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Donald Trump ou Hillary Clinton : de quel locataire de la Maison Blanche, la France et l’Europe ont-elles le plus à redouter ?

Tout semble indiquer que Hillary Clinton sera la candidate des Démocrates et Donald Trump celui des Républicains à l'élection présidentielle américaine. Le résultat de cette élection n'est pas sans enjeux pour la France et l'Europe, tant les programmes des deux candidats sont radicalement différents en matière de politique internationale.

La peste ou le choléra ?

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Donald Trump ou Hillary Clinton : de quel locataire de la Maison Blanche, la France et l’Europe ont-elles le plus à redouter ?

Atlantico : Entre l'interventionnisme affiché d'Hillary Clinton  et le programme économique guerrier de Donald Trump, la France et l'Europe risquent-ils de pâtir de l'accession au pouvoir de l'un ou l'autre de ces deux candidats ? Si oui, sur quels domaines les conséquences de l'élection de l'un ou l'autre pourraient être négatives ?

Roland Hureaux : La question de la paix en Europe est fondamentale. Elle dépend d'abord des relations de l'Europe occidentale avec la Russie. La politique américaine, spécialement celle d'Obama, a tendu à mettre en œuvre le programme défini par Zbignew Brezinski dès 1997 : enfoncer un coin entre l'Europe et la Russie, les empêcher de faire bloc pour que l'Amérique ne soit pas isolée. Inutile de dire que les Européens se sont jetés tête baissée dans le piège, en particulier en appliquant les sanctions à la Russie (alors que le commerce russo-américain est en expansion !).

Les événements de la place Maidan qui furent, à l'évidence, un coup monté par Washington, comme l'a justement dit Valéry Giscard d'Estaing, ont entraîné une situation de guerre en Ukraine et une grande tension dans toute l'Europe de l'Est. Hillary Clinton ne propose rien d'autre que la continuation, voire l'aggravation de cette tension. C'est très dangereux.

Trump a prononcé il y a quelques jours un important discours de politique étrangère, démontrant qu'il maîtrise désormais le sujet. Il propose de tendre la main à Poutine pour essayer de trouver un terrain d'entente avec lui, sans lui faire naturellement de cadeau. On peut craindre que cette entente ne se fasse sur le dos des Européens, surtout si on prend en compte la forte personnalité de l'un et de l'autre qui contraste cruellement avec l'inconsistance de la plupart des dirigeants européens actuels. Mais qu'importe : l'enjeu de la guerre et de la paix est le plus important. A nous de nous défendre par ailleurs.

Trump veut faire contribuer davantage les Européens (et les Japonais) à leur défense. Je rappelle qu'on dit cela depuis trente ans sans résultat. Mais il offre une porte de sortie : si vous ne voulez pas payer (2% du PIB lui paraît un minimum, et il a raison), vous vous débrouillerez seuls. Je dirais : et pourquoi pas ? Il est clair en effet qu'il y a un lien direct entre la subordination des Européens au sein l'OTAN et leur refus de payer pour leur défense : ce lien est précisément ce que le général De Gaulle avait mis en avant en 1966 : un pays qui n'est pas indépendant ne veut plus payer pour une défense qui a cessé d'être la sienne, devenant inutile à ses alliés mêmes.

Je ne vois non plus rien de négatif quand Trump annonce la fin de la négociation du TAFTA qui n'est pas, selon lui, dans l'intérêt des Américains, mais qui n'est pas forcément non plus, à mon sens, dans celui des Européens. Pas davantage on ne saurait s'offusquer de son éloge de l' Etat-nation qui lui semble la seule réalité solide dans la sphère internationale : ça ne fait pas plaisir à Bruxelles, mais ce ne sont pas des idées très différentes de celles du général de Gaulle et en plus, c'est vrai.

Il met par ailleurs l'accent sur la lutte contre l'islamisme et la maîtrise de l'immigration. Là aussi, qui pourrait s'en plaindre en Europe ? Il dit que Hillary Clinton est, elle, partisane de l'accueil des réfugiés et, par là, dangereuse, ce qui est peut-être vrai mais peut être aussi tenu pour un propos électoral. Sur ces deux chapitres, il taxe de faiblesse Obama. Mais il ne va pas assez loin : non seulement la politique étrangère des Etats-Unis sous Obama - et même sous ses prédécesseurs - a été faible vis-à-vis de ce que les Américains appellent ISIS (en arabe Daesh), mais Trump ne dit pas qu'elle a même tendu à le promouvoir : les Etats-Unis ont fourni des armes à Daesh. Encore, ces derniers jours les Etats-Unis ont envoyé des armes sinon à Daesh, du moins à d'autres groupes islamistes de la même eau. Si Trump avait voulu faire une critique radicale de ses prédécesseurs, il aurait du dire qu'ISIS est une créature des Etats-Unis.

Pour parler brutalement, la politique américaine était jusqu'ici une alliance de fait avec l'islamisme contre la Russie (Afghanistan, Tchétchénie, Bosnie, Syrie) et tant pis pour les dommages collatéraux infligés aux Européens ; tandis que Trump propose quelque chose comme une alliance avec les Russes contre les islamistes.

Dès lors qu'il annonce une politique claire fondée non sur des idéaux prétendus universels (en réalité fondée sur idéologie), mais sur des intérêts partagés entre les Etats-Unis et leurs alliés, on ne peut que s'en réjouir... s'il tient parole. Les idéaux ne se prêtent à aucun compromis et conduisent à se mêler des affaires de la terre entière - et en définitive à mettre le feu partout. Les intérêts sont nécessairement circonscrits et se prêtent au compromis. Une politique des intérêts est finalement beaucoup plus morale qu'une politique des idéaux.

S'il y a quelque chose à redouter de la part de Trump, ce ne sont pas ses idées mais la force de sa personnalité qui laisse craindre que sur les sujets, notamment économiques, qu'il considérera être d'un intérêt vital pour les Etats-Unis, il ne doive pas être un interlocuteur facile.

J'ajouterais que la force de l'appareil washingtonien est telle qu'il n'est pas exclu que, malgré ses intentions affichées, il ne soit conduit à revenir à un impérialisme classique de type néoconservateur car il est possible qu'on ne lui laisse pas le choix. Ce sera là probablement l'orientation du Sénat.

Yannick Mireur : Hillary Clinton est ce que l'on appelle aux Etats-Unis une "Cold War Liberal", expression qui désigne les démocrates qui se sont montrés résolus contre l'ennemi communiste et n'ont pas hésité à recourir à la force pour contrer l'avancée soviétique et communiste. Rappelons que les conflits de la Guerre froide ont été déclenchés par des démocrates, Truman en Corée, JFK et LBJ au Vietnam, JKF à Cuba avec la Baie des cochons en 1961- et interrompues par des républicains, Eisenhower et Nixon. La militarisation de la position américaine au Moyen-Orient a été enclenchée par Carter suite à la révolution iranienne et ne s'est pas démentie ensuite. Reagan, ancien démocrate, a adopté une posture de confrontation avec l'URSS, mais pour rechercher la paix in fine, et a le premier souhaité la dénucléarisation (accords SALT d'abord initiés par Nixon en 1972). Ce thème a été repris d'ailleurs par Obama qui est un démocrate d'un autre type, pourrait-on-dire. Clinton, elle, est assez classique, elle hérite de cet esprit de Guerre froide dont l'aspect positif est une certaine fermeté américaine. Mais contrairement à Obama elle manque d'une vision originale des affaires internationales. On peut douter qu'elle eût jamais prononcé le discours du Caire de 2009, et qu'elle ne présentera jamais une vision comparable si elle devait succéder à son ancien concurrent.

En revanche, Clinton est peut-être plus consciente et plus militante dans le rôle de l'Alliance atlantique, chose abstraite pour Trump qui, bien que New Yorkais, incarne bien la vaste Amérique ignorante du monde. La provinciale Clinton, qui a fait ses classes dans les grandes universités de la côte Est et fut depuis toujours disposée à la chose publique, a appris ce que signifiait la dimension internationale de la puissance américaine. Sans doute l’Europe trouverait-elle en elle une alliée plus familière qu’un Trump, enclin au repli. Mais Trump peut réserver des surprises, il est une page blanche. On peut douter cependant que les responsables européens actuels, qui ont si peu de relief, lui inspirent beaucoup de considération. Quels que soient les reproches que l’on peut lui faire, y compris comme homme d’affaires, Trump est un Américain pur jus et voit les choses comme tel, avec la démesure de Las Vegas ou de New York ; il aurait face à lui des politiciens européens sans envergure, qui ignorent le risque et cultivent la prudence. Une grande incompréhension est à attendre, mais les grands intérêts stratégiques n’en souffriraient pas nécessairement car les appareils d’Etat, diplomatie en tête, sont là pour veiller à ce que les têtes d’affiche ne soient pas "lost in translation"…

Patrick Chamorel : Bien qu’Hillary Clinton soit donnée favorite dans l’hypothèse de plus en plus probable d’une confrontation avec Donald Trump, la perspective d’un président Trump suscite les plus grandes inquiétudes en Europe.  

Pour les Européens, Hillary Clinton est une personnalité familière et expérimentée qui incarne la continuité, même si ses positions sont plus musclées et interventionnistes que celles de Barack Obama. Un grand “ouf’ de soulagement accueillerait sa victoire face à Trump --ou Cruz et même Kasich-- dans les capitales européennes. Trump est moins connu et imprévisible, sans expérience en politique étrangère. Pour beaucoup d’Européens, il s’inscrit dans la lignée de Reagan (au début) et de George W. Bush (surtout après le 11 septembre). Comme eux, Trump se préoccupe des intérêts de “l’Amérique d’abord” dans un monde perçu comme largement hostile, et souhaite rompre avec les conceptions de politique étrangère qui dominent au sein de l’establishment washingtonien.

Il est cependant peu probable que la politique étrangère d’un futur président Trump reflète ses discours de campagne. Plus encore chez Trump que chez les autres leaders politiques, ces discours ne sont pas destinés à être traduits en politiques sonnantes et trébuchantes (ne serait-ce parce qu’ils sont imprécis), mais à séduire les électeurs en leur faisant écouter la musique qu’ils veulent entendre : par exemple, que l’OTAN coûte trop cher et que si ces ingrats d’Européens ne contribuent pas davantage à leur propre défense, les Etats-Unis les abandonnerait à leur propre sort. Or qui, à Washington ou ailleurs, voudra être associé à la politique d’un président visant à affaiblir l’OTAN, principal vecteur d’influence des Etats-Unis en Europe et au-delà ? En tout état de cause, les principaux pays européens vont devoir accroitre leur effort militaire, non pas pour faire plaisir aux Etats-Unis, ou même à l’OTAN, mais simplement parce que les menaces s’accumulent.

Une fois investi par le Parti Républicain, et plus encore s’il accédait à la Maison-Blanche, Trump va devoir s’assagir et se présidentialiser. Le temps viendra pour les experts (qui ne se précipitent pas vers lui en masse), le Congrès et les évènements eux-mêmes de redresser la barre dans une direction plus réaliste et conventionnelle. Fondamentalement, Trump est un réaliste (mais aussi un joueur, il est vrai), pas un idéologue.

Si les propos de Trump dans son discours de mercredi dernier sur la politique étrangère, selon lesquels “La guerre et l’agression ne seront pas mon premier instinct…contrairement à d’autres candidats (Hillary Clinton ?)” pouvait conjurer le spectre d’une nouvelle aventure irakienne, l’Europe ne pourrait qu’applaudir. Réalisme, ou isolationnisme attendu par ses électeurs ? Les Européens apprécient sans aucun doute que Trump, contrairement à une majorité de Républicains, s’oppose à une renégociation de l’accord nucléaire avec l’Iran, ou veuille éradiquer l’Etat Islamique. Mais ils décèlent deux penchants inquiétants chez Trump : d’abord son penchant isolationniste, anti-multilatéralisme et non interventionniste qui, s’il se concrétisait, irait évidemment à l’encontre des intérêts européens et notamment français. Ensuite, le fait que Trump veuille faire de l’imprévisibilité une vertu en politique étrangère (et pas seulement dans les négociations et a la veille des batailles), ce que les Européens férus de stabilité détestent par-dessus tout !

Trump devrait comprendre assez vite la nécessité, pour l’Europe mais aussi les Etats-Unis, d’une Amérique fortement engagée au Moyen-Orient et en Afrique. La France, la Grande-Bretagne et quelques autres comme les Italiens, les Espagnols et les Polonais, savent parfaitement la difficulté qu’ils auraient à intervenir militairement sans l’appui, et le plus souvent le leadership, américains. Le risque d’un retrait américain, même partiel, accentuerait la vulnérabilité croissante de l’Europe au moment même ou les menaces s’aggravent. Les Européens pourraient se rassurer à l’idée que Trump veuille intensifier la lutte contre l’Etat Islamique, mais tout dépend de la façon dont il s’y prendrait et qui, s’il continue à s’aliéner les musulmans, pourrait s’avérer contre-productive. Et Daech est loin d’épuiser le creuset de l’islam radical…Les intérêts européens et français en particulier seraient sans doute mieux servis par Hillary Clinton, notamment en Syrie et en Libye, où elle a toujours été tentée d’intervenir. Elle comprend mieux les enjeux que Trump et est encline à travailler dans un cadre multilatéral avec des alliés européens qu’elle respecte. Quant aux pays d’Europe centrale, déjà inquiets du sort que Trump pourrait réserver à l’OTAN, ils craignent en outre le rapprochement souhaité de Trump avec Poutine. Hillary Clinton devrait mieux défendre leurs intérêts.

Sur le plan économique, l’Europe peut légitimement craindre les tendances protectionnistes de Trump…et Clinton. Les Allemands et les Britanniques se verront frustrés de l’enterrement (provisoire ?) des négociations en vue d’un traité de libre-échange avec les Etats-Unis. Mais la France, sous Hollande et un successeur possible dès 2017, sera soulagée de ne pas avoir à affronter une colère accrue des agriculteurs et autres professions et secteurs qui seraient négativement affectés par un tel traité.  

 
Commentaires

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  • Par gerint - 02/05/2016 - 10:32 - Signaler un abus Triste choix aux US

    et pas seulement en France. Trump est une surprise récente qui ne m'inspire pas mais Clinton est une vieille politicienne archi-connue pour son goût immodéré pour l'argent, ses intrigues que certains qualifient "à la limite de la criminalité", ses postures basées sur une ambition démesurée. Bref une personne bien peu reluisante comme Ségolène Royal à la puissance 10

  • Par adroitetoutemaintenant - 02/05/2016 - 10:52 - Signaler un abus Cette analyse est confuse et terriblement simpliste!

    Clinton est une arriviste qui se vend au plus offrant avec le portefeuille ouvert en grand, portefeuille qui s’appelle Clinton Foundation. Et elle se sert pour cela de tous les bureaucrates fonctionnaires américains de Washington et d’Europe, tous ces non élus qui de lobby en lobby se graissent la patte. Trump a deux atouts imprévus qui bouleversent ce monde de bureaucrates. Il n’est pas à vendre et il ne se laissera rien dicter par les bureaucrates. L’Europe en tant qu’elle est représentée par ces non élus des commissions sera la grande perdante avec Trump qui favorisera les discussions en directe avec les nations. Junker pourra au plus être reçu par la femme de chambre de Trump. La chance pour les nations européennes sera d’être des partenaires privilégiés.

  • Par cloette - 02/05/2016 - 11:16 - Signaler un abus entre les deux le moins pire

    est sans doute Trump, mais comment ce peuple américain en est il arrivé là ? sans doute à cause de la décadence au pouvoir depuis longtemps

  • Par Deudeuche - 02/05/2016 - 14:25 - Signaler un abus Avec Hilllary et deux mandats

    la Cour suprême approuvera la polygamie dans 8 ans. She is a Liberal....!

  • Par Liberte5 - 02/05/2016 - 14:39 - Signaler un abus @adroitetoutemaintenant assez d'accord avec vous.

    D. Trump va obliger l'Europe à redéfinir sa politique de défense. Le conservatisme figé des européens va devoir bouger car le monde a changé profondément. La guerre froide est finie, le moyen Orient est un volcan en irruption, quant au futur il a basculé vers l'Asie.

  • Par Semper Fi - 02/05/2016 - 19:48 - Signaler un abus @liberte5

    Assez d'accord avec vous. Le plus marrant dans cette affaire est que lorsque les US interviennent tout le monde gueule contre "l'impérialisme américain" et lorsque Trump annonce que s'il est élu, il arrêtera de se mêler des affaires des autres, les mêmes gueulent à nouveau en dénonçant "l'isolationnisme américain" !

  • Par zouk - 02/05/2016 - 19:55 - Signaler un abus H.Clinton ou D. Trump

    Dans l'une et l'autre cas, nous ferions bien de ne pas nous aligner systématiquement comme le fait Fr. H. sur les positions américaines. Ceci nous permettrait sans doute de jouer un rôle supérieur en Europe. J'ajoute qu'une révision complète de notre politique étrangère est tout aussi urgente que de véritables réformes, L. Fabius a mené le Quai d'Orsay selon l'alignement systématique sur les positions américaines et nous pouvons tous nius poser la question des options stratégiques de J.M. Ayrault. Et nous continuons de négliger notre allié stratégique majeur: la Russie.

  • Par vangog - 02/05/2016 - 23:21 - Signaler un abus Trump sera la meilleure chance pour l'UE

    Apres les delires dilutionnistes et immigrationnistes de la mondialisation à outrance, la tendance est au recentrage et à la spécialisation par continents, par pays, bien meilleurs vecteurs de créativité par stimulation des différences. Le recentrage de Trump sur les USA ( et l'arrivée des patriotes) obligera l'UE à vaincre les résistances des ecolo-trotskistes et à créer une défense et des frontières externes. Trump balaiera le mondialisme de Ban-khi-mun et du pape d'un revers de main. Si l'UE crée très vite une Europe de La Défense pour se protéger contre l'invasion musulmane, elle recréera des rapports commerciaux avec la Russie et ses satellites, qui pâtissent d'une atmosphère négative pour tout un tas de secteurs, agriculture, tourisme...depuis le blocus russe. Autre avantage: les technocrates gaucho-mondialistes de Bruxelles disparaîtront très rapidement, obligeant l'UE à devenir beaucoup plus réactive vis à vis des QE américains et manipulations chinoises...en bref, une résurrection européenne avec Trump, un naufrage mondialiste, avec Clinton...

  • Par adroitetoutemaintenant - 02/05/2016 - 23:25 - Signaler un abus @vangog

    Très bien dit

  • Par von straffenberg - 03/05/2016 - 20:06 - Signaler un abus Trump

    L'arrivée de Trump permettrait de redéfinir les relations américano française et de reprendre notre indépendance sans trop de casse . Reste à voir sa position vis à vis de Poutine ....

  • Par fanfoué - 03/05/2016 - 21:56 - Signaler un abus @ vangog

    Je partage votre analyse également, Hillary sera la chienlit !

  • Par von straffenberg - 03/05/2016 - 22:46 - Signaler un abus Trump

    L'arrivée de Trump permettrait de redéfinir les relations américano française et de reprendre notre indépendance sans trop de casse . Reste à voir sa position vis à vis de Poutine ....

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Yannick Mireur

Yannick Mireur est l’auteur de deux essais sur la société et la politique américaines (Après Bush: Pourquoi l'Amérique ne changera pas, 2008, préface de Hubert Védrine, Le monde d’Obama, 2011). Il fut le fondateur et rédacteur en chef de Politique Américaine, revue française de référence sur les Etats-Unis, et intervient régulièrement dans les médias sur les questions américaines. Son dernier ouvrage, Hausser le ton !, porte sur le débat public français (2014).

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Patrick Chamorel

Patrick Chamorel est professeur à l'université de Stanford.

Il y enseigne les sciences politiques, à l'aulne des relations transatlantiques et des différences de systèmes politiques européens et français. Il collabore réguliérement au Wall Street Journal, Die Welt et CNN. Dans les années 90, il était conseiller politique dans plusieurs cabinets ministériels, à l'Industrie et auprès du Premier ministre.

 

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Roland Hureaux

Roland Hureaux a été universitaire, diplomate, membre de plusieurs cabinets ministériels (dont celui de Philippe Séguin), élu local, et plus récemment à la Cour des comptes.

Il est l'auteur de La grande démolition : La France cassée par les réformes ainsi que de L'actualité du Gaullisme, Les hauteurs béantes de l'Europe, Les nouveaux féodaux, Gnose et gnostiques des origines à nos jours.

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