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Atlantico Lettres

Quand Régis Debray crie son ras-le-bol d'un jeunisme qui ne rend service à personne

Publié le 06 juin 2013
Toutes les semaines, le journal Service Littéraire vous éclaire sur l'actualité romanesque. Aujourd'hui, Régis Debray se demande si le jeunisme n’est pas l’ennemi numéro un des jeunes.
Philippe de Saint Robert
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Philippe de Saint Robert écrit pour Service Littéraire, le journal des écrivains fait par des écrivains. Dernier ouvrage paru : “Écrire n’est pas jouer" (Editions Hermann). 
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Toutes les semaines, le journal Service Littéraire vous éclaire sur l'actualité romanesque. Aujourd'hui, Régis Debray se demande si le jeunisme n’est pas l’ennemi numéro un des jeunes.

Régis Debray nous avait avertis : « le médiologue se meuble en ancien ». Avec « Le bel âge », il s’agit d’arracher la nostalgie « aux arts d’agrément, lui enlever son parfum de violette et lui rendre son grondement de forge ». Parvenu à ce bel âge qu’est la septantaine, Debray éprouve l’exaspération que donne aux âmes bien formées les politiciens et les plumitifs qui les relaient dès qu’ils font le trottoir de la jeunesse dans l’illusion de récolter des voix et des articles élogieux.

Régis Debray qui, dans sa jeunesse, chahutait une représentation du « Cardinal d’Espagne » avec ses petits camarades de la rue d’Ulm, ignore à quel point Montherlant fut son précurseur lorsque, dès « La relève du matin » (1920), il avertissait : « Vous travaillez à l’avènement d’un nouveau mal social, l’adolescentisme, si vous voulez, ou le juvénilisme, mal qui provoquerait vite une conception du monde où la jeunesse serait considérée comme tabou, le fait d’être mineur comme une preuve suffisante qu’on a raison. »

En août 1941, le même Montherlant refusait les émissions qu’on lui proposait sur « Radio Jeunesse » : « Ainsi notre jeunesse, moins par sa faute que par celle de ses encenseurs intéressés, contribue en bonne place à l’hébétude de notre esprit critique et à l’abaissement du goût. » Au demeurant, le jeunisme, comme le féminisme, a le triste destin de changer l’or en plomb. Régis Debray découvrirait-il que c’est par amour de l’art qu’il a fait de la politique, rançon d’une « éducation intellectuelle » ? Il me souvient qu’il ne rechigna pas, lors d’un échange hautement intellectuel à Combourg, d’être titré « réactionnaire de progrès » par Marc Fumaroli. Cette position n’a rien d’une pose. C’est l’aboutissement d’une vie quelque peu romanesque, passée d’une jeunesse guévariste à un « À demain de Gaulle » de l’âge mûr, jusqu’à la mélancolie qu’il éprouve aujourd’hui lorsque personne n’est à ce rendez-vous, surtout pas ses amis d’antan. Il déplore : « Comment se fait-il, par exemple, que l’enseignement du fait religieux dans l’école publique ait été récusé comme vieillot par nos autorités gouvernementales, qui jugent sans doute plus moderne l’ignorance pure et simple dudit fait, dédain qui arme le bras des assassins ? Vincent Peillon a d’autres préoccupations. Régis Debray ajoute avec tristesse : « Tous les matins, l’humanité avance un peu plus dans la connaissance et, toutes les nuits, elle régresse dans ses rêves et ses désirs. »

Quand on s’en est tant préoccupé, on ne peut s’abstraire tout à fait de la vie de la cité ; surtout, on n’existe que par sa langue, qui l’exprime. L’auteur ajoute qu’« il avait scruté les suppléments radio-télé pour ne pas rater les rendez-vous de la semaine, l’actualité politique lui semblait chaque année plus falote et les importants du jour normaux à pleurer », jusqu’à ce qu’il soit « devenu clair que le jeunisme est l’ennemi numéro un des jeunes », et que « le culte de la facilité cher aux pouvoirs en place ne leur prépare pas un bel avenir ». Avec l’ange noir de la mélancolie, Régis Debray mène ici un ultime combat, usant de métaphores, d’espiègleries, conseillant de coller des affichettes dans le métro proclamant qu’ « il faut être absolument antimoderne », et tentant enfin d’allier optimisme et désespoir dans l’illusion qu’il puisse encore nous arracher à notre nostalgie. Courage, Régis, ils nous auront !   

A lire : "Le bel âge", de Régis Debray (Flammarion). Pour acheter ce livre, cliquez sur ce lien

Source : Service Littéraire, le journal des écrivains fait par des écrivains. Le mensuel fondé par François Cérésa décortique sans langue de bois l'actualité romanesque avec de prestigieux collaborateurs comme Jean Tulard, Christian Millau, Philippe Bilger, Éric Neuhoff, Frédéric Vitoux, Serge Lentz, François Bott, Bernard Morlino, Annick Geille, Emmanuelle de Boysson, Alain Malraux, Philippe Lacoche, Arnaud Le Guern, Stéphanie des Horts, etc . Pour vous y abonner, cliquez sur ce lien.

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VV1792
- 06/06/2013 - 22:18
Bof et mouais..
Cet article ne met vraiment pas l'eau a la bouche..Cela tourne autour du pot, mais sans y plonger le doigt..Comme on ne sait pas si c'est de la bonne confiture, il n' y a rien qui pousse a acheter le pot..
Ensuite Regis Debray, la nouvelle egerie des intellectuels de droite, ou ce qu' il en reste..Avant d' en faire une egerie, qu' il repare ses egarements en accusant les crimes socialocommunistes toujours restes impunis.. Qu' il enonce ceux qu' il aurait du soutenir lorsqu'il brandissait encore le drapeau maoiste, tels que les resistants hongrois de 56, les armees blanches de 1919/1923, les armees de Pilsudski contre les Soviets, Mihailovitch et ses partisans trahis et massacres, la resistance polonaise en exil, les tribus Moi de l' Indochine francaise, etc... Qu' il commence, en mediologue par casser ces 70 ans de propagande qui font qu' on peut encore vendre des tee shirt aujourd' hui avec le Che..un scandale, allo quoi Regis, tu la ramenes??? Puree, je vais m' en faire imprimer avec les heros contras...
St Denis

Mouais, trop facile de la ramener maintenant..
Democrator
- 06/06/2013 - 20:12
le journal des écrivains fait par des écrivains.
Tout est dit, et si cet "article" n'obtient aucune commentaire (quoique, désormais...) c'est sans aucun doute à juste titre...
Les "écrivains" (car les " sont quand même obligatoires ! Qui aurait lu un bouquin de ce Philippe... ?) regardent leur nombril, puis celui des "confrères"...
Atlantico ? Hello ?
Quand je vous ai croisé, vous faisiez preuve d'un peu plus de discernement... Je vous ai même recommandé, à l'époque...
Bien que vous n'ayez pu vous faire racheter, à l'époque me semble-t-il par le Figaro pour cause d'une évaluation trop élevée, ne vous galvaudez-pas...
Sinon, ce sera juste rien...