense ... tous ces incidents ne vont-ils pas générer un tas d'activités pour nettoyer, réparer .... activités marchandes dont les bilans croisssants vont venir gonfler le fameux PIB ... et peut-être générer de la croissance ... Alelouiah !

  • Par en quête - 21/06/2013 - 18:44 - Signaler un abus Vive l'assurance - ABC suite

    A quoi sert un assureur ? Question morale, économique, politique, de première importance ? A encadrer en rouge, je compte sur vous, "Il n’y a pas lieu de s’alarmer pour le secteur de l’assurance dont le métier consiste à absorber le risque à court terme de ses client en étant rentable sur le long terme." Je sais pas vous mais ... ça remonte le moral ! Et pour conclure, mes frères economicus, " il est essentiel de mettre en place une assurance météo pour couvrir sa trésorerie" Une question quasi subversive d'atlantico ? De telles intempéries vont-elles encore davantage peser sur l'économie française - et tous ses acteurs - par la hausse du coût des assurances qui va en résulter par la suite ? Mais n'oubliez pas " il faut remplir à nouveau les réserves des assureurs pour qu’ils puissent faire face à des risques qui ne vont pas en diminuant". Amen

  • Par Le gorille - 22/06/2013 - 09:21 - Signaler un abus Pas de lien de cause à effet

    @ DavidDomTom - 21/06/2013 Non, ne faites pas de lien de cause à effet. Tout cela n'est que coïncidences, pas volonté. Par contre vous pouvez rechercher un lien matériel entre les dégâts des inondations et l'absence de sagesse vis-à vis des éléments... Ceci dit, devant l'exceptionnel, admettez que vous êtes souvent désarmés aussi...

  • Par myc11 - 22/06/2013 - 09:24 - Signaler un abus Investiture sous le signe des intempérie,

    Augure d'un quinquennat sous le signe des inondations? Je me souviens de l'investiture de Chirac avec le vent qui a mis à terre le drapeau français, et ce fut à la fin de son quinquennat le procès des emplois fictifs avec pour résultat du sursis. Alors c'est ce que ça va coûter à la France le quinquennat de Hollande, si telle est l'augure de son investiture.

  • Par Le gorille - 22/06/2013 - 09:28 - Signaler un abus Pas très poétique, votre météo !

    "Dans le secteur de la boisson, chaque degré en moins prive le producteur de 5% à 8% de chiffre d’affaires." La suite du même tonneau. Dur de quantifier ainsi la douceur de vivre... Pire, je trouve que vous êtes cruel : seriez-vous en train de nous dire que s'il faut trop chaud, le CA explose ? Bref, qu'il faut que je devienne rouge comme un homard pour que le pays se porte bien ? Et le juste milieu, il est où ? ( :-))

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Jean-Louis Bertrand et Claire Diaz

Jean-Louis Bertrand est Professeur de finance à l'ESSCA EM et co-fondateur de Météoprotect, société spécialisée dans la couverture du risque météo.

Ancien trader et trésorier de grands groupes, il gère aujourd'hui l'analyse des besoins clients, la structuration de solutions, le développement des produits de couverture, et encadre les activités de recherche.


Claire Diaz est rédactrice à Protection & Rendements chez les Publication Agora. Elle est diplômée en économie internationale et géopolitique,

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